Ecodouble

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mercredi 11 mai 2011

Et Fukushima ?

Parce qu'on ne parle pas des véritables menaces dans les médias, et donc surtout pas de Fukushima où la situation est hors de contrôle, voici une série de petites cartes très instructives et informatives.

Et si vous voulez des nouvelles en français, pour savoir ce qu'il se passe, pour vous faire une idée de la situation et peut-être rejoindre le camp des anti-nucléaires, si vous n'y êtes pas déjà, rendez-vous sur le Blog de Paul Jorion (Cf. le lien en colonne de droite sur cette page) ou sur le Blog de Kokopelli.

Accrochez-vous !
Après ces lectures, vous ne regarderez plus les infos de la télé comme vous les regardiez auparavant.

mercredi 6 avril 2011

Les gens qui valent 9 euros

Le fournisseur de radio-activité TEPCO a proposé une indemnisation à six villes évacuées autour de la centrale de Fukushima.

L'une d'entre-elles, forte de 20000 habitants avant la catastrophe, maintenant désertée à jamais par les Humains, a refusé le chèque généreusement accordé par l'entreprise capitaliste.
Le montant de ce chèque équivalait à 180000 euros, soit 9 euros pour chaque personne.

Sans commentaire !

Ou plutôt si !

Combien donneraient AREVA et EDF, nos fournisseurs de radio-activité à nous, si une catastrophe semblable (impossible bien sûr ! nous a-t-on dit) survenait dans une centrale nucléaire en France ?
Même s'il est stupide de poser la question, car ils verseraient tout l'argent du Monde à chaque victime que cela ne suffirait pas puisque tout serait foutu, je serai quand même curieux de connaître la réponse.

Enfin, souvenons nous que nous avons maintenant un ordre de grandeur :
Ainsi, si vous perdez votre maison et votre jardin, votre ferme, votre commerce, votre concession de pêche, pour le restant de votre vie et la totalité des vies de tous vos descendants, qu'il vous faille quitter définitivement votre terre sans espoir de retour, avec de surcroit le risque d'avoir été irradié suffisamment pour mourir d'un cancer, en tout cas la certitude de finir vos jours en tant que "réfugiés atomiques", aux yeux du capitalisme à l'agonie vous ne valez même pas dix euros.   

dimanche 6 mars 2011

Ça chauffe aux USA

Flore Vasseur nous donne à lire sur son blog sa dernière chronique sur France Culture.

Elle nous apprend que, dans la capitale du Wisconsin, les citoyens occupent depuis plus de 14 jours le siège du gouverneur de cet État pour s'opposer à la privatisation d'usines de production d'électricité.

La nouvelle est bonne, surtout que la chroniqueuse nous apprend aussi que le gouverneur républicain, pourri et corrompu, s'est fait piéger par un journaliste d'un quotidien local.
Ce dernier s'est fait passer au téléphone pour un riche financier, pourvoyeur de fonds pour les politiques dès l'instant qu'ils se mettent au service du fascisme néo-libéral : les propos du gouverneur, croyant parler à un de ses donneurs d'ordres, sont consternants !

Si le vrai financier et le politique véreux s'en sortent, alors c'est qu'il n'y a pas de justice.

dimanche 6 février 2011

La perle de la semaine

Monsieur Moscovici, sur France Inter le 4 février dernier, nous en a sorti une bien bonne au sujet de MAM, qui montre à quel point ils ne valent pas mieux les uns que les autres.

Il a passé plusieurs minutes à taper sur Madame le Ministre pour dénoncer ses étranges réactions durant les évènements de Tunisie mais, sans doute pour appuyer ses propos, dans une logique qui nous échappe, il a dit, dans le feu de l'action, à peu de mots près : 'Madame Aliot-Marie est une professionnelle de la politique et elle est donc une personne remarquable ...".
Ben voyons !
Cela va de soi ! Il est lui-même un professionnel de la politique, remarquable donc (ancien député européen, député à l'Assemblée, Président d'une communauté d'agglomération, ancien ministre, plein de fois secrétaire de plein de choses au PS) (*).

Décidément, nos dirigeants sont tous pareils : ils se prennent vraiment pour des êtres très supérieurs.

(*) Enfin, vue la liste de tous ses emplois on peut effectivement penser qu'il est vrai qu'il est remarquable, tant il arrive à faire croire qu'il peut faire tant de choses à la fois.

samedi 5 février 2011

Petite bonne nouvelle

Il est des journalistes qu'on aime : les vrais journalistes !

Denis Robert qui avait révélé le scandale du fonctionnement de la multinationale Clearstream a été blanchi par la justice, lui qui avait été attaqué pour diffamation par les financiers (*) de cette chambre de compensation opaque.

Il faut l'admettre ! et c'est un comble ! Même la Justice, réputée pourtant pour sa lenteur, apprend plus vite que nos pourritiques politiques à considérer comme il se doit les milieux finassiers !

(*) Je n'ai pas dit "financiers véreux" car j'aurais fait un pléonasme.

vendredi 21 janvier 2011

Restez dans le rang !

Nos chers amis les financiers ! Toujours là quand il faut nous rappeller à l'ordre.

Les tunisiens venaient juste de mettre leur tyran à la porte que l'agence de notation Moody's baissait la note de la Tunisie.
En fait, il fallait au plus vite punir le peuple de ce Grand Pays pour avoir osé se révolter contre un "ami dictateur" corrompu, partisan et profiteur de la mondialisation, par là grand serviteur de la finance.
Les deux collègues de Moody's (Standard&Poor's et Fitch Ratings) ne tarderont pas à elles aussi dégrader leur note. Elles le feront l'une après l'autre, pour nous laisser croire qu'elles ne sont pas complices mais seulement impartiales, indépendantes et justes.

Les banques vont donc, et cela sans attendre les deux prochaines notes, pouvoir prêter de l'argent à la Tunisie à un taux plus élevé qu'avant la révolution : dans notre monde, le taux d'emprunt élevé, c'est la meilleure méthode pour remettre ou maintenir en esclavage.

Restez dans le rang ! qu'on vous dit ; on s'occupe de vos intérêts.

mercredi 22 décembre 2010

Profitons des fêtes

Le prix des assurances sur un défaut de paiement (CDS) de la France affiche un prix record. Nous pouvions lire cette information, il y a deux jours déjà, sur Le Blog Finance.

Pourtant, nos journalistes n'en disent pas un mot, soit parce qu'ils ne comprennent rien à ce qui se trame, soit parce qu'ils sont complices des politiques et de la finance.
Dans les deux cas, il serait bon de les mettre à pied parce que ce qui se passe actuellement fait craindre une année 2011 très, très, très douloureuse pour notre pays, qui figure désormais en tête de la liste des proies chassées par les banques et les agences de notations. Nous n'avons pas fini de payer !

Rappelons que si des gens s'empressent de prendre des CDS sur la France, cela veut dire que très bientôt ces gens vont s'arranger pour faire trébucher notre ex-beau pays, cela afin de toucher la prime d'assurance qu'ils auront contractée préalablement. En fait c'est un peu comme si, vous, vous preniez une assurance incendie sur la maison de quelqu'un et que vous alliez ensuite y mettre le feu pour percevoir la prime.
Bien sûr ceci n'est pas légal pour vous et moi.
Mais pour les financiers, il en va tout autrement. Cela se nomme "CDS dans sa version spéculé" - le CDS n'est d'ailleurs plus que cela (voir les liens plus haut) - et il est tout à fait légal. Et Madame Lagarde a très souvent dit tout le bien qu'elle pensait de ce "produit financier".

Donc, normalement, d'ici quelques semaines, la note de la France (triple A pour l'instant) va être baissée et les taux d'emprunt pour la dette publique seront automatiquement augmentés, ce qui rendra plus difficile le remboursement de la dette publique, ce qui refera baisser la note, ce qui fera que le remboursement sera encore plus difficile, ce qui ... Je ne continue pas, vous avez compris ; et saisi aussi qu'à la fin nos très légaux banquiers pourront empocher la prime d'assurance, tout en ayant l'assurance de la part de nos gouvernants que nous payerons la dette, moyennant un ré-échelonnement. Ce dernier sera accepté car on nous aura imposé une politique de très grande rigueur budgétaire.

Nous vivons une époque formidable.
Bienvenue à nous dans le clan, de plus en plus ouvert, où figurent les Grecs, Portugais, Espagnols et Irlandais.
Mais ne nous affolons pas ! Ce sera bientôt le tour des Italiens, des Anglais, etc, etc, de nous rejoindre. Alors tout va bien !

vendredi 10 décembre 2010

Humour

L'action se déroule durant une série d'entretiens pour une embauche dans une grande banque ; le DRH reçoit les candidats pour un poste de directeur dans le "back-office" où s'amusent les traders.

Le premier candidat a été formé à l'ENA (Ecole de la Nullité Absolue).
DRH : - Quelle est la chose la plus rapide du monde ?
Candidat : - C'est la pensée !
DRH : - Pourquoi ?
Candidat :- Parce qu'une pensée arrive presque instantanément.
DRH : - Très bien, excellente réponse !

Le deuxième candidat est issu de Polytechnique (spécialiste de la mono-pensée sur tout).
DRH : - Quelle est la chose la plus rapide du monde ?
Candidat : - Un clin d'oeil.
DRH : - Pourquoi ?
Candidat : - Parce que c'est si rapide que parfois on ne s'en aperçoit même pas.
DRH : - Parfait !

Le troisième sort de Centrale (à Fleury-Mérogis).
DRH : - Quelle est la chose la plus rapide du monde ?
Candidat : L'électricité.
DRH : - Et pourquoi ?
Candidat : - Voyons ! C'est parce que lorsqu'on actionne un interrupteur on peut allumer une lampe à 5 km de distance, instantanément.
DRH : - Excellent !

Vient le tour du quatrième candidat qui, lui, s'est formé sur le tas.
DRH : - Quelle est la chose la plus rapide du monde ?
Candidat : - Une diarrhée !
DRH : - Comment ça ? Vous plaisantez ? Expliquez-vous !
Candidat : - Je vous le confirme. Hier soir j'ai eu une diarrhée si forte, si forte, qu'avant d'avoir eu la moindre pensée, en un clin d'œil et avant même de réussir à allumer la lumière, j'avais fait dans mon pantalon.
DRH : - La place est à vous !

Moralité : Théorie et calcul ne sont pas tout. Savoir gérer et comprendre quand la merde arrive c'est fondamental et c'est ce dont le Marché a besoin !
Las ! Dans les banques, pour le "trading", ils n'embauchent que des polytechniciens, centraliens et énarques. Cette histoire n'était donc qu'une pure fiction.

vendredi 26 novembre 2010

Vous avez dit Grenelle ?

Allez ! Un petit article pour vous convaincre que rien n'a changé en matière de politique environnementale et qu'il est même presque certain que les choses ont empiré, malgré tout l'affichage médiatique d'une soi-disant prise de conscience.

Après la lecture de cet article, se pose une question : Où était donc notre ex-ministre d'état "de l'écologie et de tout le tralala", lorsque, le 23 octobre dernier, une gravissime pollution au pesticide s'est produite sur la rivière Le Guillec près de Roscoff ? Chez le coiffeur ? pour se préparer à entrer à Matignon en tant que "premier incapable".

Quant à notre nouveau ministre "de l'écologie sauf de l'énergie", il attend quoi pour venir sur les lieux du crime maintenant que l'on sait quelle est la cause de ce désastre ?
Et qu'attend-il encore pour interdire tout de suite le produit responsable dont le rôle spécifique est de tuer les sols pour qu'ils soient "propres", bon pour le service de l'agriculture intensive ?
Et qu'attend-il enfin pour dire aux firmes empoisonneuses que leurs pollutions, ça commence à bien faire ?

lundi 15 novembre 2010

Des signes qui ne trompent pas

La France a un nouveau gouvernement, issu d'un habituel jeu de chaises musicales. Mais peu importe.

Ce qui est grave, c'est que le Ministre de l'Écologie n'est plus Ministre d'État prouvant par la même qu'on ne prend même plus la peine de prendre des gants avec les gens qui se soucient du vrai et du seul problème préoccupant, à savoir celui de l'environnement, problème qui d'ailleurs se présente non pas seulement à la France mais aussi à l'Humanité toute entière.
Certes avant et pendant le dernier jeu de courtisans auquel nous venons d'assister, durant 6 mois tout de même, le gouvernement grâce à ce qu'était le Ministère de l'Écologie, montrait une volonté, inutile d'accord, mais volonté tout de même, de faire du "green washing" partout. Par cela il semblait s'occuper du problème, du moins montrait-il qu'il en avait conscience : c'était déjà quelque chose !

Hélas, aujourd'hui, par le fait que le Ministre de l'Écologie n'est plus au rang qui devrait être le sien, le gouvernement fait bien passer le message que l'écologie "ça commence à bien faire".
Et ce n'est pas la pauvre NKM désormais à ce poste qui pourra faire croire le contraire, même si elle s'avèrait finalement capable de comprendre la réalité de la problématique écologique dans sa globalité et tout autant capable de mettre en œuvre les solutions qui pourraient la voir se résoudre : on se souvient comment elle fut traitée par les dirigeants de l'UMP, eux qui sont des sortes de Plaines de la Mirandole (*) en matières de Lois de la Physique et d'écologie ; à moins que leurs ignorances ne soient feintes parce qu'elles auraient été achetées.
Toujours est-il que Madame le Ministre risque donc de se voir très surveillée, voire même bâillonnée.

Le futur par l'écologie n'est plus la priorité, c'est l'évidence.
Bien sûr, Juppé revenant dans l'équipe gouvernementale, il fallait qu'il soit Ministre d'État et pas moins, eu égard à son statut d'ancien Premier Ministre.
Cependant le fait que les deux nouveaux Ministres d'État soient celui de la Défense et celui des Affaires étrangères semble montrer que préparer la guerre est plus une priorité que de préparer le futur grâce à l'écologie.

La guerre des monnaies qui sévit actuellement ne serait donc qu'un début. 

(*) Contraire de Pic de la Mirandole, qui fut à son époque un personnage très savant. Depuis, Pic de la Mirandole désigne une personne savante en beaucoup de choses.

mercredi 27 octobre 2010

Le crime paye encore

L'ex patron de Countrywide, société disparue, anciennement N°1 du prêt hypothécaire subprime américain, n'ira pas en prison ; et il ne sera même pas condamné.
Une bonne loi américaine, faite spécialement pour les riches, lui a permis de ne pas devoir se présenter devant le tribunal qui devait le juger à partir du 20 octobre. Avant le procès, il s'est entendu avec son accusateur : contre argent (sonnant le glas d'une justice espérée, justice trébuchant toujours là où il ne faudrait pas) ce dernier a retiré sa plainte.

Il est bien dommage que sur Terre un justicier-armé-super-héros ça n'existe pas ! Il aurait du travail.
Les peuples lui donneraient volontiers carte blanche.

mercredi 20 octobre 2010

Bassesses, dégueullasseries et connerie

Le carburant vient à manquer pour cause de grève : cela a le mérite de nous laisser entrevoir ce que sera la pénurie pour cause d'épuisement du pétrole.
Hélas ! Mille fois hélas ! Nos dirigeants n'imaginent même pas que ce temps pourrait arriver (soyons sûrs que ce temps va arriver). Par incompétence, par bêtise ou par volonté de nuire, ils ne font rien pour d'ores et déjà s'adapter à l'après pétrole, pour une transition en douceur. De fait nous aurons d'ici peu à subir le choc des chocs car même l'actuelle petite simulation ne leur aura pas fait comprendre notre TOTALe dépendance à l'or noir.

Mais ce n'est pas là le sujet.

Dans la fonction publique, il y a une saloperie innommable : le préfet.
Nous pourrions croire que, dans cette période de lutte syndicale, pour assurer les services de soins aux gens malades les infirmières des campagnes peuvent bénéficier de carburant par réquisition des préfets. Eh bien non !
En Ille et Vilaine au moins, nos bonnes infirmières sont contraintes de faire comme tous le monde : courir les routes à rechercher La Station et faire la queue ensuite. Et quand, par téléphone, elles contactent la Préfecture pour demander du carburant elles s'entendent dire : "Nous n'avons aucune consigne du Ministère".

Mais à quoi donc peut bien servir un ministre !

Ainsi, il ne nous reste plus qu'à penser - et c'est sans doute la réalité - que :
Primo, le gouvernement ne décide pas de réquisition pour les infirmières pour que l'abandon des patients soit imputable aux actions des grévistes, ceci afin de diviser l'opinion publique.
Secundo, les préfets sont toujours au service du pouvoir en place. Ils ne résistent ni ne résisteront jamais. Ils collaborent et collaboreront toujours. Par peur de prendre une quelconque responsabilité ou une petite décision.
Jean Moulin fut et restera l'exception qui confirme la règle.

Politiques, hauts fonctionnaires ! Tous bons à jeter à la corbeille poubelle. Ils servent la Finance.

Quant aux jeunes qui ne trouvent rien de mieux que de brûler des écoles, et bien qu'ils y aillent à l'école et qu'ils étudient ! Ils apprendraient de quoi comprendre que s'il y a quelque chose à brûler dans ce monde globalisé ce n'est pas leurs écoles : C'est la Bourse.

vendredi 15 octobre 2010

Votons pour Pinocchio

Je vous en avais parlé en début d'année : Pour la troisième année consécutive, le temps du vote est venu pour désigner les prix Pinocchio 2010.

Toutes les multinationales françaises pourraient dignement concourir pour l'obtention d'un des trois prix à attribuer. Mais nous nous perdrions dans une forêt de candidats.
Voilà pourquoi l'association Les amis de la Terre a fait un petit tri.
Elle nous propose les noms des champions dans trois catégories, à charge pour nous, tous, de voter pour le champion des champions dans chacune d'entre elles.

Pour faire votre devoir électoral, c'est facile !
D'abord, cliquez ICI.
Lisez l'introduction (si vous le souhaitez), cliquez sur "VOTEZ MAINTENANT", puis passez la souris sur les noms proposés pour voir apparaître une fenêtre dans laquelle vous lirez la réalité des pratiques de l'entreprise.
Lorsque vous aurez lu, alors vous pourrez voter pour celle que vous aurez choisi (un choix par catégorie) en cliquant sur le petit rond à gauche du nom.
Quand vous aurez mis les trois petits ronds, il ne vous restera plus qu'à cliquer sur "JE VOTE".

C'est simple et ça soulage !
Alors n'hésitez pas à faire voter votre entourage. Pour montrer que nous ne sommes pas dupes.

Ah ! Au fait ! Merci à celui qui m'a rappelé qu'il fallait voter.

vendredi 6 août 2010

Terminator, c'est maintenant !

HFT, ou Hight Frequency Trading, en bon français, Transactions à Haute Fréquence.
Il s'agit d'ordinateurs, propriétés de banques, qui passent des ordres d'achats et de ventes de dizaines de millions d'actions de sociétés diverses dans le Monde, en calculant, préalablement à l'achat, le montant des gains après la vente.

Ceci est possible car ce sont aussi des ordinateurs qui calculent les "justes" prix des actions des sociétés en fonction des mouvements financiers dont elles font l'objet. En quelque sorte, des ordinateurs exploitent le travail d'autres ordinateurs.
Les gains sont de 10 %, sans violer la loi car il n'y a pas de loi. Et ce n'est pas demain qu'il y en aura une !

Paul Jorion expose ce fait dans un de ses derniers articles.

Les machines ont pris le pouvoir.
N'est-il pas temps de les débrancher ? Et de mettre leurs propriétaires en prison, pour vols ?
Avant que tout n'explose.

mercredi 9 juin 2010

Il est où le Général ?

Encore une fois cette année, à l'occasion des 70 ans de l'Appel du 18 juin nos dirigeants vont aller chercher une légitimité auprès de l'immense figure du Général de Gaulle. Ils feront un pèlerinage durant lequel ils seront photographiés en des lieux marqués par le sceau de l'Histoire et déblatèreront quelques semblants de discours. 

Mais en réalité que seront les paroles qu'ils prononceront ? Outre qu'elles auront été écrites par des "nègres" (le Général, lui, écrivait ses discours ou les prononçait de façon improvisée, comme par exemple, celui magnifique du 26 août 1944), quel message voudront-ils adresser, pour ne pas dire quelle pilule voudront-ils faire passer ?
Car ces beaux parleurs manquent de fond et de hauteur. Ils n'ont toujours rien compris à la crise actuelle. Ils ne sont que les porte-flingues, et plutôt les larbins, des banquiers qui s'emploient à plumer les peuples et à détruire la Planète.

Je l'ai souvent dit dans ce blog mais je le répète encore : En France et dans les autres pays du Monde, nous avons besoin de chefs. De chefs qui puissent nous représenter, nous les peuples. Il nous faut des dirigeants courageux et honnêtes, ayant le sens du devoir et capables d'actions quasi révolutionnaires pour à la fois réduire à néant le pouvoir de l'argent-dieu et mettre l'écologie au centre de l'économie.
Hélas ! Nous n'avons bien souvent en politique, que des financiers ou apparentés reconvertis !
Voyez Woerth et Lagarde dans notre pays, issus respectivement d'Arthur Andersen et de Baker & Mac Kenzie ou bien alors les 18 millionnaires plus ou moins affairistes ministres dans le nouveau gouvernement britannique ou bien encore Timoty Geitner au USA, pour ne citer que lui.
Comment voulez-vous que l'économie tournent bien avec ce ramassis de finassiers aux commandes des endroits où se votent les lois ?
Ils n'ont que faire des peuples et de l'écologie ! Ils veulent seulement leurs intérêts. Toute leur vie professionnelle antérieure, ils ont imaginé des stratégies pour amasser toujours plus d'argent ; ils ne savent faire que ça ! Maintenant qu'ils ont le pouvoir politique entre les mains ils continuent à faire ce qu'ils ont toujours fait !
La politique des Démocraties qui n'en sont plus se fait bien désormais à la corbeille. Le Général, c'est sûr, serait très en colère.

Le premier ministre anglais et le président français, le 18 juin, auront beau parterre de journalistes lorsqu'ils oseront se comparer à Churchill et à de Gaulle en affirmant qu'ils sont en train de se battre pour un Monde plus juste, dans lequel les banques seront mises au pas.
Pourtant, qui sont-ils à côté de ces deux géants de l'Histoire ?

Churchill et de Gaulle étaient des résistants ; ils servaient leur pays.
A contrario, leurs actuels successeurs, en véritables marionnettes, collaborent avec les forces criminelles de la finance en nous imposant des plans d'austérité édictés par les banques.
Pourtant, Goldman Sach ou Merryll Linch, pour ne parler que de ces deux banques d'affaires, n'ont pas connu depuis le début de l'année un seul jour de perte sur les marchés, avec des bénéfices jamais vus dans toute l'histoire des bourses, respectivement 100 millions et 120 millions de dollars par jour en moyenne (Cf. le blog de Paul Jorion), pompés de la plus folle des manières dans l'économie réelle du Monde.
N'est-ce pas à ces banques qu'il faudrait imposer des mesures de moralisation ? Les patrons de ces banques ne devraient-ils pas être, très fermement, invités à rendre des comptes devant la justice ?
Et pourquoi la spéculation sur les monnaies, les matières premières, les actions ou les produits dérivés complètement amoraux n'est-elle pas encore interdite (Madame Merkel a entamé une petite résistance toute seule à ce niveau) ?
N'est-ce pas la preuve de la totale collaboration des politiques avec les financiers qui nous oppriment ?

La démocratie est morte !
Le spectacle qu'il nous sera donné ce 18 juin et que la télévision nous aura retransmis ne causera pas la bronca qu'il faudrait. Nos cerveaux ne voudront pas voir la forfaiture car tout de suite la téloche nous abrutira de la Coupe du Monde de football.
Dans nos esprits, le passé héroïque évoqué dans les discours d'anniversaire occultera inconsciemment les bassesses et vilenies du présent pour finalement nous faire oublier que la tyrannie est bien installée.
Les petits mécréants auront supplanté les Grands.

Help ! Y a-t-il un de Gaulle dans la salle ?

jeudi 20 mai 2010

L'Ange gardienne de la Vraie économie

Enfin un chef d'état qui se réveille !

Angela Merkel vient d'interdire certains types de paris financiers : tout de suite la bourse a baissé.
La Chancelière a, en fait, confisqué le jeu favori des financiers : la spéculation ; du moins une partie.
Et les méchants des marchés osent - ils sont vraiment fous - crier au scandale !
Nous ne les plaindrons pas.
Depuis plus de cinquante ans, toutes les lois et les décisions concernant la finance n'avaient qu'un seul but : la libérer de toutes les entraves qui pouvaient la contrarier. Aujourd'hui, il faut espérer que cette décision est une sorte de Midway pour ceux qui veulent asservir le Monde.

Si dans les 24 heures qui viennent, notre semblant de président et "Lagarde de ce dernier" n'emboitent pas le pas de la Chancelière, nous ne pourront plus considérer nos actuels gouvernants autrement que comme des collaborateurs ; des "collabos" des forces de la finance, finance qui tue chaque année des millions de gens de par le Monde.
Pour ces tristes sires, il faudra envisager le Tribunal. Le même que celui qui jugea Papon ou Klaus Barbie.

D'ores et déjà, à cause du copinage entre nos gouvernants et les financiers de notre pays, la France a perdu l'initiative : la juste guerre contre la spéculation qui risque toujours de nous abattre, c'est Angela Merkel qui l'a déclarée.
Quant à la France, elle est assise sur le strapontin de l'Histoire.

Un détour par le Blog de Paul Jorion s'impose, maintenant et tous les jours à venir, pour suivre l'affaire.
Les paris sont ouverts.

mardi 23 mars 2010

Que retenir du 22 mars 2010

Le 22 mars sera-t-il, dans le futur, le jour de l'appel de Dany le rouge ? Lui qui s'est opposé au Général de Gaulle en mai 68.
J'espère que non !
J'espère que ce qui sera retenu, c'est le contre-appel de Paul Jorion et de François Leclerc. Pour que triomphe l'économie écologique : un doux rêve.

lundi 22 mars 2010

Le vote inutile

Ces deux derniers dimanches, la France organisait ce qui n'est plus de nos jours qu'une mascarade de démocratie : des élections de représentants du peuple au suffrage universel.

Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas allé voter aux deux tours de ces élections car ceux qui dirigent réellement la société n'y étaient pas candidats et, parmi les candidats, ceux qui auront été élus resteront les marionnettes de ceux qui dirigent, dans l'ombre : les financiers.

En d'autres termes il était inutile de voter, les politiques étant le plus souvent aux service d'eux-mêmes en servant les financiers, dans le meilleur des cas au service de l'État mais, en tout cas, jamais au service du Peuple.
Cette élection était du genre de celles organisées pour désigner Miss France ou Mister Univers et pas du tout de celles où l'on désigne les chefs.

Il ne reste plus maintenant à espérer que nos braves politiques comprendront le message que beaucoup parmi la moitié abstentionniste ont voulu leur faire passer : "Il ne tient qu'à vous d'assumer vos responsabilités et votre devoir, où que vous soyez en poste ; gouvernez, dirigez, soyez des guides et décideurs impartiaux, dans l'intérêt du Peuple qui a besoin d'un environnement sain écologiquement parlant".

Mais cela n'en prend pas le chemin !

Ainsi, hier vers 20H15, la communiste Marie-Georges Buffet, une parmi "les gagnants", a annoncé très gauchement qu'elle invitait dès ce lundi, tout les élus de gauche à se mettre autour d'une table afin de travailler à l'élaboration d'un programme, confirmant ainsi que ceux qui venaient d'être élus n'en avaient pas. Elle a aussi ajouté, après une intervention du "nazillon-mafioso du Languedoc-Roussillon", que les partis devaient être les moteurs pour des propositions, sous-entendant donc qu'ils ne l'étaient pas pour l'instant.

D'autre part, les écologistes se sont présentés comme étant bien ancrés à gauche (ça m'agace car cela voudrait dire que je ne suis pas écologiste, ce qui n'est pas le cas : je ne suis pas de gauche). En faisant ainsi, ils montrent qu'ils ne sont pas des écologistes mais simplement des politicards comme les autres, sans proposition réelle pour sortir de notre système économique suicidaire.
Les écologistes ne devraient être ni de droite, ni de gauche.

Quant au "hoqueteux" (maintenant je tape sans retenue tant il n'y a plus d'espoir à avoir avec ce "people"), engoncé dans son costume de président, il consulte en ce moment pour un jeu de chaises musicales au gouvernement, voulant sans doute nous faire croire que cela va accélérer la sortie de crise.
Sauf qu'il nous montre ainsi (et l'autre bord politique n'aurait pas fait mieux) qu'il ne sait pas qu'il doit diriger le pays, comme un grand, parce qu'il est le président. Il nous montre aussi qu'il n'a pas compris qu'il faut absolument tout changer, les personnes et surtout les idées, et que le meilleur moyen de sortir de la crise c'est de lancer l'économie écologique (l'écodouble), notamment par une réforme rapide et complète de la fiscalité et une interdiction immédiate de la spéculation sur les marchés financiers.
La première ne doit plus taxer le travail des "petites gens" mais plutôt l'énergie et, à 100 %, tous les revenus financiers.
La deuxième n'est plus qu'une multitude de simples paris sur la fluctuation des prix des monnaies ou des matières premières, nuisibles à la vraie économie, au social, à l'éducation, au final à l'environnement. Elle continue de nous entraîner vers le fond du gouffre. Et le fond, nous sommes bien loin de l'avoir touché.

Mais à quoi servent donc tous nos élus de France ? (Et d'Europe ?!?). Eux qui confient à Paul Jorion ce que vous lirez au septième paragraphe de cet article.

Allez ! Les seules bonnes nouvelles du week-end c'est le Grand Chelem de nos rugbymen, grâce à leur victoire contre la perfide Albion où règne la City, et la naissance de la sécurité sociale américaine, signe que Monsieur le Président des États-Unis Barack Obama s'emploie, lui, à reprendre un peu de pouvoir des mains des financiers. 

jeudi 25 février 2010

Feu en la demeure

Depuis 4 mois, le temps me manque, pour raisons professionnelles. Je ne publie plus ou presque sur écodouble, me contentant le plus souvent de relayer des informations.

"Feu en la demeure" : c'est le titre du dernier article de Paul Jorion sur son blog.
Les choses vont ultra vite dans la finance et il y a, tout de suite, urgence : les banquiers nous attaquent, nous tous qui les avons sauvés de la perdition il y a peu grâce à nos impôts, par le fait de l'incompétence de nos pseudos dirigeants,"dirigeants" que nous devons réveiller coûte que coûte, maintenant.

Si vous sentez que vous pouvez faire un geste vers un de vos élus, l'informer de la situation, entamer un boycott quelconque ou que sais-je encore, je crois que c'est maintenant qu'il faut le faire.

Pour rappel, Paul Jorion est l'une des 5 personnes dans le Monde qui avait prévu et expliqué la crise actuelle bien avant son déclenchement.

mercredi 3 février 2010

Parfois, il faut regarder la télé !

Paul Jorion sera demain soir, jeudi 4 février, avec Éric Woerth notre ministre du budget, invité de l'émission de Frédéric Taddeï sur France 3, "Ce soir ou jamais", à 23H10.

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