Les Paysans et les Paysannes nous nourrissent, les agricultrices et les agriculteurs nous tuent.

L'agriculteurs est un industriel ; le paysans un artisan.
Le premier est un crétin, le second est plein de bon sens.

Les agriculteurs et agricultrices obéissent à des multinationales. A contrario, Paysannes et Paysans composent avec la Nature.

Les agriculteurs et agricultrices combattent la Nature.
Les Paysannes et Paysans s'allient avec la Nature.
Les uns meurent souvent jeunes et malheureux. Les autres vivent généralement longtemps et heureux.

Les Paysans et Paysannes œuvrent à la chose sacré qui est de nourrir l'Humanité, et ce coté sacré de la paysannerie il faudrait qu'il soit reconnu et loué par toutes et tous.
Les agriculteurs sont les esclaves des marchés et ces esclaves ne veulent pas recouvrer leur liberté ; par exemple, en décidant tous ensemble de ne plus utiliser de pesticides ou en faisant, unis, une bonne grève qui consisterait à ne rien semer pendant une année.
Mais non, au lieu de cela, pour exprimer leur désarrois et leur mécontentement, ils saccagent les voies publiques en y brulant leurs déchets toxiques et encombrants, dont pneus et amiante (1), et ils continuent d'acheter aux multinationales qui les asservissent, avec des subventions qui sont nos impôts, semences hybrides (voire OGM) et poisons chimiques.
Dès lors, tant pis pour eux ! Leur sort, alors que cela fait des décennies que tant d'éminentes personnes expliquent qui faut sortir de ce système agro-industriel, ils le méritent. Ils étaient prévenus.

Et remarquons par cet exemple qu'il n'y a plus une seule multinationale qui ne soit pas accaparatrice d'argent public et que le néolibéralisme se résume en Europe et ailleurs à cette maxime :
Argent public pour intérêts privés : Oui !
Argent public pour intérêts publics : Non !
Malgré cela, nous ne réagissons pas ! C'est quand même drôle cette capacité que nous avons à aimer nous faire baiser ! Non ?
Alors tant pis pour nous aussi. Notre sort, on le mérite tout pareillement ! La solidarité et la défense de l'intérêt public, face à une saloperie comme le néolibéralisme, c'est une lutte de tous les instants pour tous et toutes.
On a bien laissé faire et, soyez en surs, ils vont maintenant tout nous prendre, même nos yeux, si bien qu'on ne pourra même plus pleurer.
Alors allez donc consommer ! Cuicuitez et fessebouquez ! Tant que vous le pouvez encore, bande de nazes !

(1) Malgré cela, un casseur, ou un radical, reste un zadiste qui brise un abris bus plein de publicités, tague une station service TATOL ou casse les vitrines de franchises emblématiques du néolibéralisme. Merci aux médias collabos !