Ecodouble

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mercredi 16 août 2017

De notre futur, tout en aphorismes

Sur Terre, nous avons dépassé les limites permises par les Lois de la Physique, ce qui fait qu’à présent notre futur n’est plus que du passé.

Si l’Humanité veut garder une chance de continuer son Histoire, il faut interdire la publicité.

Continuons sur la voie de la consommation et à la fin du siècle il n’y aura plus d’Humains.

Arrêtons de tourner en rond avec les révolutions qui, jusqu’à présent, nous ont emportées sur les flots d’une Histoire incontrôlée. Choisissons l’évolution comme solution pour retrouver la possibilité d'un futur, futur qui avancera dès lors sur une voie maitrisée.

Favoriser la Nature revient à s’assurer un avenir.

La disparition de l'Humanité est en marche.

L'Humanité vient d'entamer la dernière ligne droite de sa longue marche vers l'extinction. Cette dernière ligne droite sera courte mais l’apocalypse biblique restera une joyeuseté en comparaison.

Tout semble bien aller du moment que la consommation continue.

Dans notre société de consommation, il n'y a point de passé et point de futur : Seul le présent compte ; en argent !

mardi 15 août 2017

De l'argent, tout en aphorismes

Les riches ont-ils déjà pensé au fait que leur précieux argent n’est plus que de l’électricité dans des serveurs ?

Le plus grand casse de l’Histoire aura lieu le jour où le courant sera coupé.

L'argent rend aveugle. L'argent rend fou. Il est la pire des drogues.

samedi 12 août 2017

Du Peuple, de l'Humanité et des Humains, tout en aphorismes

Rien ne vaut plus que l’instruction et l’éducation pour faire des êtres humains.

Le problème que génère la surpopulation galopante sera en voie de règlement lorsque tous les enfants du Monde seront systématiquement scolarisés dans le seul but d’apprendre à lire, écrire, compter, cela afin de pouvoir découvrir les sciences, les littératures et la réelle Histoire de l’Humanité.

Si l’Humanité veut garder une chance de continuer son Histoire, il faut interdire la publicité.

Certes, le Peuple est le plus grand ! Hélas, faute d’éducation et d’instruction suffisantes, il n’est, systématiquement, que l’amalgame de petits esprits.

Le Peuple ne vaut que s'il se voit constitué de citoyennes et de citoyens. Il n'est rien et ne peut rien s'il s'avère être un ramassis de consommateurs et de consommatrices.

Le Peuple n’est rien sans la Nature.

À la fin du siècle, il n’y aura plus d’Humains.

Pour que l'Humanité puisse perdurer, ce n’est pas d’une énième révolution dont nous avons besoin. Non ! Ce qu’il nous faut c’est une évolution de notre esprit !
Il ne tient qu'à nous de commencer cette évolution.

Arrêtons de tourner en rond avec les Révolutions qui, jusqu’à présent, nous ont emporté sur les flots d’une Histoire incontrôlée. Choisissons de faire, pour une fois, une Évolution. Nous y gagnerions la possibilité de retrouver un futur, futur qui pourrait s'écouler dès lors sur une voie maitrisée.

Réussir sa vie consiste à essayer de comprendre ce qui nous entoure.

Vivre, c’est chercher à comprendre.

Un humain ne peut réussir sa vie que s’il s'emploie à comprendre le fonctionnement du Monde.

jeudi 10 août 2017

De la machine, tout en aphorismes

Un jour Internet s’arrêtera, tout simplement parce qu’un jour il a commencé.

L’arbre, fruit de 400 millions d’années d’évolution, est la meilleure machine pour capter l’énergie solaire, et cela, pour toujours !

Une machine compliquée est une mauvaise machine. Une bonne machine est simple, sobre en énergie et, surtout, réparable.

L’ingénierie du futur ne sera que si elle s’emploie à la simplification de la technosphère.

mercredi 9 août 2017

De l'Énergie, tout en aphorismes

Sans Énergie, pas d'économie.

Avant de parler d'économie, politiques, journalistes, industriels et financiers devraient toujours commencer par parler d'Énergie.

Les mieux à même de parler d'économie sont celles et ceux qui savent ce qu'est l’Énergie.

Les économistes en vogue ne savent rien de L’Énergie. On ne peut qu'en conclure qu'ils ne savent donc rien en matière d'économie !

Il est impossible de tricher avec l’Énergie car elle est une sorte de monnaie, invisible mais bien présente dans tous les échanges, qui ne peut être ni surévaluée, ni dévaluée.

L’Énergie est indispensable pour l'économie. L'inverse n'est pas vrai.

L’Énergie est la Monnaie Universelle ; et il n’y a pas de planche à billets pour créer de cette Monnaie.

L’Énergie est la Monnaie de l’Univers.

Rien ne se passe s’il n’y a pas d’Énergie en jeu.

L'Énergie, ce grand tabou en politique !

L'Énergie, ce point capital toujours ignoré !

L'Énergie, ce truc qui emmerde tout le monde !

Un âge va venir où un litre de pétrole pourra valoir 100 millions d'euros. Et comme les humains sont fous, il se peut que ce litre puisse valoir encore plus.

L’Énergie de notre économie provient exclusivement du Soleil.

Seule la capacité de la Nature à concentrer de l'énergie solaire au cours des temps géologiques a permis notre actuelle économie, celle-ci ayant pour seul principe la consommation de cette Énergie stockée pour désintégrer la Nature. Cela va nous faire disparaître.

vendredi 4 août 2017

De l'économie, tout en aphorismes

Il ne peut y avoir de croissance économique que si, chaque jour, le Monde brûle plus de pétrole qu’il en a brûlé la veille.

Dans notre économie, le pétrole est l’énergie indispensable pour tout.

Aujourd’hui, tout est pétrole.

L’argent, depuis le Néolithique, a toujours été obtenu par consommations d’énergie. Désormais nous devons faire en sorte que la production d’énergie par captation de l’énergie solaire soit de l’argent ; l’Arbre devant être le capteur principal pour atteindre ce but.

Pour vivre, laissons vivre.

Ne combattons plus la Nature. Allions-nous avec elle pour mettre en place une réelle économie écologique : l'écodouble.

Favoriser la Nature peut être le principe économique de notre futur.

Le processus économique ne peut plus être basé sur la compétition. Seule la coopération peut maintenir ce processus et, au-delà, la civilisation.

L’économie doit puiser ses ressources dans le seul flux du rayonnement solaire.

L'économie n'a jamais été une science dure, et elle ne pourra jamais l'être car elle ne s'intéresse pas aux phénomènes énergétiques.
Pour tout dire, elle n'est pas non plus une science humaine.
En fait, les économistes s'apparentent seulement aux astrologues, surtout par le fait qu'ils sont incapables de prévoir l'avenir.

jeudi 3 août 2017

De nos politiques, tout en aphorismes

L’absence de vision n’est pas la règle chez les Humains mais demeure une constante chez les politiques.

La pensée stérile n’existe pas, sauf chez les politiques.

Les politiques sont toujours des gens du passé.

Pour assurer un futur, il faut être visionnaire. Hélas, les politiques n’ont jamais cette qualité.

Les politiques n’ont jamais rien su de la réalité.

Un politique honnête ?!? Oxymore !

lundi 31 juillet 2017

De nos religions, tout en aphorismes

Il n’existe pas une seule religion qui ne contienne pas intrinsèquement, sans qu’elle puisse en être purgée, des arguments pour justifier les pires et les plus inimaginables débordements de violence.

L’argent est un dieu.

Le vrai dieu des religions est l’argent.

Les religions entretiennent les guerres et inversement.

Les religions vivent de la guerre.

S’il faut un Dieu sur Terre, seule la Nature, avec sa biodiversité, peut prétendre à ce titre. S’il faut un Dieu au ciel, ce ne peut être que l’Univers tout entier. En tout cas, toute invention humaine, intellectuelle ou matérielle, s’avèrera toujours impropre pour ce titre.

Natura sive deus

L’opium conduit à la mort. Mais les religions sont pires que l’opium en ce sens qu’elles nous conduisent vers l’Apocalypse.

Il y a pour tout des limites. Les religions donnent l’impression qu’il est possible de les supprimer.

Le néolibéralisme est la religion de notre président jupitérien.

Le néolibéralisme sera la religion de notre fin.

Étudier les religions reste le moyen le plus sûr de découvrir tous les travers des Humains.

lundi 17 avril 2017

Le mot grand absent dans le discours politique

Nota : Cet article est paru sur le Blog de Paul Jorion le 21 avril 2017

Dans tous les pays, les campagnes électorales - ces mascarades qui nous font croire que nous vivons en démocratie (1) - se suivent et se ressemblent par le fait que la médiocrité s'affirme, les années passant, en pleine croissance chez les peuples, les candidats, les candidates et les médias.
Il est d'ailleurs frappant de constater que le néolibéralisme prospère d'autant plus que cette médiocrité s'étend et s'affiche. De là à penser que ce dernier ne peut se développer que si la médiocrité est imposée en tant que règle principale, il n'y a qu'un pas ; un pas que beaucoup ont franchi il y a belle lurette. Et il suffit de constater les ravages que la société de consommation et la publicité associée provoquent sur les cerveaux, puis de remarquer que, depuis les années 80 (2), les systèmes éducatifs produisent presque exclusivement des consommatrices et consommateurs acultivés, alors qu'ils ne devraient former que des citoyen(ne)s, pour comprendre que les choses ne vont pas aller en s'améliorant. Le néolibéralisme voulant coûte que coûte vivre et prospérer, fort de la toute puissance que lui procure l'argent qu'il concentre de plus en plus, il met tout en œuvre avec succès pour faire de nous de bons consommateurs boulimiques et techno-scientistes tout autant que de bien piètres citoyens ignorants des Lois immuables les plus fondamentales.

Maintenant englués dans notre crasse médiocrité - Peuple et zélites s'alimentant mutuellement en la matière - nous sommes devenus incapables d'analyser complètement la réalité de notre situation économique.
En effet, si le constat des crises sociale, environnementale, financière, climatique, est fait (plus ou moins bien ; faut préciser quand même !) par tous les candidats et tous les électeurs, les avis divergent, voire s'opposent, dès qu'il s'agit d'envisager des solutions. Certains et certaines veulent continuer dans la direction qui nous a conduit là où nous en sommes et d'autres veulent prendre le contre-pied, sans pour autant vouloir changer le cadre systémique favorisant la production qui est toujours resté le nôtre depuis le Néolithique. Les passions se déchainent ; les personnes candidates braillent plus ou moins fort qu'il faut tout changer, reconstruire en relançant l'économie et la croissance, à grand renfort de grands travaux et/ou de restrictions budgétaires et chacune, ou presque, ont même chiffré en bonne monnaie trébuchante leurs programmes.
Hélas, deux fois hélas, elles trébuchent toutes dans leur analyses en ne remarquant pas que ces crises ont un point commun : L'Énergie !
En grattant un peu en effet, quiconque voudra bien faire un petit effort intellectuel, sans même devoir disposer d'une culture scientifique, en viendra à reconnaitre son omniprésence dans tout, absolument tout, ce qui fait notre économie néolibérale.

Il est donc frappant de constater que le mot "Énergie" n'est jamais employé dans le discours politique sinon pour parler d'énergie au sens de "volonté" et "courage" des "entrepreneurs" ou bien pour évoquer la nécessité qu'il y aurait à "conserver à tout prix les centrales nucléaires parce qu'elles fournissent une énergie propre"(3). Nos "zélites" parleront aussi volontiers de développement durable, de transition énergétique, de solaire, d'éolien, de biomasse, d’hydraulique, d'hydrogène, de gaz naturel, de géothermie, d'électrique et de biocarburant. Certaines iront même jusqu'à citer l'osmose ou la pile à combustible lorsqu'elles voudront paraître très savantes. Mais elles le feront sans comprendre ce que signifient ces techniques en réalité, physiquement parlant ; et en tout cas, jamais, deux fois jamais, elles ne laisseront penser que l'Énergie abondante vient à manquer alors qu'elle reste, il faut sans cesse le répéter, l'indispensable carburant de notre économie néolibérale, quand bien même il s'agit de "produire" (4) de l'énergie dite renouvelable (5).
Mais comment donc en sommes-nous arrivés là ?
Il est vraisemblable que c'est parce que presque tous les politiques et financiers ne savent pas ce qu'est l'Énergie et que ces derniers n'ont pas la moindre once de conscience que sa présence reste la condition première pour que quelque chose se passe dans notre monde réel et, plus encore, dans une économie comme la nôtre.
Bien sûr, quelques personnes ayant des notions de Physique dans cette caste politico-financière savent bien que l'Énergie Mère De Toute Croissance, le pétrole, devient très rare, notamment au regard des monstrueuses envies de croissances et de consommations qui nous ont été "généreusement données". Mais ce n'est pas pour autant qu'elles utilisent le mot "Énergie" dans leur vocabulaire ; et parions que si ces rares lucides ne veulent ni parler ni décider et agir en prévision de la déplétion pétrolière, il y a des chances pour que ce soit parce qu'elles espèrent garder suffisamment longtemps, c'est-à-dire jusqu'à leur mort, le contrôle sur le "pétrole finissant", grâce à tous les moyens dont elles disposent, même violents, et ainsi ne pas devoir renoncer à leur style de vie si dispendieux de toutes les ressources naturelles. Après moi le déluge ! Telle est leur devise !

Ainsi, jamais prononcé par les politiques, "Énergie" semble être le plus gros des gros mots. Et entendre ce mot dans son acception scientifique au cours du spectacle politique ou durant le cirque d'une campagne électorale relève de l'impossible (même en France où "impossible" n'existe pas) car il ne faut ni ennuyer l'auditoire - la médiocrité encore, ni affoler les masses qui doivent rester concentrées sur la consommation, dût-elle conduire à l'effondrement de la Civilisation.

Le problème que nous avons avec l'Énergie étant éludé dans le débat public, comment dès lors discuter de ses solutions pour résoudre La Crise ? La réponse reste à trouver.
Néanmoins, pour avancer un peu dans la recherche de la réponse, il faut savoir et admettre que le Pic du pétrole a été dépassé en 2006 (6). Il faut aussi savoir que les banques sont peu enthousiastes à l'idée de se lancer dans le financement des infrastructures nécessaires à l'exploitation des deux derniers grands gisements de pétrole sur Terre, en Arctique et en Sibérie, dont les retours énergétiques sont très mauvais (7), tout cela nous condamnant à manquer très bientôt de notre "drogue préférée".

Il y a donc urgence. Sauf à adopter rapidement une économie écologique, dans laquelle tout se déciderait en fonction des coûts énergétiques, les versions les plus primaires de l'esclavage risquent bien de vite réapparaître, juste parce que le Pétrole, Père De Toutes Croissances, vient à disparaître et qu'après lui il ne restera plus que l'énergie musculaire (8).
En fait, si nous souhaitons vraiment "du changement"- dans le bon sens, cela va de soi - il faut changer de système - ce serait une première depuis le Néolithique - et, plus qu'en terme d'argent, il nous faut raisonner et compter en terme d'Énergie ; qui se compte en Joule (9), le Joule étant la seule monnaie qui devrait valoir désormais.
Tout cela revient à dire que pour arriver à résoudre les problèmes sociétaux de notre époque, de façon globale, nous devons impérativement commencer par sortir du cadre, évoluer en nous-même et repenser notre rapport à l'Énergie.

(1) Une réelle démocratie désigne ses représentants par tirage au sort.
(2) Surtout que maintenant les écrans ont envahi les écoles à la plus grande joie, hélas, des parents d'élèves.
(3) Un scientifique rigoureux se demande bien ce qu'est de l'énergie propre.
(4) On ne sais pas produire de l'énergie ; on sait seulement récolter, transporter, transformer, voire, parfois, stoker de l'énergie.
(5) Un scientifique très rigoureux se demande bien ce qu'est de l'énergie renouvelable.
(6) Cf. le rapport de l'année 2010 de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE).
(7) Cf. le blog "Oil Man" de Mathieu Auzanneau.
(8) Selon JM Jancovici, grâce à sa consommation de pétrole, un humain moyen à l'équivalent de 200 personnes à son service 24 heures sur 24.
(9) Le Joule, lorsque des systèmes interfèrent entre eux, peut être assimilé à une monnaie d'échange avec laquelle il est impossible de tricher.

lundi 16 janvier 2017

Le progrès est en marche

Bonne année les lectrices et lecteurs !

En novembre et décembre de l'an dernier, des Marguerittes étaient en fleur, chez moi, en Bretagne. Je précise que ces belles fleurs s'épanouissaient à l'air libre et pas sous serre chauffée comme on pourrait le penser de prime abord.
Samedi dernier, 14 janvier, des abeilles butinaient sur des ajoncs en pleine floraison.
En 2015, les 62 personnes les plus riches du monde possédaient autant que les 3,5 milliards les plus pauvres. Comme les temps sont durs, à la fin 2016, elles n'étaient plus que 8 pour posséder autant que les 3,6 milliards les plus pauvres.

Tout va bien dans le meilleur des Mondes. Les Candides sont partout. Continuons à regarder la pub à la téloche plutôt que de nous emmerder à nous informer sur le dérèglement climatique et la non régulation de la finance ; cette dernière étant responsable directement du premier.

mercredi 12 octobre 2016

Liste des Défenseurs de la Terre

Pour rappel :

L'Ordre des Défenseurs de la Terre a été créé le 14 juillet 2009.

Figurent dans l'Ordre des Défenseurs de la Terre :

Aurélien Brulé - 2009

Bolivia Inti (association) - 2009

Wangari Maathai - 2010

José Claudio Ribeiro da Silva (à titre posthume) - 2011

Maria do Esperito Santo da Silva (à titre posthume) - 2011

Pierre Rabhi - 2011

Bunker Roy - 2012

Les habitants de Niamone au Sénégal - 2012

Sea Shepherd Conservation Society et Paul Watson - 2013

Naoto Matsumura - 2013

Fruta Feia - 2014

Miranda Gibson - 2015

Bretagne Vivante - 2015

L'ACRO - 2016

La CRIIRAD - 2016

L'école des talus - 2016

Edward Snowden - 2016

Julian Assange - 2016

Stéphanie Gibaud - 2016

 

jeudi 22 septembre 2016

Gaël Giraud a tout compris ... presque !

Ce matin, l'économiste Gaël Giraud était sur France Inter.
Très lucide, brillant comme toujours, posé, il a affirmé que l'économie n'est pas une science exacte puisque ses évolutions sont soumises à des décisions prises par des Humains, qui "ne sont pas des grenouilles". Il a aussi dit, entre autres-autres-autres choses très réelles, que si nous ne faisions rien pour le climat, à la fin du siècle, il n'y aurait plus d'Humains sur Terre.
En fait, tout ce qu'il a dit était bien ... sauf une chose ! lorsqu'il a dit que l'économie mondiale était en décroissance ; en rajoutant que ce n'était pas la "bonne décroissance", celle "voulue" mais la mauvaise, celle "subie".
Monsieur Giraud, la décroissance ne peut être que voulue ! C'est un système politique bien pensé, offrant bien plus de libertés individuelles que n'en laisse le système néolibéral. De fait, l'économie actuelle ne peut pas être en décroissance : en réalité l'économie actuelle s'avère être en pleine récession ; récession qui, dans le contexte énergético-métallique actuel (*), va provoquer le déclin, tout azimut, correspondant à un gigantesque effondrement ; avec à la clé entre 5 et 15 milliards de morts violentes d'ici 2100.

Alors maintenant ne vaut-il pas mieux signer pour l'écodouble ? qui est la même chose que la décroissance. Et de sortir toutes et tous dans la rue, tout de suite, dès demain, car des troupes de la gendarmerie multinationale sont en passe de faire route vers Notre-Dame-des-Landes ... pour lutter contre le terrorisme sans doute !?! et nous protéger certainement !!!?

(*) Le pétrole et tous les métaux viennent à manquer.

mercredi 14 septembre 2016

Les 400 coups du climat

Impossible de résister à l'envie de relayer le Blog de Paul Jorion qui publie, ce jour, un graphique animé de l'évolution de l'anomalie de température, qui ne cesse de grimper, entre 1880 et 2016. Cela dans le but de rappeler mon article précédent : 400 ppm : on y est !
Au regard du graphique, l'exponentielle dont je parle dans 400 ppm ; on y est !, il semble bien qu'elle y soit.
Dormez bonnes gens ! La Terre va vous cuire à l'étouffé ; et digérer vos descendants directs. Quel bel héritage vous laissez ! à force de renoncements.

lundi 22 août 2016

400 ppm : On y est !

Vous vous souvenez que je vous avais expliqué que tous les jours, sur l'île française d'Amsterdam, au milieu de l'Océan Indien, un jeune scientifique s'emploie à mesurer la chimie de l’atmosphère. En d'autres termes, il mesure les proportions des différents gaz qui la composent.

En fin d'année dernière, le scientifique chargé de ces mesures m'avait confié qu'il craignait de voir la teneur en CO2 atteindre 400 ppm ''(*)'' à la fin de 2016.
Et bien au mois de mai 2016, cette valeur de 400 ppm était atteinte ; en avance de 7 mois.

Quelqu'un qui connaît un peu les Lois de la Physique ne s'en étonnera pas.
En effet, la température moyenne de la Terre (dite "température globale") bat record sur record depuis plus de 9 mois.
Cela veut dire que les mers et océans sont très chauds. El Niño et Blob en témoignent.
Comme la solubilité du CO2 dans l'eau diminue quand la température de l'eau augmente, le CO2 émit par l'économie est de moins en moins absorbée par les mers et océans.
Dès lors, le CO2 en surplus dans l’atmosphère augmente l'effet de serre, ce qui augmente la température des mer et des océans, et ainsi de suite. Bref ! un très fort effet boule de neige (je n'oserai pas dire "fondue") autrement appelé "effet exponentiel", nous conduisant à un basculement.

Vous aller me dire que ce raisonnement est simpliste.
Je vous répondrai qu'il l'est moins que n'importe quel raisonnement d'économiste néolibéral pour qui la bouffonnerie de la COP21 restera une grande victoire des capitalistes, eux qui ne se sont toujours pas rendus compte que tout est foutu au niveau du climat. Car un effet boule neige ne s'arrête pas d'un claquement de doigt lorsqu'il est amorcé : Telle est la dure réalité des exponentielles !

Nous allons maintenant subir le changement climatique, impuissantes et impuissants, jusqu'à l'établissement d'une nouvelle période climatique, qui, assurément, n'offrira pas les conditions thermodynamiques nécessaires à la vie de l'Humanité.

(*) ppm veut dire "partie pour million" ; dans le cas qui nous intéresse, la mesure indique que sur 1 million de molécules prises au hasard dans l'atmosphère, 400 sont des molécules de CO2.
Cela correspond à une concentration en CO2 de 0,04 %.
Pour rappel la concentration en CO2 qui provoque la mort est de 3 %. Les optimistes diront sans doute qu'on a encore du temps.

lundi 15 août 2016

Il y a Lois et lois ; et il y a la fumisterie !

Les Lois de la Physique sont immuables et ceci restera irréfragable à notre échelle.
Quand bien même cela pourrait venir à contrarier des consommateurs qui bénéficieraient, par miracle, d'un éclair de lucidité passager, il convient de s'en accommoder puisque même si se réunissaient en concile tous les parlements des démocraties du Monde (en reste-t-il ? "démocratie capitaliste" étant un oxymore à mon sens) pour édicter des changements à ces Lois, rien ne changerait une fois qu'auraient été édictées les modifications souhaitées et leurs décrets d'applications publiés : les étoiles continueraient de briller, sans un iota de variation de brillance du firmament.
Et que tous les dictateurs vinssent à rejoindre ce concile improbable, bardés de toutes leurs armes, pour déclarer ces Lois illégales, elles resteraient en vigueur. Pour tout dire, si un électron pouvait péter, un de ses pets aurait l'effet d'un cyclone comparé à ces invocations parlementaires appuyées du ridicule renfort dictatorial.

Pour ce qui est des lois des Humains - sans "l" majuscule - il suffit qu'un politique, pardon ! qu'un pourritique ou bien qu'un lobby demande qu'elles soient changées et hop ! elles sont changées. Et le 49.3 facilite grandement la tache s'il y a contestation au sein du Peuple ! Voyez le cas de la loi sur le travail, dite "loi el Komri" ou la loi sur les permis de construire passée l'été dernier au 49.3 et avec effet rétroactif s'il vous plait, preuve "juridique" s'il en est que la Démocratie n'est plus tout à fait.

Enfin, il y a la fumisterie, tout droit sortie, si l'on fait de la novlangue, de la "masse neuronale" (*) des économistes néolibéraux. Ces types qui ont oublié d'être intelligents, en mettant en avant des équations mathématiques déconnectées de la réalité physique, pondent des pseudo-lois toutes plus fumeuses les unes que les autres, qui n'arrivent même pas à être des règles au final. Ainsi, leur adage qui voudrait que lorsque la planche à billet tourne l'inflation est la conséquence immédiate.
Pour cet exemple, on ne peut que constater l’ineptie de leur postula puisque, depuis bientôt une décennie, la FED puis la BCE (qui continue encore à l'heure actuelle avec 80 milliars par mois donnés aux banques car c'est en échange de produits dérivés qui ne vallent absolument plus rien) ont imprimé plusieurs milliers de milliards de dollars et d'euros sans qu'une seule seconde l'inflation ne pointât ni ne pointe le bout de son nez. Sans doute une erreur de calcul de tous ces doctes experts qui se voudraient les spécialistes d'une science exacte mais qui ne sont en réalité que bonimenteurs et gourous d'une chimère, idiots au mieux, mal intentionnés au pire, mais complices de bandits et de spoliateurs (**) dans tous les cas. À moins que ce ne soit par le fait que la planche à billet se nomme désormais "assouplissement quantitatif", ou "QE" dans la langue de Wall Street. Novlangue encore !

Les économistes devraient tous être pourvus d'un cerveau en état de fonctionnement.
Hélas, les seuls, et très rares, d'entre eux qui disposent d'un "assemblage neuronal" (*) capable d'intelligence ne sont jamais, JAMAIS ! invités dans les médias aux heures qu'il faudrait.
En fait, en bon français compréhensible par tous, les seuls économistes invités dans les média, sont TOUJOURS, TOUJOURS ! les plus débiles, stupides et tarés qui se puissent trouver ... sur le marché. D'ailleurs, si un jour un économiste néolibéral prévoit une crise, il faudra s'en souvenir !

Au final, une seule chose est certaine : Par le fait que nos lois ne s'astreignent pas à faire en sorte que, dans nos processus sociétaux et économiques, soient respectées les Lois de la Physique, en particuliers celles de la Thermodynamique, nous allons droit à l'effondrement ... qui ne va pas tarder ! Tel est le verdict si l'on se réfère aux Lois de la Physique.
Dura Lex ! Sed Lex ! Pour ce qui est des Lois s'écrivant avec un "L" majuscule, on n'a jamais cru si bien dire.

(*) Traduction de la novlangue énarquienne en français sensé, cette langue utilisée par les géants de la littérature, tels Voltaire et Victor Hugo par exemple : cerveau
(**) Veuillez comprendre "financiers"

jeudi 14 juillet 2016

Les Défenseurs de la Terre 2016

Dans l'urgence qu'il y a à sauver la Terre, et l'Humanité par la même, je désigne Défenseurs de la Terre :

- l'ACRO ;
- la CRIIRAD ;
- l'École des talus.

Considérant en outre l'urgence évidente qu'il y a à protéger tous les lanceurs d'alerte, je désigne aussi :

- Edward Snowden ;
- Julian Assange ;
- Stéphanie Gibaud.

mercredi 13 juillet 2016

Défenseurs de la Terre : Vous ne voterez plus

Je suis fatigué. Fatigué de voir la connerie du Monde et celle de celles et ceux qui le font.

La dictature s'installe surement, à coup de 49.3 ou sous couvert de consultations pseudo démocratiques, comme celle où 27 ou 28 % des atlantico-ligériens se sont exprimés, pour la destruction d'une biodiversité exceptionnelle, aussi connement que les 52 % d'anglais qui ont voté pour la sortie de l'Europe.
Et cela ne va pas aller en s'améliorant. Tout plein de choses me le prouvent ; par exemple ce qui m'arriva samedi 2 juillet dernier alors que je quittai la soirée du feu de la Saint Jean de mon village (il faisait encore jour et le tas de palettes usagées n'avait pas encore été allumé).
Je marchai en regardant un ballon gonflé à l'hélium, perdu à jamais, qui s'élevait doucement dans le ciel, s'éloignant poussé par le vent : un cadeau éphémère à un bambin ayant lâché la ficelle !
C'est alors que je fus apostrophé :
- Eh, Monsieur ! C'est quoi ce truc dans le ciel ?
Je me retournai vers la voix pour découvrir une demie douzaine d'enfants âgés de 8 à 10 ans et dont certains montraient le ballon du doigt.
- C'est un ballon en plastique gonflé avec un gaz plus léger que l'air ; et ce gaz c'est de l'hélium, répondis-je.
Ma réponse provoqua des regards ébahis, comme si j'avais dit un gros mot.
"Gaz", "air", "hélium" ! Des sons incompréhensibles, des mots inutiles, pour des apprentis consommateurs formés par l'éducation (multi)nationale et conditionnés par la pub dès le premier âge. Ils tournèrent les talons, sans plus mot dire, incapables de faire montre de curiosité, remettant en bouche leurs grosses sucettes bariolées à la chimie de synthèse destinées à leur pourrir les dents et à les rendre obèses ou cancéreux, c'est-à-dire consommateurs de médicaments.

Les Défenseurs de la Terre sont des personnes curieuses de tout, conscientes, altruistes, humanistes, holistes.
Elles sont au dessus des gens qui ne résistent pas, ne s'engagent pas, manquent de curiosité, consomment bêtement, ne s'expriment pas et ne se cultivent pas.
Les Défenseurs de la Terre ne peuvent donc pas être désignées par la masse, la plèbe, la communauté "livre de faces", qui prend la direction de l'abattoir sans réagir, sans penser quoi que ce soit et qui, de surcroît, ne cherche pas à s'informer ; par exemple en lisant des journaux sans publicité ou des blogs engagés et non référencés sur "fesses de bouc".

C'est pourquoi, parce que cela me fait plaisir et puis aussi tel est mon bon plaisir - rien que çà ! - je désignerai dorénavant les Défenseurs de la Terre. Surtout, cela vous évitera d'avoir à faire l'effort de poster un commentaire valant bulletin de vote.
Si d'aventure vous vous trouviez contrariés de ne plus avoir la possibilité de voter vous pouvez laisser un commentaire, en bas de ce texte, pour montrer votre désaccord. Contrairement à ceux qui nous gouvernent, je ne vous enverrai pas police et gendarmerie (multi)nationales pour faire taire vos contestations.

En tout cas, si vous voulez savoir qui sera Défenseur de la Terre cette année, rendez-vous sur "écodouble" le 14 juillet à 10H30.

dimanche 27 mars 2016

Folie des grandeurs d'une fin d'époque ou comment réinventer le passé, par Bertrand Rouziès-Léonardi

Nous pensions, après la présentation de la loi El-Khomri, qu’il n’était pas possible de ravaler plus bas le projet politique socialiste, dont je rappelle qu’il se formulait ainsi au début du XXe siècle : mettre l’économie au service d’une société plus juste. Eh bien non. Il y a un degré supplémentaire dans la descente aux abysses qui nous rapproche dangereusement de l’enfer dantesque. C’est à ce niveau-là qu’il faut loger le gigaprojet de mall à 3 milliards d’euros, EuropaCity, que le groupe chinois Dalian Wanda et Immochan, branche immobilière d’Auchan (famille Mulliez, évadée fiscale engraissée au CICE), comptent réaliser dans le triangle de Gonesse, sur 80 ha, avec les encouragements intéressés de l’État aménageur et d’une majorité d’édiles locaux (les quelques résistants se recrutent à droite (LR), à l’extrême droite (FN) et chez EELV). Ce triangle de Gonesse, déjà grignoté de partout, ce sont 800 ha d’excellentes terres agricoles (un miracle en exploitation intensive), parmi les dernières d’Île-de-France. Il y avait bien la friche industrielle de PSA-Aulnay, plus au sud, 180 ha, mais Auchan n’en a pas voulu. C’est tellement plus grisant, tellement plus moderne de saccager le bel et le bon que de dépolluer !

En matière de malls dispendieux et énergivores, la France souhaite en remontrer à Dubaï et à Riyad, mais COP 21 oblige, et dans la mesure où son président, Laurent Fabius, qui n’est plus à une incohérence près, soutient le projet, les commanditaires d’EuropaCity ont verdi et gadgétisé leur copie : on lui fera une carapace de panneaux solaires usinés en Chine, on y aménagera 50 000 m² d’équipements culturels pleins d’écrans abrutissants et de machins à acheter, on y ouvrira un FabLab pour impotents manuels et des espaces de coworking pour geeks posthumains. Cela fera sans doute oublier le centre commercial de 230 000 m², le parc d’attractions, la piscine sous bulle et la station de ski sur neige artificielle. La promesse de création de plus de 11 800 emplois dans un paysage socio-économique sinistré (chômage à 16,7 %, taux de pauvreté à 25 %) fait bander les inverseurs de la courbe du chômage. Et tant pis si la plupart des emplois destinés aux locaux consistera probablement en jobs de gardiennage, de nettoyage, de vente et de mise en rayons, pourvu que le lumpenprolétariat ait de quoi s’en mettre plein les mirettes ; et tant pis, également, si le ratio emplois détruits/emplois créés, dans un espace déjà saturés de malls, risque rapidement d’être négatif. Il se trouve d’ineptes sociologues tel Jean Viard pour y voir la pouponnière de la société commerciale du futur.

Les consultations publiques, sans valeur décisionnaire (vive la démocratie participative !), donnent de bonnes raisons d’espérer aux promoteurs d’EuropaCity. Il ne sera pas nécessaire d’envoyer l’armée ou les CRS contre les opposants. On laissera les pauvres embauchés en CDD taper sur d’autres pauvres. L’assurance (rarement vérifiée) d’un ruissellement des bénéfices motive de nombreux habitants qui, prêts à signer ce pacte faustien, ont visiblement fait une croix sur le futur pour croire que le futur, dans une économie globalisée de l’accaparement au bord du krach, c’est forcément cela.

Comment appelle-t-on un régime politique qui préfère nourrir les illusions de son peuple plutôt que les ventres ? Et comment qualifier un secrétaire d’état à la réforme territoriale, André Vallini pour le nommer et le marquer au fer rouge de l’infamie, qui, ignorant le bilan carbone désastreux de ces aménagements, ose dire : « Pour que la France reste la France, nous devons continuer à construire des aéroports, des barrages, des autoroutes, des lignes de TGV, des équipements de tourisme. » La direction est donnée : on regarde résolument vers le passé. Le saupoudrage des nouvelles technologies à la mode n’y changera rien. Cette façon de penser, construire pour construire, sans même se soucier du pourquoi et du pour qui, est d’un archaïsme ahurissant. Pour que la France reste la France, il serait bon qu’on tienne compte des Français qui y vivent ou tentent d’y vivre, dans un environnement de plus en plus dégradé. Ah qu’il est beau et fort, le symbole : Auchan détruisant des champs avec l’argent chinois...

Il y avait bien d’autres façons de valoriser le triangle de Gonesse, comme transformer ces 80 ha de bonne terre en zone sauvage ou en jardins collectifs pour aider les riverains à accéder à l’autonomie alimentaire, mais l’imagination n’est pas au pouvoir. Nous avons, paraît-il, les meilleurs experts du monde, formés, comme la plupart des dictateurs de l’Afrique francophone de l’après-décolonisation, dans les meilleures écoles, Sciences Po, l’ENA, Normale Sup, l’EHESS, Polytechnique, et y enseignant à leur tour, parce qu’on y végète à l’aise. Ils sont très écoutés, ratiocinent à tout vent, à tous les carrefours médiatiques, nous entretenant de leurs radotages à longueur d’année. Ces radotages doivent bien avoir un fond de génie : ils sont tellement au-dessus de toute critique que la contradiction est assurée le plus souvent par des collègues et amis qui sont d’accord avec eux à peu près sur tout. Alors, comment se fait-il, dans un contexte aussi propice à la propulsion du schmilblick, que leurs lumineux diagnostics éclairent si peu, que leurs avant-gardistes préconisations fassent régresser un pays qui fut, au XVIIIe siècle, un phare intellectuel et un laboratoire politique si bouillonnant ? L’excuse suivant laquelle ils ne seraient écoutés des décideurs qu’à demi ou de travers ne tient pas, puisqu’ils fréquentent les mêmes cercles et qu’on ne s’y entend que trop bien pour se partager les derniers rogatons d’une croissance égrotante. Non, les professionnels de la politique, de concert avec une partie de la haute fonction publique de l’État, considérant que la société civile est trop inculte pour leur disputer un magistère pourtant si peu inventif, appliquent au contraire avec un zèle stupide les recommandations de ces experts qui ont intérêt à ce que tout change en surface pour que rien ne change en profondeur. Ils savent pour nous, parce qu’ils voient grand et gros (BIG est d’ailleurs l’acronyme du cabinet d’architecture danois mégalomaniaque qui a conçu les plans d’EuropaCity) et que nous sommes petits et faibles. Certes, ils ne voient pas loin et jettent la République sur l’iceberg, mais que leur importe ? Si le paquebot coule, ils n’auront pas l’élégance d’attendre que le gros des passagers ait été évacué pour accaparer les rares canots de sauvetage que leur prévoyance à ras de nez aura embarqués.

Alors que faire ? L’entartage est un rappel à l’ordre trop gentillet. Les Ukrainiens avaient trouvé une méthode radicale, vite jugée par nos experts d’un populisme vulgaire, pour ne pas dire abject : jeter littéralement à la poubelle les représentants et leurs séides notoirement incompétents et/ou convaincus de mensonge et/ou de malversation. Ce pourrait être une étape avant la mélasse (il y a assez de goudron comme cela) et les plumes, et, à la fin des fins, l’ostracisme, par quoi l’on rendrait l’exercice d’un mandat politique beaucoup moins désirable.

Ne laissons pas les interstices de vie aux marchands et à leurs supplétifs politiques ou ils feront le vide dans nos âmes et dans nos cœurs. Chassons-les de la cité avant qu’ils ne la transforment en prison consumériste pour anthropophages conditionnés. Proposons, occupons, expérimentons, avant même d’en avoir reçu l’autorisation, sinon pour nous, du moins pour les générations futures. C’est le minimum requis en matière de morale.

Parallèlement, exigeons une nouvelle Constitution qui s’inspirerait du préambule de la Constitution de l’archipel des Seychelles, en première ligne face au bouleversement climatique :

Nous, le peuple seychellois,
Remerciant le Tout-Puissant d’habiter l’un des plus beaux pays du monde ;
Toujours soucieux du caractère unique mais fragile des Seychelles ;

Déclarant solennellement notre engagement inébranlable … à contribuer à la préservation d’un environnement sûr, sain et viable pour nous-mêmes et pour notre postérité…

Avec Fabius au Conseil constitutionnel, nous sommes certains que pareil préambule ne verra jamais le jour. Mais la France est le plus beau pays du monde, n’est-ce pas ? Elle n’a pas de leçon à recevoir de quelques confettis du Pacifique. Elle a Laurent Fabius, elle a André Vallini, elle a Auchan.



En politique, les insensés peuvent faire en sorte que ce soient les sages qui aient tort.
Jean Rostand.

Bertrand Rouziès-Léonardi

jeudi 17 mars 2016

Il était une fois les arbres et nous, par Bertrand Rouziès-Léonardi

Avertissement, par Écodouble :
Le texte qui suit aurait dû figurer dans un ouvrage collectif qui, sous la direction de Paul Jorion, ne vit jamais le jour.
Son titre devait être : Encyclopédie du XXI ème siècle.
En 2014, Bertrand Rouziès-Léonardi fut le principal contributeur durant les travaux préparatoires de cet ouvrage.


Votre monde est superbe, et votre homme est parfait !
Les monts sont nivelés, la plaine est éclaircie ;
Vous avez sagement taillé l'arbre de vie ;
Tout est bien balayé sur vos chemins de fer ;
Tout est grand, tout est beau, mais on meurt dans votre air.

Alfred de Musset, « Rolla », 1833.

Il était une fois, en des temps pas si lointains, un empire terrestre, empire de Libre-Échange, qui ne connaissait que la liberté de piller et de gaspiller à grande échelle, à échelle globale, les fruits inégalement répartis du pillage, ce qui entraînait une dévaluation permanente de tout ce que les notions de liberté et d’échange charrient de positif, au grand désespoir des peuples sommés d’embrasser cette liberté-là ou la mort, et qui troquaient en fait une mort immédiate contre une mort lente. Dans cette économie marchande de la rapine ou Raubwirtschaft1, les intérieurs cossus des habitants les plus favorisés se remplissaient et se renouvelaient au prix d’une extension continue des déserts autour d’eux et du vide en eux.

Les administrateurs de l’empire bornaient leur gestion du progrès à applaudir chaque saut technologique en interrogeant le moins possible ses effets sur les sociétés concernées et leurs environnements et en se focalisant presque exclusivement sur le moyen de démultiplier les gains pour l’industrie. Le condominium industriel qui, en association avec le condominium financier, se partageait alors le gâteau du monde aimait à se parer des atours flamboyants de l’innovation pour justifier ses agissements primitifs, régis par la bête loi du plus fort. Les produits de consommation courante assemblés dans ses usines avaient beau être de plus en plus sophistiqués, au point de devenir, pour certains d’entre eux, des objets ésotériques à révérer autant qu’à consommer, leur fabrication n’en dépendait pas moins des énergies fossiles, extraites du charbon, du gaz et du pétrole. Si le progrès consistait à faire du neuf avec du vieux, il ne fallait pas s’étonner que le neuf sentît la mort une fois déballé. L’industrie était fondamentalement archaïque et ses stratégies de développement, à courte vue, l’étaient tout autant.

De toutes les ressources fossiles, la plus sollicitée était le charbon de bois, qu’il provînt des mines ou du bois vivant. Les autres ressources, d’exploitation plus récente, n’avaient fait que s’ajouter à celle-là, sans jamais parvenir à lui ravir l’hégémonie. Quoique tout le monde en parlât, la transition énergétique n’avait pas eu lieu. Les hommes exploitaient toujours plus de ressources, mais toujours les mêmes, en somme, de celles qui ne sont pas trop difficiles à atteindre et qui ne se reconstituent pas.

Dans ce monde de maîtres de forge, de Toubal-Caïn et de Vulcain, la machine économique ne tournait que grâce aux forêts et c’était aussi grâce aux forêts que l’air continuait d’être à peu près respirable, même s’il l’était de moins en moins pour de plus en plus d’hommes et de bêtes. Une étrange fête avait d’ailleurs été instituée, en l’honneur d’un Enfant-Dieu, né supposément au solstice d’hiver, qui consistait à abattre des dizaines de millions de jeunes arbres pour les décorer et les regarder mourir, et à consommer au réveillon un dessert en forme de bûche. L’extermination de masse et son simulacre réunis dans une même fête. C’était donc cela, le progrès. C’était comme si le Dieu des marchands de sapins, ces sapins dont on faisait aussi les cercueils, exigeait le sacrifice symbolique et le sacrifice réel.

Imaginez Yahvé réclamant et l’agneau et Isaac. Et encore, dans cet exemple, l’agneau est de trop.

Dans cet empire-là, toutes les provinces n’étaient pas au même stade d’exploitation du bois. Certaines avaient tellement misé sur le charbon pour leur décollage industriel qu’elles en avaient fait le tour un siècle après l’avoir orchestré. La province appelée Angleterre, qui brûla les forêts américaines, après avoir brûlé les siennes, et dévora sans retenue le charbon de son sous-sol pour gonfler ses exportations, pour faire tourner les moteurs à vapeur à faible rendement de ses bateaux, de ses trains et de sa lourde machinerie industrielle2, ainsi que pour alimenter le réseau mal conçu, inefficace et dispendieux des becs de gaz de son éclairage public3, l’Angleterre, dis-je, commença très tôt à mesurer les conséquences de l’intensification et de la généralisation de l’usage du charbon. Elle mesura et ne fit pas grand-chose, car en ce temps-là l’homme était savant et inconséquent.

William Turner, peintre réaliste et non pré-impressionniste, comme le proclamaient les historiens de l’art qui n’avaient pas l’heur de vivre à proximité des centrales à charbon chinoises du début du XXIe siècle, avait fixé pour les générations futures la vision de paysages urbains rongés par le smog industriel. L’historien Alexis de Tocqueville a décrit ce Pandémonium qu’était devenu en quelques années Manchester, capitale mondiale du textile. Centre névralgique de la puissance économique britannique (40 % des exportations dans les premières décennies du XIXe siècle), la ville cuisinait la mort dans ses entrailles et la rotait par près de 500 cheminées en 1843 :

« Une épaisse et noire fumée couvre la cité. Le soleil paraît au travers comme un disque sans rayons. C’est au milieu de ce jour incomplet que s’agitent sans cesse 300 000 créatures humaines. ... C’est au milieu de ce cloaque infect que le plus grand fleuve de l'industrie humaine prend sa source et va féconder l’univers. »4

Turner peignait en 1844 son célèbre Rain, Steam and Speed ‒ The Great Western Railway.

L’enfumage des villes anglaises était tel que le rachitisme touchait toutes les classes sociales. La luminosité avait baissé de 50 % en certains endroits. La plupart des arbres dépérissaient dans les jardins publics, victimes de ce que l’on commença à appeler, à partir de 1872, les « pluies acides ». Les oiseaux désertaient leurs frondaisons dégarnies. Dès 1842, était créée une Association for Prevention of Smoke, première d’une longue liste d’associations de défenseurs de l’environnement aussi bruyantes qu’inécoutées. En 1899, la plupart des Mancuniens (habitants de Manchester) désireux d’aller casser du Boers furent réformés pour cause de constitution malingre5.

À la même époque, la province des États-Unis, qui n’avait pas encore basculé dans le tout pétrole, faisait d’autres choix. L’historiographie de la conquête de l’ouest a longtemps marqué une plus grande fascination pour les percées du cheval vapeur que pour celles des convois de chariots, lesquels ne faisaient sans doute pas assez honneur à l’ingéniosité humaine. Or, l’épopée de la frontière, comme la première révolution industrielle américaine, aura surtout dépendu de l’eau et des chevaux. Ces derniers fournissaient la moitié de l’énergie totale en 1850. Les chevaux de trait américains, grâce à une sélection intelligente, gagnèrent en puissance et en rapidité. Ils étaient 50 % plus puissants en 1890 qu’en 1860 ; leur vitesse de trot passa de 3 à 2 minutes par mille entre 1840 et 1880. À la fin du XIXe siècle, on dénombrait un cheval pour vingt-cinq citadins environ à Chicago et à New York6. Quant à l’énergie hydraulique, captée par des turbines de plus en plus performantes, elle représentait 75 % de l’énergie industrielle en 18707.

Même après que l’automobile eut triomphé de l’hippomobile au XXe siècle, les chevaux continuèrent de rendre des services inappréciables. Pendant les deux immenses boucheries guerrières qui déchirèrent les provinces européennes, ils subirent, essentiellement dans les services logistiques, des pertes considérables. La Première guerre mondiale coûta à l’armée anglaise 484 000 chevaux, soit un cheval pour deux soldats tués au front. Les batailles hivernales de la Seconde guerre mondiale sur le front de l’est furent le théâtre de scènes insolites : on y vit souvent des chars lourds tirés par des chevaux efflanqués, qui « accrochaient » mieux la neige que les chenilles. On n’ose imaginer combien périrent dans ces occasions. Ils n’eurent pas droit aux hommages que les hommes réservent aux dépouilles de leurs soldats. Pourtant, l’horreur de ces guerres avait gommé la frontière que la civilisation matérialiste, à son apogée, trace présomptueusement entre l’homme et la bête. Les animaux pouvaient toujours se consoler en constatant qu’il y avait aussi des abattoirs pour la viande humaine.

Si le monopole du charbon fut brisé au XXe siècle dans les provinces occidentales, s’il fallut compter avec le pétrole et le gaz, pompés d’abord chez soi puis sans vergogne dans des provinces vassalisées (et dévalisées), il n’est pas certain que leurs habitants y aient gagné au change. On faisait encore, plus encore dans le fossile, dans le cancérigène et l’asphyxiant, et le climat global se mit à accuser le coup des rejets croissants de dioxyde de carbone. On avait toujours besoin de charbon pour les centrales électriques, on avait besoin de toujours plus de bois pour la construction, l’ameublement et le chauffage. Entre la dernière glaciation et le XXIe siècle, 10 millions de kilomètres carrés de forêts furent consommés, dont la moitié durant le seul XXe siècle. Les provinces dominantes étaient parvenues à maîtriser leur déboisement mais leurs compagnies forestières ravageaient les provinces dominées. Ainsi du Japon qui, après plusieurs siècles de laxisme, se targuait au début du XXIe siècle de sous-exploiter ses forêts tandis que ses agents organisaient la destruction méthodique des forêts primaires du Sarawak, en Malaisie.

Cela faisait longtemps que l’accès au bois était l’enjeu de luttes sociales acharnées. Bien davantage que la révolte des luddites en Angleterre, cette question d’écologie politique, qui touchait aussi à la question délicate de la propriété, avait inspiré les premiers travaux du jeune économiste Karl Marx8. La privatisation des forêts, l’abolition des usages communaux qui y étaient attachés et le développement de l’ingénierie forestière sur le domaine de l’État s’étaient heurtés à de vives résistances. Dans la France d’Ancien Régime, l’application du modèle d’exploitation à l’allemande, rationnelle et « soutenable » (le terme apparut dès le XVIIIe siècle), avait provoqué la « révolte des demoiselles » dans le Jura en 1765, révolte de villageois et de petits artisans qui se retrouvaient privés d’un bois bon marché. Les cahiers de doléances de 1789 fourmilleraient un peu plus tard de récriminations contre les activités industrielles, les forges et les salines, accusées d’accélérer la déforestation et d’augmenter le prix du bois. En réponse, une loi avait été promulguée le 29 septembre 1791, qui, à la stupéfaction des intéressés, renforçait les droits des propriétaires et interdisait aux agents royaux d’aller fourrer leur nez dans la gestion du domaine forestier privé. La mesure fut comble quand le code forestier de 1827 supprima certains droits coutumiers de prélèvements villageois. Le message était clair : priorité à l’effort d’industrialisation. En 1830, dans les Pyrénées, des villageois prirent les armes contre les maîtres de forge et les charbonniers ; il fallut treize compagnies d’infanterie pour les réduire.

N’ayant quasiment plus de forêts sur leur propre sol, les Anglais rationalisèrent l’exploitation des forêts de leurs colonies, constituées d’office en réservoirs. Là aussi, la « foresterie technocratique »9 s’aliéna à peu près tous les groupes sociaux non concernés par la coupe industrielle « raisonnée », les communautés de chasseurs-cueilleurs, les adeptes de la culture sur brûlis et de l’élevage extensif, les communautés villageoises privées de leur petit bois de chauffage et même les marchands de bois précieux. Des révoltes éclatèrent régulièrement (Gudem Rampa en 1879, Chotangpur en 1893, Madhya Pradesh en 1910), qui forgèrent la conscience nationale indienne et furent l’occasion d’expérimenter des formes de protestation pacifiques comme la grève de la faim et la désobéissance civile.

Durant le XXe siècle, les conflits autour du déboisement industriel et agro-industriel (transformation de la forêt en plantation monospécifique d’eucalyptus, pour le papier, d’hévéas, pour le caoutchouc, ou de palmiers à huile) firent peut-être moins de morts, mais les conséquences affectèrent tous les territoires possédant un couvert forestier, y compris les territoires pratiquant une gestion scientifique. Il suffisait de si peu de chose, alors, pour que le bien public se confondît avec les intérêts privés et que la science apportât sa caution.

Beaucoup de temps a passé. Après plusieurs bouleversements climatiques majeurs, les hommes ont compris qu’il fallait coopérer avec la forêt, que l’aventure de l’espèce a commencé là et que c’est là, parmi les arbres, en leur compagnie apaisante et grandiose, que la vie vaut la peine d’être vécue, au rythme lent des choses qui se pénètrent du monde qu’elles pénètrent. Dans un sursaut de lucidité, les hommes du XXIe siècle s’étaient promis de planter un arbre pour un arbre arraché. Nous, plusieurs siècles plus tard, nous en plantons dix, de diverses essences, dix pour un prélevé, ceci pour donner dix fois plus de chances à la biodiversité de nous émerveiller un million de fois plus à chaque poussée de sève, et nos enfants ont la charge de veiller sur leur croissance comme nous veillons sur la leur. Prenant acte de ce que les meilleurs sols sont les sols forestiers, nous avons développé tous ensemble, dans le respect de savoir-faire et de savoir-vivre pluriséculaires, une agriculture symbiotique qui fait avec les arbres, qui se protège par eux et se développe par eux. Longtemps l’humanité a mesuré sa force à l’ampleur des destructions qu’elle opérait. Il s’agissait là d’une puissance nihiliste. À présent, sa force se mesure à sa capacité d’épouser sans la violer l’une des formes les plus achevées de la nature pour y régénérer la grammaire de sa culture.

Qui s’identifie à l’arbre se sent de la force mais ne se croit pas immortel.

Bertrand Rouziès-Léonardi

1 Ernst Friedrich, Wesen und Geographische Verbreitung der Raubwirtschaft, Petermanns Mitteilungen, 50, 1904. 2 Si l’on en croit le témoignage d’un film d’animation japonais de Katsuhiro Ōtomo, Steamboy, sorti en 2004 sur les écrans de cinéma.  3 Apparu à Londres dans les années 1810, le gaz d’éclairage était un produit de la distillation du charbon ‒ et il fallait beaucoup de charbon pour distiller le charbon. Son pouvoir éclairant était médiocre. Les conduites qui l’acheminaient étaient de véritables passoires. 30 % du gaz rejoignait l’atmosphère délétère des villes dans les années 1850. Voir Jean-Baptiste Fressoz, L’Apocalypse joyeuse, Une histoire du risque technologique, Paris, Seuil, 2012, p. 203-235.  4 Alexis de Tocqueville, Œuvres complètes : Voyages en Angleterre, Irlande, Suisse et Algérie, éd. J.-P. Mayer, t. V, fasc. 2, Paris, Gallimard, 1958, p. 82. 5 Stephen Mosley, The Environment in World History, New York, Routledge, 2010, p. 106-107. 6 Voir Joel Tarr & Clay McShane, The Horse in the City. Living Machines in the Nineteenth Century, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 2007. 7 David E. Nye, Consuming Power. A Social History of American Energies, Cambridge (MA), MIT Press, 1998, p. 82. 8 John Bellamy Foster, Marx’s Ecology : Materialism and Nature, New York, Monthly Review Press, 2000, p. 67. 9 Christophe Bonneuil & Jean-Baptiste Fressoz, L’Événement anthropocène, Paris, Seuil, 2013, p. 241.

dimanche 21 février 2016

Réveille-toi Acaaadémiiiie ! Réveille-toi.

Nota : Ce texte parait sur écodouble le 21 février 2016, à l'heure juste où il y a 100 ans jour pour jour, un calvaire de 9 mois commence pour les hommes de France envoyés sur les lignes de défenses de Verdun. L'anéantissement de ces hommes résulta de l'infinie stupidité de politiques et de généraux assujettis au capitalisme débridé et amoral qui, encore aujourd'hui et sans exception aucune, fait son beurre sur des monceaux de cadavres et des destructions écologiques de masse, de sorte que toute l'Humanité se retrouve en péril.

Académie ! Houhou, Académie !?
Tu dors ? Pourquoi ne réponds-tu pas à mes lettres ouvertes ?
Tu es gêné aux entournures ?
Ou alors, dois-je commencer à croire que tu ne sais ni lire ni écrire, très chère Académie.

Très chère oui ! Car pour justifier ton retard à répondre, n'avance pas le manque de moyens financiers ; ce serait de la mauvaise foi !
En effet, si on regarde ce que tu nous coûtes, la crise, toi, tu ne connais pas ! Le chiffre est vertigineux : 2,6 millions d'euros par tête et par an ! Voilà ce que nous, citoyennes et citoyens, consentons à dépenser, sans que nous puissions faire autrement semble-t-il, pour chacun de tes pensionnés si l'on en croit la Cour des comptes, relayée par Le Figaro (*), journal où sévissait, et peut-être encore, un de tes locataires-médiatiques-à-titre-gratuit-et-intéressé qui nous barbe régulièrement à la téloche.

Chère Académie, en 17 mois tu as reçu 2 lettres ouvertes, datées du 22 août 2014 et du 22 août 2015, plus un courriel sur ton site Internet, concernant le désastre humain du 22 août 1914 dont la responsabilité incombe à deux maréchaux criminels qui ont trouvé refuge sous ta coupole.
Il est notable de constater qu'à ce jour il n'y a toujours pas de réponse à ces courriers dans lesquels il t'est suggéré d'exclure ces maréchaux.

Je sais bien que tu as le temps, que tu te sens immortelle.
Mais moi, je ne suis pas une créature immortelle.
Ni l'Humanité d'ailleurs, celle-ci ne l'étant plus à force de voir les "zélites" ne pas vouloir traiter les problèmes qui se présentent ! Et justement, Foch et Joffre sont parmi les problèmes : des problèmes de Morale et de Justice ; des problèmes qui traversent les siècles et qui pèsent bien trop sur les Peuples et la biosphère toute entière.

Mais bon ! Je suis bon prince ! Si tu es vraiment à ce point fauch ...ée (heureusement, pas par une mitrailleuse "qui fait pan,pan,pan") que tu ne peux acheter ni timbre ni enveloppe pour me répondre, j'offre les deux. Et aussi le papier et l'encre s'il le faut : tu n'as qu'à me le demander. (Par tous les saints, par ma générosité je m'étonne moi même !)
En tout cas, tes mots pour répondre à la proposition qui t'a été faite d'exclure Foch et Joffre, tu es en devoir de les donner car tu reconnaîtras volontiers avec moi, je n'en doute pas une seconde, que tu ne peux jouir des avantages que tu t’octroies sans t'imposer des devoirs en retour, fussent-ils "coûteux" pour l'apparat, le fatras et tout le reste. Sans quoi, ce serait une désertion devant le Peuple, Peuple qui t'oblige, chère Académie. Et avec ce mot "désertion" dit tout haut, j'entends déjà des généraux, dont certains "maréchalisés", qui se réveillent, verts de rage, pour fusiller sur le champ et à tour de bras.
Ah, les bougres ! Toujours prêts, ceux-là, à faire couler le sang, pourvu qu'il ne soit pas le leur.

Aller, très très chère Académie, un peu de grandeur, que diantre !
Écrit donc pour nous dire ton opinion sur cette proposition de renvoyer Foch et Joffre au rang des mortels.
Merci d'avance et salutations.




(*) Ce que l'on peut lire dans Le Figaro à propos de l’Institut et de ses Académies :

«Gestion du patrimoine peu rigoureuse», «fonctionnement interne marqué par des dérives»… La Cour des comptes dénonce la gabegie de l'Institut de France et des cinq Académies. Les sages de la rue Cambon évoquent ainsi une gestion qui «demeure très insatisfaisante», «malgré des progrès limités dans des domaines spécifiques», selon un rapport publié en fin de semaine.

La Cour rappelle que l'Institut et les Académies (française, sciences, beaux-arts, inscriptions et belles-lettres, et sciences morales et politiques) sont depuis une réforme de 2006 «libérés de toute tutelle» et «placés sous le contrôle de la Cour des comptes».

La Cour des Comptes s'étonne notamment que «l'apport de l'État au titre du ministère chargé de l'enseignement supérieur a été multiplié par 6,5 d'une année sur l'autre (2010-2011), sans que les missions dévolues à ladite académie aient été modifiées en quoi que ce soit». __Les Sages de la rue Cambon soulignent également «le coût représenté par les indemnités versées par l'État à chaque académicien, qui s'est élevé en 2013 à 2,6 millions d'euros». __ La Cour épingle par ailleurs la gestion du patrimoine immobilier «déléguée à quelques rares gestionnaires pour des durées anormalement longues et en l'absence de mise en concurrence et de tout contrôle».

Autre critique, la gestion du personnel et la politique salariale. Elles sont «marquées par une absence quasi totale de règles formalisées, notamment en matière d'attribution de primes et d'indemnités», estime la Cour. «Des logements sont attribués à des conditions particulièrement avantageuses, voire gratuitement, sans aucune justification et parfois sans que les instances dirigeantes aient été consultées», s'indignent ainsi les Sages de la rue Cambon. Ils citent l'exemple de Maurice Genevoix, élu académicien en 1949 puis secrétaire perpétuel de l'Académie française en 1958 avant de démissionner en 1974, qui avait continué à bénéficier gracieusement d'un appartement de 137m2 même après avoir quitté ses fonctions. Plus étonnant encore, à sa mort, son épouse est restée dans ce logement aux mêmes conditions, jusqu'à son décès en 2012, les locaux ont ensuite été reloués pour un loyer mensuel de 3450 euros.

Autre situation pour le moins étonnante, l'exemple de Maurice Druon. Le secrétaire perpétuel de l'académie française avait annoncé qu'aucun appartement du parc immobilier de l'académie ne correspondait à ses souhaits, la commission l'avait alors laissé choisir un logement. Celui qui s'était opposé à l'entrée de la première académicienne en 1980, Marguerite Yourcenar, avait ainsi élu domicile, aux frais de l'Académie, dans un appartement de sept pièces dans le 7e arrondissement d'une valeur de 5400 euros par mois. Puis à la mort de ce dernier, l'Académie avait décidé de verser une participation financière de 3000 euros par mois à sa veuve sans justification. La Cour des comptes souligne ainsi que «de nombreux régimes de faveur sont accordés sans base juridique ou sans fondement objectif, notamment en matière de logement».

La Cour des comptes relève en outre que la masse salariale s'est accrue, depuis 2005, de 6 % à 60 % selon l'Académie «alors que l'effectif est resté globalement stable». Elle évoque ainsi la hausse exponentielle des salaires des présidents des fondations Claude-Monet et Marmottan Monet qui sont passées respectivement de 1300 en 2006 à 4000 euros en 2013 et de 1200 en 2007 à 5000 euros en 2013. En plus de ces indemnités, la Cour fait mention de «d'avantages en nature injustifiés».

Fort de ces constats, le rapport préconise «une meilleure coordination des institutions entre elles» et «une remise en concurrence de l'ensemble des mandats de gestion». La Cour recommande également de «procéder à une évaluation par l'État de la dépense fiscale liée aux mécénats reçus» par les quelque 1100 fondations abritées par ces institutions.

L'institut de France indique qu'il va suivre les recommandations de la Cour des comptes. Il souligne par ailleurs que le rapport de la cour des comptes a été réalisé sur une période allant de 2005 à 2013, et l'institut «a, depuis, pris des mesures afin d'améliorer l'efficacité de sa gestion», souligne une porte-parole. Ainsi «deux commissions ont été mises en place, depuis 2012, un audit et une démarche de certification des comptes sont en cours, ainsi que l'a recommandé la Cour des Comptes. Un rapport annuel doit en outre être publié».

Message laissé le 19 janvier 2016 à la page "contact" du site Internet de l'Académie française

Adressé au Secrétariat général

Bonjour Madame

Je m'étonne de n'avoir reçu, à ce jour, aucune réponse à deux lettres ouvertes (publiées sur mon blog "écodouble") concernant le statut d'immortel que conservent encore MM. Joffre et Foch.

Avez-vous réceptionné ces deux courriers qui datent des 22 août de 2014 et 2015. J'ai besoin de savoir. Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer mes respectueuses salutations.

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