Pendant la période de 2004 à 2012, l'armée française a perdu 70 soldats en Afghanistan. Dans le même temps, les chasseurs français, dans nos campagnes, ont tué 193 personnes.
Bon ! Certes il y avait quelques chasseurs parmi les victimes (je plaisante !) mais les autres ? Des promeneurs, des cyclistes, des automobilistes ! (*)

Faudrait vraiment empêcher les piliers de bars et viandards en tout genre de se promener armés dans la Nature. Ils y sèment du plomb à tout va (ça pollue) et par la même occasion sèment la mort, chez les animaux d'abord mais aussi chez les humains, dans un autre registre bien plus efficacement que les talibans parmi les forces françaises (je ne plaisante plus !).

Seuls des naturalistes compétents et patentés devraient avoir le droit de faire ce qu'il faut quand il faut pour suppléer l'absence des grands prédateurs dans la chaîne alimentaire de nos contrées.
D'ailleurs, ces grands prédateurs (les loups), nous devrions apprendre à les connaître, à les respecter et à les accepter, dans nos territoires les plus sauvages et reculés. Parce qu'en fait, sans eux, un écosystème n'est pas complet et, donc, en mauvaise santé.
Et soyons certains que leur présence créerait de l'emploi : là où il y a un berger ou une bergère, il pourrait dès lors y en avoir cinq où six, se relayant jour et nuit dans les estives, alliés avec des patous (comme la jolie Belle de Sébastien), le bétail rassemblé dans des enclos protégés.
Ce spectacle serait bien plus beau que celui du berger, ou de la bergère, roulant dans son 4x4 une heure ou deux par jour, pas tous les jours, sur les chemins de montagne.

Mais comment donc cela se passe dans les montagnes d'Italie et d'Espagne ? où les loups sont bien plus nombreux qu'en France ! La cohabitation s'y fait, avec tensions certes, mais on n'y préconise pas pour autant l'extermination de l'ancêtre de notre chien domestique.

http://www.loup.org/spip/Comment-la-cohabitation-homme-loup,1069.html

(*) Tous les ans la liste est longue de ceux qui sont victimes de ces "accidents". Savez-vous que de 2004 à 2012 les accidents de chasse ont occasionné 193 victimes mortelles soit près de 2.8 fois plus que le nombre de militaires français - 70 - tombés au combat en Afghanistan ?! L'association "CESSEZ le FEU" entend alerter l'opinion publique sur cette réalité.

Sur le terrain, la pratique de la chasse - notamment avec des carabines telles que celles utilisées pour la chasse au grand gibier, équivalentes à des armes de guerre - n'est pas encadrée de façon suffisamment rigoureuse. Le texte faisant autorité en la matière, une circulaire de 1982, a supprimé les périmètres de sécurité existant à l'époque. Il permet à tout porteur d'arme d'en faire usage en direction des habitations, des routes et des chemins s'il estime que ceux-ci sont hors de portée de son arme. Mais cette circulaire ne donne aucune valeur chiffrée précise pour la portée des armes ; notre sécurité ne repose donc que sur la seule appréciation du chasseur, même quand celui-ci dispose d'une carabine dont les balles peuvent avoir une portée de cinq kilomètres.

Les pouvoirs publics, y compris au plus haut sommet de l’État, n'ignorent rien de cette situation : ils ont été alertés, en de nombreuses occasions, aussi bien par des parlementaires que par des associations.

Nous demandons que l’État prenne ses responsabilités, abroge la circulaire 82-152, et encadre de façon rigoureuse l'usage des armes liées à la pratique de la chasse.