Parce que c'est la crise de l'énergie, que les gens le sentent même s'ils refusent de le croire, on parle de nouveaux moteurs.
Moteur électrique, moteur à eau, moteur à hydrogène, moteur pneumatique ou à air (c'est selon), moteur Pantone, pile à combustible, tous étant présentés comme des solutions d'avenir pour équiper notre sacro-sainte bagnole, qui se révèle pourtant, en y regardant bien, un des principaux cancers rongeant l'Humanité.

Sans arrêt, journalistes, politiques, industriels et même intellectuels toutes catégories de toutes les origines, évoquent ces bidules, ces machins, ces bazars, ces "merveilles", qui finalement n'ont aucun avenir, au mieux parce qu'ils ont un bilan énergétique global catastrophique ou, au pire, parce qu'ils ne sont qu'une association de mots ne désignant rien de possible sur le plan physico-chimique.
Le cas le plus amusant, et le plus pitoyable, certaines rumeurs ayant la vie dure, est celui du célébrissime moteur à eau, qui, c'est bien connu, a fait l'objet d'un brevet, déposé par un type décédé de façon tragique et inexpliquée, voire mystérieuse, alors qu'il était le nouveau Christ-Sauveur de l'Homo automobilus (et il doit bien s'en trouver quelques uns qui espèrent sa résurection), Christ-Sauveur-Nouveau dont l'église est, soit le bistrot, soit n'importe quel lieu où est organisé un dîner de beaufs ou de littéraires doctes mais peu savants.

Dans le monde qui arrive, décroissant ou en déclin (le choix pour l'un ou pour l'autre de ces deux mondes est pour très, très, peu de temps encore ouvert), il n'y aura pas de bagnole, du moins pas avec le statut que nous lui connaissons actuellement.
Et la faute à qui ? La faute aux Lois de la Physique !

Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de moteur.
Car dans l'écodouble, si nous choisissons ce monde, il y en aura vraisemblablement un qui se fera une place au soleil : c'est le moteur Stirling.

Ce moteur, inventé au début du XIXème siècle par un religieux-ingénieur-ingénieux, est passé à la trappe de l'Histoire, le lobby pétrolier et les états gourmands de taxes s'étant employés pour qu'il en soit ainsi, Amen ! pour la simple raison qu'il peut fonctionner avec du bois ou le soleil ; en fait avec tout ce qui peut fournir de la chaleur.
Son rendement est bon.
Quand on le fait tourner à l'envers il peut produire du froid.
Associé à une parabole solaire, il sait faire de l'électricité.

Pour être tout à fait parfaite, cette merveille demanderait encore un peu de recherche et développement au niveau des matériaux à utiliser pour fabriquer certaines de ces parties. Cela faciliterait une large diffusion. Hélas ! aucune grosse boîte ne s'y intéresse, même si Philips, durant les années 30 à 70, s'était un peu penché sur elle (*).

En tout cas, il est déjà utilisé dans l'espace à bord des stations spatiales, même s'il reste inconnu, y compris dans le petit monde très technique de l'aéronautique.
Ainsi, je me souviens l'avoir fait découvrir à une demi-douzaine de pilotes de ligne, dans un restaurant, lors d'une conversation où je m'étais invité car ces messieurs s'interrogeaient, maladroitement à mon sens, sur les énergies de l'avenir.

Je n'en dis pas plus ! Vous trouverez sous ce lien, et sous cet autre, et puis aussi sous celui-ci, ou encore sous celui-là (et vous en trouverez d'autres), des choses bien intéressantes concernant ce moteur à qui j'attribue le label écodouble.

(*) Petite anecdote que j'ai lu quelque part sur le Net mais je ne trouve plus où (je cherche) : Lors de la grave inondation des polders hollandais en 1953, des gens furent sauvés des eaux par des barques équipées en urgence des prototypes Philips. Le carburant de ces bateaux sauveteurs, c'était les débris de bois et autres, qui flottaient partout sur l'eau.