L'Univers, grâce aux étoiles et aux phénomènes géologiques planétaires, est une machine à fabriquer de la vie complexe.

Vladimir Vernadsky, géologue russe ayant vécu à cheval sur les XIXème et XXème siècles, inventeur du concept de la "biosphère", disait que l'apparition de la vie est l'ultime processus géologique à se développer sur une planète dès l'instant que les conditions thermodynamiques et chimiques nécessaires y étaient réunies (ces conditions étant imposées par les Lois de la Physique, immuables et constantes, partout dans l'Univers).

Depuis 2009, on sait que la vie pluricellulaire est apparue deux fois sur la Terre.
La première fois, c'était il y a 2,1 milliards d'années.
Mais les conditions physico-chimique qui prévalurent alors ne permirent pas une évolution vers des êtres vivants très complexes. Ainsi, les fossiles retrouvés à partir de 2008, près de Franceville au Gabon, sont ceux d'organismes assez primaires bien que de plusieurs centimètres de diamètre, dont certains ressemblent à une sphère aplatie bordée de flagelles dans son plan équatorial.
Après 300 millions d'années d'une évolution bridée par une teneur en oxygène atmosphérique demeurée assez faible, cette première lignée d'organismes pluricellulaires disparut quand la concentration de ce gaz, vital pour la vie, vint à chuter, vraisemblablement à la suite d'une crise géologique majeure.
Lorsque, 1,2 milliards d'années plus tard, le seuil en oxygène permettant la vie des pluricellulaires fut refranchi à la hausse, une nouvelle lignée de ce type d'êtres vivant apparu, jusqu'à donner la biodiversité actuelle au terme de 600 millions d'années d'une évolution bénéficiant d'une atmosphère devenant de plus en plus riche en oxygène.

Le grand livre des roches terrestres a été lu par les géologues ! Et l'on peut en conclure que deux miracles sur la même planète, vu la grandeur de l'Univers, c'est trop pour croire au miracle et que c'est donc trop, aussi, pour se croire seuls dans l'Univers.
A contrario, c'est bien assez pour penser que Vernadsky a eu raison de dire que la vie complexe apparaît en un lieu dès que des conditions physico-chimiques de ce lieu la permettent.

Cela dit, maintenant que nous, les fhœmmes, dégradons notre biotope Terre avec pesticides, radioactivités, labours, monocultures, bétonnage, CO2, hydrocarbures, PCB, déforestation, OGM, financiarisation, métaux lourds, surpêche, élevages intensifs, guerres - la liste est longue, est-ce que les niveaux d'équilibres à venir de l'atmosphère, des sols et des eaux permettront la vie d'organismes complexes comme les mammifères, les oiseaux, les amphibiens, les reptiles, les poissons, les insectes, les arbres et l'ensemble de la flore ?
Il faudrait peut-être se poser la question !?!
Surtout que des scientifiques sont désormais en mesure de prouver un effondrement de 80% de la biomasse des insectes en Allemagne, un effondrement en France de la population des si prolifiques lapins de garenne, une eutrophisation et un effondrement des réserves d'eau douce partout dans le monde, une perte de fertilité et une érosion généralisée des sols arables, un réchauffement climatique global ...

Tout bien réfléchi, il n'est même plus temps de se poser des questions : il faut juste agir d'urgence pour stopper la dégradation du creuset qui a fait que nous vivons et qui nous maintient en vie.