Mesdames et messieurs nos informateurs, je vous suggère d'aller consulter le blog de Paul Jorion, voire même de l'inviter sur vos plateaux lorsque vous voulez parler d'économie.
Ainsi le 2 avril, vous nous avez annoncé que le G20 était un succès historique qui mettait fin à la sauvagerie capitaliste. Hypnotisés par l'apparat entourant les chefs d'État, vous n'avez pas vu que LE FAIT DU JOUR se déroulait en réalité à Washington. Là-bas, les banquiers dictaient une modification de la loi au Congrès américain, afin que les comptabilités de leurs établissements puissent paraître plus convenables.
Lors du G20 de Londres vous étiez parqués pour nous rendre compte, bien à l'écart des chefs d'État, devant des télévisions. Quel dur métier ! Des vaches regardant les trains passer.

En fait, vous auriez pu rester dans vos bureaux, devant une télé retransmettant des images du "sommet people londonien" tout en étant connectés par votre ordinateur au blog de P. Jorion, une des très rares personnes ayant, longtemps à l'avance, annoncé la crise.
Ainsi vous auriez fait l'économie de nombreuses tonnes de CO2 en évitant vos déplacements en avion, vous ne seriez pas apparus comme des naïfs et vous auriez pu nous relater la véritable INFO du 2 avril et qu'à ce jour vous n'avez toujours pas relayée. 

Alors journalistes ! Ne nous racontez plus des sornettes en n'allant pas chercher vos sources là où il faut ou auprès de qui il faut.
Par exemple, c'est bien trop souvent que nous entendons sur vos antennes Nicolas ... Bouzou, économiste orthodoxe, prof. à Sciences Po.
Certes ce Monsieur est amusant comme Zébulon dans "Le manège enchanté".
Mais nous ne sommes pas Pollux. En outre, l'économie mondiale ne nous enchante pas et surtout n'est pas à l'image de ce que nous présente ce sautillant prélat de la croissance et du libéralisme.
Ses explications sont si indigentes, si simplistes et il élude, oublie et ignore tellement de données, que nous pouvons nous demander s'il nous prend pour des crétins ou s'il est simple d'esprit. C'est un optimiste maladif qui ne jure que par la croissance, mortelle à terme.
Allez ! C'est Kenneth Boulding qui aura le mot de la fin car il a parfaitement décrit ce type de personne : "Celui qui croît qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste".