Un français, vivant au Japon à 200 km de Fukushima, père de famille, guidé par la colère du désespoir,et l'angoise, s'est mis devant sa webcam.
Après une description de la situation telle que la vivent les gens de là-bas, il nous adresse un message , à nous les français : C'est poignant de vérité et de sincérité ! (Nota : Le lien que je donne n'étant plus en service, vous trouverez la vidéo ici, car Paul Jorion l'a relayée lui aussi, quelques jours après moi).

Alex - c'est le prénom de ce père de famille - a voulu nous dire que rien ne s'améliore sur le lieu de la catastrophe qui menace l'Humanité toute entière et nous a demandé de nous lever, nous tous en France, tous ensembles, contre le nucléaire, pour que nous fassions en sorte que les 56 réacteurs français soient arrêtés le plus rapidement possible.

Et qu'on se le dise !
S'il faut arrêter ces machines, c'est parce que les statistiques sont les statistiques !
Sur les 440 réacteurs en service dans le monde, cinq d'entre eux ont déjà terminé en corium, la piscine d'un sixième, à Fukushima, risque fort de subir le même sort tandis que celle d'un septième, le 7 juin, à Fort Calhoun dans le Nebraska, n'est pas passé loin de finir ainsi, par la perte de son refroidissement durant seulement 90 longues minutes, la faute à un incendie causé par une crue du Missouri (*).

Si un tel taux d'attrition - environ 1,4 % - existait dans le transport routier, nous ne monterions plus dans nos voitures ! et si un tel taux d'attrition était enregistré dans le transport aérien, nos gouvernants interdiraient les avions !  

Tous ceux qui nous disent que les centrales françaises sont plus sures que les autres sont des menteurs. La centrale du Blayais, par exemple, s'est retrouvée, en 1999, dans la même situation que celle de Fort Calhoun il y a deux semaines (et encore, cette dernière était à l'arrêt). 

Alors agissons ! Résistons !

J'imagine une grande manifestation, partout dans le pays, dans un silence de cathèdrale ; dans un silence de mort.
Parce que nous avons tous des enfants ; ou des petits-enfants ; ou des neveux et nièces ; ou des petits cousins.

 

(*) L'incident serait clos ! c'est du moins ce que certifient les nucléophiles et nucléocrates.
Oui, mais peut-on les croire vraiment ?!