Ecodouble

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lundi 16 janvier 2017

Le progrès est en marche

Bonne année les lectrices et lecteurs !

En novembre et décembre de l'an dernier, des Marguerittes étaient en fleur, chez moi, en Bretagne. Je précise que ces belles fleurs s'épanouissaient à l'air libre et pas sous serre chauffée comme on pourrait le penser de prime abord.
Samedi dernier, 14 janvier, des abeilles butinaient sur des ajoncs en pleine floraison.
En 2015, les 62 personnes les plus riches du monde possédaient autant que les 3,5 milliards les plus pauvres. Comme les temps sont durs, à la fin 2016, elles n'étaient plus que 8 pour posséder autant que les 3,6 milliards les plus pauvres.

Tout va bien dans le meilleur des Mondes. Les Candides sont partout. Continuons à regarder la pub à la téloche plutôt que de nous emmerder à nous informer sur le dérèglement climatique et la non régulation de la finance ; cette dernière étant responsable directement du premier.

jeudi 22 septembre 2016

Gaël Giraud a tout compris ... presque !

Ce matin, l'économiste Gaël Giraud était sur France Inter.
Très lucide, brillant comme toujours, posé, il a affirmé que l'économie n'est pas une science exacte puisque ses évolutions sont soumises à des décisions prises par des Humains, qui "ne sont pas des grenouilles". Il a aussi dit, entre autres-autres-autres choses très réelles, que si nous ne faisions rien pour le climat, à la fin du siècle, il n'y aurait plus d'Humains sur Terre.
En fait, tout ce qu'il a dit était bien ... sauf une chose ! lorsqu'il a dit que l'économie mondiale était en décroissance ; en rajoutant que ce n'était pas la "bonne décroissance", celle "voulue" mais la mauvaise, celle "subie".
Monsieur Giraud, la décroissance ne peut être que voulue ! C'est un système politique bien pensé, offrant bien plus de libertés individuelles que n'en laisse le système néolibéral. De fait, l'économie actuelle ne peut pas être en décroissance : en réalité l'économie actuelle s'avère être en pleine récession ; récession qui, dans le contexte énergético-métallique actuel (*), va provoquer le déclin, tout azimut, correspondant à un gigantesque effondrement ; avec à la clé entre 5 et 15 milliards de morts violentes d'ici 2100.

Alors maintenant ne vaut-il pas mieux signer pour l'écodouble ? qui est la même chose que la décroissance. Et de sortir toutes et tous dans la rue, tout de suite, dès demain, car des troupes de la gendarmerie multinationale sont en passe de faire route vers Notre-Dame-des-Landes ... pour lutter contre le terrorisme sans doute !?! et nous protéger certainement !!!?

(*) Le pétrole et tous les métaux viennent à manquer.

lundi 15 août 2016

Il y a Lois et lois ; et il y a la fumisterie !

Les Lois de la Physique sont immuables et ceci restera irréfragable à notre échelle.
Quand bien même cela pourrait venir à contrarier des consommateurs qui bénéficieraient, par miracle, d'un éclair de lucidité passager, il convient de s'en accommoder puisque même si se réunissaient en concile tous les parlements des démocraties du Monde (en reste-t-il ? "démocratie capitaliste" étant un oxymore à mon sens) pour édicter des changements à ces Lois, rien ne changerait une fois qu'auraient été édictées les modifications souhaitées et leurs décrets d'applications publiés : les étoiles continueraient de briller, sans un iota de variation de brillance du firmament.
Et que tous les dictateurs vinssent à rejoindre ce concile improbable, bardés de toutes leurs armes, pour déclarer ces Lois illégales, elles resteraient en vigueur. Pour tout dire, si un électron pouvait péter, un de ses pets aurait l'effet d'un cyclone comparé à ces invocations parlementaires appuyées du ridicule renfort dictatorial.

Pour ce qui est des lois des Humains - sans "l" majuscule - il suffit qu'un politique, pardon ! qu'un pourritique ou bien qu'un lobby demande qu'elles soient changées et hop ! elles sont changées. Et le 49.3 facilite grandement la tache s'il y a contestation au sein du Peuple ! Voyez le cas de la loi sur le travail, dite "loi el Komri" ou la loi sur les permis de construire passée l'été dernier au 49.3 et avec effet rétroactif s'il vous plait, preuve "juridique" s'il en est que la Démocratie n'est plus tout à fait.

Enfin, il y a la fumisterie, tout droit sortie, si l'on fait de la novlangue, de la "masse neuronale" (*) des économistes néolibéraux. Ces types qui ont oublié d'être intelligents, en mettant en avant des équations mathématiques déconnectées de la réalité physique, pondent des pseudo-lois toutes plus fumeuses les unes que les autres, qui n'arrivent même pas à être des règles au final. Ainsi, leur adage qui voudrait que lorsque la planche à billet tourne l'inflation est la conséquence immédiate.
Pour cet exemple, on ne peut que constater l’ineptie de leur postula puisque, depuis bientôt une décennie, la FED puis la BCE (qui continue encore à l'heure actuelle avec 80 milliars par mois donnés aux banques car c'est en échange de produits dérivés qui ne vallent absolument plus rien) ont imprimé plusieurs milliers de milliards de dollars et d'euros sans qu'une seule seconde l'inflation ne pointât ni ne pointe le bout de son nez. Sans doute une erreur de calcul de tous ces doctes experts qui se voudraient les spécialistes d'une science exacte mais qui ne sont en réalité que bonimenteurs et gourous d'une chimère, idiots au mieux, mal intentionnés au pire, mais complices de bandits et de spoliateurs (**) dans tous les cas. À moins que ce ne soit par le fait que la planche à billet se nomme désormais "assouplissement quantitatif", ou "QE" dans la langue de Wall Street. Novlangue encore !

Les économistes devraient tous être pourvus d'un cerveau en état de fonctionnement.
Hélas, les seuls, et très rares, d'entre eux qui disposent d'un "assemblage neuronal" (*) capable d'intelligence ne sont jamais, JAMAIS ! invités dans les médias aux heures qu'il faudrait.
En fait, en bon français compréhensible par tous, les seuls économistes invités dans les média, sont TOUJOURS, TOUJOURS ! les plus débiles, stupides et tarés qui se puissent trouver ... sur le marché. D'ailleurs, si un jour un économiste néolibéral prévoit une crise, il faudra s'en souvenir !

Au final, une seule chose est certaine : Par le fait que nos lois ne s'astreignent pas à faire en sorte que, dans nos processus sociétaux et économiques, soient respectées les Lois de la Physique, en particuliers celles de la Thermodynamique, nous allons droit à l'effondrement ... qui ne va pas tarder ! Tel est le verdict si l'on se réfère aux Lois de la Physique.
Dura Lex ! Sed Lex ! Pour ce qui est des Lois s'écrivant avec un "L" majuscule, on n'a jamais cru si bien dire.

(*) Traduction de la novlangue énarquienne en français sensé, cette langue utilisée par les géants de la littérature, tels Voltaire et Victor Hugo par exemple : cerveau
(**) Veuillez comprendre "financiers"

vendredi 12 décembre 2014

Des certitudes certaines

Nous sommes rentrés, en 2008, dans une période de crise économique permanente. Notre système économique étant façonné pour ne pas être en crise seulement lorsqu'il y a de la croissance, la croissance étant désormais absente, le système restera en crise ; car la croissance ne reviendra pas.
Elle ne reviendra pas pour la simple raison que pour qu'il y ait de la croissance il faut que, un jour, nous les Humains, on brûle plus de pétrole que l'on en a brûlé la veille. Or, le pic du pétrole, qui se présente, dans la réalité, plutôt comme un plateau ondulant, a été atteint en 2006 ; c'est du moins ce qu'a bien voulu admettre l'Agence Internationale de l'Énergie en 2010, alors que jusqu'à cette date cette organisation avait toujours refusé l'idée même de ce concept de pic du pétrole.
Remarquons d'ailleurs l'enchainement des faits suivants :
- Le pic est atteint en 2006 ;
- Le "Marché" grand analyseur de chiffres et avide d'informations confidentielles s'en rend compte en 2007 (il faut un peu de recul pour ce genre de chiffres) ;
- Le "Marché" déclenche la crise financière en exigeant que l'on rembourse nos dettes car, jusqu'à ce moment, les prêts qu'il nous avait accordés, il comptait sur la croissance du futur pour se les faire rembourser.
La concomitance du pic du pétrole et de la crise n'est donc pas une coïncidence, même si d'aucuns en réfutent ou en ont réfuté l'idée. Elle constitue même la preuve que notre économie se fonde entièrement sur le pétrole. Ou, si vous préférez, en cinq mots et une apostrophe : Tout n'est que pétrole ! dans notre monde tel que nous voulons le conserver.

Et si vous ne voulez toujours pas croire que la croissance ne repartira pas c'est que vous ne savez peut-être pas encore qu'en 2013 la quantité de pétrole produite a baissée de 1,6% par rapport à l'année précédente et qu'une diminution de cette production, depuis qu'elle a débuté il y a 130 ans, n'avait jamais été constatée jusqu'alors. Et la baisse de production va continuer, pour toujours maintenant, les années passant, d'autant que les intenses prospections de ces dernières années n'ont données que de très, très, maigres résultats ; en laissant les plus grosses compagnies pétrolières fortement endettées.
Moins de pétrole veut donc dire croissance négative (et surtout pas "décroissance"), c'est-à-dire "crise", ou "dépression", dans notre système économique tel qu'il est construit.
En fait, nous entrons dans l'ère des emmerdes en cascades !

Dès lors, si nous voulons réellement sortir de la crise, l'occasion nous est donnée d'exiger des politiques qu'ils changent de système économique pour mettre en place l'écodouble, qui se trouve être, lui, un système économique qui cherche à faire la richesse en réparant la Nature, en éduquant tous les enfants, en économisant l'énergie et en captant l'énergie solaire seulement avec des moyens à haut rendement énergétique.

Mais j'entends déjà, maintenant que j'ai affirmé cela, la pléthore qui va me rétorquer : "Mais du pétrole, il y en a encore plein puisque son prix baisse, et même qu'il plonge, ces temps-ci sur les marchés !"
"Ola les faibles du bulbe, les croyants de l'abondance pétrolifère, les partisans du rêve prométhéen, les inconscients consommateurs béats ! Ni vos désirs ni votre analyse ne reflètent la réalité !" répondrai-je.

En effet, la réalité de la géopolitique du moment c'est que l'Arabie Saoudite, d'ordinaire aux ordres de Washington, prend des libertés, ou fait semblant d'en prendre, en inondant le marché de son pétrole alors que la demande s'affaiblit - austérité néolibérale afin de favoriser le remboursement des dettes oblige, cela juste pour nuire aux intérêts financiers de la Russie et de l'Iran, et accessoirement à ceux du Venezuela, ces trois pays ne pouvant faire tourner correctement leur économie qu'avec un pétrole cher. Les US pourront, eux,compenser leurs pertes du gaz de schiste plus assez cher avec la planche à billet (le gaz de schiste devient rentable à 80 dollars), comme d'habitude quand il y a des pertes au pays de l'oncle Sam.(*)
Il résulte de cette politique du court terme, hélas, que toutes les recherches et initiatives en matière d'économies d'énergie mais aussi en matière d' énergies renouvelables s'arrêtent, en laissant le pétrole toujours roi, lui l'instrument de la croissance, qui s'essaye à un presque dernier baroud d'honneur.
Car je vais même vous annoncer, sans prendre de risque, que d'ici quelques temps, quand le prix d'un baril sera de 60, peut-être même de 50 dollars, au bout d'une période qui dépendra d'on ne sait quoi (peut-être de la main invisible d'Adam, concept qui a toujours la cote), la croissance redémarrera très timidement.
Mais, hélas, à peine voudra-t-elle s'envoler de nouveau, notre croissance sacrée, que le cours du 158 litres et quelques bondira car l'offre déclinante ne pourra pas satisfaire, en aucune façon, la nouvelle demande d'abondance ; pic du pétrole oblige. La conséquence sera alors une nouvelle période de croissance négative ! Avec une dose supplémentaire d'austérité néolibérale, bien entendu, sous le prétexte qu'il faut faire, à tout prix, repartir la croissance. Le serpent qui se mord la queue !
Au final, parions qu'il n'y aura pas plus de 5 effets yoyo successifs de ce genre avant le complet effondrement de la civilisation thermo-industrielle et de son système économie conçu pour la croissance.
Et qu'un guignol ou qu'une cruche ne me dise pas : "Oui, mais ils trouveront autre chose !" car alors je répondrai :
"Qui sont ces "ils" et c'est quoi cet "autre chose" ? Les Lois de la Physique n'offrent pas d'autre solution. Si vous aviez étudié les sciences, en en comprenant réellement leur sens, en particulier sur le plan de la thermodynamique, vous le sauriez. Et vous n'en seriez plus à attendre bêtement la croissance ; la croissance, cette utopie de toujours !"

(*) Un de mes amis me dit même, que dans les circonstances que nous vivons sur le marché du brut, les faucons néolibéraux US sont bien contents de voir le prix du pétrole tomber. Cela va permettre à des gens forts riches de racheter à tout petits prix toutes les petites compagnies, les familiales, qui sont nées au moment de la ruée vers le gaz de schiste, car elles ne vont pas tarder à se retrouver en difficultés financières, voire en faillite. Le partage n'est jamais la norme dans le système croissanciste. Nous ne devons pas l'oublier. En tout cas, personnellement, je ne crois une seule seconde que les saoudiens agissent sans l'aval des USA. Après tout, tel que ça se passe, ils ont la planche à billets du pétro-dollar, du gaz de schiste qui reste dans leur sol pour plus tard et un prix du pétrole bas, ce qui leur permet de continuer à rouler avec de gros 4x4 imbéciles.

dimanche 26 octobre 2014

Le système qu'il faudrait !?

Pas besoin de faire un dessin pour démontrer que notre système économique est au bout de son rouleau, tant pour ses conséquences sociales qu'écologiques.
De fait, ce qu'il faut maintenant, c'est mettre en place un système nouveau, écologique, qui fasse en sorte que les Lois de la Physique soient respectées, et nullement "contrariées" dans un sens qui ferait quelles vinssent à nous nuire.

Mais tout le monde va me dire que ce système serait « écolo » ou « Khmer vert » !

Je répondrai : Les lois des humains – en particuliers les dernières – qui ont donné une toute puissance, seulement apparente, à la finance sont mortifères. Ces lois ne font pas la Loi.
A contrario, seules les Lois de la Physique sont capables de générer ou de conserver la vie.

Dès lors, les repères pour le nouveau système, devraient être le rendement énergétique – hélas, toujours inférieur à 1 - et le Joule, le Joule étant la seule chose qui ne varie pas en Physique. Notre économie doit être désormais l'économie de l'économie d'énergie, économie naturellement plus juste et écologique car plus locale.

Sinon quoi ? Si le changement que nous arriverions à imposer n'était pas celui-ci ?

Sinon nous n’aurons rien changé. Une réforme sans ces repères de base serait comme un changement de gouvernement en Giscardie, Mitt’randie, Chiraquie, Sarkozia ou Hollandie.

Pour mieux comprendre ce que je veux dire, voici, à la suite, des exemples.

Entre l'élection d'une personne et le tirage au sort d'un collectif, le collectif tiré au sort offrira un meilleur rendement énergétique global. Pas de papier pour les enveloppes, les bulletins, les tracts, les affiches et tout le reste, à savoir la télé, les réunions de campagne, les grands-messes médiatiques, etc
Entre construire un bâtiment "n'importe-quoi" et un bâtiment passif, le choix qui sera fait de construire ce dernier permettra à ses habitants de ne pas avoir besoin de consommer de l'énergie ; ce qui, s'il y a beaucoup de maisons passives, coupera naturellement l'herbe sous le pied du grand capitalisme du pétrole ou de l'électricité qui ne pourra plus facturer autant qu'aujourd'hui.
Entre abattre un talus où conserver un talus, on conservera le talus. Aucune énergie ne sera consommée, ni pour le détruire ni pour en faire un autre dans le cadre d'une stupide mesure compensatoire qui ne compense jamais rien.
Entre un environnement cloisonné et bétonné et une Nature dont les écosystèmes sont fonctionnels, pour rendre les services écosystèmiques indispensables à notre survie, c'est la Nature fonctionnelle qui reste la plus rentable énergétiquement parlant.

Il faut donc arrêter les grands projets inutiles de ports, viaducs, aéroports, barrages, autoroutes, TGV, centrales nucléaires, tours de Babel, tunnels, qui sont gourmands en pétrole pour leur construction et leur fonctionnement et qui seront des handicaps dans le monde sans pétrole qui commence où il n'y aura plus d'avion, très peu de voiture et peut-être quelques trains, du moins au début, qui, alors, rouleront lentement.

lundi 6 janvier 2014

Que faire pour sortir de la crise ?

En avril 2011, Écodouble était pour la première fois invité sur le blog de Paul Jorion.
Voici à la suite une version "améliorée" du texte qui m'a valu cette invitation, texte à l'origine très maladroit puisqu'il n'était qu'un commentaire à l'attention d'un commentateur d'un article du blog de PJ.
Mais comment donc sortir de la crise actuelle et passer à une économie écologique ?
Avec ce texte remanié, j'essaie de répondre en un jet.
Et puis peut-être qu'un parti politique en mal de programme s'inspirera des propositions qui suivent pour élaborer son programme économique en vue des prochaines élections !?! Non, je rigole ! Comme si le bon sens pouvait être une caractéristique des partis politiques !

Afin de sortir réellement de la crise, il faudrait faire en sorte d'avoir un coup d'avance sur les évènements qui se préparent.
En sachant que le prix de l'énergie va flamber, dans les année qui viennent, du fait de sa rareté, nous tirerions avantage à augmenter beaucoup et sans attendre le prix de toutes les énergies, de façon progressive et concertée.
Par cette stratégie, nous aiderions au renflouement des caisses de l'État, tout en lui permettant de dégager des fonds pour aider les ménages les plus modestes à s'adapter à la situation de pénurie qui arrive, et nous mettrions en place un contexte capable de faire baisser très significativement les consommations d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre qui en résultent.

Durant cette période où le prix de l'énergie augmentera volontairement, le télétravail devra être favorisé, depuis des bâtiments de bureaux dédiés, dans chaque village. Cela aidera à la diminution du volume des transports et à la reconquête des campagnes ; les villes, ces "élevages hors sol", devant absolument diminuer en taille dans un futur très proche.

Mais ce qu'il faudrait surtout, c'est lancer une série de grands travaux, qui dureraient 10 à 20 ans, visant à jeter les bases d'une économie écologique dans laquelle l'homme et la nature coopèrent : l'écodouble (l'économie qui fait coup double, qui nous permet de vivre dignement toutes et tous, et qui, dans le même temps, favorise la biosphère).

Ces grands travaux seraient :

- La complète restauration de l’habitat. Celle-ci aurait pour but principal, outre la mise en place d'isolations performantes et pérennes, de faire baisser la température de confort dans les habitations grâce à l'utilisation de matériaux issus de végétaux et à l'emploi de chaux et de terre pour la décoration intérieure. Le ciment, les plastiques, les peintures hydrofuges seraient ainsi bannis, eux qui contiennent une grande quantité d'énergie grise et qui génèrent des températures de confort élevées. Dans tous les cas, un bâtiment neuf devrait être conçu pour être passif et une restauration d'un existant viser le même objectif ;

- La restructuration du paysage grâce aux connaissances du Génie écologique, avec au programme des plantations de haies d'arbres d'espèces variées et locales autour des champs et prairies, des restaurations de mares et de zones humides, ces dernières pouvant alors constituer nos usines d'épuration de l'eau. Le résultat serait des trames vertes et bleues, véritables puits de carbone, denses, frémissantes de vie(s), agréables à contempler ;

- La mise en place d'un système de récupération, efficace et généralisé, de tous les matériaux de construction, y compris dans les décharges plus ou moins sauvages où nous les avons mis au rebut ;

- La création par des équipes pluridisciplinaires (ingénieurs, biologistes, écologues, géologues, pêcheurs) d'une industrie du récif artificiel, qui permettrait la construction d'habitats sous-marins, viables sur le long terme, partout le long de nos côtes, cela pour qu'une pêche soutenable, conduite par des jardiniers des mers équipés de nouveaux bateaux à voiles modernes, remplace l'actuelle, qui est dévastatrice et sans avenir car dépendante du gazole. Certains de ces récifs pourraient être des fondations d'éoliennes off-shore.

En outre et tout de suite, il faut absolument arrêter les grands terrassements, délaisser les prouesses d'aménagement qui n’ont d’utilité que dans le monde du pétrole (les autoroutes, les routes, l'habitat en tache, les aéroports, les TGV, les grands viaducs en béton armé qui vieillissent mal, etc.).

Nous devons relocaliser toutes les productions (l’économie d’échelle n’est pas toujours valable pour les choses vitales) et nous interdire celles qui sont trop dispendieuses en énergie.

Nous économiserions beaucoup de pétrole, en plus de préserver notre santé et l'environnement, en abandonnant l'agriculture pour adopter l'agro-écologie, en renonçant, donc, aux insecticides, aux herbicides, aux fongicides et aux OGM promus par l’agro-industrie.

Il ne faut pas s'interdire d'interdire l'usage des téléphones portables aux mineurs ni de poursuivre pénalement les fabricants qui poussent au renouvellement de ces matériels (ces appareils sont des gouffres à matières premières si bien que nous pouvons parier qu'ils seront, d'ici peu, moins omniprésents dans nos vies). Il faut parallèlement lutter par l'éducation contre la gadgétisation des relations humaines. Et par l'éducation, donner à la jeunesse des repères pour lui permettre d'aimer vivre dans un monde réel.

La télévision ne doit plus être un moyen d'abrutissement de masse ; il faut rehausser la qualité des programmes.

Abattons la tyrannie marchande de la mode, mettons au chômage les publicitaires qui la servent, emparons-nous des styles sans y coller d'étiquette.

Mettons des pulls à la maison l'hiver, maison que nous préférerons petite et douillette, plutôt que grande et gourmande en énergie.

Remettons-nous au travail manuel, par exemple sur des objets de récupération (cradle to cradle), et évitons le plus possible le recyclage, qui est très énergivore.

Développons les toilettes sèches, qui vont de pair avec les jardins potagers et la récupération des eaux pluviales.

Cuisons une partie de nos aliments avec le soleil.

Réhabilitons les moulins à eau et à vent pour en faire des générateurs d'électricité automatiques.

Rétablissons les cycles de l'eau, du carbone et de l'azote.

N'acceptons qu'un électroménager raisonnable et déclarons l'obsolescence programmée hors-la-loi.

Apprenons à aller moins vite. Nous irons plus loin dans notre satisfaction.

Où trouver les fonds pour financer tout cela ?
Ils sont là, à portée, dans les poches sans fond du grand capital, ce grand capital qui détruit tout et qu’il faut donc démanteler, en interdisant la spéculation et en faisant défaut sur une grande partie de notre dette vis-à-vis des banques.
Et à tant faire que de démanteler, démantelons aussi les centrales nucléaires ! Il faut arrêter tout de suite celles qui ont plus de 30 ans et étudier, puis travailler, très sérieusement, à leur démantèlement.
Dans 10 ans, moins si possible, il faut qu’elles soient toutes éteintes et que la lumière nous vienne d'un autre feu qu'un feu d'apocalypse.

dimanche 31 mars 2013

Le pain de Notre-Dame-des-Landes

Un Camille que j'ai voituré a voulu me payer en pain de la ZAD pour le service rendu.
En effet, un boulanger officie désormais sur la zone à défendre. Camille m'a dit qu'il y fait trois fournées par semaine. Et il est beau son pain ! Jugez plutôt :

Le bon pain

Camille ne pouvait pas me faire plus plaisir. Et puis qu'est-ce qu'il est bon le pain de la ZAD !

Les politiques maltraitent la jeunesse, en faisant tout, tous, de quelque parti qu'ils soient, pour qu'elle n'ait aucun avenir, en préparant ainsi la voie royale à l'extrémiste Marine nationale.

Et pourtant, sur la ZAD, la jeunesse s'organise ! Sur la ZAD on y fait du pain, on s'y forme à toutes sortes de techniques, on débat, cela sans la moindre aide de nos pseudo-dirigeants.
Et très symboliquement, parce que cette jeunesse a confiance dans le futur qu'elle se façonne, elle plante même des arbres fruitiers autour des lieux de vie qu'elle aménage.

Je rêve que lorsque le projet sera abandonné, que Ayrault et Auxiette auront bouffé tout le stock d'un magasin de chapeaux, la ZAD devienne un centre de production de nourriture et d'eau potable, un laboratoire pour apprendre à revivre grâce à une saine économie ; pour que la jeunesse ait un avenir.

mercredi 1 juin 2011

Anomalie notable

Il paraît que dans le système capitaliste, il y a une loi "qui dit" que ce qui est rare est cher.

Hier matin encore, un économiste-expert-en-sécheresse-invité-fort-à-propos le rappelait sur les ondes d'une radio au sujet des prix de la tonne de paille et de foin qui augmentent parce que c'est sec  en beaucoup d'endroits et que donc ça ne pousse pas, poussant ainsi à l'augmentation des prix sur le marché alors que notre ministre de l'agriculture pousse de son côté à la solidarité entre les régions où c'est pas sec et les régions où ça l'est, cela afin que les prix restent stables (je vous rassure si vous n'avez pas compris ! Celui qui causait dans le poste avait l'air de comprendre ce qu'il disait ; et c'est le plus important).

Mais à toute règle il existe - au moins - une exception ! Voyez plutôt.

Dans notre système capitaliste, ceux qui en profitent disent, font, imaginent, génèrent, conneries sur conneries et se révèlent par là d'immenses incapables.

Les années passent et au final les conneries sont innombrables, s'ajoutant les unes aux autres ; nous sommes même littéralement submergés de conneries : il y en a sur tous les étals, dans toutes les décisions officielles où le bon sens n'a pas cours, dans toutes les déclarations, et bon nombre sont encore en attente dans les neuronnes tordus de nos chers dirigeants incapables.
Dans le même temps, ces derniers restent toujours aussi nombreux, semblent même se reproduire, en tout cas se pistonnent, le piston valant la particule de l'ancienne aristocratie, tout cela alors que notre demande pour le produit qu'ils sont n'augmente pas, c'est-à-dire qu'elle reste nulle, du moins faut-il l'espérer : nous n'avons jamais voulu, nous ne voulons pas, et surtout, nous ne voudrons jamais des incapables pour nous diriger !
Dès lors, d'après la loi de l'offre et de la demande, autre fondamental de l'économie capitaliste, il devrait se trouver de moins en moins d'incapables sur le marché ; et en tant que consommateurs nous devrions  nous en trouver satisfaits.

Et bien non ! rien n'y fait !
Conneries et incapables augmentent en nombre, se payent fort cher et même toujours de plus en plus cher si l'on considère les réparations, toujours de plus en plus grosses, des dégâts causés par les conneries et les salaires, de plus en plus élevés, que nous payons à ceux qui les produisent.

Aller ! Arrêtons d'être négatifs et soyons optimistes.
C'est simple et personne n'y peut rien : il y a sans doute une "bulle incapable-connerie" en train de se former sur les marchés et il est normal que nous n'y comprenions rien car les marchés sont faits pour être seulement compris par les brillants économistes initiés.
Mais alors, vivement qu'elle explose ! cette bulle.
Et encore ! en espérant qu'elle sera la dernière à le faire.

Ah, au fait ! Pourquoi donc l'intelligence est-elle rarissime dans les médias et parmi les gens qui dirigent le Monde ?

Ne serait-ce pas parce qu'elle n'est pas chère payée ?
Alors qu'elle devrait être très chère puisqu'elle est rarissime ; à cause de l'offre et de la demande ; celle qui fait que ce qui est rare est cher !

Vous avez suivi ?

 

jeudi 7 avril 2011

Les traders, ils sont comme ça

Il s’appelle Romain Camus, il est français, il a 35 ans et c’est un pov’ type.


Il y a une quinzaine de jours, à Londres, une de ces villes du Monde pourries par l’argent et déshonorées à jamais parce qu’elles ont tout permis à la finance, des médecins et des infirmières manifestaient pour dénoncer les licenciements massifs de personnels soignant dans les hôpitaux, ces dégraissages résultant des coupes budgétaires décidées par Cameron.
Il faut là préciser qu'il s'agit du Cameron-Premier-Ministre qui ne s’appelle pas James mais qui fait tout de même un Titanic, en matière sociale celui-là ; le Cameron qui en ces temps de crise préfère finir d’appauvrir les pauvres pour assurer aux plus riches d'être encore plus riches.

Lorsque le cortège des blouses blanches passa au pied de l’immeuble de la Deutsche Bank, les manifestants remarquèrent un individu en col blanc faisant de grands gestes et agitant, hilare, un billet de banque de 10 livres, pour les narguer.
Les précieux humains tout dévoués dans leur métier à soigner les malades et les blessés furent même apostrophés par l’arrogant et pervers personnage : il leur cria d’aller chercher un boulot, « un vrai ».
Sans doute n’existe-t-il pas de mot assez fort pour qualifier pareille bêtise et semblable vilenie car personne avant ce type n’avait dû montrer une telle inintelligence.
Et pour cause ! Ce crétin, c’était un trader, un de ces abrutis qui vivent déconnectés de toutes les réalités et qui infestent la capitale de la perfide Albion, celle-ci les laissant libres de faire les actes les plus amoraux de l’Histoire de la finance.
Dès lors, pas étonnant que ces gugusses soient devenus débiles, forts du pouvoir qui leur a été laissé, même s’ils ont fréquenté les plus grandes écoles du Monde, qui devraient - soit dit en passant - se sentir salies par les comportements de leurs anciens sales rejetons.

Ainsi, le taré qui a agi de la sorte, parce qu’il est français, est peut-être sorti de Polytechnique ou de Centrale, toutes deux financées par nos impôts et toutes deux générant ce genre de profil très apprécié par les « banksters ».
En effet, alors que ces écoles devraient s’employer avec tous leurs moyens à former des élites toutes au service de notre Pays, elles fabriquent en fait des "mal-neuronés" destinés à devenir de super-parasites affairés à détruire les Peuples et les Pays ; quand bien même fussent-ils les leurs.

Il y a fort à parier que les peuples n’oublieront pas.
Ce type risque de devenir, dans l’esprit des citoyens, l’image même du trader et de la finance.
D’ailleurs ses chefs ont bien vu le risque et ils ont viré le « mal-cérébré » presque sur le champ et se sont ensuite empressés de diffuser un communiqué laissant entendre que les banques, c’est les gentilles et que les méchants, c’est les traders.

Oui ! espérons bien que notre mémoire collective n’est pas un gouffre sans fond d’où plus rien ne ressort. Il est des images qui doivent rester !
Le méchant employé a été pris en photo dans ses agissements - tant mieux - avec un de ses copains qui rigole (voyez la photo)(*) mais qui, lui, n’a pas pour autant été viré.
Regardons bien la photo (voir le lien plus haut) et souvenons-nous. Il va bien venir un moment où il ne fera plus bon être trader et dirigeant de banque.

Il est trader, il s’appelle Romain Camus et il a plein de petits copains qui s'emploient à faire en sorte que le Monde n'est pas ce qu'il devrait.
Ne les oublions pas.

(*) Il existait sur un site une photo agrandie où le visage du fou était bien visible mais elle n'est plus en ligne : big brother veille toujours !       

mercredi 9 mars 2011

Le triomphe de l'agroécologie

L'ONU a publié cette semaine un rapport montrant que l'agroécologie est la voie à prendre pour réussir à nourrir tous les habitants de la Terre car cette méthode d'agricuture a le pouvoir de doubler la production de nourriture mondiale en 10 ans.

Ce rapport, rédigé par le Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation Olivier de Schutter, est la démonstration qu'il n'y a aucun avenir dans la révolution verte et l'agriculture intensive issues de la reconversion de l'industrie de l'explosif des deux guerres mondiales en une industrie du pesticide et de l'engrais chimique (Cf. le film "Solutions locales pour un désordre global).

Ce document constitue aussi une victoire pour toutes les personnes (*) et les associations (**) qui travaillent depuis plusieurs décennies à la conservation des semences et à l'élaboration et la mise au point de cette technique de l'agroécologie, qui a pour but de faire en sorte que le sol, habité de ses micro-organismes, soit un allié du paysan et non un esclave, empoisonné et désert, considéré uniquement comme support, gavé de produits chimiques artificiels, ces derniers étant vendus très chers par les multinationales Bayer, BASF, Syngéta, Monsanto et consort.
C'est aussi une victoire sur la route menant à l'écodouble, cette économie écologique telle que je l'imagine, pas loin de ce qu'est la décroissance.

Désormais, tous nos dirigeants, politiques ou Haut-fonctionnaires, qui soutiendront encore le lobby du poison, devront être considérés comme des responsables de crimes contre la Biodiversité et contre l'Humanité, parce qu'ils auront semé et entretenu la faim dans le Monde et détruit les terres arables.

Au vu de l'actualité du moment, où un ancien Président échappe à un jugement, juste par le fait qu'il est un ancien puissant, rappelons que le crime contre l'Humanité est imprescriptible.

(*) Comme les époux Bourguignon par exemple.
(**) Je citerais notamment Via Campesina, les Colibris et Kokopelli.

samedi 5 février 2011

Un petit point qui clarifie les esprits

Voici, à lire sur le blog de Paul Jorion, un remarquable article récapitulant la situation financière des banques françaises.

C'est clair, précis et concis ! Mais ça fait peur !

La fête ne devrait plus durer longtemps.

jeudi 13 janvier 2011

Ils sont partout

Vous les avez vus ? Ils sont partout, sur toutes les routes, à la télé, dans les évènements sportifs, dans votre chauffage, dans votre eau ou votre énergie, dans votre maison. Vous ne les voyez pas ?

- Mais qui donc ?

- Mais les "bigs companys", les majors, les grands groupes ! Ceux qui s'assurent les monopoles ! Ceux qui corrompent ! Ceux qui ramassent à tous les étages ! Ceux qui ont tout verrouillé ! Ceux qui nous envoient une facture presque tous les mois ! Ceux qui n'en finissent jamais de nous plumer toujours davantage !
Allez ! je vous les montre sur les photos qui suivent. Après les avoir vus, peut-être regarderez-vous mieux autour de vous, comme équipés de lunettes spéciales, du genre de celles que l'on voit dans le film "Invasion Los Angeles" de John Carpenter.

"Ils vivent. Nous dormons." Ce slogan a inspiré ce film qui critique les années Reagan et le néo-libéralisme.

Réveillons-nous ! Ouvrons les yeux et agissons !


samedi 1 janvier 2011

Une année qui commence bien comme prévue

Un petit article sorti tout droit de chez Jorion pour bien garder le rythme de la crise qui va redémarrer de plus belle.

Depuis plus d'un an, Paul Jorion écrivait et parlait de temps à autre, en montrant de beaux graphiques officiels, des difficultés à venir dans l'immobilier industriel américain : ben ça arrive !

Que vont donc bien pouvoir nous dire tous nos guignols de la politique pour nous expliquer leur incompétence à ne pas savoir prévoir ce qui est prévisible ?

vendredi 26 novembre 2010

L'information du siècle

"A y est !" Nous y sommes !
Le pic du pétrole est dépassé ... depuis 2006 ... et c'est l'AIE qui l'annonce, ou plutôt qui l'avoue (*), enfin, en se faisant un peu "pipikaka" dans le pantalon ... mais c'est seulement un journaliste indépendant qui relaie l'information ... du siècle ... et peut-être du millénaire.
Ces jours-ci, les autres journalistes - ceux des grands médias - nous rendent compte des chutes de neige et des régimes amaigrissants ; pour amaigrir l'esprit sans doute.

Vous trouverez aussi sur le blog de ce vrai journaliste quantités de liens intéressants. Et les commentaires de l'article lui-même sont tout aussi intéressants.
Âmes à volonté d'ignorance et d'insouciance, autruches et autres optimistes béats, s'abstenir. Regardez la météo !

(*) Résumé du rapport de l'AIE, trouvé sur le blog de Aérobar Films.

mercredi 24 novembre 2010

La destruction s'accélère

Toute notre économie se fonde sur la destruction de la Nature : je ne cesse de le répéter depuis mon premier article sur ce blog.

La terre agricole, alors qu'elle est très recherchée par certains pays qui en manquent ou par certaines entreprises pour investir mais surtout spéculer sur du long terme - une fois n'est pas coutume - continue en France, en Allemagne, aux États-Unis et en Chine de disparaître à bon train.
Pour ce qui est du cas de la Chine, qui "achète" des terres - le plus souvent, c'est de la spoliation de paysans - dans des pays si pauvres qu'ils en sont réduits à vendre leur sol, leurs dirigeants affamant ainsi leurs populations mais en s'en mettant plein les poches, cela relève d'une volonté d'expansion et de colonialisme nouveau.

Toujours est-il que les surfaces détruites chaque année sont dantesques.

En France, chaque jour, 230 hectares sont consommés et perdus pour de très longues périodes car il faut des millénaires pour constituer un bon sol arable. Sur une année, cela fait 86 000 hectares, soit l'équivalent d'un département tous les 4 ans. Dans les année 90, nous en détruisions 61 000.
L'Allemagne est sur un rythme de 40 000 hectares par an, les USA font disparaître 300 000 hectares sur la même période tandis que la Chine en consomme 800 000 (*).

Notons qu'au regard de la surface détruite par rapport à leur surface totale, de ces 4 pays, c'est la France qui est la plus dispendieuse.
Nos dirigeants sont fous, il ne faut plus en douter ! Quant au Grenelle I et II et ceux à venir : ce sont des mensonges.

En tout cas, au rythme actuel, en 2050 la Planète aura perdu 400 millions d'hectares sur les 1 400 millions qu'elle compte, c'est-à-dire 30 % en gros.
Il y a des gens, géographes, économistes et autres, qui ont fait de brillantes études et qui disent que nous seront 9 milliards d'Humains à cette date.
Une chose est certaine : ces gens se trompent.

Quant aux financiers et certains pays, ils ont compris où se situe désormais la richesse ; ils étaient en réunion à Genève il y a peu, pour mieux s'organiser à mieux voler et spolier partout dans le monde, afin de s'accaparer les terres agricoles.
Ils étaient pourtant déjà très efficaces mais cela ne leur suffisait pas.

La révolte gronde en moi. Il y a des coups de fusils qui se perdent.

(*) Source pour tous ces chiffres : Un Ouest France de fin octobre ou début novembre 2010.

lundi 22 novembre 2010

Les médias se réveillent mais ...

Mardi 16 novembre 2010 était programmée à 20H30 sur France 2 une émission faite spécialement pour nous expliquer de façon simple les dessous de la crise économique actuelle.

L'émission n'a pas été diffusée : Monsieur Notre Président avait monopolisé les trois chaines majeures pour faire son spectacle post-remaniement.
Et il s'est même payé le luxe de poser lui-même des questions aux journalistes qui étaient là pour l'interroger, leur demandant, avec l'insistance que lui donne sa position, d'y répondre de telle sorte qu'il en soit satisfait : le monde à l'envers !
Quant à nous, nous avons été privés d'un reportage qui aurait pu, à une heure de grande écoute, nous aider à comprendre à quel point nous sommes spoliés par la finance, "Président", un de ses grands serviteurs, n'ayant pas hésité à donner de sa personne pour nous laisser dans l'ignorance.

Espérons que ce reportage sera reprogrammé, un jour sans match de football, et que nulle diversion ou qu'aucune combine empêchera qu'un grand nombre de téléspectateurs la regarde.
Après sa diffusion, il se peut que la colère monte d'un cran dans le pays tout entier.

vendredi 19 novembre 2010

Réparer l'environnement

Mettre sur pied une économie alternative permettant, entre autres, de réparer les dégâts que l'actuel système a causé à la biosphère, je vous ai souvent dit dans ce blog que c'était possible.
J'avais d'ailleurs posé une question en ce sens à Paul Jorion lors de son passage à Quimper en mai dernier (*).

En tout cas, bonne nouvelle, ce dernier commence à évoquer cette économie de la réparation de l'environnement sur son blog (Cf. les deux dernières lignes du premier paragraphe de l'article en lien ci-avant ; article par ailleurs très intéressant et premier d'une série de cinq).
Vive l'économie écologique ! Vive le génie écologique ! Vive la technodiversité ! Vive l'écolocalisme !
Si nous optons pour cette voie, la finance ne pourra plus, normalement, être ce qu'elle a été jusqu'à présent. Elle ne nous volera plus et, tous, nous garderons le fruit de notre travail, dans un environnement sain pour notre santé.

Faut être joyeux de temps en temps !

 

(*) La question était :  « L’économie actuelle mondialisée est fondée sur la destruction des écosystèmes pour favoriser le génie civil et sur une consommation croissante de pétrole. Peut-on envisager une économie fondée sur les techniques de l’économie d’énergie et sur le génie écologique allié au génie civil ? »
Monsieur Jorion répondit : « C’est bien à ça qu’il faudrait arriver ! Mais le cadre actuel ne le permet pas. »

mercredi 7 juillet 2010

Les shadocks ramassent

Les algues vertes en Bretagne ! Voilà bien un fléau qui nuit à l'économie ! Et au tourisme en particulier.

Mais ne serait-ce pas plutôt une nuisance de l'économie envers l'environnement ? Et aussi envers l'économie ? Une sorte de serpent qui se mordrait la queue.

Vous trouverez à la suite quelques photos montrant ce qui se passe sur les plages de Saint-Michel-en-Grèves dans les Côtes d'Armor (22 ; voilà les algues) (*).
Depuis le temps que nos "pourritiques" - pardon - nos politiques nous parlent de développement durable et de la nouvelle économie verte !
Au regard de ces photos, en Bretagne, la verte économie durable, nous y sommes !
Et comment y sommes-nous parvenus ? Et bien je vais vous le dire.

Nos pourritiques ... Décidément ! Je disais : Nos politiques ont d'abord favorisé l'agriculture productiviste qui a détruit en deux décennies le réseau bocager et l'ensemble des cours d'eau, mares et zones humides dans les campagnes. Un développement exponentiel de l'élevage hors sol a été encouragé, avec tous les rejets azotés que cela implique, tout comme fut encouragée l'utilisation d'engrais chimiques (et de pesticides, pour les cancers).
L'urbanisation galopante a imperméabilisé et fait disparaître des surfaces filtrantes très importantes. Les stations d'épuration, réceptacles de toutes les eaux usées des humains, mal dimensionnées ou peu efficaces, ont déversé des quantités astronomiques d'azote et de phosphates directement dans les ruisseaux, rivières et fleuves.

Dès lors, à chaque pluie, les cours d'eau, tels de véritable égouts, se sont chargés de toujours plus d'azote : Direction la mer ! La mer qui a traité la pollution à sa façon : En produisant des algues vertes !

Alors nos politiques (j'ai fait attention), jamais à court d'idées, ont imaginé qu'il fallait ramasser les algues vertes plutôt que de replanter des haies, restaurer les zones humides, repenser l'assainissement, imposer des limites à l'urbanisme et aider les agriculteurs à redevenir des paysans plein de bon sens. L'écodouble, ce n'est pas pour eux. 

Enfin ! Tant qu'il y aura du pétrole, nos élus et nos gouvernants, c'est-à-dire nos pourritiques, tout comme des shadocks nouveaux, pomperont nos impôts pour vider la mer des algues vertes qu'elle aura produite à cause de leur incompétence mais, aussi, de leur habitude à s'arranger avec les industriels et financiers sans scrupule aucun envers l'écologie.
Ils auront créé quelques emplois durables ; les premiers emplois de la verte économie telle qu'eux l'imaginent, avec des chargeurs, des camions et des décharges, à des années lumière de l'écodouble qui pourrait nous éviter tout cela.

Tant qu'il y aura du pétrole, je le répète ! Car après, c'est vrai, toute notre actuelle économie ne sera plus possible mais il sera sans doute trop tard pour l'écodouble : Il faudra subir la Nature !

D'ailleurs ne commençons-nous pas à subir ses algues ?

(*) Notons, même si je n'ai pas de photos disponibles, qu'il se passe la même chose dans le Nord ou le Sud Finistère ; à Fouesnant, par exemple.

 

mercredi 26 mai 2010

Pour les cinéphiles

Deux films à voir pour prendre conscience qu'il n'existe pour les financiers qui asservissent le Monde aucune limite dans l'immoralité :

Capitalism : a love story de Michael Moore et Let's make money d'Erwin Wagenhofer.

Après les avoir regardés, il s'en est fallu de peu que je démissionne sur le champ de l'emploi qui me fait vivre depuis presque 20 ans : c'était juste comme une sourde envie de quitter "le système".
Finalement, le côté "alimentaire" du "job" m'a retenu.

Mais jusqu'à quand en sera-t-il ainsi ?

S'il y en a un avenir il me le dira. 

mercredi 3 février 2010

Vision claire

Voici à la suite le dernier des "étidos" posté sur le site ECCE par Jean-Luce Morlie, le créateur et gestionaire de ce site. Ce texte a aussi été publié sur le blog de Paul Jorion.
Jean-Luce Morlie est un universitaire belge. Il demande un changement économique, en faveur de l'écologie.


Le tournant où l'on nous attend déjà

"Les anciens qui savaient pratiquer le Tao n’allaient pas éclairer le peuple ;
mais ils voulaient le laisser dans l’ignorance.
Si le peuple est difficile à gouverner c’est parce que ses connaissances se sont accrues.

Gouverner un pays au moyen de la connaissance, voilà sa ruine.
Gouverner un pays sans l’aide la connaissance, voilà son bonheur."

Lao-Tseu, LXV
Ed. la Pléiade, p.68

En France, à cette nation à vocation universelle, le parti socialiste n’offre pas d’alternative. Il est trop tard pour la renaissance d’une gauche capable de mener la barque et passer la barre de la double crise de l’économie et de l’environnement. La gauche sera donc suiveuse. Si la traversée des crises vient à produire de l’émancipation et de la justice, les socialistes n’y seront pour pas grand-chose ! Pendant ce temps, la croissance verte et solidaire « enfonce » les décroissants et les altermondialistes sur leur propre terrain : IBM sponsorise la diffusion des « Talks de John Gerzema: The post-crisis consumer » afin de nous vanter la sobriété éthique du consumériste d’après crise. Il ne nous resterait donc que l’extrême gauche pour « prendre l’argent des riches » et régler les problèmes.

Ce renversement quasi instantané de l’idéologie mérite un peu d’attention, la droite mène le train, cette guerre-ci est déjà perdue, préparons la suivante. Ce spectaculaire (au sens de Guy Debord) retournement de veste fait oublier que nous sommes aujourd’hui devant l’alternative changer ou périr parce que la pensée écologique a été piétinée pendant plus d’un demi-siècle autant par le capital que par les sociaux-démocrates. Nous voici pourtant, presque "comminatoirement", mis dans l’obligation de changer du tout au tout, et il n’est plus question de réfléchir sur le processus historique ayant conduit à cette bifurcation. La nécessité de ce « scénario d’oubli » est aisée à comprendre, mais il faut d’abord réexaminer la bifurcation précédente. Il restera – mais c’est un autre sujet – à expliquer l’aisance avec laquelle le capitalisme phagocyte les 6 R de la décroissance (*)!

S’il eut été maintenu jusqu’à aujourd’hui, le niveau de compréhension induit auprès du public par L’argent de Zola eut suffi à rendre impossible l’actuelle hégémonie mortifère du capitalisme financier. Au siècle dernier, le capitalisme entreprit de réduire nos capacités à comprendre le fonctionnement social et ainsi d’affaiblir nos possibilités d’agir sur lui. Pour la tranquillité des dominants, la perception des rapports de forces devait être noyée par la construction d’une représentation faussée des rapports sociaux, en s’appuyant d’abord sur une théorie erronée du marché, elle-même accompagnée de la généralisation de simulacres marchands. Sur le plan politique, à l’Est, le spectacle de « l’avenir radieux » fut centralisé par les bureaucraties totalitaires du « capitalisme » d’État. À l’Ouest, le spectacle diffus des médias amenait les salariés à jouer le jeu consumériste des capitalistes libéraux. La marchandise étendit son règne partout sur chaque lieu et à chaque seconde de la vie : elle médiatise aujourd’hui l’ensemble des rapports sociaux. Ajoutons que la mise en place de la société de consommation fut épaulée par la social-démocratie et portée par un groupe social tirant les avantages de son rôle de courroie de transmission. La médiatisation eut en outre l’avantage de discréditer la raison en substituant la logique affective de l’échange d’image au raisonnement discursif. La fusion aujourd’hui achevée des spectaculaires diffus et centralisés dans le spectaculaire intégré (CNN, Lagardère, Berlusconi …), prépare à la « consommation frugale » aussi bien qu’à celle de Coca-Cola. Nos cerveaux englués, tout comme ceux des économistes, des politiques et même celui des journalistes du 20H, gobent n’importe quoi, ne comprennent rien au fonctionnement de l’argent, jouent au tir à pipe sur les parachutes dorés et se laissent proprement arnaquer par les agissements foireux d’une bande de banquiers véreux !

Cette alliance réformiste masquait le développement de l’économie comme mode de domination, et non comme mode de satisfaction des besoins « élémentaires », condition de l’émancipation des individus pour correspondre au projet des lumières. Ainsi, parce qu’elle était contraire à « l’épanouissement humain » par le productivisme, l’écologie fut longtemps vilipendée par la gauche au nom de l’emploi et du pouvoir d’achat. Pour les productivistes capitalistes aussi bien que bureaucratiques, la question essentielle est de maintenir l’asservissement des salariés lorsque le développement de la production leur permettrait d’envisager de rendre la satisfaction des besoins indépendante de la logique interne d’accroissement illimitée du « capital ». Cette question est de nouveau terriblement d’actualité ! Le mouvement de la décroissance considère qu’il suffirait de retoucher l’organisation sociale pour atteindre à la satisfaction des besoins sans qu’il soit nécessaire d’en vouloir toujours plus. Triste ironie du moment, ceux qui depuis cinquante ans ont supporté d’être piétinés pour combattre l’hégémonie de la croissance comme fausse conscience de la raison économique se trouvent complètement dépassés par le surgissement d’investisseurs novateurs et activistes d’une croissance verte aux accents solidaires. Aujourd’hui, les sympathiques « bluettes » de la décroissance nous seraient aisément accessibles parce que la réévaluation de nos « véritables » besoins ferait s’évaporer les possibilités d’emprise du capital sur nos vies quotidiennes. En réponse aux adeptes de la simplicité volontaire, les sociaux-démocrates bon teint tentent de dévoiler l’obscurantisme de la pensée décroissante en avançant que celle-ci trahirait les valeurs éternelles de la gauche, à savoir : la science, le progrès … Curieusement la gauche n’a pourtant rien à proposer sinon la possibilité d’une croissance soutenable étayée cette fois par de vrais choix rationnels. Le plus drôle dans cette histoire est que le capitalisme s’est déjà mis au vert et que votre banquier de proximité fait déjà dans la relocalisation !

L’histoire avance, gonflée cette fois d’une crue démographique sans précédent alors que notre morale impose de ne pas laisser dans la misère deux tiers de nos semblables. Les néo-croissancistes façon Claude Allègre envisagent de généraliser notre niveau de vie à la planète, le foisonnement de l’inventivité scientifique et technique résoudra tout ; à l’inverse, les tenants de la sobriété façon Yann-Arthus Bertrand visent à l’adaptation éthique des modes de vie occidentaux aux limitations planétaires. La « vérité de leur opposition » est qu’ils tendent symétriquement à mettre en place les conditions d’une éventuelle survie de la bourgeoisie à l’occidentale.

La bourgeoisie à l’occidentale n’est pas nécessairement un mal (n’en déplaise au Tao : la raison et les lumières pour tous, c’est bien !). Seule une très petite minorité de la classe possédante occidentale voudra s’expatrier en Chine, en Inde pour y « suivre l’argent » et se faire homme lige de nouveaux tycoon ou de nouvelles féodalités. Les autres voudront conserver, sur place, leurs propriétés et leur statut dans la hiérarchie. Pour y parvenir, la bourgeoisie sédentaire devra affronter la masse toujours grandissante des sans emploi. Afin de calmer la foule des désoccupés, des « sans projet », la bourgeoisie sédentaire devra inventer de nouvelles formes de redistribution dont elle gardera le contrôle. Le jeu n’est pas perdu, la classe bourgeoise peut faire alliance avec la redoutable bureaucratie de l’aide sociale rodée depuis quarante ans au jeu qui consiste « à gagner sa vie » à faire semblant de s’occuper du malheur des autres. De cela, personne ne parle, mais tout le monde s’inquiète de tirer son épingle hors du jeu qui s’annonce : serrons-nous tous la ceinture, chacun au cran qui convient à son rang.

Tandis que chômeurs et chômeuses se font piéger dans les sociétés de repassage et les trappes du RSA, tandis que les Claude Allègre et Arthus Bertrand offrent le spectacle d’une opposition d’opérette sur l’idée du monde à venir, les capitaux jouent la vraie pièce. Le capitalisme (re)verdit avec l’inventivité du chacun-pour-soi et sans véritable plan d’ensemble. Toutefois, cette effervescence produit la réserve des solutions dans laquelle nous pourrons sélectionner ce qui marchera dans telle ou telle situation. Ainsi, devant le risque de crever de chaud, ou de disparaître avec le dernier ballet des seigneurs de guerre néo-féodaux, la classe possédante a la vocation de se transformer en la seule classe révolutionnaire disponible : c’est elle qui convertira les mentalités prédatrices vers plus de solidarité et de coopération. Mais pourra-t-elle assumer la mauvaise conscience d’une restauration et de la généralisation d’une néo-domesticité salariée destinée à calmer les colères qu’engendre la misère ? Il n’y aura plus et pour longtemps du travail émancipateur pour tous ! À part d’échapper à la gestion bureaucratique de la fin du monde par prédation et inversion violente de la couleur des cases sur l’échiquier, que pouvons-nous espérer ? Au terme d’un pénible accouchement, la classe inédite de ceux qui ont encore quelque chose à léguer, propriété, savoir ou décence est de ce fait en position de donner. En déclarant nécessaire l’alliance boroméenne entre liberté, égalité et fraternité, elle pourrait se « sur-vivre » en se transformant et transmettre ainsi notre héritage culturel par un projet non prédateur. Une constitution pour l’économie aiderait à préparer l’issue heureuse de cet accouchement « in extremis ».

Jean-Luce Morlie

(*) Pour Serge Latouche, il faut compter non pas 6 mais 8 "R".

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