Quand les vrais scientifiques parlent de la condition humaine, ce qu'ils disent est bien souvent un peu dur à entendre.

Franck Fenner, grand biologiste australien, un des Humains qui a éradiqué la variole, du haut de la sagesse que lui donnent ses 95 ans, tel une sorte de Lévi-Strauss de la biologie, affirme qu'il est trop tard pour empêcher la fin de l'Humanité. D'ici un siècle, selon lui, il n'y aura plus d'Homo sapiens sapiens, parce que nous sommes trop nombreux. Et ce n'est pas pour autant qu'il fait du malthusianisme.

Ce grand humaniste précise qu'il ne veut pas le crier trop fort à cause des personnes merveilleuses qui partout dans le Monde se battent pour améliorer les conditions d'existence de la grande majorité des Humains.

En tout cas, voici un lien pour vous faire une idée plus précise de la pensée de ce grand savant ainsi que de l'opinion de certains de ces confrères.

Hubert Reeves nous donne au maximum deux ou trois décennies pour changer complètement notre mode de vie.
Fenner, lui, nous donne la date de la fin du film.
Quand je pense que beaucoup me trouvent pessimiste alors que mon instinct de géologue "m'a toujours susurré à l'oreille" (*) que nous en avions pour environ 5000 ans avant de voir le dernier ou la dernière de notre espèce s'éteindre dans la solitude la plus absolue (**).

Aller ! Finalement les financiers et les pourritiques politiques auront réussi quelques chose : débarrasser la biodiversité terrestre de sa créature la plus encombrante, par la folie qu'ils ont toujours à considérer que l'éducation de tous les peuples, qui aurait constitué un des meilleurs moyens pour empêcher la surpopulation, c'est toujours trop cher et que donc cela nuit à leur satanée croissance économique.

(*) J'avoue que cette pensée n'est pas très scientifique.
(**) 5000 ans certes, mais tout en pensant que le déclin commencerait en 2010-2015 et que cela irait quand même très vite durant le premier siècle suivant l'apogée ; sans doute l'influence du rapport Meadows sur mon esprit mais aussi la prise en compte de la bêtise des financiers et politiques qui, partout et de tout temps, ont toujours été assoiffés d'argent ; les pires en la matière étant ceux d'aujourd'hui.