Quatre années ont passé depuis que Gaulle à fait disparaître le Conseil des Président, furieux de la médiocrité de ses successeurs. Mais la France étant plus que jamais en péril, prise à la gorge qu'elle est par les financiers néolibéraux qui ont désormais l'un des leurs à l'Élysée, le général, très en colère, se remet en ordre de bataille : Le Conseil des Présidents réapparaît.

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Jacques Chirac - Putain Flamby ! J'te causais d'aller voir des gonzesses en scooter et je t'ai perdu de vue. Et puis là je te revois ! Tu le fais comment ce tour de magie ?

Charles de Gaulle - La ferme ! Tous !
Mimolette ! Votre expédition en scooter est honteuse et déshonorante pour la fonction de Président ! Vous me faites penser au ridicule Félix Faure et sa pauvre pompe funèbre.

François Hollande - Mais pourquoi donc ? Je ne me suis pas fait élire à l’Élysée pour travailler. Tout est emmerdant dans cette bicoque. Je préfère me promener comme quelqu'un de normal. Mais sinon, j'aime bien, oui ! j'aime bien jouer aux soldats avec Le Driand, et après faire la fête avec des actrices. D'ailleurs c’est pour ça que ma cravate est toujours de travers. Et après moi le déluge, na !

CDG - C'est plutôt avec vous que s'abat le déluge ! Il a plu autant sur vous à chacune de vos sorties que vous fîtes pleuvoir les épreuves sur les françaises et les français. Et les dernières épreuves, celles qui commencent avec les ordonnances, s'incarnent dans le gamin qui vous remplace et à qui vous avez ouvert une voie royale.

Macron arrive, assis sur un trône perché sur un petit nuage.

Emmanuel Macron - Je suis grand, beau. Je suis Jupiter !

FH - Mais ... mais ... mais ... ce n'est plus moi le Président ?

Gaulle frappe dans ses mains ; trône et nuage s'évaporent ; Macron tombe les 4 fers en l’air. Il se met à pleurer et se relève en se tenant les fesses et la tête.

EM - Ouiinnnnn ! Ouuiiinnnnnnn ! Méchant monsieur ! Je vais le dire à Brigitte !

CdG - La ferme morveux ! Tu peux le dire à qui tu veux ! Peu m'importe. Ici, il ne sert à rien d’avoir la grosse tête. Je te contrôle dans ton sommeil et c’est moi qui commande. Ici, je te ferai marcher à la baguette toujours ! car tu es un nouveau cauchemar pour la France. Et maintenant assied-toi sur cette chaise.

Une chaise de bébé apparaît à coté de celle de Hollande. Macron, grognon, s'y assois.

FH - C'est incroyable, je ne suis plus le Président ?!? J'ai dû rater quelque chose.

Alain Poher - Mais il n'y aucun risque de voir ce gamin passer l’arme à gauche ! Je m’en vais ; je ne sers plus à rien ici !

CdG - Restez là Poher ! Au cas où. En fait, je vous préfère à Larcher, qui bouffe trop, qui tel un ballon de baudruche dérive dans le sens du vent et dont le cerveau me fait penser à un plat de spaghettis. Quant au merdeux, s'il n'y a pas, en effet, de risque à le voir passer l'arme à gauche, le problème est plutôt qu'il n'a pas une once de l'âme à gauche.

JC - Alors là Charlie Golf, c'est bien dit.

CdG - Durant les 5 ans de "fromage-sans-gout", rien n'a été fait pour sortir de notre actuelle économie qui conduit à l'effondrement du Monde. Pourtant, ce que j’avais expliqué en ce Conseil eût pu constituer un programme pour jeter les bases d'un nouveau paradigme économique capable de nous offrir une certaine résilience face aux bouleversements climatiques et environnementaux qui se préparent et dont nous sommes responsables. Mais non ! Rien ! Rien n'a été fait ! Au lieu d'initier par des actions simples, pleines de bon sens, un système visant à regagner un futur, vous avez continué à laisser faire ceux qui saccagent la Nature en vous corrompant. À Notre-Dame-des-Landes vous vous êtes pris pour César et vous fîtes la guerre à la jeunesse la plus éclairée de France tandis qu'à Sivens vous êtes allé jusqu’à tuer un remarquable naturaliste spécialiste des renoncules.

FH - Ce n'est pas vrai que je n'ai rien fait pour la Nature ! Avec une de mes anciennes copines, et puis aussi avec Fafa, j'ai fait la COP 21, et ça c'est bien la COP 21. Oui, c'est bien !

CdG - J'ai dit de la fermer le "clacos à bobos".
Vous devez la fermer car la seule chose que vous ayez réussi fut de diviser le pays alors que les nationalistes se rapprochent de plus en plus du pouvoir. Vous l'avez fait afin de faire diversion et cacher votre inaction ainsi que votre capitulation plus que lâche devant les banques et l’Allemagne dont les dirigeants sont des fanatiques du fascisme financier. Et pour enfumer le peuple alors que vous capituliez, votre seule action a consisté à imaginer une funeste diversion avec le "mariage pour tous". Le résultat fut qu'après un temps d'interminables débats inutiles et ravageurs pour l'unité nationale, vous fîtes voter une loi, tant imbécile que cruelle pour celles et ceux qu'elle est censée reconnaitre et protéger, car elle a pour conséquence l’ouverture d'une liste de la minorité homosexuelle à l’État civil. Votre très cher modèle Mitt’rand ayant fait des listes de juifs à Vichy, il vous fallait aussi faire chose semblable ; vous avez donc commencé à ficher les citoyennes et citoyens homosexuels de notre Pays. Pauvre con que vous êtes ! Les socialistes, mis à part Blum et Mendes-France, sont toujours les mêmes : de dangereux et inconséquents individus.
Car sachez qu'on ne doit jamais faire de liste de minorité, car les minorités sont toujours de possibles bouc-émissaires. Dussiez-vous paraitre homophobe en ne répondant pas favorablement aux revendications des très militantes associations LGBT, revendications par ailleurs légitimes et pour lesquelles nous pourrions consentir à quelques aménagements si ce n'étaient l'urgence écologique et la violence latente qui s'installe dans notre société, votre rôle aurait dû vous conduire à traiter la crise écologique et financière en tout premier lieu. Le reste, il n'y avait qu'à le gérer, en veillant tout de même à protéger la société et toutes les personnes de France, en particulier celles des minorités qui se retrouvent généralement en danger dès l'instant que les extrémistes de tous poils ne sont plus très loin des portes du pouvoir.

François Mitt'rand - Je n'ai jamais dit, en 1994, à la télévision chez Jean-Pierre Elkabbach, que Bousquet était mon ami et que je ne faisais que des listes lorsque je travaillais au gouvernement de Vichy ! Qui vous a raconté ça ?

CdG - Vous venez de nous dire vous même où et quand vous le dîtes, sale collabo. Le comble d'un dénonciateur - rappelez vous l'histoire, malheureuse à cause de vous, de l'aérodrome clandestin de la Résistance angevine d'où vous vous envolâtes pour Londres - c'est de se dénoncer lui-même. Et puis fermez-là je vous dis. On vous a bien assez entendu pour ne jamais rien ouïr de valeur sortant de votre bouche.

JC - Collabo ! Collabobobo ! Ca fait bobo d'entendre la vérité, hein Fran... Fran... Francisque ?!?

FM - Oui, Monsieur mon Premier Ministre.

JC - Nananananaa. Et ben allez vous faire voir ! Monsieur le Ministre des Colonies d'Outre-mer.

CdG - Quant à vous le merdeux surement pas sorti de la cuisse de Jupiter vous semblez vouloir user encore de la diversion médiatique avec la PMA, au prétexte des drooiiits des personnes et "en même temps" de votre sacro-sainte loi du marrrchéééé, même si l'établissement du droit à l'enfant ferait qu'il deviendrait possible d'acheter des enfants et d'asservir des femmes au sein de mafias de la GPA. Dès lors, avouez-le ! le droit garantissant aux femmes de pouvoir disposer de leur corps et d'une liberté, vous vous en foutez, n'est-ce pas ? Et les droits des enfants ? Ce ne sont pas des personnes les enfants ? Vous en faites quoi des enfants ? Cela ne vous dérange pas que ceux qui viendraient à naître dans de telles conditions "administratives" pourraient avoir à l'esprit, toute leur vie d'adolescent et d'adulte, la question à jamais insoluble de leur origines biologiques ? Mais il est vrai que, n'ayant pas d'enfant, vous pouvez vous en foutre complètement !

EM - Si j’en ai des enfants ! Ceux de Brigitte !

CdG - Et ben voilà ! Vous devriez plutôt œuvrer à faciliter les démarches d’adoption d’enfants. Le monde est plein d’enfants abandonnés et orphelins. Au lieu de cela, on va repartir dans des polémiques stériles en redonnant la parole aux copains de ce salopard de Fillon, ceux de la Manif pour tous, les pires cons qui puisse se trouver ; parce que cela vous sera bien utile, car vos collègues banquiers pourront alors faire ce qu'ils voudront pendant que les médias à votre botte nous parlerons de la ridicule démocratie participative et des droiiits pour tous, en oubliant les devoirs de tous. Et alors qu’il faudrait essayer de sauver le Monde, alors qu'on détruit la Nature, vous aller faire en sorte, par un vil stratagème, de continuer à engraisser vos amis et vous même par la même occasion, et cela sous couvert d'un crime. Mais cette fois, alors que vous vous pensez un faiseur d'avenir, après l'effondrement qui arrive, que vous ne voyez pas venir, qu'en tout cas vous ne cherchez pas à prévenir, l'Histoire ne se répètera pas : Tout sera perdu pour toujours. Ce sera la fin de l'Humanité.

FM - Tant mieux ! Je n'ai jamais aimé ce journal ; je préfère le Figaro.

EM - Mais vous êtes qui vous, méchant vieillard, pour me parler ainsi ?

CdG - Je veux être le cauchemar de tes cauchemars ! Car tu es pire, pour tout, que le crétin qui vient de nous dire une énième connerie;

Valéry Giscard d'Estaing - Je vois Monsieur de Gaulle que vous avez toujours le conservatisme vissé au corps et surtout la mémoire courte. Osez dire de quelqu'un, ici, qu'il a les médias à sa botte quand on sais comment vous dirigiez l'ORTF, c'est un peu l'Hôpital qui se moque de la Charité !

CdG - Mais cher Giscard déteint, la période durant laquelle je fus aux affaires n'était pas celle d'aujourd'hui. Et puis à l'époque j'étais stupide, je vous l'ai dit au début de ce Conseil : je ne savais rien de l'écologie.

FH - Et bien moi, je le redis, j’ai fait les accords de Paris pour le climat ! Et c’est quelque chose quand même ; et grâce à cela le monde sera sauvé ! c'est certain !

CdG - Pays-bas, ta COP 21, ce n'est que du papier ! Du papier si miteux que je ne m'en servirais même pas pour me torcher le derrière de peur de me salir les doigts. L'écologie, et la bataille pour la restauration de la Nature, comme toutes les batailles, c'est sur le terrain que cela se passe. Or, sur le terrain, la destruction de la Nature continue ; et vous laissez la finance la détruire, toujours plus vite. Il n’est que de constater que les quantité de pesticide déversées dans les champs augmentent chaque année, que les paysans disparaissent remplacés par des agriculteurs alors que, je l'affirme, les paysans font vivre quand les agriculteurs tuent. Voyez ceux de Sivens qui s'entêtent à vouloir cultiver du maïs dans des zones en passe de devenir arides, maïs qui ne convient même pas pour engraisser les vaches puisqu'il ne contient pas de protéines ; ces dernières devant être apportées par du soja transgénique importé du Brésil ou d'Argentine, les producteurs de cette glycine ayant, pour la cultiver là-bas, spoliés des centaines de milliers de paysans, assassinés certains d'entre-eux, rasé des pans entiers d'Amazonie et répandu des quantités presque infinies de biocides en tous genres.

EM - Mais c'est la loi du marché qui dicte cela. Ces producteurs de soja sont des premiers de cordées que la France aimerait bien avoir chez elle.

CdG - Non le merdeux ! Il n'y a pas de loi du marché qui tienne lorsqu'il est constaté de telles injustices et de tels désastres écologiques et humains. C'est comme le Center Park de Roybon ?! Combien d’hectares de forêt bradés à un prix si ridicule que la corruption en apparait au grand jour ? Et le triangle de Gonesse ! Combien d’hectares de bonnes terres sacrifiées pour combien de pots de vin ? Et l’EPR combien d’irradiés futurs ? Avec combien de milliards gaspillés ? Alors que ces milliards pourraient, par exemple, servir à restaurer des moulins dont le nombre est si important dans notre pays que nous pourrions avoir l’équivalent de plusieurs réacteurs nucléaires si nous les équipions tous de générateurs d’électricité.

JC - RRooonnnnn, pfffffffuuuuuuuuuu. RROOOONNNNN, PFFFFFFFUUUUUUUUU !

EM - Mais, vieux méchant, ça fait chier les français ces discours. Nos compatriotes sont fainéants, et donc ils veulent du rêve, il veulent des paillettes ; et ils souhaitent consommer ! Tout ce que vous dites ne les intéresse pas. Et en plus, cela n'arrange pas les affaires de mes collègues et amis les riches.

CdG - Ta gueule sale morveux ! Ta gueule je te dis !

EM - Quoi ? Qu'est ce qu'elle a ma gueule ? Oh mais j'y repense : le pauvre Johnny ! C'est trop triste. Il est mort. Snif ! C'était si beau mon hommage.

CdG - Mais veux-tu la fermer, minable petit arriviste. Tu n'es rien moins qu'un rebus et une honte pour la Fonction Publique tant tu as desservi la France.




(À suivre)