Tard lundi dernier, sur notre petit écran, après un reportage sur "les émeutes de la faim" en Egypte, paraissait un personnage d'ordinaire assez discret : Monsieur Pascal Lamy en personne, qui en sa qualité de Directeur Général de l'OMC se trouve être le grand patron du commerce mondial.
Ce grand socialiste ami de Lionel Jospin, était vêtu d'un costume à col Mao. Mais il y avait un hic. L'apparence luxueuse du vêtement n'allait pas avec ce col symbolique, propre au monde ouvrier.

Heureusement, pour nous éclairer, dès ses premières paroles il affirma que les raisons des pénuries actuelles de céréales étaient le manque de libéralisme dans l'agriculture mondiale et les subventions accordées aux agriculteurs de l'Europe et des USA.
Ce Monsieur rappelait ainsi qu'il était le champion des Accords Généraux sur le Commerce des Services (AGCS), le grand défenseur de la directive Bolkestein, le serviteur des multinationales. On comprit alors que le col était là pour indiquer qu'il était, dans le genre chic, le nouveau Grand Timonier.
Pendant qu'il répondait aux questions très conciliantes du journaliste (qui était lui, transi d'admiration et de respect comme on peut l'être devant un dieu), le néo-guide "regardait" son intervieweur, les yeux clos, en reniflant. Et de dire tous les avantages des investissements qui seraient nécessaires dans les agricultures africaine et asiatique, d'expliquer que trop de barrières s'opposent au libre échange et de clamer que les négociations sur le commerce mondial, il faut les mener jusqu'au succès, pour permettre aux pays pauvres de devenir riches.

Monsieur Lamy ! Sont-ce vos mensonges qui vous font regarder les gens en fermant les yeux et qui font que votre nez coule à défaut de pouvoir s'allonger ?
Dans votre fonction, vous vous ignorez être le plus grand ennemi des humains et après vous, vos successeurs. En effet, vous ne comprenez pas que l'Humanité c'est avant tout des Citoyens et non pas seulement des consommateurs. En outre vous ne savez rien, ni de l'écologie, ni de la physique, et vous n'en voulez rien savoir.
Tout cela est grave quand on occupe le poste qui est le vôtre.
Avec vous à la barre, nous allons droit sur la tempête.