Il est des gens qui se disent artistes.
Toujours courtisans, ces zozos se trouvent récompensés des flatteries qu'ils font à nos seigneurs (les élus de ce qui reste de la démocratie) par l'obtention du droit à faire faire des trucs et des machins, des bidules et des bazars, entièrement subventionnés sur deniers publics.

Autour de Nantes, actuellement, ces fatras poussent en grands nombres.
Parmi eux, celui-ci :

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dont l'auteur ressemble fortement, c'est rigolo ! à l'experts dans le Paysage Audio-Visuel qui traite le sujet de la gastronomie de Lidl Price, un certain Jean-Pierre "Goffre". Et PAF ! dans ta tronche !

"La-maison-qui-penche-dans-le-fleuve-sur-la-rive-gauche-d'y-celui", c'est des pieux en acier de 20 à 25 mètres minimum, réalisés avec de puissantes machines goinfrées de pétrole, du béton et encore de l'acier extraits de la Terre par consommation de pétrole et charbon, du plastique de pétrole, des peintures de pétrole ; et tout ça jeté à l'eau ! Dans 50 ans, il n'en restera plus rien, sinon ruine et rouille !
Cet assemblage, improbable et précaire au regard des forces de la Nature, constitue au final une insulte à tous les pauvres qui n'ont pas de maison tout autant qu'une insulte à notre Planète, qui chaque jour s'épuise un peu plus.

N'oublions pas que les artistes d'autrefois n'avaient besoin que d'un peu de tissu, de bois, de peintures, de pinceaux, de pierres, de chaux et de pigments, tous ces matériaux étant renouvelables, et que leurs oeuvres ont traversé les siècles ; parfois les millénaires.

Alors, que faut-il en penser ?
Et bien, même si je doute que le concepteur ait voulu faire passer une telle idée, "La-maison-dans-l'eau-qui-penche" symbolise le naufrage qui nous attend ; celui de notre Planète-Maison ; naufrage que nous provoquons !
Je vous invite d'ailleurs à lire à ce sujet, l'étude d'Arne Mooers et de son équipe à l'Université de Vancouver, qui prévoit un effondrement imminent et irréversible de la biodiversité, ses collègues spécialistes des paléoclimats se déclarant terrifiés par les conclusions qu'elle présente.

J'en termine en en remettant une couche.
Non ! Jack Lang n'a pas inventé la fête de la musique - une bonne idée que celle-là ! - C'est un musicien américain qui l'a imaginée !, puis un collaborateur du vosgien ministre.
Mais qu'il se console ! il aura fait une chose : promouvoir une bande d'inconscients, bien ancrée dans le système et par là incapables de le critiquer comme de véritables artistes sauraient le faire, tous adeptes qu'ils sont de l'art "languesque", dans lequel démence, subventions et copinage se confondent afin d'écrire une ode à la société mortelle du gaspillage et de la consommation.

Ne serait-il pas temps de rentrer dans l'écodouble ?