Ecodouble

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dimanche 21 février 2016

Réveille-toi Acaaadémiiiie ! Réveille-toi.

Nota : Ce texte parait sur écodouble le 21 février 2016, à l'heure juste où il y a 100 ans jour pour jour, un calvaire de 9 mois commence pour les hommes de France envoyés sur les lignes de défenses de Verdun. L'anéantissement de ces hommes résulta de l'infinie stupidité de politiques et de généraux assujettis au capitalisme débridé et amoral qui, encore aujourd'hui et sans exception aucune, fait son beurre sur des monceaux de cadavres et des destructions écologiques de masse, de sorte que toute l'Humanité se retrouve en péril.

Académie ! Houhou, Académie !?
Tu dors ? Pourquoi ne réponds-tu pas à mes lettres ouvertes ?
Tu es gêné aux entournures ?
Ou alors, dois-je commencer à croire que tu ne sais ni lire ni écrire, très chère Académie.

Très chère oui ! Car pour justifier ton retard à répondre, n'avance pas le manque de moyens financiers ; ce serait de la mauvaise foi !
En effet, si on regarde ce que tu nous coûtes, la crise, toi, tu ne connais pas ! Le chiffre est vertigineux : 2,6 millions d'euros par tête et par an ! Voilà ce que nous, citoyennes et citoyens, consentons à dépenser, sans que nous puissions faire autrement semble-t-il, pour chacun de tes pensionnés si l'on en croit la Cour des comptes, relayée par Le Figaro (*), journal où sévissait, et peut-être encore, un de tes locataires-médiatiques-à-titre-gratuit-et-intéressé qui nous barbe régulièrement à la téloche.

Chère Académie, en 17 mois tu as reçu 2 lettres ouvertes, datées du 22 août 2014 et du 22 août 2015, plus un courriel sur ton site Internet, concernant le désastre humain du 22 août 1914 dont la responsabilité incombe à deux maréchaux criminels qui ont trouvé refuge sous ta coupole.
Il est notable de constater qu'à ce jour il n'y a toujours pas de réponse à ces courriers dans lesquels il t'est suggéré d'exclure ces maréchaux.

Je sais bien que tu as le temps, que tu te sens immortelle.
Mais moi, je ne suis pas une créature immortelle.
Ni l'Humanité d'ailleurs, celle-ci ne l'étant plus à force de voir les "zélites" ne pas vouloir traiter les problèmes qui se présentent ! Et justement, Foch et Joffre sont parmi les problèmes : des problèmes de Morale et de Justice ; des problèmes qui traversent les siècles et qui pèsent bien trop sur les Peuples et la biosphère toute entière.

Mais bon ! Je suis bon prince ! Si tu es vraiment à ce point fauch ...ée (heureusement, pas par une mitrailleuse "qui fait pan,pan,pan") que tu ne peux acheter ni timbre ni enveloppe pour me répondre, j'offre les deux. Et aussi le papier et l'encre s'il le faut : tu n'as qu'à me le demander. (Par tous les saints, par ma générosité je m'étonne moi même !)
En tout cas, tes mots pour répondre à la proposition qui t'a été faite d'exclure Foch et Joffre, tu es en devoir de les donner car tu reconnaîtras volontiers avec moi, je n'en doute pas une seconde, que tu ne peux jouir des avantages que tu t’octroies sans t'imposer des devoirs en retour, fussent-ils "coûteux" pour l'apparat, le fatras et tout le reste. Sans quoi, ce serait une désertion devant le Peuple, Peuple qui t'oblige, chère Académie. Et avec ce mot "désertion" dit tout haut, j'entends déjà des généraux, dont certains "maréchalisés", qui se réveillent, verts de rage, pour fusiller sur le champ et à tour de bras.
Ah, les bougres ! Toujours prêts, ceux-là, à faire couler le sang, pourvu qu'il ne soit pas le leur.

Aller, très très chère Académie, un peu de grandeur, que diantre !
Écrit donc pour nous dire ton opinion sur cette proposition de renvoyer Foch et Joffre au rang des mortels.
Merci d'avance et salutations.




(*) Ce que l'on peut lire dans Le Figaro à propos de l’Institut et de ses Académies :

«Gestion du patrimoine peu rigoureuse», «fonctionnement interne marqué par des dérives»… La Cour des comptes dénonce la gabegie de l'Institut de France et des cinq Académies. Les sages de la rue Cambon évoquent ainsi une gestion qui «demeure très insatisfaisante», «malgré des progrès limités dans des domaines spécifiques», selon un rapport publié en fin de semaine.

La Cour rappelle que l'Institut et les Académies (française, sciences, beaux-arts, inscriptions et belles-lettres, et sciences morales et politiques) sont depuis une réforme de 2006 «libérés de toute tutelle» et «placés sous le contrôle de la Cour des comptes».

La Cour des Comptes s'étonne notamment que «l'apport de l'État au titre du ministère chargé de l'enseignement supérieur a été multiplié par 6,5 d'une année sur l'autre (2010-2011), sans que les missions dévolues à ladite académie aient été modifiées en quoi que ce soit». __Les Sages de la rue Cambon soulignent également «le coût représenté par les indemnités versées par l'État à chaque académicien, qui s'est élevé en 2013 à 2,6 millions d'euros». __ La Cour épingle par ailleurs la gestion du patrimoine immobilier «déléguée à quelques rares gestionnaires pour des durées anormalement longues et en l'absence de mise en concurrence et de tout contrôle».

Autre critique, la gestion du personnel et la politique salariale. Elles sont «marquées par une absence quasi totale de règles formalisées, notamment en matière d'attribution de primes et d'indemnités», estime la Cour. «Des logements sont attribués à des conditions particulièrement avantageuses, voire gratuitement, sans aucune justification et parfois sans que les instances dirigeantes aient été consultées», s'indignent ainsi les Sages de la rue Cambon. Ils citent l'exemple de Maurice Genevoix, élu académicien en 1949 puis secrétaire perpétuel de l'Académie française en 1958 avant de démissionner en 1974, qui avait continué à bénéficier gracieusement d'un appartement de 137m2 même après avoir quitté ses fonctions. Plus étonnant encore, à sa mort, son épouse est restée dans ce logement aux mêmes conditions, jusqu'à son décès en 2012, les locaux ont ensuite été reloués pour un loyer mensuel de 3450 euros.

Autre situation pour le moins étonnante, l'exemple de Maurice Druon. Le secrétaire perpétuel de l'académie française avait annoncé qu'aucun appartement du parc immobilier de l'académie ne correspondait à ses souhaits, la commission l'avait alors laissé choisir un logement. Celui qui s'était opposé à l'entrée de la première académicienne en 1980, Marguerite Yourcenar, avait ainsi élu domicile, aux frais de l'Académie, dans un appartement de sept pièces dans le 7e arrondissement d'une valeur de 5400 euros par mois. Puis à la mort de ce dernier, l'Académie avait décidé de verser une participation financière de 3000 euros par mois à sa veuve sans justification. La Cour des comptes souligne ainsi que «de nombreux régimes de faveur sont accordés sans base juridique ou sans fondement objectif, notamment en matière de logement».

La Cour des comptes relève en outre que la masse salariale s'est accrue, depuis 2005, de 6 % à 60 % selon l'Académie «alors que l'effectif est resté globalement stable». Elle évoque ainsi la hausse exponentielle des salaires des présidents des fondations Claude-Monet et Marmottan Monet qui sont passées respectivement de 1300 en 2006 à 4000 euros en 2013 et de 1200 en 2007 à 5000 euros en 2013. En plus de ces indemnités, la Cour fait mention de «d'avantages en nature injustifiés».

Fort de ces constats, le rapport préconise «une meilleure coordination des institutions entre elles» et «une remise en concurrence de l'ensemble des mandats de gestion». La Cour recommande également de «procéder à une évaluation par l'État de la dépense fiscale liée aux mécénats reçus» par les quelque 1100 fondations abritées par ces institutions.

L'institut de France indique qu'il va suivre les recommandations de la Cour des comptes. Il souligne par ailleurs que le rapport de la cour des comptes a été réalisé sur une période allant de 2005 à 2013, et l'institut «a, depuis, pris des mesures afin d'améliorer l'efficacité de sa gestion», souligne une porte-parole. Ainsi «deux commissions ont été mises en place, depuis 2012, un audit et une démarche de certification des comptes sont en cours, ainsi que l'a recommandé la Cour des Comptes. Un rapport annuel doit en outre être publié».

Message laissé le 19 janvier 2016 à la page "contact" du site Internet de l'Académie française

Adressé au Secrétariat général

Bonjour Madame

Je m'étonne de n'avoir reçu, à ce jour, aucune réponse à deux lettres ouvertes (publiées sur mon blog "écodouble") concernant le statut d'immortel que conservent encore MM. Joffre et Foch.

Avez-vous réceptionné ces deux courriers qui datent des 22 août de 2014 et 2015. J'ai besoin de savoir. Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer mes respectueuses salutations.

samedi 22 août 2015

Lettre ouverte à l'Académie française ; deuxième.

Comme je suis têtu, et pas seulement parce que breton d'adoption, je ré-écris à l'Académie française pour suggérer une deuxième fois d'exclure Foch et Joffre du nombre des Immortels.
Je rappelle que ma première lettre ouverte, publiée ici même le 22 août 2014 et postée le même jour à l'adresse du Quai de Conti, n'a toujours pas reçu de réponse.
Tant que je n'aurais pas de réponse, j'écrirai ! Dussè-je mitrailler de lettres notre très docte académie, j'obtiendrai une réponse ! Pan ! Pan ! Pan ! Panmmm ! Enfin bon ! j'irai au moins jusqu'à la Cinquième ; je ne vais tout de même pas y passer ma vie !
Après, on verra. Peut-être que parce que je ne risque pas la mitrailleuse - mon courage n'est pas grand, je me défoulerai par une vaillante charge devant ... mon clavier seulement, car je ne suis pas un assassin.



Madame le Secrétaire perpétuel,
Mesdames et Messieurs de l'Académie française

L'été que nous vivons marque les 101 ans du début de la grande catastrophe que fut pour les peuples de la Planète la Première Guerre mondiale, guerre qui conduisit à la seconde, deux décennies plus tard, tant nos chefs d'alors ne surent pas - ou ne voulurent pas - mettre en place les conditions pour une Paix stable.

Déjà, voici un an, je vous avais envoyé une lettre ouverte, publiée sur mon blog écodouble, à l'occasion du centenaire du massacre du 22 août 1914, vous suggérant d'exclure de votre assemblée les Maréchaux Joffre et Foch maintenant qu'au regard de l'Histoire ces deux personnes apparaissent comme de véritables criminels du fait de leur stratégie de "l'offensive à outrance" qui a fait, en 1914, des centaines de milliers de morts dans les rangs des soldats de la France.

Je ne sais pourquoi mais je n'ai toujours pas, un an après, de réponse à cette lettre, qui en mérite une, à mes yeux du moins. Je vous serais donc gré de bien vouloir considérer, ou reconsidérer, ma requête qui concerne ce statut d'Immortel que conserve encore Messieurs Joseph Joffre et Ferdinand Foch, requête certes un tantinet cavalière mais qui, je le rappelle, pourrait être celle d'un grand nombre de nos compatriotes, au moins ceux dont des ancêtres portèrent le pantalon garance.

En fait, je suis de plus en plus convaincu que rien hormis l'exclusion de ces hommes et l'impossibilité qui serait faite à un militaire de siéger sous la Coupole dans le futur ne pourrait être une plus forte condamnation de la guerre.

En vous remerciant de nouveau pour l'attention que vous aurez bien voulu m'accordez, veuillez, Madame le Secrétaire perpétuel et Mesdames et Messieurs de l'Académie, agréer mes plus respectueuses salutations.

Pièce jointe : Un exemplaire de ma lettre du 22 août 2014

samedi 25 octobre 2014

Des nouvelles de l'Académie française ? Ou bien d'EDF ?

Aucune nouvelle de l'Académie française !
Pourtant cela fait deux mois déjà que Madame le Secrétaire perpétuel a reçu un courrier d'écodouble, concernant les 27 000 morts du 22 août 1914 - une paille ! et dont on peut dire qu'ils ont été menés là où ils sont par messieurs Joffre et Foch, tous deux décédés aujourd'hui, mais toujours immortels, malgré leur impardonnable faute.

De deux choses l'une : soit les immortels actuels sont morts cérébralement et ils ne peuvent donc pas répondre, soit ils ne savent ni lire ni écrire et là, pareil ! pas de réponse possible.
Mais non, je déconne ! Dans cette Académie, on n'entre que si l'on a des lettres, des dents et des antécédents, voire des Ancêtres, avec un "A" majuscule je vous prie. Donc, ses membres savent écrire, avec leurs mains et même, souvent, avec leurs pieds ; du moins tant qu'ils ne sont pas séniles ou amputés ; ou qu'il n'ont pas perdus la tête, bien qu'une telle perte importe peu, puisqu'il y a l'immortalité en corollaire.
En fait, l'absence de réponse est plus probablement due à une grève de La Poste, ou bien à un incendie quai Conti, ou bien à un article du dictionnaire qui donne du fil à retordre, ou bien encore à une guerre accaparante contre les mots anglais qui envahissent notre quotidien et que nos braves épéistes en uniforme vert martien ont la charge de combattre.
Laissons le temps au temps : la réponse va arriver, puisque je me suis bien et poliment exprimé, que la requête, objet de ma lettre, est justifiée et légitime et bien peu susceptible de les gêner aux entournures, vu l'ancienneté des faits.
Mais bon ! au cas où cette première lettre se serait perdue, je vais quand même faire une nouvelle lettre ; pourquoi pas en m'inspirant de celles qu'on reçoit tous les trois-quatre jours de la part d'EDF. Vous savez bien, ces lettres qui vous harcèlent, qui arrivent en rafale dans les trois jours suivant la réception de votre facture d'électricité qui date, elle, du premier du mois mais qui a été envoyée seulement le 7 ou le 8, tout en exigeant un paiement encaissé le 15, faute de quoi vous prenez 7,50 euros d'amende, d'office, pour une facture de 45 euros, dont 40 pour le seul abonnement. (Les patrons de banque doivent s'émerveiller d'un tel procédé : tant de savoir-faire, tant de talent de la part des financiers d'EDF pour extorquer des fonds ! Et pour inciter à la consommation, puisque l'abonnement est plus cher que l'énergie, les pauvres étant ainsi pénalisés par rapport aux riches.)
Mais promis, je n'exigerai pas de la docte assemblée qu'elle me paie des frais de relance à la hauteur de ceux demandés par la très noble entreprise de la future apocalypse nucléaire éternelle. Non, je ne lui en demanderai pas ! Car j'ai de l'éthique et de la morale, moi. De celles qu'on apprenait dans les écoles de la IIIe République, ces écoles qui fournirent plein de petits jouets à Joffre et consorts.

Mais bon sang, quelle chance j'ai ! Entretenir une relation épistolaire avec l'Académie ! Avec tous ses grands écrivains, médecins et cardinaux ; avec ses grands corrompus, pardon ! politiques, journaliste et économistes ; ses grands assassins, re-pardon ! militaires. Tous comme posés sur les plus hautes étagères d'une bibliothèque, avec la poussières et les livres qui ne sont jamais lus.

Enfin, bref ! Si, par un pur hasard, me parvenait une réponse de l'auguste confrérie et que cette réponse ne fût pas écrite en langue de bois, alors encore promis, je supprimerais ce billet que vous lisez, par trop insolent, fruit d'un égarement inqualifiable. Sauf, du moins, pour le volet EDF...

vendredi 22 août 2014

Lettre ouverte à l'Académie française, à la mémoire des 27000 soldats de France morts le 22 août 1914

Madame le Secrétaire perpétuel, Mesdames Messieurs de l'Académie française,

L'été que nous vivons marque les 100 ans du début de la grande catastrophe morale que fut, pour les peuples de la planète impliqués, la Première guerre mondiale. Cette Première guerre mondiale en appela une Seconde, deux décennies plus tard, car nos chefs militaires et politiques d'alors ne surent pas - ou ne voulurent pas - mettre en place les conditions d'une paix définitive, plus encore que durable.

Le regard est maintenant moins passionné et plus justement éclairé par les travaux des historiens modernes. Les stratégies mises en œuvre tout au long de cet épouvantable conflit ont pu être étudiées et leurs conséquences humaines objectivement pesées. Il en ressort que certains généraux ne furent rien de moins que des bouchers soldés par des politiques qui pensaient qu'un peuple vivant est un peuple qui saigne à mort.

Je vous saurais gré de considérer ma requête. Cette requête pourrait être celle d'un grand nombre de nos compatriotes s'il advenait qu'ils fussent consultés sur le sujet. Elle vise le statut d'Immortels que détiennent les deux fossoyeurs du peuple de France que sont Messieurs Joseph Joffre et Ferdinand Foch.

Tous deux étaient de fervents partisans et artisans de la stratégie inepte et jusqu'au-boutiste de "l'offensive à outrance" qui, dans les premiers mois de la guerre, conduisit aux charges vaines que l'on sait. Rappelons-nous nos pauvres arrière-grands-pères en pantalons garance, à qui l'on ordonnait de foncer droit sur des nids de mitrailleuses, produits infernaux de l'industrialisation des moyens de tuer. Un tel ordre n'eût été qu'un égarement passager s'il n'avait été proféré qu'une seule fois, en une seule occasion. Pour ceux, hélas, que l'obligation de servir arracha aux champs de culture et jeta sur les champs de bataille, cet ordre inhumain, émanant d'hommes qui font encore partie de votre illustre compagnie, demeura le même durant des jours, des semaines, des mois. Relayé par des officiers supérieurs supérieurement indignes, il provoqua l'hécatombe du 22 août 1914, qui, de tous les malheureux jours de guerre supportés par notre pays, reste le plus sanglant. Malgré cela, ce même ordre fut inlassablement reconduit jusqu'à la fin de l'année 1914 et bien trop souvent encore dans les années qui suivirent.

Il me semble donc que votre auguste et docte assemblée s'honorerait grandement si elle excluait de son sein Messieurs Joffre et Foch, comme elle fit de Messieurs Pétain, Maurras, Bonnard et Hermant, qui, en leur temps, s'étaient rendus coupables, envers la République, de faits d'un autre genre mais tout aussi graves et condamnables.

Au-delà de la "damnatio memoriae" chère aux anciens Romains, il s'agirait d'un geste fort de condamnation de toute forme de guerre menée au nom du peuple français, au détriment du peuple français et de tous les autres peuples, qui, tous, ne veulent plus connaître de guerre. Un tel geste trancherait avec les cérémonies de commémoration qui meublent en ce moment l'actualité nationale et qui, pour beaucoup d'entre elles, sonnent comme des justifications de la guerre, voire comme un conditionnement et une préparation de la nation à la guerre.

Pour appuyer ma demande, je rappellerai que Monsieur Joffre avait accoutumé de dormir durant les séances du dictionnaire, ce qui montre la qualité de son attachement à votre institution. Il daigna se réveiller le jour où l'on s'efforçait de définir le mot "mitrailleuse". L'anecdote est connue. La seule chose qu'il put en dire fut : "C'est une sorte de fusil qui fait pan, pan, pan !" Manifestement, l'homme n'avait aucun remords et ignorait que trois "pan" ne font pas une rafale de mitrailleuse, machine de mort qu'il n'avait jamais vue en face.

Pour finir, un autre bel et grand geste serait de faire en sorte qu'à l'avenir aucun militaire ne puisse plus siéger sous la coupole, certaines traditions pouvant être abandonnées sans que le prestige ne s'en trouve affecté.

En vous remerciant d'avance pour l'attention que vous voudrez bien accorder à ma requête, veuillez agréer, Madame le Secrétaire perpétuel et Mesdames Messieurs de l'Académie, mes plus respectueuses et humbles salutations.

jeudi 19 septembre 2013

Pas de réponse de Hollande

La lettre ouverte à François Hollande au sujet du déroutement qu'il a imposé à l'avion d'Evo Morales, en juillet dernier, n'a toujours pas reçu de réponse.
J'aurais bien aimé que ma boite aux lettres receptionnât une lettre de président. Mais non ! Rien !

Pourtant, ma lettre a été relayée sur le Blog de Paul Jorion. Il s'est donc bien trouvé quelques lecteurs pour la lire ; c'est pourquoi elle mérite une réponse.
Mais non ! Rien de nouveau à la boite aux lettres ! En fait, ce doit être parce que c'est un casse tête trop grand, pour l'énarque chargé de lecture et de réponse, de trouver une justification valable à l'acte honteux décidé par notre président-ami-de-la-finance.

Enfin, attendons encore un peu.

vendredi 19 juillet 2013

Lettre ouverte à Monsieur Hollande - Affaire Evo Morales et Lanceurs d'alertes

Monsieur Hollande, Monsieur le Président.

C’est avec consternation et révolte que j’ai appris que vous aviez osé refuser le survol du sol national à Evo Morales, Président de la Bolivie, au prétexte incroyable que Monsieur Edward Snowden - véritable héros de l’Humanité pour nombre de personnes, parmi lesquelles, le journaliste états-unien Glenn Greenwald - pouvait éventuellement se trouver à bord de son avion.
Par cette décision, vous avez déshonoré la France.
Vous avez insulté et humilié tous les Peuples d’Amérique du Sud.
Vous avez manqué de respect à un Président en exercice tout en mettant sa vie en danger car le déroutement d’un avion n’est jamais chose anodine.
Vous avez commis une faute inexcusable et croyez bien qu’elle ne vous sera pas pardonnée car cette faute, au final, aura été de mettre la France à la botte des USA.
En effet, vous leur avez fait complète et lâche allégeance, peu de temps après que nous apprîmes que ceux-ci, depuis plus de dix ans, avec la monstrueuse et antidémocratique NSA, au service, surtout, des lobbies et des multinationales états-uniennes, n’ont cessé de nous espionner, Nous, Etats et Citoyens d’Europe.
Mais bon sang ! Auriez-vous oublié que les Françaises et les Français payent durement, avec le risque, qui plus est, de voir survenir un gravissime accident nucléaire sur notre territoire, une flotte de sous-marins atomiques lanceurs d’engins, qui sont à même de nous garantir une totale indépendance de décision ; c’est du moins ce que nous racontent tous les gouvernements, de gauche ou de droite, depuis des décennies.
Si vous n’avez pas le courage de profiter intelligemment de la possession, par ailleurs discutable, de ces terrifiants bateaux, ferraillez-les donc, par la même occasion supprimez la filière nucléaire française - ça fera des économies très conséquentes - qui constitue, avec ses homologues étrangères, une menace suprême sur l’avenir de l’Humanité et laissez ensuite la place de la France au Conseil de Sécurité permanent de l’ONU aux Iles Tonga. Elles y figureront aussi bien que la pitoyable France que vous détruisez et avilissez. Et j’écris cela sans vouloir manquer de respect aux Tonguiens.

Mais comment donc n’êtes-vous pas dérangé par votre irresponsabilité à avoir ainsi cautionné « big brother » ?
Croyez-vous vraiment que les Françaises et les Français ne se rendent pas compte de vos agissements tendant tous à renforcer le néolibéralisme et la puissance hégémonique qui le programment et le pilotent de l’autre côté de l’Atlantique Nord ?

De fait, à vous qui vous disiez « l’ennemi de la finance » on peut dire désormais : Tout votre programme ! Toutes vos promesses ! Tout cela ! Et bien en fait, permettez l’expression : c’est du flan !
La preuve par vos actes !
La preuve par exemple avec les lois sur les banques et la corruption que vous laissez être votées édulcorées et vidées de toutes substances, Monsieur Moscovici veillant aux grains, mieux que ne saurait le faire quiconque, pour que les gains de la finance restent ce qu’ils sont, fondés sur la spéculation, la corruption et l’usure contrainte et entretenue.
Et la preuve encore avec l’insulte faite au Président Morales, alors que vous dites vous battre pour les entreprises françaises, pour leur trouver des contrats, et donc des possibilités de créer des emplois (ce qui est « votre priorité » à ce qu’il parait).
Sachez que si cela avait été vraiment votre but, vous auriez considéré, avant de prendre une si stupide décision d’interdiction de survol, que la Bolivie est le premier gisement de lithium du Monde et que 70 % de la réserve mondiale de ce métal très utile – c’est un doux euphémisme – à la confection de batteries performantes se trouvent dans ces pays d’Amérique latine que vous avez insultés.
D’ailleurs Bolloré n’est-il pas passé vous voir, lui, le champion de la voiture électrique, après votre décision irréfléchie ? Car nous le savons désormais, Nous ! Citoyens français : l’Élysée n’est plus que l’Hôtel des doléances pour les grands patrons. Et pour s’en convaincre, il suffit d’examiner la liste de vos conseillers intéressés et affairistes.
Du flan vous dis-je ! Tout ce que vous dites s’avère du flan ! tant vos paroles sont aux antipodes de vos actes.

Mais hélas, et cela restera le pire, c’est qu’il ne sera pas revenu à Marine Le Pen (que l’UMPS se charge par sa bêtise d’amener au pouvoir petit-à-petit) de faire de notre République une dictature. Elle l’est déjà par vous devenue !
D’abord, ne pas avoir proposé d’accueillir Snowden dès le début de l’affaire qu’il a révélée, en ne tenant pas compte de ce que représente la France aux yeux du Monde en terme de liberté, en fut un premier révélateur.
Mais en interdisant à cet homme tous moyens de se sauver de la prison et de la torture états-unienne (je rappellerai là l’existence de Guantánamo et les sorts réservés au soldat donneur d’alerte Manning et au fondateur de Wikileaks) tout en empêchant que la Bolivie, état démocratique, lui porte secours et lui offre sa protection, vous faite de la France un état qui collabore étroitement avec un état fasciste avéré et qui a fait de l'Élysée une sorte de Sous-préfecture.

Tous les Lanceurs d’alertes du Monde sont désormais prévenus : La France ne les aidera pas ; car la France est gouvernée par une classe de personnes qui n’entend pas risquer de se voir déranger par ces gens. Et vous viendriez à dire le contraire, ce ne serait que mensonge. Il me suffirait de vous rappeler avec quelle « extrême fermeté » vous voulez traiter les membres d’une association qui démontrent, par une action pacifique et sans conséquence, que les centrales nucléaires françaises ne sont en rien sécurisées, contrairement à ce qu'affirment les nucléocrates.
Oui Monsieur ! Soyez bien certain qu’une telle volonté « d’extrême fermeté » en pareil cas relève bien de la dictature.

Honte à vous donc, parce que vous craignez ces gens courageux, qu’ils soient Président ou citoyens. Ils sont tout votre contraire, puisqu'ils souhaitent l’intérêt général et un Monde juste, alors que vous NON ! car vous continuez à vouloir être conseillé par une clique de financiers amoraux en perdition, tous assujettis au dieu dollar dont le temple se trouve être la corbeille de Wall Street.

Pour finir, j'avoue que la dérive que vous imposez à la France parait si inquiétante que j'en arriverais à croire que vous êtes capable de fomenter, avec votre maître ultralibéral, un renversement du Président Morales. Vous avez été si désinvolte avec lui. Dans un Monde si calculé. Alors qu'il figure déjà sur une liste noire états-unienne
Reconnaissez que cette hypothèse apparaît très vraisemblable.
Un gros paquet de lithium ! Pour pareil trésor, le capitalisme n'en serait pas à son premier coup tordu !
Et nous pourrions presque valider l'hypothèse s'il s'avère que "Monsieur Boléro", esclavagiste en Afrique, n'a pas pris la peine de passer vous tancer en votre palais - au courant qu'il serait de ce qui se ourdirait contre Evo Morales - après ce qui pour lui n'aurait pu être qu'une bévue commerciale de votre part mais qui, pour moi et nombre de Citoyens, restera à jamais une faute immense.

Il est un fait évident : Le Peuple de France, plus que jamais, cherche un Personnage d’État capable de comprendre la réalité de la situation mondiale !
Pour Mon Pays que j’aime, je ne peux plus que souhaiter, Monsieur, que vous finissiez le moins mal possible votre mandat.

Alain Gély