Le carburant vient à manquer pour cause de grève : cela a le mérite de nous laisser entrevoir ce que sera la pénurie pour cause d'épuisement du pétrole.
Hélas ! Mille fois hélas ! Nos dirigeants n'imaginent même pas que ce temps pourrait arriver (soyons sûrs que ce temps va arriver). Par incompétence, par bêtise ou par volonté de nuire, ils ne font rien pour d'ores et déjà s'adapter à l'après pétrole, pour une transition en douceur. De fait nous aurons d'ici peu à subir le choc des chocs car même l'actuelle petite simulation ne leur aura pas fait comprendre notre TOTALe dépendance à l'or noir.

Mais ce n'est pas là le sujet.

Dans la fonction publique, il y a une saloperie innommable : le préfet.
Nous pourrions croire que, dans cette période de lutte syndicale, pour assurer les services de soins aux gens malades les infirmières des campagnes peuvent bénéficier de carburant par réquisition des préfets. Eh bien non !
En Ille et Vilaine au moins, nos bonnes infirmières sont contraintes de faire comme tous le monde : courir les routes à rechercher La Station et faire la queue ensuite. Et quand, par téléphone, elles contactent la Préfecture pour demander du carburant elles s'entendent dire : "Nous n'avons aucune consigne du Ministère".

Mais à quoi donc peut bien servir un ministre !

Ainsi, il ne nous reste plus qu'à penser - et c'est sans doute la réalité - que :
Primo, le gouvernement ne décide pas de réquisition pour les infirmières pour que l'abandon des patients soit imputable aux actions des grévistes, ceci afin de diviser l'opinion publique.
Secundo, les préfets sont toujours au service du pouvoir en place. Ils ne résistent ni ne résisteront jamais. Ils collaborent et collaboreront toujours. Par peur de prendre une quelconque responsabilité ou une petite décision.
Jean Moulin fut et restera l'exception qui confirme la règle.

Politiques, hauts fonctionnaires ! Tous bons à jeter à la corbeille poubelle. Ils servent la Finance.

Quant aux jeunes qui ne trouvent rien de mieux que de brûler des écoles, et bien qu'ils y aillent à l'école et qu'ils étudient ! Ils apprendraient de quoi comprendre que s'il y a quelque chose à brûler dans ce monde globalisé ce n'est pas leurs écoles : C'est la Bourse.