Pour changer notre regard sur la Nature et le Monde en général, il serait temps de reconsidérer quelques habitudes de vocabulaire. C'est si beau le vocabulaire !
Mais il nous arrive parfois d'avoir la maladresse de détourner des mots "positifs" pour désigner des choses "négatives".
Il en est ainsi avec des noms d'animaux. Voyez plutôt.

Le renard, en tant que prédateur, est utile écologiquement parlant, ce n’est plus à démontrer. Il en est de même du loup et bien sûr, de tous les prédateurs mais aussi de tous les autres êtres vivants, même des parasites.

Alors pourquoi dire d'un humain qui présente des défauts qu'il est un renard, un loup, un requin, un chien ou un parasite ? Ils sont tous utiles les êtres vivants ! Même le parasite !

Enfin ! Il faut tout de même avouer qu'après réflexion, on peut considérer des exceptions. Exceptions qui concernent de très rares organismes, en petit nombre ; quelques centaines de milliers de spécimens sur Terre.

Les humains, avec leur économie actuelle, sont passés du statut de prédateur à celui de parasite de la biosphère, du fait qu'ils détruisent cette dernière alors même qu'ils en sont entièrement dépendants.
Mais reconnaissons le ! Si les Humains sont devenus des parasites, c'est beaucoup par la faute de leurs financiers qui appartiennent, eux, à une nouvelle catégorie, créée spécialement pour eux : celles des super-parasites.
Il est possible de considérer cette nouvelle catégorie depuis deux siècles environ.
Sa seule fin est donc d'y classer nos financiers, d'autant plus que depuis les années 1980 ces derniers ont pleinement terminé leur évolution, si bien que le nouveau "taxon", finalement, justifie complètement cette nouvelle catégorie.
Contrairement aux parasites, les super-parasites sont suicidaires. Leurs facultés cérébrales, pour une large part dégénérées, les restantes étant hyper-déviantes, ne leur permettent pas de comprendre, bien sûr, que leur créneau dans la chaîne biologique les conduit à la mort, eux et leurs progénitures qu'ils pensent aimer et protéger.
Mais le fait est là : ils vont disparaître.
Aucun espoir en effet de voir survenir chez eux une évolution favorable : ces organismes resteront des super-parasites, décidant de tout sur Terre tout en ne sachant rien, c’est du moins ce que semblent démontrer les dernières expériences de renflouement des banques conduites durant l'année écoulée par nos pitoyables politiques et leurs conseillers experts supérieurement incompétents, qui s'affairent dans leurs palais-laboratoires.

Ces résultats nous conduisent à la conclusion suivante.
Le temps est venu de faire évoluer la langue. Oublions les insultes et les jolis noms d'oiseaux du genre, loup, renard, vautour, faucon, hyène, chacal, requin, buse, qui sont depuis quelques millénaires ordinairement attribués aux humains montrant les pires défauts. Errare humanum est perseverare diabolicum ; en procédant ainsi nous manquons de respect à tous ces animaux, tous utiles.
Utilisons donc plutôt le mot « financier » pour qualifier les gens qui montrent les plus vils côtés de la nature humaine, ou font preuve de la plus parfaite inintelligence, puisqu'ils sont capables, par exemple, de couper une branche sur laquelle ils se trouvent assis.
Et remplaçons par "financier"  les mots « loup » et « renard » que nous utilisions à tort dans les siècles précédents parce que nous n’avions pas alors les apports de la science qui nous ouvre les yeux et qui nous démontre l'utilité de ces deux canidés dans les biotopes ?
Une langue qui évolue est une langue qui vit !

De plus, ce serait « sympathique » pour la Nature qui nous est indispensable de désormais appeler un chat un chat ; du moins quand le chat est domestique et pas sauvage comme le sont Felis sylvestris et les autres espèces d’Asie et d’Afrique, toutes très utiles, faut-il le répéter.

Seule la Nature nous fait vivre.
Et seule une économie fondée sur la préservation de notre Mère Nature, visant à garantir les fonctionnalités écologiques en tous lieux, pourrait constituer une alternative à l'économie actuelle dans laquelle tous les méfaits évoluent de façon exponentielle.

De par la niche écologique qu'ils occupent, les super-parasites sont en voie d'extinction.
Mais il ne servirait à rien - et c'est le plus amusant - de les inscrire sur les listes des espèces menacées, qui sont généralement rédigées à leur intention, eux, les super-parasites qui sont les décideurs de tous les projets inécologiques.
En effet, les super-parasites ont pour principe de ne jamais prendre en considération ces listes d'animaux en danger ou en voie de disparition, tout simplement parce qu'elles leur font perdre de l'argent.

Pour clore cette petite récréation pseudo-scientifique félicitons-nous : Adair Turner, le chef de l'autorité bancaire britannique a déclaré, en août dernier, que la bourse de Londres était "socialement inutile".
S'il s'est autorisé à dire cela, il y a de fortes chances qu'au fond de lui il pensait que la Bourse est en réalité ... super-parasite !