Le monde bouge et ses espèces habitantes se déplacent.
Les humains immigrent, voyagent, migrent et font des affaires ; toujours avec des bagages.

Un jour, lors d'une promenade sur les berges de la Loire à Nantes, à la recherche d'une fleur sauvage, j'ai rencontré un de ces bagages d'humains, un de la catégorie très spéciale "je fais du business avec n'importe quoi et peu importe les conséquences".
Vous allez me demander ce qu'est cette catégorie de bagages !
Pour vous répondre simplement, ledit bagage est au centre de la photo suivante, au milieu de son garde-manger, rouge avec des points noirs.




















Une coccinelle, le bagage ?
Oui !
Mais pas une de celles qui vivent en Europe d'ordinaire. Il s'agit d'une coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), introduite par des gens qui prétendaient faire de la lutte biologique sur les cultures infestées de pucerons et qui l'ont préférée à la jolie coccinelle à 7 points, ou à la non moins jolie coccinelle à 2 points.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Maintenant, la nouvelle venue s'avère invasive et elle s'attaque aux larves de ses cousines européennes.
Qu'à cela ne tienne !
La commercialisation de "la terreur d'Asie" reste autorisée dans les jardineries de France (l'effet Grenelle de l'environnement sans doute), le fisc n'ayant pas l'intention de se priver d'encaisser 19,6% de TVA sur les ventes d'un "produit", fut-il à même de faire disparaître plusieurs espèces de coléoptères.

Au fait ! Il ne faut pas confondre la coccinelle à 22 points, ou celle à 14 points, avec une des variétés jaunes de "l'ogre d'Asie".
Un petit récapitulatif photos, pour en voir de toutes les couleurs ?

Le même jour, au même endroit, j'ai photographié le "bourreau" à côté de sa victime à 7 points.

Un peu plus loin, le "méchant" avait changé de costume.

Mais je l'ai reconnu.