Les algues vertes en Bretagne ! Voilà bien un fléau qui nuit à l'économie ! Et au tourisme en particulier.

Mais ne serait-ce pas plutôt une nuisance de l'économie envers l'environnement ? Et aussi envers l'économie ? Une sorte de serpent qui se mordrait la queue.

Vous trouverez à la suite quelques photos montrant ce qui se passe sur les plages de Saint-Michel-en-Grèves dans les Côtes d'Armor (22 ; voilà les algues) (*).
Depuis le temps que nos "pourritiques" - pardon - nos politiques nous parlent de développement durable et de la nouvelle économie verte !
Au regard de ces photos, en Bretagne, la verte économie durable, nous y sommes !
Et comment y sommes-nous parvenus ? Et bien je vais vous le dire.

Nos pourritiques ... Décidément ! Je disais : Nos politiques ont d'abord favorisé l'agriculture productiviste qui a détruit en deux décennies le réseau bocager et l'ensemble des cours d'eau, mares et zones humides dans les campagnes. Un développement exponentiel de l'élevage hors sol a été encouragé, avec tous les rejets azotés que cela implique, tout comme fut encouragée l'utilisation d'engrais chimiques (et de pesticides, pour les cancers).
L'urbanisation galopante a imperméabilisé et fait disparaître des surfaces filtrantes très importantes. Les stations d'épuration, réceptacles de toutes les eaux usées des humains, mal dimensionnées ou peu efficaces, ont déversé des quantités astronomiques d'azote et de phosphates directement dans les ruisseaux, rivières et fleuves.

Dès lors, à chaque pluie, les cours d'eau, tels de véritable égouts, se sont chargés de toujours plus d'azote : Direction la mer ! La mer qui a traité la pollution à sa façon : En produisant des algues vertes !

Alors nos politiques (j'ai fait attention), jamais à court d'idées, ont imaginé qu'il fallait ramasser les algues vertes plutôt que de replanter des haies, restaurer les zones humides, repenser l'assainissement, imposer des limites à l'urbanisme et aider les agriculteurs à redevenir des paysans plein de bon sens. L'écodouble, ce n'est pas pour eux. 

Enfin ! Tant qu'il y aura du pétrole, nos élus et nos gouvernants, c'est-à-dire nos pourritiques, tout comme des shadocks nouveaux, pomperont nos impôts pour vider la mer des algues vertes qu'elle aura produite à cause de leur incompétence mais, aussi, de leur habitude à s'arranger avec les industriels et financiers sans scrupule aucun envers l'écologie.
Ils auront créé quelques emplois durables ; les premiers emplois de la verte économie telle qu'eux l'imaginent, avec des chargeurs, des camions et des décharges, à des années lumière de l'écodouble qui pourrait nous éviter tout cela.

Tant qu'il y aura du pétrole, je le répète ! Car après, c'est vrai, toute notre actuelle économie ne sera plus possible mais il sera sans doute trop tard pour l'écodouble : Il faudra subir la Nature !

D'ailleurs ne commençons-nous pas à subir ses algues ?

(*) Notons, même si je n'ai pas de photos disponibles, qu'il se passe la même chose dans le Nord ou le Sud Finistère ; à Fouesnant, par exemple.