Ecodouble

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lundi 18 septembre 2017

Définitition des néologismes naturier et naturière

naturier, naturière : n. m. et n. f. Personne qui par ses connaissances en biologie, géographie, géologie et écologie, s'avère apte à imaginer, planifier et réaliser, des travaux de restauration de biotopes ou de la Nature en général. Le métier s'exerce au niveau de technicien(ne), technicien(ne) supérieur et ingénieur.

Encyclopédie : Le métier des naturiers et des naturières fait partie de ceux à créer et promouvoir très rapidement si l'on veut espérer un avenir à l'Humanité.
Du fait des maintenant innombrables atteintes faites à la biosphère, il est en effet urgentissime de s'atteler à restructurer les territoires sur la base d'analyses de leurs contextes topographiques, historiques, archéologiques, géologiques, hydrographiques, hydrogéologiques, écologiques, biologiques, climatiques et géochimiques (avec ou sans pollutions des eaux et des sols), tout en prenant en compte les besoins de l'écodouble. Là interviennent les naturières et les naturiers, leur but étant, pour tous les territoires ou ils sont appelés à intervenir afin de diriger et coordonner des chantiers de restauration d'espace naturels, que les activités des Humains se fassent finalement en une sorte d'osmose avec l'environnement qu'ils auront réaménagé ou restauré, en rétablissant notamment au mieux les cycles naturels de l'eau, de l'azote et du CO2.
Le travail des naturières et les naturiers permet donc à un territoire de subvenir aux besoins essentiels des populations humaines qui y vivent, cela après une période plus ou moins longue de reconquête de la biodiversité (reconquête jamais complète à court et moyens termes), la durée de cette période dépendant de l'état de dégradation écologique du territoire avant intervention. Chose remarquable, leur travail permet aussi d'augmenter la résilience des territoires face aux bouleversements environnementaux à venir, ces derniers étant les conséquences des dégâts que l'économie néolibérale a généré partout sur la planète du fait de ses pollutions, de ses déforestations et de ses surconsommations de métaux et d'énergie fossile.
Les techniques de la pierre sèche, de choix et de replantation d'arbres locaux, d'aménagement et de restauration de mares et de zones humides, de gestions de déchets et de terres excavées, de mécanique des sols, d'incorporation de nichoirs dans des bâtiments ou des ouvrages (Cf. Biofonctionnel), et plus généralement toutes les techniques du Génie Écologique, sont maitrisées par les gens de ce métier.
Les naturiers et naturières ne sont en rien comparables aux paysagistes et sont même leur exact opposé, puisque ces derniers, depuis une cinquantaine d'années, s'appliquent à détruire méthodiquement les biotopes, en bons soldats qu'ils sont du néolibéralisme. D'ailleurs, les paysagistes ont été si zélés dans leur travail de destruction qu'ils ne seront jamais autorisé(e)s à se recycler en naturier ou naturière.

mercredi 11 août 2010

Une question de mot

Le débat n'est pas nouveau mais il faut bien le dire : Le mot "décroissance" fait peur.
Une connaissance, chercheur en micro-biologie, me l'avouait il y a peu et c'est ce qui m'a poussé à écrire cet article.

La raison pour laquelle ce mot fait peur est que tous nos politiques, de droite, de gauche et du centre, n'ont qu'un seul autre mot en tête et à la bouche toujours : "Croissance".
Et tous et toutes de nous mentir en disant que tout va bien lorsqu'il y a de la croissance, que tout ira mieux lorsqu'elle sera revenue, si bien qu'inconsciemment nous avons admis, par déduction, que "décroissance" est synonyme de "tout va mal".

Mais interrogeons-nous !
Est-ce que les choses allaient bien lorsque la croissance était là ?
Par exemple, n'y avait-il pas déjà du chômage, des délocalisations, des destructions écologiques et environnementales, des salaires toujours décroissants, des déficits croissants ? Toutes ces mauvaises choses voulues par les financiers depuis 1947 et une certaine réunion au Mont Pélerin en Suisse.

Le mot "décroissance" aura beau être expliqué et ré-expliqué par les partisans de ce principe (qui lui donnent un sens, je le répète, mal suggéré par le mot), à cause du conditionnement dont nous avons fait l'objet, nous, les citoyens lambdas, associeront toujours "décroissance" à régression et "croissance" à progrès et surtout profits, même si pour nous même ces derniers sont de plus en plus du domaine du rêve.

Cela dit, si l'on prend la peine d'écouter la définition de "décroissance" par les partisans de ce paradigme, il est facile de se rendre compte que c'est d'économie écologique qu'ils nous parlent.
En fait, ils définissent un très bon concept, salvateur pour l'Humanité, mais avec un mauvais mot !

Voilà pourquoi il faut un autre mot ! Un mot qui suggère à l'inconscient du positif et non pas du négatif, comme le fait "décroissance" à cause de son "dé".
Maintenant, de là à dire qu'en créant le néologisme "écodouble" j'ai fait du marketing intellectuel, il n'y a qu'un pas que je franchis volontiers car c'est bien de la décroissance qu'il nous faut ; surtout énergétique ; immédiatement.

Le débat est-il clos ?

 

mercredi 20 janvier 2010

Appelons un chat un chat : le super-parasite

Pour changer notre regard sur la Nature et le Monde en général, il serait temps de reconsidérer quelques habitudes de vocabulaire. C'est si beau le vocabulaire !
Mais il nous arrive parfois d'avoir la maladresse de détourner des mots "positifs" pour désigner des choses "négatives".
Il en est ainsi avec des noms d'animaux. Voyez plutôt.

Le renard, en tant que prédateur, est utile écologiquement parlant, ce n’est plus à démontrer. Il en est de même du loup et bien sûr, de tous les prédateurs mais aussi de tous les autres êtres vivants, même des parasites.

Alors pourquoi dire d'un humain qui présente des défauts qu'il est un renard, un loup, un requin, un chien ou un parasite ? Ils sont tous utiles les êtres vivants ! Même le parasite !

Enfin ! Il faut tout de même avouer qu'après réflexion, on peut considérer des exceptions. Exceptions qui concernent de très rares organismes, en petit nombre ; quelques centaines de milliers de spécimens sur Terre.

Les humains, avec leur économie actuelle, sont passés du statut de prédateur à celui de parasite de la biosphère, du fait qu'ils détruisent cette dernière alors même qu'ils en sont entièrement dépendants.
Mais reconnaissons le ! Si les Humains sont devenus des parasites, c'est beaucoup par la faute de leurs financiers qui appartiennent, eux, à une nouvelle catégorie, créée spécialement pour eux : celles des super-parasites.
Il est possible de considérer cette nouvelle catégorie depuis deux siècles environ.
Sa seule fin est donc d'y classer nos financiers, d'autant plus que depuis les années 1980 ces derniers ont pleinement terminé leur évolution, si bien que le nouveau "taxon", finalement, justifie complètement cette nouvelle catégorie.
Contrairement aux parasites, les super-parasites sont suicidaires. Leurs facultés cérébrales, pour une large part dégénérées, les restantes étant hyper-déviantes, ne leur permettent pas de comprendre, bien sûr, que leur créneau dans la chaîne biologique les conduit à la mort, eux et leurs progénitures qu'ils pensent aimer et protéger.
Mais le fait est là : ils vont disparaître.
Aucun espoir en effet de voir survenir chez eux une évolution favorable : ces organismes resteront des super-parasites, décidant de tout sur Terre tout en ne sachant rien, c’est du moins ce que semblent démontrer les dernières expériences de renflouement des banques conduites durant l'année écoulée par nos pitoyables politiques et leurs conseillers experts supérieurement incompétents, qui s'affairent dans leurs palais-laboratoires.

Ces résultats nous conduisent à la conclusion suivante.
Le temps est venu de faire évoluer la langue. Oublions les insultes et les jolis noms d'oiseaux du genre, loup, renard, vautour, faucon, hyène, chacal, requin, buse, qui sont depuis quelques millénaires ordinairement attribués aux humains montrant les pires défauts. Errare humanum est perseverare diabolicum ; en procédant ainsi nous manquons de respect à tous ces animaux, tous utiles.
Utilisons donc plutôt le mot « financier » pour qualifier les gens qui montrent les plus vils côtés de la nature humaine, ou font preuve de la plus parfaite inintelligence, puisqu'ils sont capables, par exemple, de couper une branche sur laquelle ils se trouvent assis.
Et remplaçons par "financier"  les mots « loup » et « renard » que nous utilisions à tort dans les siècles précédents parce que nous n’avions pas alors les apports de la science qui nous ouvre les yeux et qui nous démontre l'utilité de ces deux canidés dans les biotopes ?
Une langue qui évolue est une langue qui vit !

De plus, ce serait « sympathique » pour la Nature qui nous est indispensable de désormais appeler un chat un chat ; du moins quand le chat est domestique et pas sauvage comme le sont Felis sylvestris et les autres espèces d’Asie et d’Afrique, toutes très utiles, faut-il le répéter.

Seule la Nature nous fait vivre.
Et seule une économie fondée sur la préservation de notre Mère Nature, visant à garantir les fonctionnalités écologiques en tous lieux, pourrait constituer une alternative à l'économie actuelle dans laquelle tous les méfaits évoluent de façon exponentielle.

De par la niche écologique qu'ils occupent, les super-parasites sont en voie d'extinction.
Mais il ne servirait à rien - et c'est le plus amusant - de les inscrire sur les listes des espèces menacées, qui sont généralement rédigées à leur intention, eux, les super-parasites qui sont les décideurs de tous les projets inécologiques.
En effet, les super-parasites ont pour principe de ne jamais prendre en considération ces listes d'animaux en danger ou en voie de disparition, tout simplement parce qu'elles leur font perdre de l'argent.

Pour clore cette petite récréation pseudo-scientifique félicitons-nous : Adair Turner, le chef de l'autorité bancaire britannique a déclaré, en août dernier, que la bourse de Londres était "socialement inutile".
S'il s'est autorisé à dire cela, il y a de fortes chances qu'au fond de lui il pensait que la Bourse est en réalité ... super-parasite ! 

jeudi 24 décembre 2009

Définition du néologisme éconodiversité

éconodiversité : n.f. Ensemble des économies du Monde basées sur l'écolocalisme qui peut être le contraire  de l'économie mondialisée trop dépendante du pétrole.

mercredi 16 décembre 2009

Définition du néologisme biofonctionnel

biofonctionnel : adj. Qualifie un bâtiment ou un ouvrage de génie civil lorsque celui-ci intègre dans sa structure des dispositifs servant à l'accueil de la biodiversité. Qualité qui résulte de l'emploi concerté des connaissances du génie civil et du génie écologique.

jeudi 28 mai 2009

Grenelle décliné, nom défini

Après le résultat du Grenelle des ondes, petite leçon de vocabulaire.

Grenelle de l'environnement, ment.
Grenelle de la mer, merde.
Grenelle des ondes, frondes.
Grenelle de l'insertion, fion.
Grenelle de l'estuaire, pour plaire.
Grenelle de la formation, déformation.
Grenelle 2 merde.

Ce mot "Grenelle" est si utilisé dans la communication de nos politiques pour nous embobiner qu'il est temps de lui donner une définition. La mieux à propos me semble être la suivante :
Grenelle : Anciennement. Nom d'une commune rattachée à Paris. Aujourd'hui. Désigne des palabres très officielles mais inutiles entre ministres incompétents et acteurs sociaux. Un Grenelle traite d'un problème de société en permettant aux politicards d'occuper avantageusement le devant de la scène médiatique. Dans tous les cas, il débouche sur rien. Synonymes. Bidon, pipeau, mensonge, entourloupe.

lundi 13 avril 2009

Définition du néologisme écolocalisme

écolocalisme : n.m. Principe d'organisation de l'écodouble* (économie écologique) tendant à privilégier au maximum les échanges de marchandises produites localement ou n'ayant que peu consommé d'énergie pour leur transport.
Encyclopédie : L'écolocalisme est un type particulier d'économie de proximité. Sans vouloir forcément chercher à produire sur place ce qui ne peut l'être naturellement, une économie écolocale veille plutôt à consommer un minimum d'énergie tout en satisfaisant convenablement aux besoins des Humains. Cependant ces besoins sont raisonnés, dans le sens où pour un lieu donné, ils restent bridés par les contraintes environnementales, c'est-à-dire géologiques et climatiques, ainsi que par des contraintes culturelles. Néanmoins, il autorise le commerce de certaines denrées très spécifiques sur de longues distances mais toujours en petites quantités afin d'empêcher l'uniformisation des sociétés humaines.
L'écolocalisme encourage la captation de l'énergie solaire sous toutes ses formes en respectant l'environnement, partout où cela est possible et particulièrement par l'habitat bioclimatique et passif et positif, tout en développant les métiers et les techniques permettant d'économiser le moindre joule.
Dans le domaine de la connaissance, l'écolocalisme favorise les échanges culturels notamment par la littérature, le théâtre, la musique, le cinéma, les techniques de la technodiversité* ou l'internet tout en empêchant une quelconque hégémonie d'une culture sur les autres.
L'écolocalisme est à l'économie un peu ce que le biotope est à l'écologie.
Il permet que la richesse produite dans une unité géographique reste presque dans sa totalité à la population qui la produit, garantissant ainsi un caractère social à l'économie.

Et un lien vers un billet extrait du blog de Paul Jorion.

mercredi 4 février 2009

Définition du néologisme technodiversité

technodiversité : n. f. Ensemble des techniques ancestrales du monde entier, utilisées principalement en agriculture, pour l'aménagement du territoire, pour les transports et pour le bâtiment ou le logement en général, et qui bénéficient, à des degrés divers, de l'apport des progrès scientifiques pour en améliorer les performances et les rendements, faciliter la mise en œuvre ou l'utilisation. Ces techniques permettent et proposent des productions qui, pour leur fabrication ou leurs usages, consomment peu ou pas du tout d'énergie fossile et ne nuisent pas à la biodiversité. Au contraire, elles présentent le plus souvent une aptitude à favoriser cette dernière, tant au moment de la conception des produits, que durant toute leur vie et même dans leur mise au rebut. A ce moment-là d'ailleurs, les déchets qu'ils sont devenus, voient la plupart de leurs matériaux constitutifs en grande partie réutilisables, sans qu'il soit nécessaire de les recycler.

Encyclopédie : Le mot technodiversité est à rapprocher du mot biodiversité pour ce qui est de son principe de construction. En effet, dans toutes les régions du monde, les humains ont toujours cherché à tirer parti des ressources prélevées dans leurs alentours immédiats, ce qui a eu constamment pour conséquence l'avènement d'ensembles de techniques en "phase" ou en "symbiose" avec l'environnement. Ainsi, surtout dans l'agriculture et le bâtiment, comme il y a évolution des espèces vivantes en fonction, un peu (*), des opportunités et des contraintes existantes dans leurs milieux de vie, il y a eu depuis le Néolithique, évolution des techniques humaines en fonction de ces mêmes paramètres. Cette évolution peut de nos jours encore continuer, grâce à certains des progrès scientifiques réalisés au cours des dernières décennies. 
La technodiversité comprend aussi les techniques d'habillements et de manufactures des objets essentiels aux quotidiens des Humains, les besoins variant beaucoup en fonction du pays, des matières premières qui y sont disponibles et de la culture qui s'y est épanouie.
Les techniques du Cradle-to-Cradle, souvent nouvelles, peuvent d'une certaine façon, être considérées comme partie intégrante de la technodiversité. Néanmoins, certaines phases des cycles du Cradle-to-Cradle, s'apparentent trop à du simple recyclage, celui-ci étant toujours, au contraire de la récupération, assez consommateur d'énergie.

De part de la multitude des contextes géologico-climatiques sur Terre, l'aboutissement des adaptations techniques est d'une très grande diversité et au final une immense "richesse d'ingéniosité" indispensable à l'humanité, surtout pour stabiliser et stimuler l'économie.
Ainsi, une économie fondée sur la technodiversité qui serait l'opposée de notre actuelle "économie des normes", pourrait être une solution au problème de la crise qui débute. En effet, la technodiversité offre à l'ingénierie, un champ d'études au cas par cas et par là même, des débouchés économiques infinis à tous les niveaux de la Société. Hélas, le système des normes et les préjugés économiques orthodoxes empêchent complètement l'avènement d'une telle économie. Par contre, d'autres réticences qui résultent d'un manque d'information et de connaissance peuvent être levées. Ces réticences concernent principalement, "l'efficacité" des techniques et dans le domaine particulier du bâtiment, le concept de "garantie décennale". Il faut juste faire remarquer alors, qu'à notre époque, l'efficacité d'une technique se définit et se mesure en terme financier, et qu'il vaudrait mieux le faire en terme social, écologique, énergétique, moral, culturel et aussi en terme de santé publique. Et rajouter ensuite pour les soucis sur la garantie décennale, que la plupart des matériaux utilisés par la technodiversité du bâtiment peuvent soutenir une garantie séculaire ou pluri-séculaire, voire millénaire, ce qui n'est pas le cas pour ceux des constructions normalisées. Par contre, comme pour ces dernières "en béton", une mauvaise mise en oeuvre des techniques peut il est vrai, altérer la durabilité d'un ensemble "technodivers", le facteur humain étant toujours difficilement contrôlable.   
Pour tout cela et parce qu'elle veille à consommer un minimum d'énergie fossile, la technodiversité constitue une réelle alternative à notre "civilisation de la normalisation", qui se trouve elle, menacée par la raréfaction de cette énergie. En effet, la "société des normes" obère son avenir, notamment par le fait qu'en concentrant les productions, elle génère d'importants transports de matières premières et de produits manufacturés bien trop gourmands en énergie non renouvelables.
Dans la civilisation de la technodiversité, une technique dans une région donnée sera d'autant plus précieuse et performante, qu'elle ne consommera que peu, voire pas du tout de ce type d'énergie.

En agriculture, un des exemples les plus connus de techniques intégrées dans la technodiversité, est la pratique qui consiste à entourer les parcelles de haies, plantées directement sur le sol ou bien sur une petite levée de terre. Les haies, en fonction des végétaux qui les composent, servent de clôtures, de brise-vent, fournissent du bois-énergie, du BRF (bois raméal fragmenté) ou du bois d'œuvre et peuvent aussi fournir des fruits ou des baies comestibles. Lorsqu'elles poussent sur des cordons de terre, elles forment des talus qui limitent le ruissellement, ce qui fixe les sols et favorise le rechargement des nappes phréatiques. Quantité d'autres techniques ont aussi été développées de par le monde, pour des irrigations parfois très économes en eau, pour la récupération de l'eau ou bien pour moudre le grain. Il existe des techniques de prévention des maladies affectant les cultures ainsi que des techniques de traitements. Toutes favorisent grandement la biodiversité.

Dans le bâtiment, les techniques ancestrales pouvant intégrer la technodiversité sont innombrables et peuvent satisfaire complètement les besoins vitaux et les envies de confort. Ces techniques sont parmi les mieux adaptées pour les constructions bioclimatiques qui sont l'avenir dans le domaine. Les qualités des matériaux qu'elles mettent en oeuvre et les bâtiments en eux-mêmes sont bonifiés uniquement par l'utilisation de matériaux modernes, comme le verre pour capter l'énergie solaire, ainsi que par la possible utilisation de l'acier et du béton - très modernes aussi - pour les fondations notamment.
Mais toutes les techniques anciennes qui pourraient être utilisées par des autoconstruteurs ou par des artisans sont parfois méconnues ou inconnues. Pour palier ce manque et pour qu'elles puissent aussi être reconnues par nos "dirigeants", il y aurait lieu de vite les référencer toutes car la normalisation en a déjà fait disparaître certaines. Comme elles sont un immense patrimoine pour l'Humanité, leur inventaire pourrait être fait sous l'égide de l'UNESCO, dans l'esprit de celui qui a été réalisé pour les Cultures du Monde. D'ailleurs, sous le patronage de cet organisme, l'inventaire des techniques de la construction en terre a déjà commencé grâce à CRATerre-ENSAG.
Ces techniques, sauvées de l'oubli, seraient ensuite accessibles et disponibles à l'ensemble des humains. Ils auraient dès lors tout le loisir, soit de les abonnir chacune, en faisant appel à l'ingénierie et aux progrès scientifiques, soit d'en utiliser plusieurs d'origines différentes dans un même projet, compatibles, l'amélioration résultant alors de la complémentarité (Puits provençaux associés à un badgir par exemple).
Enfin, dans ce domaine du bâtiment, l'intervention d'écologues au stade de l'étude d'un projet, permettrait des aménagements destinés à canaliser les commensaux de notre espèce (Homo sapiens sapiens) et d'intégrer des nichoirs pour divers oiseaux ou bien pour certains animaux, tous prédateurs de ces derniers (musaraignes, chauves-souris, chouettes, scolopendres, ...). La biodiversité serait ainsi favorisée même en milieu urbain, ce qui nous éviterait en outre, d'avoir à vivre avec des poisons disséminés dans nos lieux de vie.
De tel bâtiments commencent à être connu sous le terme de "bâtiments à biodiversité positive".  Mais il vaudrait mieux dire "bâtiments biofonctionnels" car l'installation d'un ouvrage humain dans un endroit, toujours, s'accompagne d'une perte de biodiversité (biodiversité négative donc).

Alors que les normes, tout en concentrant les richesses produites par le travail, empêchent toute évolution favorable de l'économie mondialisée actuelle, l'adoption de la technodiversité comme outil économique aiderait à passer à l'écodouble et permettrait d'enrayer la crise totale qui se présente en ce début de XXI ème siècle. En outre, cela favoriserait les échanges de savoir et de savoir-faire entre les pays du Sud et ceux du Nord, ce qu'encore une fois, la normalisation empêche complètement, puisque dans notre actuelle économie, seul le Nord "enseigne" au Sud. Ainsi, un des autres avantages de la technodiversité serait de dynamiser les relations humaines, tout autant que les échanges culturels et techniques.
Cette capacité propre à la technodiversité de pouvoir générer de tels échanges, ne peut qu'encourager à l'adopter comme moteur d'une économie mondialisée différente de celle d'aujourd'hui.
En fait, elle faciliterait l'établissement de la paix entre les Nations.

(*) C'est, en fait, beaucoup plus par les mutations génétiques.

vendredi 9 mai 2008

Définition du néologisme écodouble

écodouble : n. f.  Ensemble de toutes les activités humaines qui, par le captage d'une partie du flux de l'énergie solaire, permet en respectant les biotopes terrestres, la production des richesses nécessaires à une vie décente de l'humanité. Synonyme de l'expression "économie écologique" évoquée dans les ouvrages des économistes hétérodoxes, en particulier ceux ayant fait une critique de l'économie actuelle par le biais du second principe de la thermodynamique.
L'écodouble a pour but un développement social et humain et non une simple croissance économique qui ne peut être infinie dans un monde fini. Elle  favorise la biodiversité et donne à Homo sapiens sapiens la possibilité de mener à terme son évolution d'espèce vivante, sans que ses activités économiques puissent être le moteur essentiel de sa disparition.
Dès l'adoption de l'écodouble en tant que système économique, il sera possible de s'employer à rétablir les bons fonctionnements des biotopes mis à mal par le système économique en vigueur depuis le Néolithique, et particulièrement depuis la Révolution industrielle, cela afin de parvenir aux conditions permettant la survie de l'espèce humaine.