Ecodouble

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - cat:Nouvelles du front

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 18 juillet 2011

Restons informés

Rien ne change à Fukushima : l'enfer nucléaire reste totalement hors de contrôle.

Et ce n'est pas la technologie AREVA, notre très sacrée technologie nationale, la plus sûre du monde dans le domaine soi-disant, qui pourra permettre une reprise en main de la situation.
En effet, la chaîne de décontamination fournie par notre multinationale préférée ne marche pas en plus de fuir par tous ses joints.
En outre, à cause d'elle, des techniciens japonais ont été très fortement exposés aux radiations.

C'est donc une unité de décontamination japonaise qui va prendre la suite ; en espérant qu'elle aura plus de succès que les deux précédentes, l'américaine et la française, dans l'intérêt de Notre Planète qui chaque jour se contamine un peu plus.
En tout cas, et c'est là le seul réel progrès pour l'instant, les notices d'utilisation du système nippon auront l'avantage d'être écrites dans la langue des travailleurs qui opèrent en enfer : AREVA qui pense à tout n'avait pas pensé à traduire la notice de leur bazar.
Et oui ! Certains découvrent juste que la langue de Molière n'est pas parlée au Pays du Soleil Levant.

Prions - il n'y a plus que ça à faire - pour qu'une de nos centrales nationales ne nous atomise pas car AREVA n'est pas à la hauteur ! contrairement à ce que ses dirigeants ont toujours voulu nous laisser croire.
Quand ça pétera, la France sera perdue ! Et nous aurons tout perdu.

lundi 20 juin 2011

Message de Fukushima

Un français, vivant au Japon à 200 km de Fukushima, père de famille, guidé par la colère du désespoir,et l'angoise, s'est mis devant sa webcam.
Après une description de la situation telle que la vivent les gens de là-bas, il nous adresse un message , à nous les français : C'est poignant de vérité et de sincérité ! (Nota : Le lien que je donne n'étant plus en service, vous trouverez la vidéo ici, car Paul Jorion l'a relayée lui aussi, quelques jours après moi).

Alex - c'est le prénom de ce père de famille - a voulu nous dire que rien ne s'améliore sur le lieu de la catastrophe qui menace l'Humanité toute entière et nous a demandé de nous lever, nous tous en France, tous ensembles, contre le nucléaire, pour que nous fassions en sorte que les 56 réacteurs français soient arrêtés le plus rapidement possible.

Et qu'on se le dise !
S'il faut arrêter ces machines, c'est parce que les statistiques sont les statistiques !
Sur les 440 réacteurs en service dans le monde, cinq d'entre eux ont déjà terminé en corium, la piscine d'un sixième, à Fukushima, risque fort de subir le même sort tandis que celle d'un septième, le 7 juin, à Fort Calhoun dans le Nebraska, n'est pas passé loin de finir ainsi, par la perte de son refroidissement durant seulement 90 longues minutes, la faute à un incendie causé par une crue du Missouri (*).

Si un tel taux d'attrition - environ 1,4 % - existait dans le transport routier, nous ne monterions plus dans nos voitures ! et si un tel taux d'attrition était enregistré dans le transport aérien, nos gouvernants interdiraient les avions !  

Tous ceux qui nous disent que les centrales françaises sont plus sures que les autres sont des menteurs. La centrale du Blayais, par exemple, s'est retrouvée, en 1999, dans la même situation que celle de Fort Calhoun il y a deux semaines (et encore, cette dernière était à l'arrêt). 

Alors agissons ! Résistons !

J'imagine une grande manifestation, partout dans le pays, dans un silence de cathèdrale ; dans un silence de mort.
Parce que nous avons tous des enfants ; ou des petits-enfants ; ou des neveux et nièces ; ou des petits cousins.

 

(*) L'incident serait clos ! c'est du moins ce que certifient les nucléophiles et nucléocrates.
Oui, mais peut-on les croire vraiment ?!

 

vendredi 24 décembre 2010

Les Prix Pinocchio 2010

Le 9 novembre dernier, c'était la remise des Prix Pinocchio par l'association "Les amis de la Terre" .

Le palmarès est le suivant :

Premier dans la catégorie "Droits humains" : JL Vilgrain - Somiaa - Sosucam
Premier dans la catégorie "Environnement" : Eramet
Premier dans la catégorie "Greenwashing" : Crédit Agicole

Vous aurez tous les détails sur le classement et les méchants lauréats ici.

Un regret cependant cette année : le nombre de participants au vote.
Lors de la première élection en 2008, il y avait eu 4193 votants puis 7495 l'année suivante. Ils n'étaient que 7094 cette année.
L'écologie n'est plus à la mode ? Les gens s'en foutent ?

Rendez-vous en 2011, pour voir.

mercredi 17 novembre 2010

Pensées à nos chers futurs disparus

Un nouveau produit financier arrive sur les marchés. Alléluia !

Il va permettre d'amplifier la spéculation sur les métaux car il sera désormais possible pour des hedge founds, des banques ou tout autre type d'investisseurs, "d'acheter", par exemple, du cuivre, du zinc ou du plomb, sans avoir à le stocker.
Ainsi, ce qui était possible avec le pétrole et les céréales le sera avec les métaux industriels.
Nous avions "les sans-cuve" (qui ont du pétrole non stocké) et "les sans-silo" (qui ont du grain non stocké) ; bienvenue "aux sans-hangar" qui auront des métaux mais pas de lieu pour les entreposer (Remarquons, à leur décharge, que toutes ces installations de stockage coûtent horriblement cher. C'est vrai quoi ?!?).

Paul Jorion désespère lui qui propose, pour supprimer la spéculation, d'interdire l'accès d'un marché à ceux qui n'ont rien à y faire. En effet, pourquoi des banques ont-elles le droit d'acheter du pétrole ou des céréales et maintenant des métaux ? Font-elles du commerce et de la valorisation de ces marchandises ?

Mais bon ! Pour les banquiers et économistes orthodoxes de notre époque, bref ! pour les abrutis, même si leur modèle au bout du rouleau les a ruiné et les états avec, "show must go on" (*). C'est pourquoi, visiblement, les errances ayant conduit là où nous en sommes aujourd'hui doivent non seulement se poursuivre mais aussi se multiplier, d'où l'apparition de ce nouveau produit financier. D'ailleurs, ce n'est pas illégal. "Et pourquoi ? Je vais vous le dire !" " Parce qu'on le veut bien".
Mais que vont faire les super-parasites (nos ennemis les banquiers), en spéculant ainsi avec les métaux industriels ?
"Eh bien je vais vous le dire !" Il vont parier de l'argent - et en gagner - sur un fait avéré et inéluctable, conséquence de ce qu'est notre économie de la croissance : la raréfaction des matières premières.
Au final, c'est nous qui payerons, encore, quoi qu'il arrive.
Eux, ils encaissent déjà et encaisseront aussi à la fin, sans se soucier des lendemains et sans non plus faire preuve de la moindre volonté d'agir afin que la pénurie qui vient ne soit pas un problème pour l'Humanité.

Alors il est temps maintenant de donner les noms des métaux qui vont disparaître (**), plus exactement ceux dont les gisements sont aujourd'hui quasi épuisés, ainsi que la date à laquelle ils le seront définitivement. Et bien que ces disparitions semblent réjouir les banquiers, ne faudrait-il pas, pourtant, s'angoisser quelque peu ?

Le Terbium est le premier à disparaître. En 2012 ses gisements seront épuisés. Dommage, car il est utilisé pour fabriquer des écrans à rayons X, des tubes cathodiques, les voitures hybrides et les piles à combustibles, vous savez, un de ces fameux moteurs du futur dont on nous parle très souvent à la "téloche".
Le deuxième, le Hafnium, disparaît en 2018. Utilisé, notamment, dans les réacteurs nucléaires et les processeurs des ordinateurs : que des choses de peu d'importance, vous pouvez le constater.
Le suivant est l'Argent, en 2021, servant pour la joaillerie, l'électronique, la photo, l'industrie alimentaire et à la fabrication d'instruments de musique. Certains panneaux photo-voltaïques de dernière génération utilisent ce métal pour augmenter leurs performances.
L'année suivante disparaîtra l'Antimoine, en 2022 donc, utilisé pour l'imprimerie, l'industrie du verre, les feux d'artifices et les détecteurs de champs magnétiques ou d'infra rouge.
Ne sera plus disponible, en 2023, le Palladium, utilisé pour la catalyse, l'électronique, le stockage de l'hydrogène (il serait parfait pour les futures ? voitures équipées de pile à combustible), la confection de dents artificielles et d'instruments de chirurgie, de flûtes et de bijoux.
Les gisements d'Or seront épuisés en 2025. Le métal par excellence garantie de l'argent (y en aura-t-il encore dès lors ? se demandera Arpagon) est aussi employé dans les téléphones portables, les ordinateurs, etc, etc, etc. Des choses dont, à l'évidence, nous semblons pouvoir nous passer facilement n'est-ce pas ?
Disparaîtront aussi la même année, le Zinc et l'Indium.
Puis disparaîtront, en 2028 l'Étain, en 2030 le Plomb et le Lithium, ce dernier étant le principal composant des batteries des voitures électriques dont on parle tant mais que l'on attend toujours.
En 2038, viendra le tour du Tantale, indispensable pour les super-alliages, la médecine, la chimie, l'usinage, l'optique, l'électronique.
En 2039, nous n'aurons plus de gisements de Cuivre, métal entrant dans la fabrication de tout, ou presque.
Le combustible des centrales nucléaires, l'Uranium verra tous ses gisements vidés en 2040, et sans doute avant puisque partout dans le Monde la construction de réacteurs supplémentaires est lancée. Le grand avenir de la filière nucléaire sera peut-être "grand" mais il sera sans conteste très court ; aussi court que sont longues les durées de vie des déchets que ces centrales produisent.
En 2048, les mines de Nickel ne donneront plus.
En 2050, il n'y aura plus de pétrole mais c'est une autre histoire.

Au-delà de cette date, les autres Terres Rares (le Terbium en fait partie), ne tarderont pas à ne plus être disponibles autrement que par le recyclage, toujours très gourmand en énergie, polluant et au cours duquel il y a des pertes de matière. Ces atomes seront d'ailleurs épuisés bien avant si les voitures électriques et hybrides se développent ; ce qui veut dire, en fait, qu'elles ne se développeront pas, du moins pas comme nous le souhaitons dans nos rêves.
Le Platine, qui aura disparu en 2068 au rythme actuel de l'extraction le sera bien avant si la production de piles à combustible à haut rendement est lancée en séries, même s'il s'agit de petites séries pour des petites séries de voitures. Et oui ! Encore la voiture !
Reconnaissons-le, la bagnole n'est décidément pas un objet anodin : elle nous conduit à notre perte.

La bonne nouvelle avec tout ça, c'est que la croissance économique ne sera plus possible. Seule une économie écologique pourra s'épanouir ; à la condition qu'elle soit acceptée par les peuples. Pour cela un seul moyen : refuser la guerre.
Sinon ? Et bien pour la réponse, il faut se référer au rapport Meadows : ce sera le déclin, très rapide.
Pour faire de l'humour, je dirais : "Voilà une bonne retraite qui s'annonce à nous tous qui avons aujourd'hui 45-50 ans !
Quant aux autres, nos enfants et petits enfants, "on s'en fout", c'est pas notre problème, "ils trouveront autre chose".

(*) Traduction : "Le spectacle doit continuer".
(**) Essentiellement d'après les chiffres du Service Géologique étasunien, sources utilisées par
SOS-Planète sur son site. En fait, il est difficile de trouver des renseignements sur les réserves restantes de métaux. Le sujet demeure tabou : parce qu'il ne faut jamais affoler les foules sans doute.

dimanche 24 janvier 2010

ECCE : Avancement

L'espace collaboratif vers une constitution économique (ECCE), initiative de Paul Jorion, mise en forme par Jean-Luce Morlie, vit un peu au ralenti depuis quelque temps. Peut-être que le format "wiki", peu convivial à mon goût, y est pour quelque chose.
Néanmoins, les grandes lignes de ce que doit évoquer ce texte sont établies et certains paragraphes bien avancés, voire terminés.

Vous trouverez ci-dessous la dernière mouture du préambule.
C'est super car ça parle d'écologie dès les premières lignes !
Toutefois, je pense que quelques petites modifications, que je me permets d'indiquer en rouge, seraient encore nécessaires.

Préambule

Considérant que les limites de la colonisation de la Terre par l’espèce humaine sont atteintes ;

Considérant que les stratégies de conquête et de maîtrise du monde par des réseaux structurés sur le mode compétitif se révèlent aujourd’hui inadaptées au maintien des équilibres écologiques ;

Considérant que le temps qui reste est compté, au risque de la survie de l’espèce humaine.
Considérant que le proche épuisement des ressources naturelles et la destruction des écosystèmes constituent une menace pour l'Humanité toute entière ;
ou bien

Considérant que le proche épuisement des ressources naturelles et la destruction des écosystèmes peuvent provoquer la disparition de l'Humanité ;

Considérant que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité constituent le socle moral partagé par le genre humain ;

Considérant que dans le domaine de l’économie, comme dans le domaine politique, les principes de liberté et d’égalité ne peuvent être laissés à eux-mêmes sans être accompagnés d’une morale de fraternité ;

Considérant que l’organisation en réseau compétitif dans lequel chacun cherche à confisquer à l’autre une ressource rare, un pouvoir ou un privilège, est contraire à la morale de la fraternité puisque cela génère et attise des conflits, au cours desquels les ressources naturelles sont gaspillées inutilement le temps qui reste à se battre vainement les uns contre les autres ;

Pour ces raisons, les groupes, les organisations, les Nations, signataires du présent document se donnent pour mission impérieuse : premièrement, de constituer un large réseau de recherche, de communication et de formation permettant d’approfondir, de diffuser et d’appliquer les principes, les méthodes, qui permettront à l’espèce humaine d’abandonner le modèle de la compétition pour développer celui de la coopération.

Considérant enfin la gravité de la situation économique et écologique mondiale et l’urgence extrême qu'il y a à agir, les signataires œuvreront avec diligence à la mise en œuvre des dispositions, lois et décrets ici qui iront dans le sens des idées ci-dessous rassemblées comme premières étapes vers en une constitution pour l’économie.

Et vous ! Vous en pensez-quoi ?
Car ECCE est ouvert à toutes les bonnes volontés qui voudraient participer à la réflexion conduisant à l'élaboration de cette constitution pour l'économie.

En tout cas, l'idée de Paul Jorion a été reprise : Il existe déjà au moins un site sur le Net qui propose un projet de pareille constitution. Le webmaster invite, dans un forum attaché, à réagir à son texte.

dimanche 26 juillet 2009

En piste contre l'aéroport

Du 1er au 9 août 2009, rendez-vous à Notre-Dame-des-Landes pour dire NON à l'imbécile projet d'aéroport.

Dans le contexte énergétique qui s'installe - pour toujours en ce qui concerne les carburants liquides - les personnalités politiques qui osent nous faire croire que ce projet, criminel pour l'environnement, est une bonne chose, pour ci ou pour ça, font preuve soit d'ignorance (avons-nous élu des ignares ?), soit d'une mauvaise foi inacceptable, soit d'une inintelligence caractérisée. Il est temps pour ces personnes d'arrêter leurs bêtises et de bien s'informer sur la situation énergétique mondiale.

Pour cela, ces politiques devraient lire Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, qui écrivent à la page 245 de leur dernier ouvrage (*) : Pour l'avion, "c'est facile parce qu'il suffit d'accompagner une baisse (sous-entendu, de trafic) qui va largement arriver toute seule" ... "D'entrée de jeu, on comprend facilement que continuer à financer des capacités aéroportuaires aux frais du contribuable en pensant que le trafic va croître est une faute de gestion qui n'est que le fruit de l'ignorance des élus et des dirigeants des chambres de commerce et d'industrie sur l'avenir des hydrocarbures."

Alors Mesdames et Messieurs les élus et fonctionnaires, comprenez une fois pour toutes que le futur n'est pas dans le ciel mais qu'il est sur Terre par la Terre et sur la Mer par la Mer.
Ces deux territoires, par vos sottes décisions passées, par vos négligences et par vos imprévoyances, vous les avez laissées sombrer. Vous êtes désormais dans l'obligation de les sauver car il en va de la survie de l'Humanité.

Enfin, une petite parenthèse, pour une toute autre chose. Bien que ?
Ce qui vaut pour l'avion vaut aussi pour la voiture !
Alors Monsieur le Premier Ministre, même si vous êtes grand amateur de courses automobiles, sachez que vous devez vous abstenir de faire construire, à tout prix, un circuit de Formule 1 à l'emplacement d'une zone humide de la région parisienne : C'est débile !
Consacrez nos impôts à favoriser la mise en place de l'écodouble plutôt qu'à éradiquer ce qui reste de la biodiversité.
Merci, donc, de créer l'une et de sauver ce qui peut encore l'être de l'autre Monsieur Fillon.
Elles vous le rendront alors que la F1 non !

(*) Sur Écodouble, un article est en préparation pour présenter le contenu de cet ouvrage intitulé "C'est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde".

lundi 13 juillet 2009

Les bandits ont bien changé

Au Moyen Âge, les bandits de grand chemin et les pirates représentaient une menace pour l'économie : à cause d'eux les routes commerciales n'étaient pas sûres.

Aujourd'hui la situation est tout autre. Ceux-là même qui souvent faisaient en partie les frais des vols et du pillage sur les voies de communication sont devenus les pires bandits de l'Histoire.
Ils ont imaginés et mis en place un système leur permettant de s'accaparer la totalité des richesses produites sur la planète, toutes l'étant sur la base de la destruction définitive des ressources naturelles non durables.
Ils ont ensuite perverti leur système, en favorisant la création monétaire ex-nihilo par des artifices comptables (Cf. tous les articles traitant de la monnaie sur le blog de Paul Jorion), en autorisant la spéculation au-delà de toutes les limites et en créant des systèmes ultra complexes et complètement détachés de la réalité pour camoufler des dettes.
Le résultat est que le Monde arrive aujourd'hui au bord de la ruine et du chaos. Les banquiers sont devenus la pire menace qui ait jamais pesé sur l'économie et surtout sur l'Humanité toute entière.

Mais le pire du pire réside dans le fait qu'à force de corruption et de beaux discours aux politiques béats ces pitoyables semblants d'Humains se sont assurés, pour l'instant, d'une totale impunité.
Il ne tient qu'à nous de rétablir la justice.
Nous devons juste prendre conscience de l'ampleur de leurs crimes et de la puissance que nous pourrons alors représenter.
La justice pourrait être, au final, salutaire.

lundi 6 juillet 2009

L'été sera chaud

Cet été, EDF ne va peut-être pas produire suffisamment d'électricité pour satisfaire la demande française.

Déjà, il y a quelques jours, avec le petit pic de chaleur que nous avons subit, il a fallu acheter 4000 MW de puissance (Ouest France), soit 3,5 réacteurs nucléaires.
Combien de ces titanesques machines va-t-il encore nous falloir pour rassasier notre voracité en énergie ?

Toujours est-il qu'en cas de canicule, nous serons cuits ! Les climatisations seront lancées au maximum avec pour conséquence ... de gros délestages et par conséquence encore, l'arrêt désespérant des fautifs.

Plus d'élec, ça fait froid dans le dos !

lundi 11 mai 2009

Où est donc notre Ministre d'État ?

Cela fait pas mal de temps que nous n'entendons plus Monsieur Borloo dans les médias. En fait, depuis que la crise "a lancé" son offensive, notre Super Ministre d'État de l'Écologie et de beaucoup d'autres choses se contente de faire les salons. De là à dire que seulement il sert à tenir salon, il n'y a qu'un pas.
Sur le front de la bataille qui commence il paraît éteint ; comme la croissance du reste. Et ce n'est pas étonnant tant sur le fond ses propos et ses actes n'étaient pas à la hauteur en comparaison de ceux qui eussent été nécessaires pour remédier à la crise écologique à laquelle il était sensé s'attaquer.

Maintenant, la crise financière est là !
Même si cette dernière est aussi écologique car elle est la conséquence du caractère fini de la biosphère dans laquelle notre économie se veut croissante à l'infini, il n'est plus temps que notre Super Ministre tienne le haut du pavé. Les financiers et les géants de l'industrie n'ont plus la volonté en effet de le laisser tout repeindre en vert en appliquant la devise médiatique : "Vert sur finance égale écologie"(*). La peinture engendre quelques frais, supportables lorsque tout va bien mais plus du tout en temps de pertes financières.
Dès lors, notre Ministre d'État se voit finir au fossé, un peu comme toutes les choses qui gênent ou dont on n'a plus usage dans notre société de consommation. Il avait été ivre d'importance. Le voilà livré à l'oubli. Mais pourvu surtout qu'on s'abstienne de le recycler : Il nous a fait perdre trop de temps !

En tout cas, son inactivité actuelle montre à quel point, de Ministre d'État il n'a que le nom.
En fait, avant l'entrée dans la dépression économique, le souci d'écologie affiché par le Grenelle n'était que du decorum politicien : Borloo servait les industriels-financiers dans leur objectif de contrer la prise de conscience de l'opinion en matière d'écologie.
Maintenant il se retrouve au rebut, tel un objet très éphémère de la société de consommation. C'est sa dépression par la dépréciation ! La faute à la crise qui nécessite la relance des fondamentaux de la rentabilité.

Tant que la croissance contentait les politiques, les industriels, les syndicats, les médias et surtout les financiers, ces derniers accordaient à notre Ministre la possibilité d'évoquer le problème écologique mondial à la condition que les mesurettes qu'il envisageait n'entravent en rien la réalisation de leurs profits financiers.
Et l'exemple des thermomètres au mercure est en ce sens assez significatif. Il y a quelques années ils ont été retirés de la vente et des armoires à pharmacie des foyers français.
Monsieur Borloo, avec l'argument de l'économie d'électricité, a réintroduit ce métal dans nos maisons en favorisant et planifiant le commerce des lampes fluorescentes basses-consommations qui en contiennent.
Et qu'il l'ait fait consciemment ou non, le résultat est là : c'est le plein boum de ces ampoules, qui ont bien relancé la chimie du mercure et qui en plus, pour certaines utilisations, ne sont pas économes en énergie !

Alors, vu ce peu d'importance accordé en réalité à l'Environnement, ne serait-il pas souhaitable de rétrograder Monsieur Borloo au rang de sous-secrétaire d'État à l'occasion du prochain remaniement ministériel ? Et de nommer l'actuel Ministre de la Relance, Monsieur Devedjian, Ministre d'État de la Destruction des Biotopes, de l'Augmentation de la Pollution et de la Frénésie à Épuiser les Ressources Naturelles dans la Course Vers l'Abîme (MÉDBAPFÉRNCA) ?
N'est-ce pas là un beau titre aussi ronflant que celui actuellement attribué à Monsieur Borloo ? Et aussi un bel acronyme d'énarque ?

(*) Dans la Marine on dit : "Peinture sur crasse égale propreté".

mercredi 18 mars 2009

Nouvelles du front, première.

Monsieur Borloo fait toujours son Grenelle, tout en rêvant de faire construire une tour de Babel.
En fait, il joue au grelot. La vie est belle. Il s'amuse au spectacle du Monde, sans avoir conscience qu'il s'effondre.
Sa spécialité c'est la création d'impôts ; de ceux qui n'empêchent en rien les financiers de faire leurs affaires sur le dos de la Terre et de ses petits habitants, mais qui lui laissent le plaisir de briller dans les médias.
Il aurait pu se distinguer en distinguant par une décoration française qu'il eut fallu créer, les défenseurs de l'environnement.
Il a préféré que d'autres pays se grandissent à la place de la France, lorsqu'ils décernent ce type de récompenses.

Le Japan Prize a été décerné cette année à Monsieur Dennis Meadows. Est-ce un hasard ? Ou bien, y aurait-il réellement péril en la demeure Terre ?

En France, que fait-on en ce moment au lieu de se préoccuper du grand danger qui nous menace ?
Et bien d'un côté "on discute" de qui devrait avoir le fauteuil de Président(e) et tous et toutes se disputent pour cela, comme des gamins le feraient dans une cour de récréation.
Ils sont donc à mille lieux d'imaginer le danger.
De l'autre côté, "on cause" de relancer la croissance (ce que clament aussi les autres, entre deux politesses politiciennes), celle-là même qui génère le danger qui nous menace, danger contre lequel, autant vous le dire, l'OTAN ne pourra rien.
Ils sont donc à mille lieux de la solution qui est l'écodouble.

Nous ne sommes pas sortis de l'auberge.
Notre gente politique, décidément, c'est l'Everest du ridicule.