Ce semeur d'arbres aurait existé, j'aurais aimé le rencontrer et souhaité être de ses amis.
De tous ses textes, Jean Giono aimait dire que celui racontant l'Homme qui fait naître la forêt était son préféré. Et l'on comprend pourquoi à sa lecture : c'est simple, beau, grand, sublime.

Hier au soir, entre 20H30 et 23H00, j'ai planté une douzaine de petits arbres, frênes et chênes, que j'ai fait germer durant l'hiver 2008-2009 dans des pots posés sur la table de mon salon.
Il m'en a coûté des écorchures de ronces, des piqures d'orties et un bon  mal de dos. Je les ai bichonnés et choyés en les imaginant grands alors que chacun d'entre-eux pouvait tenir dans ma main.
Peut-être qu'ils vivront, pensais-je. Et peut-être que je les verrai devenus forts et en passe de devenir imposants. Alors je serai vieux mais je serai content.
J'ai aussi pensé à Giono et à son héro, Elzéard Bouffier (*).

Après, j'ai bien dormi.

(*) Que certains minables cherchent visiblement à s'approprier, au mépris de la volonté de son auteur.