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Tag - Concentration en CO2

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lundi 22 août 2016

400 ppm : On y est !

Vous vous souvenez que je vous avais expliqué que tous les jours, sur l'île française d'Amsterdam, au milieu de l'Océan Indien, un jeune scientifique s'emploie à mesurer la chimie de l’atmosphère. En d'autres termes, il mesure les proportions des différents gaz qui la composent.

En fin d'année dernière, le scientifique chargé de ces mesures m'avait confié qu'il craignait de voir la teneur en CO2 atteindre 400 ppm ''(*)'' à la fin de 2016.
Et bien au mois de mai 2016, cette valeur de 400 ppm était atteinte ; en avance de 7 mois.

Quelqu'un qui connaît un peu les Lois de la Physique ne s'en étonnera pas.
En effet, la température moyenne de la Terre (dite "température globale") bat record sur record depuis plus de 9 mois.
Cela veut dire que les mers et océans sont très chauds. El Niño et Blob en témoignent.
Comme la solubilité du CO2 dans l'eau diminue quand la température de l'eau augmente, le CO2 émit par l'économie est de moins en moins absorbée par les mers et océans.
Dès lors, le CO2 en surplus dans l’atmosphère augmente l'effet de serre, ce qui augmente la température des mer et des océans, et ainsi de suite. Bref ! un très fort effet boule de neige (je n'oserai pas dire "fondue") autrement appelé "effet exponentiel", nous conduisant à un basculement.

Vous aller me dire que ce raisonnement est simpliste.
Je vous répondrai qu'il l'est moins que n'importe quel raisonnement d'économiste néolibéral pour qui la bouffonnerie de la COP21 restera une grande victoire des capitalistes, eux qui ne se sont toujours pas rendus compte que tout est foutu au niveau du climat. Car un effet boule neige ne s'arrête pas d'un claquement de doigt lorsqu'il est amorcé : Telle est la dure réalité des exponentielles !

Nous allons maintenant subir le changement climatique, impuissantes et impuissants, jusqu'à l'établissement d'une nouvelle période climatique, qui, assurément, n'offrira pas les conditions thermodynamiques nécessaires à la vie de l'Humanité.

(*) ppm veut dire "partie pour million" ; dans le cas qui nous intéresse, la mesure indique que sur 1 million de molécules prises au hasard dans l'atmosphère, 400 sont des molécules de CO2.
Cela correspond à une concentration en CO2 de 0,04 %.
Pour rappel la concentration en CO2 qui provoque la mort est de 3 %. Les optimistes diront sans doute qu'on a encore du temps.

vendredi 15 janvier 2016

Cela grimpe toujours !

Au beau milieu de l'Océan indien, il y a Amsterdam, une petite île de France. L'air qu'on y respire est l'un des plus pur disponible sur notre Terre si bien que l'endroit est devenu la référence pour étudier la chimie de l'atmosphère. Depuis bientôt 30 ans des mesures très précises y sont faites quotidiennement dans le cadre du programme RAMCES.

En novembre 2014, le jeune scientifique VSC qui prit le relai de son prédécesseur pour réaliser ces mesures journalières trouvait des concentrations en CO2 de 393 ppm (*). Un an après, lorsqu’il laissa la place à son successeur, les concentrations qu'il mesurait tous les jours étaient de 396 ppm.
Le 23 décembre dernier, au bar d'Amsterdam, il me confia : "L'année prochaine nous serons à 400 ppm !"
Pour rappel, avant la révolution industrielle, la concentration en CO2 était de 260 à 270 ppm. Elle augmentait de 1,5 ppm par an au début des années 1980, puis de 2 ppm par an au début des années 2000, pour ensuite augmenter de 3 ppm par an et, maintenant, cette concentration est en passe d'augmenter de 4 ppm par an.

Mettons en doute les conclusions du GIEC !
Il tend à minimiser l'ampleur du désastre qui nous attend par le fait qu'il utilise des modèles de calculs qui sous estime l'impact des gaz à effet de serre que notre économie disperse dans l'atmosphère. De plus, il ne tient pas compte des études les plus alarmistes qui, pour certaines, annoncent bien plus de 2 °C d'augmentation de température moyenne à la fin du siècle.
Pour cela nous pouvons être gieco-sceptiques mais nous ne devons pas être climato-sceptiques.
En effet, c'est une certitude, le Monde va chauffer ! L'accélération de l'augmentation de la concentration du CO2 dans l'atmosphère en est la preuve annonciatrice irréfutable.

(*) ppm veut dire partie par millions. Ainsi, une concentration de 396 ppm de CO2 équivaut à dire que, pour 1 millions de molécules d'atmosphère, 396 sont des molécules de CO2.