Janine Benyus présente et explique, dans son dernier ouvrage, les principes de la Nature œuvrant au bon fonctionnement du biotope Terre.
Ainsi, elle nous rappelle que la Nature fonctionne à l’énergie solaire, qu'elle n’utilise que l’énergie dont elle a besoin, qu'elle sait toujours adapter la forme à la fonction, qu'elle s'attache à tout recycler, qu'elle récompense la coopération ; tout cela en pariant sur la diversité.
Elle nous explique aussi que la Nature valorise des productions locales, qu'elle limite les excès de l’intérieur et qu'elle transforme les limites en opportunités.

Constatant que ces principes génèrent la richesse de la faune et de la flore, pourquoi ne nous vient-il pas à l'idée de nous en inspirer pour imaginer et mettre en place une économie nouvelle : Une économie écologique.

Car dans l'économie de la mondialisation qui est la nôtre, les principes de fonctionnement sont tout autres que ceux qu'énonce Janine Benyus.
En Chine, par exemple, dans certaines régions où il n'y a plus d'abeilles - la faute aux pesticides, des ouvriers pollinisent les fleurs des fruitiers et des légumes à l'aide de cotons-tiges.
Dans ce pays comme partout ailleurs, les humains s'emploient à faire du profit coûte que coûte. Pour cela, ils détruisent systématiquement la biodiversité, la conséquence étant la disparition des services écosystémiques rendus par la Nature, qui bien souvent s'avèrent être des services qui garantissent notre survie en tant qu'espèce.
Arrivé à ce stade, il ne reste plus qu'à payer des ouvriers pour faire, très mal, ce qui était bien fait et gratuit jusqu'alors.
Le profit instantané en faveur de quelques-uns est dès lors devenu une perte récurrente pour la Société toute entière.