Pas besoin de faire un dessin pour démontrer que notre système économique est au bout de son rouleau, tant pour ses conséquences sociales qu'écologiques.
De fait, ce qu'il faut maintenant, c'est mettre en place un système nouveau, écologique, qui fasse en sorte que les Lois de la Physique soient respectées, et nullement "contrariées" dans un sens qui ferait quelles vinssent à nous nuire.

Mais tout le monde va me dire que ce système serait « écolo » ou « Khmer vert » !

Je répondrai : Les lois des humains – en particuliers les dernières – qui ont donné une toute puissance, seulement apparente, à la finance sont mortifères. Ces lois ne font pas la Loi.
A contrario, seules les Lois de la Physique sont capables de générer ou de conserver la vie.

Dès lors, les repères pour le nouveau système, devraient être le rendement énergétique – hélas, toujours inférieur à 1 - et le Joule, le Joule étant la seule chose qui ne varie pas en Physique. Notre économie doit être désormais l'économie de l'économie d'énergie, économie naturellement plus juste et écologique car plus locale.

Sinon quoi ? Si le changement que nous arriverions à imposer n'était pas celui-ci ?

Sinon nous n’aurons rien changé. Une réforme sans ces repères de base serait comme un changement de gouvernement en Giscardie, Mitt’randie, Chiraquie, Sarkozia ou Hollandie.

Pour mieux comprendre ce que je veux dire, voici, à la suite, des exemples.

Entre l'élection d'une personne et le tirage au sort d'un collectif, le collectif tiré au sort offrira un meilleur rendement énergétique global. Pas de papier pour les enveloppes, les bulletins, les tracts, les affiches et tout le reste, à savoir la télé, les réunions de campagne, les grands-messes médiatiques, etc
Entre construire un bâtiment "n'importe-quoi" et un bâtiment passif, le choix qui sera fait de construire ce dernier permettra à ses habitants de ne pas avoir besoin de consommer de l'énergie ; ce qui, s'il y a beaucoup de maisons passives, coupera naturellement l'herbe sous le pied du grand capitalisme du pétrole ou de l'électricité qui ne pourra plus facturer autant qu'aujourd'hui.
Entre abattre un talus où conserver un talus, on conservera le talus. Aucune énergie ne sera consommée, ni pour le détruire ni pour en faire un autre dans le cadre d'une stupide mesure compensatoire qui ne compense jamais rien.
Entre un environnement cloisonné et bétonné et une Nature dont les écosystèmes sont fonctionnels, pour rendre les services écosystèmiques indispensables à notre survie, c'est la Nature fonctionnelle qui reste la plus rentable énergétiquement parlant.

Il faut donc arrêter les grands projets inutiles de ports, viaducs, aéroports, barrages, autoroutes, TGV, centrales nucléaires, tours de Babel, tunnels, qui sont gourmands en pétrole pour leur construction et leur fonctionnement et qui seront des handicaps dans le monde sans pétrole qui commence où il n'y aura plus d'avion, très peu de voiture et peut-être quelques trains, du moins au début, qui, alors, rouleront lentement.