fhœmmes : n. n. pl. œ Ensemble des humains ou ensemble d'humains pris sans considération de sexe ou d'âge. - Les fhœmmes du village sont heureux. - Les activités économiques des fhœmmes menacent la biosphère.

Encyclopédie : Le mot fhœmmes (prononcez "feumme"), est formé par un mélange des deux premières lettres des mots homme et femme auquel s'ajoutent les trois dernières lettres qu'ils ont en commun, le "s" marquant le fait qu'il y a forcément deux personnes au moins, de sexe différent, pour pouvoir utiliser ce mot.
L'usage du mot fhœmmes, exception dans la langue française en ce sens qu'il s'agit d'un nom neutre pluriel, permet de ne plus utiliser le mot homme, qui désigne en premier lieu un humain mâle, pour désigner une population d'humains ou l'ensemble de l'Humanité.
Certes, dans le passé, les puristes, ou les conscients et respectueux de l'ordre naturel du Monde, ou bien encore les justes hommes, les lecteurs feront leur choix, en tout cas ceux-là mais aussi les femmes bien sûr, sachant la réelle complète et totale égalité entre les femmes et les hommes, mettaient un "h" majuscule au mot homme quand il s'agissait pour eux de nommer l'Humanité. Cependant, l'ambiguïté demeurait sur le plan phonétique et, bien entendu, les femmes pouvaient à juste titre se vexer d'apparaître effacées de l'existence par un simple son. Mais le plus grave, et cela pour quantité de livres et d'articles, était d'écrire, et donc de lire, homme sans majuscule pour désigner l'Humanité toute entière. Bon nombre d'auteurs en effet, les ignorants, ou les imbéciles, ou les crétins, ou les machos, ou les prétentieux - la liste est longue, les lectrices et les lecteurs y reconnaîtront qui ils voudront, ne prenaient même pas la peine, pour ce cas, de mettre le "h" majuscule. Dès lors, la gent féminine, mais aussi ceux parmi les hommes qui se trouvent dotés d'un cerveau normal et d'une éducation correcte donnée par leur maman, avaient tous les droits d'être révoltés et indignés.
Et comment ne pas s'indigner et se révolter lorsque l'on découvre, il y a seulement quelques mois, qu'une affiche de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen accrochée dans un couloir de l'école de son village ne montre qu'un "h" minuscule là où plus que partout il en faut un majuscule. Mais que font les inspecteurs de l'Éducation nationale ? sinon imposer des programmes qui seraient seulement loufoques s'ils n'étaient pas avant tout criminels pour l'Esprit, la Conscience et le développement des enfants !
Au point où en est l'Humanité, quasi perdue, sur sa Planète à jamais isolée dans l'onde infinie de l'Univers, il est temps de faire en sorte que les femmes retrouvent, dans l'Humanité, la place qu'elles avaient avant le Néolithique mais qu'elles ont perdu depuis : la moitié de la place des hommes !
Et ce n'est pas par de simples conventions d'écritures qu'elles retrouveront cette place : L'écriture inclusive s'avère en effet un ridicule accessoire - du reste fort compliqué, parfaitement illisible et dénué de sens audible. En fait, les écrits se doivent d'être féministes par le sens de l'agencement des mots et non pas par des artifices hideux pour la langue.
Ainsi, seul un nouveau mot peut marquer l'entrée dans l'Âge Nouveau où les femmes, symboles de la perpétuation de la vie, regagnent le rang qui est le leur : ce mot, c'est "fhœmmes".
Par ailleurs, l'adoption de ce mot est à même d'aider à poser les conditions sociétales qui permettront la mise en place d'une économie écologique de coopération en lieu et place de l'économie de la compétition et de la guerre de tous contre toutes et tous qui est actuellement la nôtre.
L'Humanité est une de deux.
De deux, l'Humanité est une.
Enfin, afin d'en finir avec les velléités d'écriture inclusive de la part de femmes féministes qui oublient facilement que les hommes ne sont pas toujours des salauds et des goujats, une nouvelle règle simple pourrait être adoptée : Lors d'une énumération de noms, il serait bon que fussent cités en premiers, s'il y en a, les noms féminins, les masculins éventuels venant ensuite, l'accord des adjectifs se faisant donc, comme auparavant, au masculin.
Un peu dans le sens de cette proposition, nous pourrions aussi revenir au fait d'accorder systèmatiquement les adjectifs avec le genre du nom venant en derniers dans une énumération.
Cela dit, il existe d'ores et déja moultes libertés dans notre belle langue de Molière, par exemple avec les virgules ou avec la possibilité d'ordonner les mots de diffèrentes manières dans les phrases afin de précisions, pour faire de l'inclusif sans avoir l'air d'en faire.
De nouvelles règles compliquées, comme celles envisagées par certaines instances ministérielles, s'avèrent donc inutiles.

Que la Force soit avec les fhœmmes.