La décence ne permet pas la grossièreté.
Tant pis ! Je vais être grossier.

Celle dont je vais évoquer le cas s'est vue gâtée par la Nature. Pourtant, elle le lui rend mal.
Elle a un beau cul - ne pensons pas une seconde que les images de télévision soient toujours avantageusement déformées - et un joli minois en plus d'être bien née, dans une famille de riches, ce qui lui a permis d'arriver sans trop avoir besoin d'aller à l'école, sinon une seule, réputée, où l'on apprend à naviguer à la voile (en buvant beaucoup d'alcool). De là à penser que c'est pour cela qu'elle a du vent dans la tête, je n'irai pas jusque-là : Il se trouve des marins intelligents !

Mais comme il n'est pas correct de décrire quelqu'un en n'insistant que sur ses "défauts" je me dois de préciser que j'admire réellement la personne dont je parle pour son courage.
Il faut dire en effet que cette sirène est exceptionnellement dotée en matière de bravoure, suffisamment pour s'être attaquée à mains nues aux océans Atlantique et Pacifique qu'elle a peu ou prou traversé à la rame.
Vous l'aurez donc deviné : je vous parle de Maud Fontenoy.

Seulement, le courage physique ne fait pas tout, surtout s'il ne s'accompagne pas d'une certaine éthique.
Or, de l'éthique, à n'en pas douter, gente Maud, fille de baron de l'immobilier, en est totalement dépourvue. Et comme il semble tellement que ce qu'elle a déclaré, et qui lui vaut mon courroux, n'a pu sortir que de la bouche d'une ignorante qui veut causer quand même, à grand renfort de trompettes, Maud Fontenoy entre dans le cercle peu prisé des "éco-ignares".

Ignare Madame l'écrivaine !??
Éco-ignare l'écolo professionnelle ???!
Oui !
Il vient même à l'idée, à la simple lecture du titre de son dernier bouquin, Ras-le-bol des écolos. Pour qu'écologie rime enfin avec économie, que la dame n'est effectivement pas en pleine possession de ses esprits. Nous pouvons même aller jusqu'à imaginer que c'est son décorateur en chef, j'ai nommé Nicolas-le-petit-président, qui lui faisait du gringe à un point tel qu'il s'arrangea pour lui breloquer sa poitrine de bleu (Ordre National du Mérite), qui lui souffle ses propos et qui lui aura inspiré ce titre de livre racoleur avec son fameux "L'écologie, ça commence à bien faire !"
À moins qu'elle n'ait un nègre, rémunéré par le MEDEF ou l'UMP, voire par le PS (Parti Social-libéral) actuellement au pouvoir, tant ce dernier fait des choses que les deux précédents n'oseraient même pas. En tout cas, le vieux label "La voix de son maitre" n'est pas mort. De nos jours, il est juste autre chose.

Alors souffrez donc ma colère Madame.
Elle n'est certes que celle d'un petit râleur mais un petit râleur qui parle avec son cœur, conscient et informé qu'il est du malheur de la Nature.
Un petit râleur qui n'en peut plus de voir que des gens tels que vous accèdent à une audience immense, inversement proportionnelle à celles de leurs compétences, connaissances et honnêteté intellectuelle.
Ma colère est aussi celle d'un grincheux qui ne supporte plus de constater que l'on prive systématiquement de parole les spécialistes des grandes questions écologiques dès lors qu'ils ne font pas allégeance aux lobbies ou qu'ils ne sont pas employés par eux, cela alors même qu'ils devraient avoir accès bien plus que vous aux médias pour nous dire leurs opinions désintéressées.
C'est enfin la colère d'un rognon que Manuel Valls traiterait facilement de "kyste à éliminer" (à ce propos : Tous à Nantes le 22 février, contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes !) et qui risque, en vous balançant sa bordée de croiseur, de se voir privé de parole, pourquoi pas par le Conseil d'État ? parce qu'il n'est pas dans l'Axe, jurisprudence Dieudonné oblige. Ah qu'elle est belle, la République, avec des gens comme vous au balcon !

Alors s'il-vous-plait, continuez à ramer dans votre tête si vous le voulez, et accessoirement sur les océans pour faire notre admiration, mais, surtout, abstenez-vous d'affirmer en public que la fracturation hydraulique au propane serait, enfin, une solution écologique pour exploiter le gaz de schistes.

Abstenez-vous parce que vous n'avez pas les compétences pour juger une telle technique ! tant en physique, chimie, bactériologie, écologie ou géologie.
Abstenez-vous parce qu'en ma qualité de géologue, je puis vous certifier, qu'au contraire, la fracturation hydraulique, même pratiquée avec un fluide autre que l'eau, sera toujours terriblement dangereuse pour les écosystèmes.
Et pourquoi ?
Eh bien je vais vous le dire !

D'abord, parce qu'avec le propane qui remplacerait l'eau, les compagnies gazières seraient tout de même obligées d'injecter du sable, ressource surexploitée non durable et rare, et surtout des centaines de produits chimiques différents qui resteraient nécessaires pour altérer les schistes - il vaut mieux dire "shales" - fluidifier et dissoudre le gaz, mais aussi pour tuer les bactéries qui vivent dans ces roches, dont on ne connaît rien de leur rôle dans la biodiversité mais que l'on tue tout de même, systématiquement, parce qu'elles ont la mauvaise idée de colmater la porosité du sable injecté qui a pour fonction de maintenir la fracturation ouverte afin de pouvoir récupérer le gaz chéri.
Ensuite parce que les directions de la fracturation, au moment où elle se fait, sont incontrôlables mais, à terme, celles-ci permettent toujours une mise en relation des nappes phréatiques, dans lesquelles nous puisons notre eau potable, avec les produits chimiques et le gaz présents dans les fractures créées ; d'où la pollution des nappes et les eaux du robinet qui s'enflamment dans les éviers des cuisines américaines (cf. le film Gasland).
Enfin parce que les plateformes de forage et les forages eux-mêmes sont toujours très consommateurs d'eau (denrée rare en général, et en particulier sur les Causses de France) ainsi que des sources de pollutions, aggravées par l'industrie chimique et le transport routier dont ils dépendent tous deux.

Et en plus, que penser d'une solution technique qui, pour essayer d'économiser de l'eau, utiliserait un hydrocarbure, le propane, que l'on peine à extraire du sous-sol en Russie, en Arabie ou en Afrique, qu'il faut raffiner, puis transporter jusqu'ici, pour finalement le réinjecter dans notre sous-sol, après l'avoir modifié chimiquement, sachant qu'on en récupèrera entre 95 et 50 %, voire même moins dans des régions déjà fracturées à outrance, alors que 100% de ce dernier aurait pu nous servir à nous chauffer tel quel ? Avez-vous, Madame, conscience de ce qu'est un rendement énergétique ? De ce qu'est l'entropie ?
Parce que sachez-le ! avec mise en œuvre d'une pareille solution technique, les Shadoks auraient trouvé leurs Maîtres, à savoir Nous ! qui nous amuserions à pomper du gaz pour pomper du gaz quelque part, pour le réinjecter autre part afin de finalement le repomper dans cet ailleurs! Ubuesque !

Mais à défaut de faire montre de compétence, ou de bonne foi, dans votre déclaration, on remarque que vous n'avez aucune légitimité à tenir de tel propos. Vous n'avez pas en effet de liberté morale ! Il suffit de voir la liste des soutiens à votre fondation, parmi lesquels EDF, le nucléocrate, et ALTRAN, le marchand d'armes et fournisseurs de services aux compagnies de gaz et de pétrole, qui constituent des lobbies particulièrement nuisibles à la Nature. Et je ne parle même pas de HSBC qui est de tous les pires coups (au 12 janvier 2016, HSBC n'est plus soutien mais Bolloré, l'esclavagiste destructeur de vestiges archéologiques, l'est devenu).

Hélas ! J'aurais beau vous demander de vous abstenir de causer ainsi en public, vous continuerez. Quitte à dire des conneries, c'est ainsi qu'on existe dans les milieux hauts placés.
Soit !
Mais sachez qu'en faisant de la sorte vous vous vendez de façon amorale à un lobby qui a déjà détruit plusieurs État des USA et qui entend faire de même en Europe. En fait vous aidez à ouvrir la voie à la destruction complète de la France car la densité de population de notre pays n'étant pas celle du Dakota du Nord, et sa surface n'étant pas celle des US, les conséquences d'une exploitation de ces gaz, chez nous, serait bien plus désastreuses que là-bas !

Il y avait la Putain de la République ! En vous vendant comme vous le faite à des lobbies destructeurs de notre Planète vous vous faites Putain des lobbies comme d'autres en sont les clowns.
Changer le Monde, comme vous dites vouloir le faire, ce n'est pas seulement vouloir faire rimer écologie avec économie dans une sorte de poésie médiatico-lucrative. C'est surtout faire en sorte que l'économie soit écologique, c'est-à-dire qu'elle n'exploite plus la Nature mais qu'elle la favorise, en plantant des arbres et en adoptant l'agroécologie par exemple, pour que, de ce fait, il n'y ait plus de possibilité de concentrer des richesses dans les mains d'un petit nombre.
Il n'y aurait plus de lobbies dès lors, eux qui s'emploient, toujours, grâce au pouvoir de l'argent concentré, à opprimer les Humains partout ... et à subventionner des fondations dans le seul but de se refaire une virginité tout en payant moins d'impôts.

Enfin une dernière chose si vous vous obstinez dans cette voie de la désinformation : Ne dites jamais à vos enfants que vous les aimez. Vous leur mentiriez !
On ne peut pas réellement aimer ses enfants quand on cautionne et participe à la mise en exploitation du gaz de schiste qui nuit aux dernières chances de survie des générations futures.

Aujourd'hui, Sauvegarder l'océan, c'est sauver l'Homme reste la devise de votre fondation.
Cependant, je pense, personnellement, que si vous voulez vraiment sauver l'Homme, il va vous falloir sauver les continents en plus de sauver les océans, n'en déplaise à vos mécènes, tout simplement parce que les Humains ne sont pas des animaux marins et que, de ce fait, ils n'iront jamais vivre sur l'eau, quand bien même les continents devenaient invivables.
En effet, que cela vous plaise ou non, les pollutions sur les terres finissent toujours dans les océans. À Fukushima, bien que les autorités affirment le contraire, on en sait quelque chose.
Ceci implique que pour sauver notre espèce, il vaut mieux commencer à sauver notre espace vital, les continents, en s'interdisant d'exploiter les gaz de schistes. Et soyez-en heureuse : La mer s'en trouverait sauvée par la même occasion.