Parce que les financiers l'ont voulu, la Grèce a désormais un banquier à sa tête. Il s'agit de l'ancien vice-président de la Banque Centrale Européenne, aussi ancien président de la Banque Centrale Grecque.

Le cas de l'Italie, pays suivant sur la liste des pays à mettre au pas, est en train de se régler de la même manière car le guignol Berlusconi, grand patron ultra libéral, n'était pas assez libéral aux yeux "des marchés". Ces derniers avaient déjà fait tomber le gouvernement Irlandais. Ils viennent donc d'avoir la peau de celui de la Grèce et vont maintenant faire tomber celui de l'Italie où un type, prof d'économie dans une "grande" université étasunienne, collaborateur de Goldman Sachs, ancien Commissaire européen à la concurrence, va succéder à "Boufonsconi".

Les masques sont tombés ! Pour "les marchés", la politique doit bien se faire à la corbeille et, en ce sens, ils viennent de lancer leur dernière offensive : Prendre officiellement le pouvoir dans tous les pays ! pouvoir qu'ils avaient déjà mais pas officiellement. Décidément, il leur fallait vraiment tout ! Même voir des gens de leur caste sur les trônes des républiques.

Il y a cependant un bon côté à l'affaire.
Outre que l'on peut maintenant s'amuser à dire : "Sarkozy ! Prends garde à toi car tu n'es pas financier", les banquiers et économistes sont désormais directement aux commandes dans certains pays. Toute la doctrine néolibérale inécologique et inhumaine qu'ils nous ont imposée, ils vont maintenant devoir la mettre en application eux-mêmes.
Et ils vont le faire avec zèle et application.
La conséquence sera - la chose est certaine - que la situation économique des Peuples ne va pas s'améliorer ! bien au contraire ; et ils en seront les responsables. Ainsi, ceux-là mêmes qui nous ont toujours dit avoir raison vont nous démontrer, malgré eux, qu'ils avaient tort ; et cela depuis le début ! La situation économico-écologique va empirer partout.

Sans risque de se tromper, les Peuples pourront donc éliminer définitivement les dictateurs-banquiers qui auront échoués, tout comme leurs prédécesseurs, à redresser l'économie. Il y a même quelques chances pour qu'ils comprennent qu'il vaudra mieux abandonner le capitalisme et changer de système de façon à mener la première révolution qui n'en sera pas une.
Car il faut bien l'admettre, avec le recul dont nous disposons, les révolutions n'ont été jusqu'à présent que des remises à zéro des compteurs. En d'autres termes, jusqu'ici, lors d'un changement de régime, un système croissanciste concentrateur de richesses a toujours remplacé un autre système croissanciste concentrateur de richesses.
Comme aujourd'hui les ressources énergétiques et naturelles sont en déplétion, il nous faut changer au fond de nous-mêmes et accepter d'adopter une économie de décroissance, respectueuse des Lois de la Physique et de l'écologie, seule économie capable de distribuer les richesses de façon équitable tout en préservant notre Planète.

Malraux avait dit "Le XXI ème siècle sera spirituel ou ne sera pas".

Je crois plutôt que, pour être, le XXI ème siècle devra être humain et écologique !