Hier, c'était la grève générale !
Au dire d'un syndicaliste entendu sur Europe 1, les revendications portaient sur l'emploi et le pouvoir d'achat. Autrement dit, les syndicalistes, il faut bien le comprendre, défendent le système économique actuel et la course à la richesse en argent, peut-être parce que comme disait Pierre Desproges, "les aspirations des pauvres ne sont pas loin des réalités des riches".
Durant cette journée, quand il fut question de crise, il s'agissait de crise financière et économique. Mais de crise écologique point ! Et encore moins de crise de civilisation.
Mais ne serait-il pas venu le temps de revendiquer autre chose ? Comme par exemple le pouvoir de vie et le droit à la richesse humaine et intellectuelle, pour que le travail ait un autre but qu'une simple production matérielle et - c'est les fonctionnaires du fisc qui ne vont pas être d'accord - qu'il puisse être rémunéré avec des choses qui existent vraiment et pas seulement qu'avec de l'argent. (*)
Enfin, au dire d'un ami qui a battu le pavé dans les rues de Rennes, parmi les manifestants, certains, très rares - heureusement pour les banquiers, les grands patrons et ... les syndicalistes, qui pourraient alors craindre pour leurs emplois - brandissaient le journal "La Décroissance" en guise de banderole.
Ils avaient raison sur le fond et, aujourd'hui, sur la forme aussi. (**)
Ainsi, ils auront été les seuls à avoir jeté des pavés durant ces manifs. Ils les ont jetés dans la mare, parce qu'ils en ont marre intelligemment. En effet, ils prônent l'écodouble.

(*) Actuellement dans le monde, seuls 10% au mieux de la masse monétaire existe réellement. Nous sommes donc payés avec de la monnaie de singe, encore que dans ce cas, tout laisse à penser que les singes sont plus intelligents que nous.
(**) Il faut bien le dire, parfois chez les militants de la Décroissance, la forme pèche un peu.