C'est comme si rien ne s'était passé à Notre-Dame-des-Landes !
Comme si les grands rassemblements citoyens de l'année écoulée n'avaient pas eu lieu !
Comme si le rapport de la commission du dialogue n'existait pas, ce dernier mettant en évidence le non respect de la loi sur l'eau et la nécessité d'évaluer réellement, par une étude publique sérieuse, une restructuration de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique (*) avant que d'entamer d'éventuels travaux à Notre-Dame-des-Landes !

Ainsi, la préfecture de Loire-Atlantique a mis en ligne le 7 octobre, pour afficher un semblant de transparence, un dossier visant à obtenir une dérogation afin de pouvoir détruire légalement des espèces végétales et animales protégées légalement. Ce dossier fait 2000 pages !
Chacun sait bien qu'un dossier pareil, ça se lit dans le temps des pubs avant le JT de 20 heures !
C'est sans doute pourquoi le Préfet n'a laissé que 3 semaines au public pour prendre connaissance et juger de ces 2000 pages.

Dès lors, la principale association d'opposant(e)s à ce projet sans avenir économique vous invite à faire part à ce Monsieur le Préfet de votre indignation devant la mauvaise foi de l’État dans cette affaire, qui s'entête à vouloir faire construire cet aéroport imbécile et antidémocratique tout en essayant d'apparaître parfaitement respectueux des lois.
Et pour vous indigner, il vous suffit de vous connecter sur le site de la préfecture, à la page sous le lien suivant :

http://www.loire-atlantique.equipement-agriculture.gouv.fr/Enquetes/Participation-du-public-sur-la-derogation-au-titre-des-especes-protegees-Aeroport-du-grand-Ouest-et-sa-desserte-routiere

Ensuite vous n'avez plus qu'à signifier à Monsieur le représentant officiel de VINCI surtout, et de l’État accessoirement, que ce n'est pas bien de se moquer ainsi du monde.

Ci-dessous, vous pouvez lire ce que j'ai laissé comme message au vilain garçon :

"Monsieur le Préfet

Le dossier que vous mettez à l’enquête comporte plus de 2000 pages, de nombreuses cartes, des tableaux et des annexes. Il est impossible pour une personne normale de consulter un pareil pavé de documents en si peu de temps et il est donc tout à fait anormal que le public ne dispose que de 3 semaines pour en faire l’analyse et vous la communiquer.

Je vous demande donc une prolongation de la durée de cette consultation.

Par ailleurs vous voudrez bien mettre en ligne l’avis rendu par le CNPN qui peut utilement éclairer le public, public qui commence à bouillir de voir que les lois sont systématiquement bafouées par l'administration et les multinationales, la première étant de plus en plus visiblement aux ordres des secondes.

Si les représentants des citoyens et citoyennes ont voté des lois protégeant des espèces, et d'autres lois protégeant la ressource en eau, c'est qu'il y a des raisons impérieuses. Ces raisons sont la protection de l'environnement, qui permet l'épanouissement de la vie en général, et de la vie humaine en particulier. Je ne peux que vous rappeler qu'on ne peut déroger aux impératifs de la loi, et là dessus, je suis certain que vous serez en plein accord avec moi. Or, il se trouve que votre demande de dérogation apparaît clairement, aux yeux des citoyens et citoyennes, comme une volonté de se soustraire à la loi. Comprenez qu'il serait regrettable que les plus hauts représentants de l’État ne fissent pas cas de la volonté du Peuple de voir ces lois respectées ; surtout que dans le contexte financier, écologique, climatique et énergétique mondial, ne pas les respecter revient à attenter à ses intérêts vitaux."

Vous êtes, bien entendu, autorisé à vous inspirer de ma réponse, un peu, largement, voire totalement, en faisant un copier-coller, pour rédiger le message que vous enverriez à ce grand serviteur de notre Pays qu'est le préfet de Loire-Atlantique. Le brave homme !
Tout comme son prédécesseur de l'enquête d'utilité publique, je le sens bien terminer sa carrière chez VINCI ! Embauché et grassement payé pour services rendus !





(*) Une étude de ce type, réalisée par un cabinet hollandais indépendant, financée par les deniers personnels de 1000 élu(e)s opposés au projet de Notre-Dame-des-Landes, montre qu'avec 110 millions d'euros, il est possible de construire une piste perpendiculaire à l'actuelle, qui éliminerait le problème du bruit, tout en réaménageant l'aérogare de façon à doubler la capacité d'accueil de la plateforme déjà existante.
En comparaison, pour NDDL, la collectivité donne 300 millions d'euros à VINCI et doit en plus prendre à sa charge la route et la voie ferrée pour desservir ce nouvel aéroport. Le coût total pour la collectivité dépasserait ainsi le milliard.