Nos chers amis les financiers ! Toujours là quand il faut nous rappeller à l'ordre.

Les tunisiens venaient juste de mettre leur tyran à la porte que l'agence de notation Moody's baissait la note de la Tunisie.
En fait, il fallait au plus vite punir le peuple de ce Grand Pays pour avoir osé se révolter contre un "ami dictateur" corrompu, partisan et profiteur de la mondialisation, par là grand serviteur de la finance.
Les deux collègues de Moody's (Standard&Poor's et Fitch Ratings) ne tarderont pas à elles aussi dégrader leur note. Elles le feront l'une après l'autre, pour nous laisser croire qu'elles ne sont pas complices mais seulement impartiales, indépendantes et justes.

Les banques vont donc, et cela sans attendre les deux prochaines notes, pouvoir prêter de l'argent à la Tunisie à un taux plus élevé qu'avant la révolution : dans notre monde, le taux d'emprunt élevé, c'est la meilleure méthode pour remettre ou maintenir en esclavage.

Restez dans le rang ! qu'on vous dit ; on s'occupe de vos intérêts.