Deux défenseurs de l'Amazonie viennent de se faire abattre, parce que leurs têtes avaient été mises à prix par des agro-industriels de la déforestation et/ou du soja, ceux-là étant parmi les plus grands destructeurs de la biosphère sur Terre.

Le gouvernement brésilien n'avait pas jugé bon d'accorder une protection policière à ces gens, sans aucun doute parce que les politiques et les industriels marchent toujours main dans la main.
D'ailleurs, alors même que ces deux héros résistants étaient éliminés, les parlementaires du Brésil, de tous les bords politiques, s'employaient à voter une loi adoucissant considérablement le code forestier, pour simplifier la vie des exploitants, exploitants qui par leurs méthodes préparent la mort de l'Humanité.

Il faut se rendre à l'évidence : dans tous les pays, c'est bien les lobbies qui siègent dans les Assemblées. Et c'est bien ces mêmes lobbies qui tuent, en masse et sournoisement d'abord par leur production et de façon plus ciblée ensuite tous ceux qui osent et ont le courage de se dresser devant eux.
Par la faute de ces lobbies, la situation écologique ne va pas en s'améliorant ! Au contraire ! Elle va en empirant !

José Claudio Ribeiro da Silva et Maria do Espirito Santo da Silva rentrent ce jour dans l'Ordre des Défenseurs de la Terre ; à titre posthume ; en espérant que, pour une fois, la justice passera.

 

« Au début, je pensais que je me battais pour sauver les hévéas ; puis j'ai pensé que je me battais pour sauver la forêt amazonienne. Maintenant, je sais que je me bats pour l'Humanité ».
Chico Mendes