Comme je suis têtu, et pas seulement parce que breton d'adoption, je ré-écris à l'Académie française pour suggérer une deuxième fois d'exclure Foch et Joffre du nombre des Immortels.
Je rappelle que ma première lettre ouverte, publiée ici même le 22 août 2014 et postée le même jour à l'adresse du Quai de Conti, n'a toujours pas reçu de réponse.
Tant que je n'aurais pas de réponse, j'écrirai ! Dussè-je mitrailler de lettres notre très docte académie, j'obtiendrai une réponse ! Pan ! Pan ! Pan ! Panmmm ! Enfin bon ! j'irai au moins jusqu'à la Cinquième ; je ne vais tout de même pas y passer ma vie !
Après, on verra. Peut-être que parce que je ne risque pas la mitrailleuse - mon courage n'est pas grand, je me défoulerai par une vaillante charge devant ... mon clavier seulement, car je ne suis pas un assassin.



Madame le Secrétaire perpétuel,
Mesdames et Messieurs de l'Académie française

L'été que nous vivons marque les 101 ans du début de la grande catastrophe que fut pour les peuples de la Planète la Première Guerre mondiale, guerre qui conduisit à la seconde, deux décennies plus tard, tant nos chefs d'alors ne surent pas - ou ne voulurent pas - mettre en place les conditions pour une Paix stable.

Déjà, voici un an, je vous avais envoyé une lettre ouverte, publiée sur mon blog écodouble, à l'occasion du centenaire du massacre du 22 août 1914, vous suggérant d'exclure de votre assemblée les Maréchaux Joffre et Foch maintenant qu'au regard de l'Histoire ces deux personnes apparaissent comme de véritables criminels du fait de leur stratégie de "l'offensive à outrance" qui a fait, en 1914, des centaines de milliers de morts dans les rangs des soldats de la France.

Je ne sais pourquoi mais je n'ai toujours pas, un an après, de réponse à cette lettre, qui en mérite une, à mes yeux du moins. Je vous serais donc gré de bien vouloir considérer, ou reconsidérer, ma requête qui concerne ce statut d'Immortel que conserve encore Messieurs Joseph Joffre et Ferdinand Foch, requête certes un tantinet cavalière mais qui, je le rappelle, pourrait être celle d'un grand nombre de nos compatriotes, au moins ceux dont des ancêtres portèrent le pantalon garance.

En fait, je suis de plus en plus convaincu que rien hormis l'exclusion de ces hommes et l'impossibilité qui serait faite à un militaire de siéger sous la Coupole dans le futur ne pourrait être une plus forte condamnation de la guerre.

En vous remerciant de nouveau pour l'attention que vous aurez bien voulu m'accordez, veuillez, Madame le Secrétaire perpétuel et Mesdames et Messieurs de l'Académie, agréer mes plus respectueuses salutations.

Pièce jointe : Un exemplaire de ma lettre du 22 août 2014