Décidément non, le vent ne se résigne pas à tourner (Cf. mon article précédent) !

Je viens d'envoyer, ce jour, la lettre ci-dessous au Préfet de Loire-Atlantique, à l'adresse suivante : prefecture@loire-atlantique.gouv.fr
Vous êtes invités, par toutes les associations d'opposants, à faire une pareille lettre à ce fonctionnaire, pour que ce projet imbécile ne se réalise pas.
Pressez-vous ! Il y a urgence.
Bien entendu, vous pouvez vous inspirez de mon courrier.
Et n'oubliez pas d'envoyer une copie, pour comptage, à l'adresse suivante : cyberaction@agirpourlenvironnement.org

Monsieur le Préfet de Loire-Atlantique,

Nous, citoyennes et citoyens français, apprenons que vous vous apprêtez à signer l'autorisation de début de travaux pour l'aéroport inutile et sans avenir, faute de pétrole, de Notre-Dame-des-Landes.

Croyez bien que nous sommes stupéfaits de cette chose ; stupéfaits de l'entêtement dont vous faite preuve pour voir ce projet antidémocratique aboutir alors même qu'il est très coûteux pour les Finances publiques qui sont déjà au plus mal.

Sachez que, par cette signature que vous allez apposer, vous allez nous outrager.
Vous nous outragerez parce que vous ne ferez aucun cas des recours en justice toujours en cours.
Vous nous outragerez parce que vous allez faire en sorte que la loi sur l'eau ne soit pas respectée, alors que déjà la loi sur les marchés publics a été bafouée (Cf. la date d'attribution du marché inventaire Faune-Flore à la société Biotope qui est antérieure à la date limite de dépôt des propositions des entreprises spécialistes en la matière).
Vous nous outragerez parce que, vous même, le garant des institutions, vous ne respecterez pas la loi ; Notre loi ! et vous couvrirez son non respect.

Croyez bien, en outre, que par votre signature vous allez obérer un peu plus les chances de l'Humanité de s'assurer une alimentation dans le futur tant les terres agricoles se font rares ; et vous allez, vous, personnellement, en détruire 2000 hectares de plus.
Comprennez, enfin, que par cette signature vous allez apporter la preuve que vous n'êtes, ni ne fûtes, ni ne serez jamais un Serviteur de l'Etat.
Soyez même certain que le Peuple vous jugera comme un profiteur et un vil valet de la finance.

Regardez la réalité.
Pensez à vos enfants, vos petits-enfants. Prouvez leur que vous les aimez.
Ne signez pas !
S'il le faut démissionnez ! car nous savons que la pression vient d'en haut ; de Matignon.
Si vous faites ainsi l'Histoire se souviendra de vous.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations.