Pour cette histoire d'amendement dispensant de sanction les députés qui auraient omis de déclarer leur patrimoine au jour de leur élection (l'esprit de la loi initiale était de faire en sorte qu'il soit plus difficile de s'enrichir durant le temps d'un mandat de député), Monsieur Copé a déclaré, lors d'un voyage, qu'il considère comme insupportable le fait que l'on s'essuie les pieds sur la réputation des élus français.

Ce pauvre Môssieur est en retard ! Ou plutôt il a vu trop bas.
Nombre de Français, et ils sont de plus en plus nombreux, s'essuieraient volontiers aut'e chose avec la réputation de leur très chers - en argent - élus.

En effet, que ne font-ils pas ces élus affairistes, de l'Assemblée, du Sénat, des Régions, des Départements, et même ceux de certaines Mairies et Communautés de Communes, pour ne pas se retrouver en ligne de mire. Ils font carpette à longueur de mandat devant les grands lobbies, en votant des lois complètement folles (OGM, dérèglementation, agriculture, énergie, produits phytosanitaires, aménagement du territoire, fiscalité, finance) ou bien alors accordent à ces mêmes lobbies des marchés par favoritisme ou "s'associent" avec des promoteurs et des architectes, destructeurs de la Nature, tout cela en n'oubliant pas de se servir au passage.
Il est à craindre que s'ils continuent comme ça, à l'occasion d'une révolution, ces braves élus puissent devenir des carpettes en descentes de lits ou en paillassons.
Remarquez que, dans ce cas là, c'est Copé qui aura eu raison : nous nous essuierions bien, alors, les pieds sur ces gens et leur réputation.