Avertissement : Faute de temps, je me permets de recopier, dans son intégralité, l'article Wikipédia concernant un Grand géologue à ne pas oublier car ce Monsieur voyait loin et juste. J'ai néanmoins "amélioré" et précisé le texte avec, notamment, un renvoi à ... Wikipédia.

Vladimir Ivanovitch Vernadski (en russe : Владимир Иванович Вернадский), né le 28 février/12 mars 1863 (*) à Saint-Pétersbourg - mort le 6 janvier 1945 à Moscou) est un minéralogiste et chimiste russe, co-fondateur de la géochimie moderne avec Victor Goldschmidt.
Vernadski a travaillé sur les effets des radiations solaires et cosmiques sur l'ensemble des organismes vivants. Il fut amené en 1924 à préciser la notion de biosphère dans une optique biogéologique et écologique. Premier à envisager l'impact de la déforestation sur le climat, il fut peu écouté à une époque où l'on pensait que la nature était dotée de capacités de régénération sans limite (il se trouve des fous qui le pense aujourd'hui encore).

Le modèle qu'il proposa pour notre planète (toujours d'actualité) se compose de différentes couches en interaction :

* la lithosphère, noyau de roche et d'eau ;

* l'atmosphère, enveloppe gazeuse constituant l'air ;

* la biosphère constituée par la vie ;

* la technosphère résultant de l'activité humaine ;

* la noosphère ou sphère de la pensée.

Cette dernière notion a profondément marqué le paléontologue et philosophe français Teilhard de Chardin. La notion de biosphère anticipe aussi celle de Gaïa chez James Lovelock.

On considère parfois que Vernadski fut à l'unicité de l'espace biologique ce que Charles Darwin fut à l'unicité du temps biologique. La vie s'exprime dès lors comme une force géologique et constitue un phénomène cosmique.

Il repose au cimetière de Novodiévitchi à Moscou.

 

Bibliographie

* Vladimir I. Vernadsky, La Géochimie, Paris, Librairie Félix Alcan, « Nouvelle Collection scientifique », 1924, 404p.

* Vladimir Ivanovich Vernadsky, Biosfera, Leningrad, Nauchno-techn. Izd., 1926, 146p. (Rééd. : Moscou, 1967 ; Biosfera i Noosfera, Moscou, Airic Press, 2003, 575p. ; trad. anglaise : Vernadsky, 1998 ; 2006)

* Vladimir Ivanovich Vernadsky, La Biosphère, 2e édition revue et augmentée, Paris, Librairie Félix Alcan, 1929, 323p. (Rééd. avec une préface de Jean-Paul Deléage : Paris, Seuil, coll. « Points/Science », 2002.)

* Vladimir I. Vernadsky, La biosfera : [breve introduzione al concetto-chiave della moderna « ecologia planetaria » : il globo terrestre inteso come sistema vivente unitario] / Vladimir Vernadsky ; [trad. di Carla Sborgi dall’americano, versione ridotta dell’ed. francese del 1929]. Como, Red Edizioni, 1993. 22 cm, 126 p., ill. (Collection : Le radici del futuro 17.) Contient : Vernadsky e la scienza della biosfera, di Jacques Grinevald, p. 9-53.

* Vladimir I.Vernadsky, The Biospere, by Vladimir I. Vernadsky. Complete annotated edition. Introduction : The Invisibility of Vernaskian Revolution, by Jacques Grinevald (p. 20-32), New-York, Copernicus, Springer-Verlag, 1997. 24 m, 192 p. (Collection : A Peter N. Nevraumont Book.)

* Vladimir I. Vernadsky, “Problems of Biogeochemistry, II : The Fundamental Matter-Energy Difference between the Living and the Inert Natural Bodies of the Biosphere“, (Translated by George Vernadsky, Edited and condensed by G. E. Hutchinson), Transactions of the Connecticut Academy of Arts and Sciences, 1944, 35, p.483-517.

* Vladimir I. Vernadsky, “The Biosphere and the Noosphere“, American Scientist, (janvier) 1945, 33(1), p.1-12.

 

Petit commentaire : "Voir loin et juste ", c'est une qualité qui manque à tous nos dirigeants.

(*) Deux dates, du fait qu'en Russie le calendrier Grégorien a été adopté en 1918.