écolocalisme : n.m. Principe d'organisation de l'écodouble* (économie écologique) tendant à privilégier au maximum les échanges de marchandises produites localement ou n'ayant que peu consommé d'énergie pour leur transport.
Encyclopédie : L'écolocalisme est un type particulier d'économie de proximité. Sans vouloir forcément chercher à produire sur place ce qui ne peut l'être naturellement, une économie écolocale veille plutôt à consommer un minimum d'énergie tout en satisfaisant convenablement aux besoins des Humains. Cependant ces besoins sont raisonnés, dans le sens où pour un lieu donné, ils restent bridés par les contraintes environnementales, c'est-à-dire géologiques et climatiques, ainsi que par des contraintes culturelles. Néanmoins, il autorise le commerce de certaines denrées très spécifiques sur de longues distances mais toujours en petites quantités afin d'empêcher l'uniformisation des sociétés humaines.
L'écolocalisme encourage la captation de l'énergie solaire sous toutes ses formes en respectant l'environnement, partout où cela est possible et particulièrement par l'habitat bioclimatique et passif et positif, tout en développant les métiers et les techniques permettant d'économiser le moindre joule.
Dans le domaine de la connaissance, l'écolocalisme favorise les échanges culturels notamment par la littérature, le théâtre, la musique, le cinéma, les techniques de la technodiversité* ou l'internet tout en empêchant une quelconque hégémonie d'une culture sur les autres.
L'écolocalisme est à l'économie un peu ce que le biotope est à l'écologie.
Il permet que la richesse produite dans une unité géographique reste presque dans sa totalité à la population qui la produit, garantissant ainsi un caractère social à l'économie.

Et un lien vers un billet extrait du blog de Paul Jorion.