Ecodouble

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Messages personnels

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 6 juillet 2011

Ça va tanguer

Jusqu'à présent, nous ne savons pas prévoir les tremblements de terre et sans doute nous ne saurons jamais les prévoir.

Par contre, je peux vous dire qu'il y a une chose prévisible en matière de tremblement de terre : ceux qui vont survenir dans les décennies qui viennent seront d'une puissance supérieure à celle que nous avons eu l'habitude d'enregistrer depuis que les mesures en la matière existent.

La faute à quoi ?
Et bien cela vous fera peut-être rire de prime abord mais ce sera la faute ... au réchauffement climatique.

Mais comment donc ?
Et bien je vais vous le dire !

En ce moment, et cela depuis quelques années déjà, d'énormes volumes de glace disparaissent au Groenland et en Antarctique.
Les glaces y fondent et, devenue liquide, l'eau s'écoule alors vers les océans.
De ce fait, les plaques tectoniques Antarctique et Amérique du Nord-Groenland s'allègent allègrement d'un certain poids certain, ce qui tend à les faire remonter - elles qui "flottent" sur le manteau - tout comme remonte, le long du quai où il est amarré, un bateau dont la cargaison est en cours de déchargement.

Ainsi, lors des séismes à venir, les mouvements verticaux des plaques les unes par rapport aux autres n'en seront que beaucoup plus grands. Les quantités d'énergie dégagées pour ces titanesques rejets verticaux  seront plus grandes que celles dégagées durant les tremblements "historico-habituels" de notre très récent passé scientifique.

Bien !
Le temps de service de la centrale de Fessenheim va être prolongé de 10 ans.
Cette usine électro-nucléaire très ancienne est située sur une très grosse faille de type "graben".
Un des "petits mouvements" passé de cette faille détruisit la ville de Bâle en 1356.

Donc, tout va bien !
Mais retenons tout de même bien les noms de ceux qui accordent cette autorisation d'exploitation, dans le cas où, un jour, il faille des liquidateurs à Fessenheim.
Sarko et NKM, vous êtes en tête de liste ! 

vendredi 24 juin 2011

Une journée toute en contraste

C'était un vendredi ; il y a quelques mois.

Je commençais ma journée sur un très gros chantier de terrassement, installé en lieu et place de ce qui était de belles prairies.
Un ou deux mois auparavant, un ministre, bien insuffisant, était venu avec faste inaugurer le site ; le site qui se voit destiné à accueillir une usine ; une usine sensée sauver le monde grâce à sa production ; production capable de résoudre le problème posé par la disparition du pétrole ; rien de moins.
Bref ! Un beau projet, pour une belle production industrielle au centre de toutes les préoccupations, turlupinant et taraudant les esprits de façon presque lancinante mais condamnée à une chute brutale, pareille à celle de la musique du Boléro de Ravel et cela par la faute des Lois de la Physique.

Vous aurez compris que mon manque d'enthousiasme dans mon boulot de ce jour était à la hauteur de l'immense bêtise de cette usine en devenir sans avenir.  

Le décapage des limons de recouvrement (*) était fini et le fond de forme (**) s'étalait devant moi, sans vie, uniforme, désespérément régulier et minéral.
Quelques taches brunes noirâtres attirèrent cependant mon attention, surtout que les camions y laissaient des ornières lorsqu'ils y roulaient dessus.
Ces taches étaient de forme très allongée, larges de quelques mètres. Leur couleur venait du fait qu'elles étaient constituées de terre végétalisée comprenant quelques cailloux d'origines diverses.
Il ne fallait pas en douter : nous étions en présence de vestiges archéologiques ; d'anciens fossés en l'occurence.

J'interrogeais le conducteur de la pelle la plus proche - musicien de formation ! oui ! oui ! il me le dira plus tard - et il me répondit que ce n'était pas les premières taches de ce genre qui avaient été mises au jour. Lui-même avait dû détruire d'autres fossés dans les jours précédents et il avait aussi effondré et fait disparaître, me dit-il, sous les coups de son godet, un petit souterrain qui, à mon sens, devait avoir été un tunnel (***) gaulois.

L'arrogance et les exigences du client vis-à-vis de l'entreprise de terrassement, la pression qu'il lui imposait - un travail de quatre mois ayant été fait en un mois et demi - et les lenteurs qu'il avait jusque-là développées pour le paiement des factures firent qu'il ne me vînt même pas à l'idée que le chantier puisse s'arrêter par ma faute, ne serait-ce qu'un instant, qui, finalement, aurait été celui nécessaire pour que le client fasse en sorte que je sois viré de ma boîte.

Je fis donc purger les "terres archéologiques" puis remblayer les purges avec le matériau de carrière utilisé pour constituer la plateforme.
J'avais violé la loi, détruit à jamais une petite partie du Livre de l'Humanité.
J'étais comme un collabo, et bien qu'ayant situé rapidement les vestiges sur mon plan juste avant leur destruction, cela afin de garder une trace, honte, révolte et colère envahissaient toute mon âme.
Si la justice veut que je rende des comptes, qu'elle le dise. Je rendrais compte et je donnerais le nom du vrai coupable.

Le repas me fit du bien ; on se console comme on peut.

Je passais la première heure de digestion dans la bagnole : dans notre monde, il ne faut pas perdre de temps. En conduisant, je rêvais d'une sieste.
Arrivé à destination, je me retrouvais dans une cité HLM.
Il y avait des tours, des parkings, des locaux à poubelles et des pelouses mal foutues, adoptées comme crottodromes par nos compagnons à quatre pattes, avec, en périphérie, quelques arbres nobles et courageux semblant égarés parmi ceux volontairement plantés par un paysagiste qui, à n'en pas douter, aurait dû choisir un autre métier.

C'est dans ce cadre que je découvris un jardin potager, joliment clos et bien entretenu.
Découpé en une demi-douzaine de parcelles, il s'étendait sur 500 m2 environ. Sur la droite, en entrant dans l'espace nourricier, une pompe à bras, comme celles qui trônaient sur les puits d'antan, restait prête à remplir seaux et arrosoirs. Dans un coin, un espace était réservé au compostage, non loin d'un petit cabanon de bois pour remiser les outils.
Partout, un paillage de compost ou d'herbes, parfait, protégeait le sol des ardeurs du soleil.
J'étais devant le jardin du futur, labellisé écodouble, celui aménagé dans la ville, cultivé par les habitants de la ville retrouvant ainsi leurs racines de la campagne, pour en partie se nourrir eux-mêmes.

Une femme accompagnée de deux adolescentes, apparut.
Elles pénétrèrent dans l'enclos en même temps que je leur dis bonjour. La conversation s'engagea.
Il y avait Joëlle, sa fille, et une copine de cette dernière, et elles venaient repiquer quelques pensées pour décorer l'endroit.

Joëlle répondit volontiers et très gentillement à toutes mes questions :
Elle me raconta ainsi que le jardin existe depuis 2 ans et qu'il a fallu 10 ans pour obtenir, de la part de l'organisme HLM, l'autorisation de le planter.
Que de courage et d'obstination ! il faut déployer pour arracher de l'intelligence à une administration, pensais-je.
L'eau du toit de l'immeuble le plus proche est récupérée puis stockée dans une cuve mise en place au moment de la création du jardin. La pompe à bras délivre cette eau selon le besoin. Une dizaine d'habitants viennent plus ou moins régulièrement travailler leurs plantations, l'endroit étant un lieu de retrouvailles entre voisins. On y échange son savoir-faire et ses trucs de jardinier(e).
Enfin je demandais : "Est ce que les jeunes (comprenez : ceux de la cité) respectent l'endroit ?
Joëlle me répondit que oui, en précisant qu'il y avait même comme une certaine protection, avec du respect.

J'étais content !

Mais il me fallait faire mon travail. Sans m'éloigner, je sortis le plan des sondages que je devais implanter.

Ma joie dans notre monde de brute n'a pas duré : je vis, sur le plan, un bâtiment à l'emplacement exact du beau jardin.
Au bord des larmes, je suis revenu vers Joëlle ; je lui dis l'horreur que je venais de découvrir, que je devais implanter des sondages de sols dans Son potager. Encore une fois ce vendredi, j'avais honte !
Elle me répondit qu'elle était au courant du projet.
Nous discutâmes encore un peu mais il lui fallait partir ; pour aller travailler à nettoyer ; quelque part ; dans les locaux d'une entreprise.
J'ai trouvé son courage extraordinaire et admirable.
Alors je lui ai promis de parler d'elle et de Son jardin potager en ville. Voilà ! C'est fait !

Mais au fait !
Dans notre monde de brutes, qui sont les vrais bandits, les réels voyous, les délinquants, les casseurs, les menteurs ? A votre avis ?

Eh bien je vais vous le dire.
Pour moi, c'est certain ! les vrais bandits, les réels voyous, les délinquants, les casseurs, les menteurs, sont ceux qui, par exemple, font construire des usines en détruisant de belles prairies et le patrimoine archéologique qu'elles renferment en violation de la loi, tout cela pour pouvoir fabriquer, par exemple, des voitures-électriques-pots-de-yaourt qui n'ont d'autre avenir que de demeurer anecdotiques tant elles sont ridicules et brinquebalantes.
J'ajoute que ces mêmes personnes sont pitoyablement stupides de croire qu'avec leur pot de yaourt électrique elles sont les entrepreneurs du futur tant le rendement énergétique de leur joujou est mauvais.
Je termine en affirmant que ces gens sont même des criminels, tant la fabrication de leur merde-à-roulettes cause des dommages irréversibles à la biosphère.

La réalité est que les vrais entrepreneurs, j'en suis certain, on les trouve parmi les gens qui se battent contre la bêtise et pour l'intelligence, à savoir, par exemple, la création de jardins potagers en ville et dans les cités. Parmi ces gens je connais Joëlle.

En fait, les gens ne sont pas en réalité ce que l'on peut croire qu'ils sont en apparence.

 

(*) Terres arables et limons sous-jacents recouvrant les altérations des substratums ou directement ces derniers.
(**) Surface d'assise d'un remblai.
(***) Garde-manger de l'époque gauloise.

mardi 21 juin 2011

La pub clandestine

Une gentille lectrice prénommée Alexa m'a fait part aujourd'hui de son étonnement de voir de la publicité s'afficher entre les articles du blog "écodouble".

D'ordinaire, je ne regarde pas trop le blog puisque j'en suis l'auteur, même si c'est une de mes soeurs qui en a réalisé la présentation (merci encore à elle).
En fait, je reste plutôt côté "maintenance" ! Parce que c'est de ce côté là qu'on peut écrire !

Il est vrai que j'avais bien vu que des lignes de publicités apparaissent entre les deux premiers articles visibles sur la page d'accueil, parfois même, c'est une photo ou une vidéo, mais jusqu'à présent je n'y avais pas prêté attention.
Toujours, je passais mes yeux dessus sans lire, sans voir, juste en me disant : "Tu es bien là mais je ne te lis pas ! Tu ne sers à rien ! Tu es le vide !"
En quelque sorte, une parole de Jedi dans la "Guerre des étoiles". La Force est avec moi ! Oui ! Oui !

Cet après-midi, j'ai bien constaté que, finalement, cette pub clandestine incrustée entre mes écrits pouvait gêner et agacer des lecteurs et lectrices.
Je crois l'avoir dit quelque part sur ce blog - du moins je l'espère - et sinon c'est un oubli et je l'écris maintenant : "Dans l'écodouble, la publicité n'existe pas !"

CanalBlog héberge gratuitement "écodouble" et c'est CanalBlog qui décide des publicités et de leurs emplacements, ces publicités lui servant à se financer.
Rien n'est parfait dans ce monde ! mais merci tout de même à mon hébergeur qui, malgré tout, me donne le moyen de vous donner ma prose à lire.

En tout cas, dans le but de parfaire mon message, d'éviter qu'il ne serve - "à l'insu de mon plein gré" - de support à une quelconque incitation à consommer, j'étudie d'ores et déjà une solution pour effacer la pub.

Un serveur libre, bientôt, pour "écodouble" ?

Nous verrons bien !

mardi 31 mai 2011

Instant d'initiation d'équilibre instable tueur

Avez-vous déjà vu l'allumage d'un réacteur nucléaire ?

Si vous n'imaginez pas à quoi ça ressemble, regardez la vidéo sous ce lien : c'est impressionnant ! (*)
Le genre de truc qui fait flipper les humains normaux mais qui doit faire triper tous les assoiffés de puissance.

D'ailleurs, il ne serait pas étonnant que notre pRÉSIDENT veuille un jour se payer un allumage, Son allumage à lui tout seul, sous les yeux attendris d'Anne atomique, du corps des Mineurs, qui ne se fera pas prier pour le lui permettre, cela afin de bien prouver, à eux-mêmes, qu'il n'y a aucun risque avec le nucléaire : la force de l'image au service de la désinformation et du conditionnement des peuples.

L'Allemagne a décidé de sortir de la folie de l'atome, la Suisse aussi.
L'Italie, l'Autriche ne veulent pas y entrer.

Pensons à notre France qui pourrait être, un jour, amputée d'un vaste territoire si une centrale perdait l'équilibre instable qu'on s'amuse à lui imposer inconsciemment.
Pensons à nos enfants, nés et à naître, que nous condamnerions aux radiations et à la radiation des registres de l'état-civil.
Pensons à l'Humanité et à la Terre qu'elle a en gardiennage.

Alors, appuyons-nous aussi sur un bouton ! Celui du siège éjectable qui virera toute la folle clique nucléophile au pouvoir.

mercredi 20 avril 2011

Un commentaire devenu billet invité

La toute petite nouvelle ?
Oh ! rien. Juste une invitation surprise de votre serviteur sur le Blog de Paul Jorion ! C'était jeudi dernier.

Voilà qui me redonne du courage ! pour finir d'écrire quelques articles qui me tiennent à cœur.

Bien sûr, je suis un peu maladroit et naïf dans le texte publié sur ce blog qui est, depuis longtemps, le blog N°1 dans la catégorie "économie" !
Comme d'habitude ! me direz-vous.
Je vous répondrais que ce que j'avais écrit n'était qu'un commentaire en réponse à un autre commentaire.

Toujours est-il que le contenu - un très court résumé de ce que je raconte sur "écodouble" depuis 3 ans - a intéressé Paul Jorion, l'anthropologue de la crise maintenant bien connu.

Alors Paul ! Si vous me lisez : Un grand MERCI ! Et à charge de revanche ! (ça c'est de l'humour).

Quant à vous, chers lecteurs, vous pourrez lire ce "billet invité", que mon hôte a intitulé "Que faire ?", et les 300 et quelques réactions qu'il a suscitées, en cliquant ici.

mercredi 23 mars 2011

Un score dont j'ai honte

12 hectares ! 

C'est une surface de terre agricole qui va disparaître au mois de septembre prochain parce que quelque  part un "acteur économique régional majeur" a décidé la construction d'un gigantesque bâtiment, pour produire mieux, plus et encore plus, à la façon capitaliste.
Mais c'est aussi un peu à cause de moi que ces terres seront anéanties, parce que j'aurais fait, la semaine dernière, l'étude de sols nécessaire à la réalisation du projet.

Quand je suis arrivé à l'accueil, chez "l'acteur majeur", je me suis annoncé, puis, en attendant le responsable du projet que l'hotesse avait prévenu par téléphone, je n'ai eu d'autre choix que d'admirer, accrochés aux murs, des portraits géants, staliniens presque, du créateur de l'énorme coopérative qui me commanditait.
Et de pouvoir lire sur l'une des photos, la devise du Monsieur, écrite en grosses lettres : "La où il y a une volonté, il y a un chemin".
Y a pas à dire ! cette phrase, véritable ode au capitalisme, c'est beau ! Tellement beau ! que ... tenez ! on dirait une centrale nucléaire en perdition.

J'ai bien voulu m'en empêcher mais rien n'y a fait ! À l'hotesse-standardiste qui m'avait accueilli, j'ai lancé : "C'est marrant mais je crois qu'en ce moment, au Japon, il y a des gens qui ont une immense volonté mais je ne sais pas s'il y aura pour autant un chemin pour eux." Je pensais, à cet instant, aux ouvriers sacrifiés dans le chaos de la centrale de TEPCO (*), assaillis par les radiations et pour qui, peut-être, un goût de métal avait déjà envahi la bouche, signe annonciateur d'une mort prochaine.

Ah bon ! fit-elle ; et de m'avouer toute pleine d'une béate et sotte admiration : "Pourtant, parmi les gens qui viennent, il y en a beaucoup qui l'écrivent (la devise), pour ne pas l'oublier, parce qu'ils la trouvent belle."
Le grand penseur étant décédé, c'est tout juste si elle ne pleurait pas en me répondant.

Je n'eus pas le temps de lui dire que, de nos jours, un grand nombre de personnes ont la très ferme volonté de sauver le Monde et que malgré cela elles ne trouvent pas le chemin pour y parvenir : Le responsable arrivait ! sûr de lui, la tête aussi gaie qu'une pièce de un euro.
Ses pieds étaient engainés de chaussures pseudo-chics bien trop longues, si bien qu'il me vint, malgré Fukushima, une terrible envie de rire.

Il m'invita à le suivre, ce que je fis ; d'abord "à chaussures", jusqu'au parking, puis, en voiture, lui le téléphone vissé à une oreille de sa pièce d'un euro.

Nous arrivâmes sur le site. Un homme discutait avec un paysan, qu'il abandonna à son sort pour nous rejoindre.

Nous fîmes le tour des lieux.
Les groles trop grandes étaient maintenant emballées, chacune dans un pochon en plastique transparent, (avec élastique au mollet s'il vous plaît !), laissant voir la qualité des godasses, si bien que désormais le spectacle était sonore, à chaque fois qu'un pied faisait un pas.

Les deux compères me montrèrent le champ où il ne fallait pas que j'aille car "il n'est pas à nous !" me fut-il précisé.
Et le responsable rajouta : "Je ne vous dis pas pourquoi !" alors qu'en regardant le champ, juste derrière, je voyais un magnifique manoir trois ou quatre fois centenaire.
Le moins ironique possible, du tac-au-tac, je répondis : "J'me doute !"

Mais il ne remarquèrent rien de ma colère contenue : ils s'y voyaient déjà !
Alors que l'air tout entier reniflait le légume à plein nez, le responsable expliquait : "La-bas, c'est l'arrivée, blablabla, réception, tri, tralala, conditionnement, tutti quanti, chargement des camions, nananananère, ils font le tour, en sens unique, pouêt-pouêt ! En grandes pompes !
L'autre écoutait et regardait, comme si déjà il n'y avait plus de champ, et seulement le bâtiment et ses voiries, comme si le Monde et son centre étaient sous leurs yeux !
"7 hectares de bâtiment claironna-t-il !" Super, super. Ouais, ouais, ouais !

Pendant le retour vers la voiture, à la cadence du froissement de plastique, j'ai demandé : "Combien ça coûte un bâtiment comme ça ?"
"Ah, ça ! C'est la question pour un champion !" répondit-il tout fier. "Je le sais ! mais je ne vous le dirai pas !" fanfaronna-t-il encore, explosant d'importance.

C'est bon ! pensais-je.
Contre quelqu'un qui a si bien assimilé toute la culture TF1, je ne fais pas le poids, puisque (heureusement) je n'ai pas la télé !

Enfin ! Toujours est-il que mon score personnel de destruction de terres arables a grimpé ce jour là de 12 hectares et je ne sais pas si je vais supporter encore longtemps de participer à ce Crime contre l'Humanité et contre la Biosphère qui consiste à détruire systèmatiquement La Terre Nourricière.
En effet, la croissance qui se fonde sur cette destruction, à grands renforts de consommation de pétrole, est mortelle ; à tous les niveaux et pour tous.

Je souhaite l'écodouble ; vite.

(*) Opérateur japonais privé d'électricité, peu soucieux de sécurité sur ses centrales nucléaires, très soucieux de rentabilité financière, corrupteur actif, criminel chaque jour un peu plus.

jeudi 17 mars 2011

Mon désespoir devant des ailes inutiles et mal employées

Mardi, je travaillais près d’une base aérienne.

Dans le ciel, des Rafales étaient à l’exercice.
Tout de suite, j’ai pensé aux Libyens qui sont en train d’être écrasés par des avions et des chars qui, pour beaucoup d’entre-eux, ont été vendus à leur bourreau par des entreprises de notre pays.

Et puis j’ai aussi pensé à notre « faisant-office-de-Président », le ridicule directeur du camping de l'Hôtel Marigny ! qui, définitivement, restera un pantin de l’Histoire ; Histoire qui, sans doute, au train où vont les choses, ne sera plus très longue.
Pour une fois « le concierge de l’Élysée » avait pris une bonne décision en reconnaissant les autorités insurrectionnelles s’opposant au dictateur ; pour une fois depuis bien longtemps la France parlait comme elle le doit !

Mais, comme d’habitude, « le médiatique» n’a pas joint les actes à la parole : le Peuple libyen se fait assassiner par de vils et criminels mercenaires alors que nos beaux avions à 100 millions d'euros l’unité restent à l’exercice et que le Charles de Gaulle demeure à quai.
Personne au « G-bidule » et au « machin » ne veut lever le petit doigt ! La morale, la justice, ne sont pas leur préoccupation. 

Dès lors, quittons l’OTAN ! instrument de domination et d'asservissement des étasuniens. Ces derniers, alors, se bougeront peut-être. 
Car ! pour la grandeur et l’intérêt de la France, il serait bon que nos engins de guerre (puisque, hélas, ils existent) arrêtent de seulement défendre, en Afghanistan, les intérêts des USA et de ses lobbies destructeurs de civilisations, ensemble obscur et symbiotique, auxquels notre « petit-prince-nouveau » nous a assujettis sans contrepartie (et quand bien même y en aurait-il que cette mise sous tutelle resterait inacceptable).
Qu’ils soient plutôt utilisés à protéger les Peuples, dès l’instant que cela est possible ; et en l’occurrence, je suis sûr que c’est possible ; qu’il est dans les pouvoirs de notre Armée de l’Air et de notre Marine de détruire et mettre en déroute les quelques troupes démoniaques et fantoches payées pour semer la terreur et la mort au sein de populations civiles sans défense.

Fraternité est dans notre devise ! Ne l’oublions jamais !

Oubli étrange ou coincidence

Le 27 décembre dernier, j’ai envoyé à Wangari Maathai son diplôme de Défenseur de la Terre.

Hier, stupeur !
En regardant la photo de ce diplôme qui, maintenant, s’il existe encore, se trouve quelque part au Kenya, je me suis rendu compte que, sur le dessin, ne figurait pas le Japon.
Bouleversé, j’ai appelé un ami pour lui annoncer ce terrible oubli.
Quelque peu troublé, il s’est tout de suite connecté sur l’article de « écodouble » qui montre la photo et il m’a dit, après un long silence, qu'il a sans doute ainsi voulu faire oublier : « Ouf ! La France y est. »

À tout le peuple japonais, je dis PARDON.
Que vienne sur vous un véritable vent divin (*), pour que puisse naître un printemps économique nouveau, tout plein de fleurs de cerisiers, pour la paix et une société écologique.

Citoyens du Japon, je ne vous oublierai plus.

(*) Traduction de "vent divin" en japonais : Kamikaze.

mercredi 16 février 2011

Cela se passe dans les campagnes

Ici il y aura l'aéroport !
Là, il y aura la centrale nucléaire !
Ici, s'étendra le port !
Les trains passeront là, derrière !
La déviation passera juste ici !
La ligne traversera là !
Le centre commercial occupera tout ça !
La zone industrielle sera aménagée de ce côté-ci !

On ne cesse de les entendre ces phrases ! Violentes, cruelles, de plus en plus imbéciles et ridicules mais toujours annonciatrices de désastres écologiques.

En tout cas, lorsque qu'on se retrouve sur le terrain, juste avant que ne commencent les travaux de terrassement, on voit des zones humides déjà labourées par des chenilles. Et puis on voit aussi des haies, bois et bosquets, tranchés ou complètement anéantis, les troncs des arbres qui les composaient broyés, hachés, déchiquetés, pulvérisés, étalés en tapis de lambeaux et de copeaux, dévorés qu'ils ont été par de monstrueux broyeurs, drogués de carburant ; précision utile car "le progrès progressant", aujourd'hui sachons-le, les arbres qu'on tue, on ne prend même plus la peine de ramasser pour en faire du bois de chauffage puisque, à ne plus savoir qu'en faire, on a du pétrole, de l'électricité, du gaz, du charbon, de l'uranium.

Toujours est-il, que si vous vous inquiétez, on vous rassure ! On vous dit que pour chaque arbre abattu, deux seront plantés.

Ailleurs sans doute, pense-t-on alors qu'on piétine le blé ou qu'on roule sur la luzerne du champ voisin de l'endroit où a été commis le carnage, si bien que, très vite, on explose, dans sa tête, et on a envie de crier : "Foutaises ! Mensonges !"
En effet, on nous a aussi dit que François Mitt'rand n'avait pas de cancer, que le Médiator était un médicament, que le chômage allait baisser et qu'il y avait des armes de destructions massives en Irak.

Il y a eu le Grenelle de l'environnement et une soi-disant prise de conscience.
Il y a la crise énergétique et la destruction des terres agricoles.
Pourtant des sondeuses se dressent toujours dans les campagnes ! en des lieux où on ne devrait plus en voir !
Alors, convenons-en : nos dirigeants planifient notre mort ! en gagnant de l'argent et en en faisant gagner à leurs amis !

Combien de temps vas-tu résister Mère Nature ?
Vas-tu supporter longtemps encore notre folie ?
Attends-tu que les Humains de bon sens se lèvent pour te sauver ?
Ou alors ! Nous as-tu déjà condamnés ? Pour mieux renaître dès que nous ne serons plus.

 

samedi 15 janvier 2011

Demande de conseils

Notre bon Ministre des affaires étrangères voulait envoyer des conseillers en maintien de l'ordre à l'ex-dictateur tunisien, sans doute par esprit de solidarité : entre gens de bonne compagnie, on se doit une assistance mutuelle.
Les politiques français envisageaient donc tout naturellement de soutenir un dictateur à la tête d'une oligarchie corrompue.

De ce constat, nous pouvons déduire, tout aussi naturellement, que nos dirigeants sont eux aussi de petits dictateurs, profitant indirectement de ce qu'ils mettent le Pays au service de leurs amis les financiers et industriels en situation de monopole.

Les Tunisiennes et Tunisiens nous ont donné une belle leçon !
Dès lors, ne serait-il donc pas judicieux de notre part de leur demander des conseils pour savoir comment faire en sorte que notre classe politique actuelle "dégage" elle aussi ?

mercredi 29 décembre 2010

Pour le dernier mercredi de l'année ...

...une photo réalisée en équipe, bidouillée avec de satanés portables.
C'est un de mes cadeaux de Noël. Merci mes nièces.

samedi 4 décembre 2010

Un seul Dieu : l'argent !

Encore une scandaleuse, révoltante et outrageante affaire d'accaparement de terres agricoles en Afrique.

Vous voyez une différence entre de riches Américains, de riches Chinois, de riches Indiens, de riches Européens et de riches Arabes qui volent des terres à des millions de paysans ?

Ne cherchez pas ! Il n'y en a aucune. Ils ont le même Dieu : l'argent.
Leurs livres saints sont des liasses de billets et il y est écrit qu'ils ne sont pas tenus de payer ce qu'ils achètent ; qu'il suffit de faire une promesse de bonne conduite ou de donner un pot de vin. Très avantageux !

Pour les derniers dans la liste de la devinette, c'est en plus très sécurisant : ils ne risquent pas qu'on leur coupe la main en punition des vols qu'ils commettent.

Qu'ils soient maudits ! Par leur dieu et aussi par tous ceux de leurs victimes.

mercredi 13 octobre 2010

Chiffres morbides

Vendredi 24 septembre, je déjeunais dans mon restaurant ouvrier préféré quand un monsieur vint s’asseoir en face de moi.
Il me reconnut tout de suite et après m’avoir dit bonjour il me souffla : « Alors ! Qu’allez-vous m’annoncer cette fois ? » Et puis il ajouta : « Je ne vous ai pas vu dimanche dernier au rassemblement contre les algues vertes. Et pour tout ce que vous m’aviez dit qui allait arriver la dernière fois : Bravo ! »
C’est à ce moment que je le reconnus : « Vous êtes l’agriculteur des environs de Locronan qui livrez des patates dans ce restaurant. C’est ça ? »
Par chance, je ne m’étais pas trompé.

Je me suis empressé de lui dire que c’est seulement parce que je lis presque tous les jours le blog de Paul Jorion que j’avais pu lui faire, lors de notre première rencontre, quelques annonces de choses qui allaient se produire concernant l’Espagne, l’Irlande, le Portugal ou la Grèce … et qui se sont produites depuis.

Nous reparlâmes d'agriculture et d'environnement.
Au final, il me parut bien triste et préoccupé. Il évoqua l’obligation qu’il avait de mettre aux normes ses installations de production laitière, avec un emprunt de 200 000 euros alors qu’actuellement il n’était quasiment pas endetté.
Il me dit qu’il est seul, avec "plein de boulot pour ramasser les patates", que cet après-midi, peut-être, quelqu’un viendrait l’aider à les ramasser, que des clients venaient lui ramener beaucoup de celles qu’il leur avait vendues cette année car elles se gâtent facilement du fait de la sécheresse de l'été.
Alors, je lui répondis qu’il n’était pas responsable des aléas météorologiques qui affectent les récoltes, qu’il n’avait pas à rembourser les idiots qui croient que la nourriture c’est comme une meuleuse fabriquée en Chine payée 6,90 euros et qui demandent à ce qu’elle leur soit remboursée parce qu’elle « ne marche pas » (et comment pourrait-il en être autrement ?).
Je lui dit ensuite qu’il ne fallait pas qu’il s’endette, qu’il valait mieux qu’il plante du chanvre pour les Chanvrières du Bélon et qu’il se sépare de ses vaches, pour rester libre. Tous mes arguments, il les a écoutés, avec attention. Puis il m’a simplement répondu, le regard vague, comme un homme déjà enfermé : « Ce n’est pas si simple que ça.»
J’ai continué en lui disant que son métier est un des plus complexe qui soit, que d’arrêter le lait ne serait pas difficile en comparaison du reste. Mais il était ailleurs.

Je le félicitais pour les bonnes frites que nous mangions, faites avec ses patates, et j’étais heureux de lui dire l’honneur que c’était pour moi de les manger avec lui. Et puis parce que je veux encore y croire, je lui dis que dans l’économie écologique les paysans seront les rois, que bientôt ça ira mieux et qu’aujourd'hui les paysans finissent de manger leur pain noir. Qu’il y avait trop de désespoir dans son métier et que cela ne pouvait durer.
Là, tout de suite, il me demanda si j’étais au courant des chiffres de suicides chez les paysans. Je lui répondis que je les connaissais et que j’étais révolté que personne n’en parle.
Il finit de manger un peu avant moi, se leva, me dit au revoir et partit vers le bar.
Je le suivi peu après si bien qu’il m’invita à prendre un café avec lui. Comme un c.. je refusai : le café me rend malade. Et puis, égoïste, j’étais trop pressé de lire le journal.

Il but tout seul et je lus de même.

Il était parti quand j’en eu fini avec Ouest France. Et comme j’étais en train de payer, le patron s’inquiéta auprès de moi qu’il avait trouvé son fournisseur de pommes de terre très malheureux. « Il est toujours plein de joie et d’entrain d’habitude ; là il va vraiment pas bien ».
Alors les chiffres dont nous avions parlés me revinrent brutalement à l’esprit.

La mondialisation, sa rigueur, sa brutalité, son inhumanité, provoque des multitudes de drames partout dans le Monde. Ils sont toujours transposables en chiffres mais les médias n’en rapportent que peu.
En France, les journalistes s’attachent à parler de certains d’entre-eux, ceux qu’ils considèrent comme représentatifs.
Ainsi, ils annoncent systématiquement tous les suicides parmi les 105 000 travailleurs de chez France Télécom.
L’an dernier, 19 salariés de cette entreprise se sont donné la mort, à bout qu’ils étaient à cause des méthodes de gestion financières. Cette année, ils sont déjà 23 à avoir fait ce geste de désespoir.
Pour bien se rendre compte de l’ampleur de cette vague, il faut prendre un peu de recul.
Dans notre pays, riche de 65 millions d’habitants, 12 000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année. Le ratio est donc de 1 suicide pour 5416 personnes.
Le chiffre me paraît déjà énorme, ne pouvant résulter à mon sens que d’un mal-être sociétal profond. À titre de comparaison, les espagnols par exemple, se suicident 2 fois moins que nous.
Chez France Télécom, en prenant le nombre de 25 victimes, le ratio est de 1 suicide pour 4200 personnes. Il y a donc en effet de quoi se poser des questions sur les méthodes utilisées par les dirigeants et gestionnaires de cette entreprise.

Mais hélas, il y a pire ! Et même bien pire. Mais là, personne ne dit rien.
Dans nos campagnes, de pauvres agriculteurs, totalement seuls et abandonnés par la société qu’ils nourrissent, commettent l’irréparable à cause de ce qu’est devenu leur métier.
Ils restent encore 650 000 environ à essayer de rester dans le métier de la Terre, de plus en plus dur, de plus en plus ingrat, de plus en plus montré du doigt, de moins en moins reconnu.
L’année dernière, 400 de ces gens se sont suicidés, soit un ratio de 1 suicide pour 1625 personnes (*).
En fait, on se suicide presque 3,5 fois plus chez les paysans et agriculteurs que dans le reste de la population (et encore, gageons que les gros agriculteurs de la Beauce ne font pas partie des désespérés).

Des chiffres comparables sont observés dans nombres de pays d’Asie et notamment en Inde (et qu'en est-il en Afrique, où des multinationales ou des pays puissants volent les Terres aux paysans ?).
Pourtant, entendez-vous les médias rapporter cette catastrophe ? Cette catastrophe qui bientôt, à ne pas manquer si nous continuons dans cette voie, nous touchera tous.

Tiens bon paysan. Tu m’es très précieux ; même si tes mains sont abimées par le noble labeur dans lequel la Société t’abandonne injustement.
J’espère que je te reverrai.

(*) Une association de producteurs de lait indépendants annonce même 800 suicides.

mercredi 8 septembre 2010

Mon métier

J'aime bien raconter que dans les films catastrophes américains, les géologues ont toujours le beau rôle.
En général, ils sont plutôt "bête de concours" et intelligents, portent une chemise de bucheron et sauvent tout le monde à la fin.

Pour ce qui est de mon cas c'est tout le contraire de ce que colporte le 7ème art ; sauf pour la chemise.
Car hélas, le cinéma c'est du cinéma, tout comme la réalité économique n'est pas l'économie de la finance.
En effet, depuis presque 20 ans, je participe grandement à la destruction du Monde, du moins pour ce qui est de la partie des ravages imputables au génie civil.

Certes le génie civil s'est quelque peu verdi, pour faire bonne figure, et pour ce qui est de ma boîte cela s'est fait par la création d'une Direction Développement Durable (3D).
Malheureusement, des gens "seulement génies du tri sélectif", sans vraie ambition ni pouvoir, ont été désignés pour diriger cette entité.
J'attendais mieux de l'ingénierie française pour ce qui est de la 3D car leur plan, en deux dimensions, se résume en fait à un premier axe nommé Diversion (D) et un deuxième, Continuation de la Croissance (CC ; expression qui ne commence pas par "D").
Au final, mes chefs n'ont pas voulu cesser d'aller dans la mauvaise direction. Je suis déçu, désolé et presque désespéré.
J'ai trop rêvé.

Mais mon boulot me donne parfois l'occasion de travailler sur des sites exceptionnels et/ou de rencontrer des gens incroyables, ce qui me permet ainsi d'oublier, un peu, les crimes que je commets.
Il y a quelques mois, j'étais à Fort Lalatte, pour conforter une falaise. La semaine dernière, j'étais sur une autre falaise, à Pléneuf-Val-André.

Hier j'étais à Perros-Guirrec, toujours pour une falaise. Sur le flanc de cette dernière s'accroche une maison des années 1900 : J'ai tout de suite reconnu l'endroit !

En fait, il y a 8 ou 10 ans, j'avais fait un diagnostic de la falaise au droit de la maison voisine qui était alors inhabitée.
Me voyant, le propriétaire de la maison qui m'intéressait hier me demanda de lui dire, car il s'inquiétait, si la falaise (la sienne, celle que je vais devoir étudier bientôt), présentait un risque d'éboulement.
Toujours heureux de pouvoir discuter et de reporter mon boulot à plus tard, nous passâmes en revue les différents petits points noirs et je lui dis tout ce qu'il faudrait faire en entretien pour améliorer l'état des lieux et surtout tout ce qu'il ne fallait pas faire qui risquerait de déstabiliser l'endroit.

Après quoi, il m'invita à boire un café ... et je me suis retrouvé dans un atelier de dessinateur de Bande Dessinées, avec superbe vue sur la mer.
Il y avait de magnifiques planches en préparation partout, la suite d'une série, que je sais maintenant qu'elle était très attendue : c'était magnifique.
J'étais reparti avec un souvenir naissant et quelques dessins dédicacés, qui sédimentent quelque part dans mes affaires.

Hier, Monsieur Viconte, votre maison était vide et je me demande bien ce que vous êtes devenu. C'est drôle parce qu'il y a quelques temps je pensais à vous.

Sur les murs blanc-sale il restait des traces de votre époque en ce lieu, laissées par certains de vos amis !
Ces traces, je les ai prises en photo.

vendredi 28 mai 2010

Plagiat sans le savoir : Mea culpa et ça m'apprendra

Ma culture est décidemment très indigente !

Comme je vous l’ai dit dans l’article qui précède, j’étais hier à la conférence donnée par Paul Jorion à Quimper.

Durant la pause, je suis allé me faire dédicacer un de ses livres (L’implosion ; La finance contre l’économie).
En ouvrant la couverture, le stylo en alerte, il m’a demandé : « Pour qui ? »
J’ai répondu : « Pour écodouble ! »
J’ai eu droit à un beau sourire et une gentille dédicace et il était visiblement content de mettre mon visage (Cf. la photo d’entête ; c'est ma bobine à la pointe du Raz) sur le néologisme qui est le titre de ce blog tout autant que mon pseudo lorsque je commente des articles de son blog à lui.
Je précise que son blog reçoit jusqu’à 300 000 visiteurs par mois (le mien c’est entre 150 et 450) et qu’il y publie très régulièrement des textes écrits par certains de ses lecteurs.

Je l’ai remercié du gentil accueil qu’il avait réservé à certains de mes commentaires par le passé.
Ensuite, parce qu’il y a quelques mois j’avais eu la prétention de lui soumettre mon texte « Petite théorie amusante, version II » (Vous pouvez le lire ici même), je l’ai aussi remercié de l’avoir censuré parce que, lui dis-je, il contenait des fautes et qu’il était bien médiocre.
Il me souffla que ce n’était pas cela du tout qui avait été la cause de sa non parution.
S’il n’avait pas été publié c’est simplement parce que l’idée de ce texte avait déjà été traitée de nombreuses fois dans la littérature (*).

J’avais donc eu une idée que d’autres avaient déjà eu. Un peu comme tous ceux qui chaque jour ont l’idée du moteur à eau. La preuve est faite que je ne sais rien. C’est vraiment dur d’être inovant et de faire avancer le schmilblick.

Alors mea culpa. Même si je ne le savais pas, j’ai fait un plagiat !

(*) Se trouverait-il une âme charitable qui pourrait trouver la source à laquelle j'ai bu sans m'en rendre compte ?

Conférence au Chapeau Rouge

Jeudi 27 mai 2010, 20H00, Salle du Chapeau Rouge à Quimper (*).

A l’initiative de l’association « La liberté de l’esprit », devant 250 à 300 personnes, Paul Jorion a pu expliquer la crise financière actuelle et comment nous en sommes arrivés à elle. Pour ceux qui lisent son blog régulièrement, nous savions déjà tout de ce qu'il racontait mais "l'écouter en chair et en os" était agréable.

La pause arriva vers 21H30, avec la séance de dédicaces. Les livres que le conférencier avait amenés à la vente sont partis comme des petits pains. Il eut été bon de pouvoir les multiplier.

La seconde partie de la conférence fut consacrée au jeu des questions et des réponses.
Une dizaine de questions ont été posées et j'essaye dans les lignes qui suivent de rendre compte de l'esprit des questions et des réponses.

Une des premières questions a été posée par l'animateur de la conférence :"Si vous étiez le prochain conseiller du ministre de l'économie, que lui diriez-vous ?
Avec beaucoup d'humour, celui qu'on lui connait, Paul Jorion a répondu : "Je ne vais pas vous le dire maintenant puisque je le vois la semaine prochaine".
Une autre question a donné l’occasion à Monsieur Jorion de mettre en garde contre les utopies car, dit-il, elles nécessitent souvent de changer les gens avant de changer ce qu’il faut changer.
Alors un monsieur a contré en demandant si la décroissance est ou non une utopie (c’était un peu la question qui m’était venue à l’esprit).
La réponse, je crois, aurait fait bondir les rédacteurs du journal La Décroissance car Paul Jorion a dit que ce que nous vivions actuellement c’était un peu la décroissance.
Il précisa que lorsqu’il discutait avec Serge Latouche, ou d’autres penseurs de la décroissance, il avait du mal à accrocher, trop « déformé » qu’il se sentait par ses expériences passées de terrain. Il expliqua qu’il considérait – en s’en excusant presque - ce principe comme un peu théorique et soulevant d’innombrables problèmes pratiques, les gens ne voulant surtout pas revenir en arrière, même pas au mode de vie de 1975 (niveau de vie proposé par certains décroissants), notamment par le fait qu’il n’y avait pas à l’époque de téléphone portables et d’ordinateurs dont personne ne semble vouloir se passer dès qu’il y a goûté.

Ensuite je ne me souviens plus car je préparais, le cœur battant, ma question, qui fut l’antépénultième : « L’économie actuelle mondialisée est fondée sur la destruction des écosystèmes pour favoriser le génie civil et sur une consommation croissante de pétrole. Peut-on envisager une économie fondée sur les techniques de l’économie d’énergie et sur le génie écologique allié au génie civil ? » (*)

Tout de suite, Monsieur Jorion répondit : « C’est bien à ça qu’il faudrait arriver ! Mais le cadre actuel ne le permet pas. »
Et de citer l’exemple du baril de pétrole, qui, il y a un an et demi, a vu son cours chuter brutalement après avoir atteint 147 dollars en entrainant la faillite des entreprises développant les énergies renouvelables, ces dernières devenues trop chères en comparaison de l’énergie fossile. D’évoquer ensuite la croissance verte que certains appellent de leurs vœux, tout en précisant qu’il ne voyait pas bien ce que pouvait signifier leur expression « croissance verte » si ce n'est une continuation du système actuel. Et de terminer en disant que le cadre change vite. Sous-entendu : un peu d'espoir.

Dès lors, tous mes rares neurones dansaient partout où ils se cachent.
J’ai juste un vague souvenir d'une partie de la dernière question et notamment les mots « temps qui s’accélère ». Je n’ai pas entendu non plus la réponse à cette dernière question. Le temps pour moi s’était arrêté : Paul Jorion en personne pense que l’écodouble peut être une solution à la crise actuelle ! C'est du moins ce que j'ai voulu croire.
Il y a de quoi avoir les chevilles enflées ! Non ?

(*) La conférence a été enregistrée et sera bientôt disponible sur Dailymotion.
(**) Elle est pas chouette cette question ? Elle contient, habilement introduite, une petite définition de l'écodouble. Vous l'aviez remarqué ?

vendredi 30 avril 2010

Un Cochet à défaut d'un pilote

Il n'y a pas de pilote dans le cockpit de l'avion de l'économie mondiale : dixit Jacques Attali, économiste pas inspiré du tout d'ordinaire. Cette citation restera sans doute la seule chose qu'il faudra retenir de lui.

Partant de ce constat, si en 2012 il y a des élections présidentielles (notons qu'en 2012, nous n'y sommes pas encore et surtout, dans quel état y serons nous ? jeu de mots, maître Cappello !), j'invite Monsieur Yves Cochet à être candidat : Tout de droite que je reste dans ce système où sévit une économie tarée et déviante, inhumaine et "inécologique", je voterai pour lui. Et n'en déplaise aux rédacteurs du journal La Décroissance qui sont, je trouve, un peu dur avec Yanky Charlie ce mois-ci. Il fait certes partie du sérail politique mais il est le moins pire de tous, pour ne pas dire "l'exception qui confirme la règle".

Il est en effet le seul à parler de façon cohérente et sans langue de bois. Il est le seul à exposer les vrais problèmes du Monde tout en proposant des solutions à ces problèmes, assez proches de celles proposées par les décroissants.

Alors plutôt qu'un avion sans pilote, prenons un carrosse avec un Cochet aux commandes : nous aurons plus de chance d'arriver à bon port et nous irons sur un rythme plus humain.
Et je suis sûr, en plus, qu'Yves Cochet ne sera pas armé d'un fouet, au contraire des financiers fous et esclavagistes qui ont détourné l'avion en se prenant pour des pilotes, voire même pour Dieu quand il s'agit du patron de Goldman Sachs.

mercredi 30 décembre 2009

Une personne pleine d'énergie et d'espoir

Pour finir l'année sur une note d'optimisme, il me semble bienvenu de vous inviter à lire la traduction d'une conférence faite par Paul Hawken (*) à l'Université de Portland au mois de mai dernier.

Chacun interprètera comme il voudra les évocations religieuses dans son intervention ; le discours reste intéressant et magnifique.      

Voici le lien vers le texte de la conférence, visible sur le site de l'Institut Inspire (ça, c'est le second lien ; donc le premier, c'est celui d'avant).
Bonne lecture ; pour une bonne fin 2009.

(*) Un lien, en tête de mon premier lien, vous dira qui est Paul Hawken.

mercredi 9 décembre 2009

La berceuse pour les climato-sceptiques

Avertissement : Cet article est rédigé d'après un de mes commentaires sur le blog de Paul Jorion.

Une bombe médiatique a explosé !
Certaines des données de température (et bientôt toutes sans doute)  recueillies par le GIEC et les organes qui lui sont affiliés seraient truquées. Et voilà qu'on s'en rend compte à quelques jours du sommet de Copenhague.
Des hackers ont parlé !
La sirène hurle !
Tous les climato-sceptiques jubilent !

Alors voici une hypothèse, de peu de sérieux penserez-vous, car je suis en rogne : les hackers ont été rémunérés.
Par qui ? Pourquoi ?
Pour votre information, les grands lobbies de l'automobile, du pétrole et consorts, dépensent et ont dépensé des centaines de millions de dollars ces temps-ci pour faire capoter Copenhague. Ils arrosent à la volée tous ceux qui peuvent servir leur cause : politiques véreux (*), journalistes incompétents (*), scientifiques sans scrupule car sans talent, avocats plus amoureux du pognon que de l'Humanité.
Des hackers peuvent donc figurer aussi sur la liste de ces parasites abrutis "salariés" occasionnels des multinationales ? Hackers qui auraient été chargés de voler le contenu des messageries d'un organisme pour que des avocats analysent leurs contenus et en extraient les bonnes phrases de leur contexte. Charge alors à des journalistes-peoples de piailler suffisamment pour que le coup monté prenne de l'ampleur. Ensuite les politiques-peoples trancheront pour le statu quo, en grands Salomons d'apparat actionnés par les lobbies industiels et financiers, après avoir condamné les scientifiques pour mensonges en écritures, faux et usage de faux et complot contre l'Humanité.
Tout cela n'est pas de la paranoïa puisque je précise aussi que la théorie du complot je n'y crois pas, quelque soit le complot !
Pourtant ; pourquoi pas un coup monté ? Car la seule chose à laquelle je crois, c'est que, quelque puisse être la situation du Monde, ceux qui ont de l'argent et le pouvoir ne veulent rien perdre, surtout qu'ils sont persuadés, en spécialistes et sommités de l'égoïsme, que le chaos sur Terre c'est pour après leur mort.

Ensuite, sérieusement cette fois mais entre parenthèse, ces hackers du GIEC vont-ils être poursuivis, comme l'est celui, qui autiste de son état, se voit en instance d'extradition pour avoir visité les ordinateurs de la NASA afin d'essayer de répondre à ses angoisses sur l'existence ou non des OVNIs ?

En conclusion de ma rogne, La Fontaine avait bien raison : "Selon que vous serez puissants ou misérables ..." et Hitler aussi quand il écrivit dans son torchon de bouquin : "Un mensonge colossal porte en lui une force qui éloigne le doute".
Quant à mon père, il a l'habitude de dire que "c'est la poule qui chante qui a fait l'œuf".

Mais revenons au climategate.
Le GIEC est un interlocuteur entre, d'une part des dizaines de milliers de scientifiques, qui partout sur Terre font des observations alarmantes, et d'autre part, les peuples, représentés par leurs gouvernements corrompus dans, voyons ?, ... 95% des cas (faut se laisser une porte de sortie ; on ne sais jamais).
Cet organisme comprend plus d'économistes que de scientifiques ce qui est une preuve qu'il n'est pas en toutes choses compétent : les économistes orthodoxes aiment l'argent et sont tout de même responsables de la crise actuelle, faut-il le rappeler ?
De plus, le GIEC est financé par les États, comme les banques en période de crise, ces dernières étant les institutions qui pilotent les politiques. Il peut donc s'y cacher des gens mal intentionnés.

Maintenant le mal est fait ce qui provoque un grand bonheur chez les climato-sceptiques, dont la plupart, comme les créationnistes, s'engouffrent dans la faille que présente la science : Celle de ne pas être à la porté de tout le monde, moi le premier. 

Alors, à tous ceux qui font des rêves, que le réchauffement climatique c'est du vent, que tout ça c'est "pour encore nous faire payer", continuez ! Et écoutez ma berceuse pour les climato-sceptiques, victimes inconscientes des lobbies qui veulent que tout continu comme si de rien n'était.

La banquise ne diminue pas, les calottes arctique et antarctique ne fondent pas, les glaciers ne disparaissent pas, les habitants de certaines îles du Pacifique ne quittent pas leurs îles car le niveau de la mer baisse en ces lieux, les arbres des forêts de Sibérie sont bien verticaux et ne subissent donc pas un dégel du permafrost, le Jet Stream et la vigne ne remontent pas vers le Nord, le taux d'alcool des vins n'augmente pas d'année en année (ça, c'est bête ! hein ?), les moustiques vecteurs du paludisme ne survivent pas en Europe, on ne brûle pas les forêts équatoriales ni les tourbières d'Indonésie, on consomme trop peu de charbon, de pétrole, de gaz car leur combustion absorbe du CO2 et dégage de l'oxygène, le Gulf Steam ne ralenti pas, le flux solaire est en nette augmentation ces derniers temps, l'effet de serre n'existe pas, les Lois de la Physique sont décrétées par les Humains et voici la dernière édictée: "Quand on fait tout pour que s'élève la température d'un corps, il se refroidi" : 53 ème principe de la thermodynamique. Ou 54 ème ? Mais peu importe !

Climato-sceptiques : Bienvenue à "Dream World" (**)!

Et puis j'ai oublié dans la berceuse : il y avait bien des armes de destruction massives en Irak et vive les phrases sorties de leur contexte, etc, etc.

Couvrez-vous bien gentils camarades : il va faire de plus en plus froid ... dans vos rêves.

Par contre le réveil risque d'être un peu chaud, alors restez endormis. Quelqu'un s'occupe de tout.

En faisant cette énumération, je n'ai rien démontré ! J'ai fait des observations ! C'est assez simple et j'aurais pu remplir des pages.
J'ai aussi fait de la mauvaise rhétorique mais pas plus mauvaise et vraisemblablement moins mauvaise sur le fond que celle dont vous inondez l'Internet et les médias en général.

Vous faites cela, le plus souvent pour vous rassurer, parce que vous n'avez pas envie ou vous avez peur que votre vie change du fait de la perte d'acquis matériels, pour la plupart futiles et criminels envers l'environnement et l'Humanité.
Parfois aussi, vous le faites parce que vous enragez de voir des affairistes ou les ayatollahs de la croissance verte récupérer les conclusions des scientifiques, pour faire leur beurre. Vous en faites une histoire d'argent. On peut alors comprendre en partie votre refus d'admettre leurs discours alarmiste.

Mais il faut garder à l'esprit que "l'observation-niveau-quidam" et la rhétorique, c'est simple.
Par contre, modéliser toutes les données et observations scientifiques sur le climat, c'est beaucoup plus compliqué. Ce n'est pas à la porté de tout le monde et il est encore plus compliqué de faire une interprétation cohérente de ces modélisations de milliards de données. Seuls des scientifiques, qui s'astreignent à un très lourd travail, sont capables d'y parvenir.
Vos avis sont donc comme le mien : ils n'ont aucun fondement scientifique. C'est seulement nos avis.
Nous sommes contraints de croire les scientifiques du climat, et pas ceux du GIEC (qui sont sous l'emprise des économistes de l'organisme à la solde des États, eux-mêmes au service des financiers) mais ceux dont le GIEC exploite les travaux.
Ces savants disent presque tous la même chose, toujours plus catégoriquement et nombreux, année d'études après année d'études : Le réchauffement est d'origine anthropique !

En annexe, vous trouverez des commentaires faits sur le blog de Paul Jorion par un certain "Blob", visiblement mathématicien de profession, à propos d'un article intitulé "Bien fait pour leur pomme". Il parle brillamment de ce qu'est la science et la démarche scientifique, même s'il se dit énervé à un moment. En allant directement à cet article, vous pourrez lire les arguments avancés contre ceux de "Blob". Pour moi, les siens sont les seuls à me paraître scientifiques, détachés de toute considération d'argent, de toutes bassesses.
Peut-être que cela vous incitera à être plus critique sur vos avis. Bien qu'en fait, je ne le crois pas du tout !
En effet, 95% des humains sont "autruches dans l'âme" car ainsi la fête peut continuer en espérant qu'il n'y aura pas d'addition à payer à la fin.

(*) Pléonasme.
(**) Filiale de la Holding Indumédiapoliticofinance pas tout à fait imaginaire.

Annexe

Blob - Avis Sur Le Rechauffement Climatique

mercredi 18 novembre 2009

Il est où le Petit

Lundi à Rome, des chefs d'états, pour la plupart non exempts de reproches, se sont réunis pour signaler au Monde que 1000 millions de personnes crèvent de faim.
La France était absente.
Le très Grand Général de Gaulle a dû se retourner dans sa tombe.
Nous ne pourrons plus, jamais, parler de la Grandeur de la France. La faute au Petit.

Lundi encore, on pouvait apprendre que dans le grand emprunt du Petit, la biodiversité passe à la trappe.
Pourtant, s'il y avait un investissement à faire encore dans ce système en complet déclin, ce serait bien celui de la biodiversité.
Elle est en effet le seul espoir qui nous reste. Un engagement fort en sa faveur permettrait, rien qu'en France, de créer des centaines de milliers d'emplois de grande valeur sociale (je ne répèterai pas tout ce que j'ai exposé dans une lettre ouverte au Petit ; c'est dans les archives de ce blog).
En outre, la biodiversité est aussi la meilleure alliée pour arriver à nourrir tous les Humains. Ce ne sont ni les pesticides ni les OGM qui pourront nous y aider.

En Amérique du Sud, l'Humanité est piétinée : un génocide au bulldozer est en cours. La biodiversité de la forêt et les Indiens qu'elle contient, grands savants de la Nature, vont de ce fait disparaître pour que des bœufs gavés au soja transgénique puissent péter leur méthane. Là où il avait des centaines de milliers d'espèces vivantes, il n'y aura plus que du bovin, des chimères de soja, palme et canne à sucre ainsi que quelques ray gras.

Lundi, il était où le Petit ?
Il y avait tant de chose à faire !
Et bien il y a de grandes chances qu'il prenait, de ses amis banquiers et industriels, les consignes qui feront que le sommet de Copenhague sera un bide, un rien, un gouffre ; le tombeau de l'Humanité toute entière. 

- page 2 de 3 -