Le débat n'est pas nouveau mais il faut bien le dire : Le mot "décroissance" fait peur.
Une connaissance, chercheur en micro-biologie, me l'avouait il y a peu et c'est ce qui m'a poussé à écrire cet article.

La raison pour laquelle ce mot fait peur est que tous nos politiques, de droite, de gauche et du centre, n'ont qu'un seul autre mot en tête et à la bouche toujours : "Croissance".
Et tous et toutes de nous mentir en disant que tout va bien lorsqu'il y a de la croissance, que tout ira mieux lorsqu'elle sera revenue, si bien qu'inconsciemment nous avons admis, par déduction, que "décroissance" est synonyme de "tout va mal".

Mais interrogeons-nous !
Est-ce que les choses allaient bien lorsque la croissance était là ?
Par exemple, n'y avait-il pas déjà du chômage, des délocalisations, des destructions écologiques et environnementales, des salaires toujours décroissants, des déficits croissants ? Toutes ces mauvaises choses voulues par les financiers depuis 1947 et une certaine réunion au Mont Pélerin en Suisse.

Le mot "décroissance" aura beau être expliqué et ré-expliqué par les partisans de ce principe (qui lui donnent un sens, je le répète, mal suggéré par le mot), à cause du conditionnement dont nous avons fait l'objet, nous, les citoyens lambdas, associeront toujours "décroissance" à régression et "croissance" à progrès et surtout profits, même si pour nous même ces derniers sont de plus en plus du domaine du rêve.

Cela dit, si l'on prend la peine d'écouter la définition de "décroissance" par les partisans de ce paradigme, il est facile de se rendre compte que c'est d'économie écologique qu'ils nous parlent.
En fait, ils définissent un très bon concept, salvateur pour l'Humanité, mais avec un mauvais mot !

Voilà pourquoi il faut un autre mot ! Un mot qui suggère à l'inconscient du positif et non pas du négatif, comme le fait "décroissance" à cause de son "dé".
Maintenant, de là à dire qu'en créant le néologisme "écodouble" j'ai fait du marketing intellectuel, il n'y a qu'un pas que je franchis volontiers car c'est bien de la décroissance qu'il nous faut ; surtout énergétique ; immédiatement.

Le débat est-il clos ?