Michel Mortier, l'inventeur de l'aérogénérateur adapté aux anciens moulins à vent a eu le bonheur de voir officiellement inauguré, le vendredi 18 septembre, le premier moulin "de série" issu des recherches et expérimentations qu'il a mené sur le Moulin de la Fée.

A Saint-Mars-du-Désert (Loire Atlantique, France), le Grand Moulin des Places (GMDP) a commencé une seconde vie : il est désormais opérationnel pour produire de l'électricité.
Mais il y a un hic administratif et légal - bien français le hic - pour la commercialisation du courant produit !
De par une loi du début 2008, seules les installations aérogénératrices situées dans une ZDE (Zone de Développement Éolien) peuvent revendiquer le droit de vendre l'électricité qu'elles produisent à un revendeur agréé.
Hélas, le GMDP n'est pas dans une ZDE.

L'espoir de voir se résoudre cet imbroglio bien français réside dans une démarche en cours qui proposerait de classer, par leur antériorité à la loi, tous les moulins à vent en ZDE, quitte à ce que de nouvelles ZDE soient décidées, par dérogation, spécialement, pour un ou plusieurs de ces ancêtres dompteurs du vent, administrativement isolés ... du réseau électrique. Après tout, ils étaient là bien avant les très modernes lois et éoliennes de notre temps ! Non ?

Par le passé, il fut fait ainsi pour les moulins à eau - assujettis sans doute maintenant à un truc administratif du genre : "Zone de Développement Aqueux" (*) -  et il y aurait là matière à une jurisprudence pour leurs cousins ailés.

Avec une dérogation accordée au GMDP, la jurisprudence serait établie et vaudrait pour tout notre Pays. Grâce à elle, un projet de restauration d'un autre moulin pourrait rapidement aboutir en baie du Mont Saint-Michel.

Sur le plan technique, le GMDP reprend dans les plus grandes lignes toutes les avancées technologiques du Moulin de la Fée (vous aurez des détails dans un article en préparation).
Notons cependant un aspect visuel très différent du fait de l'adoption, pour le girouettage, d'un moulinet papillon de 3,20 m de diamètre (les anciens étaient de 2,40 m), remanié techniquement pour une meilleure performance. Mais hormis ce changement, le principe reste le même. L'énergie primaire, le vent, se voit par les ailes, en partie transformée en énergie mécanique. Cette énergie secondaire est maitrisée par un boitier de régulation (la pièce maitresse du moulin aérogénérateur) qui la transmet à la génératrice (aimant permanent), qui, elle, la transforme (en partie seulement aussi) en courant électrique triphasé. Ce dernier, redressé puis traité par des inverters (**) est enfin injecté dans le réseau de RTE (anciennement EDF) après avoir été comptabilisé pour être facturé.

Cet hiver, l'électricité manque en France. Nous en importons depuis chez nos voisins.
Outre que cette électricité est produite avec du gaz, du charbon ou du fioul (tous les pays ne disposent pas comme la France de l'électro-nucléaire) (***), parce qu'elle est produite très loin de son lieu de consommation, une très grande part se voit disparaître en effet Joule (chaleur) dans les lignes du réseau de transport.
Déjà, en temps normal, la production de 5 à 6 réacteurs nucléaires n'arrive jamais sur les lieux de consommation car elle s'est dissipée dans les lignes électriques !
En ces temps de pénurie, compensées par l'importation, c'est plus de pertes encore, juste parce que les lignes sont plus longues !

Dans l'écodouble, nécessaire si nous voulons un avenir, tout, ou presque, sera produit localement selon le principe de l'écolocalisme. Bien sûr, il en sera de même pour l'énergie.
Voilà pourquoi, il faut rapidement que les pouvoirs publics fassent tout pour que le développement des moulins aérogénérateurs, ou hydrogénérateurs, s'accélère.
Et pourquoi cela ? Et bien je vais vous le dire ! Simplement parce que le système économique actuel est en train de s'effondrer. Michel Mortier nous propose une partie séduisante de la solution énergétique du futur. Il faut l'aider !

Aujourd'hui son Moulin de la Fée est à vendre avec, espéré, un projet touristique associé. Ainsi, le prototype des moulins de l'Avenir pourrait continuer à vivre.
Pour tout renseignement sur la vente, n'hésitez pas à contacter Michel Mortier au 06 87 45 54 65.
Vous pouvez aller voir aussi sur le site de petites annonces VIVASTREET, au n° 20 165 355.

(*) Toujours mon mauvais esprit !
(**) Onduleurs produisant un courant en phase avec celui du réseau.
(***) En tout, 58 réacteurs dont 34 de 900 MW, 20 de 1300 MW et 4 de 1450 MW (source médiathèque de EDF), répartis sur 19 centrales (l'EPR actuellement en construction, l'étant dans l'enceinte de la centrale de Flamanville déjà existante).