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Les Grands et Grandes

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lundi 26 août 2013

Lettre d'un Grand à un décevant

Dans un pays qui a cessé d'être une démocratie, Bradley Manning vient d'être condamné à 35 ans de prison.
Je vous propose de lire la lettre, assez courte, que ce Grand Monsieur a envoyé au "petit" serviteur des lobbies militaro-industriels que s'avère être Monsieur Obama. Le très décevant Obama !

Bonne lecture.

jeudi 30 décembre 2010

Einstein et le social

Voici un texte d'Albert Einstein, à lire absolument.

Cet immense savant était très courageux car il écrivit ce texte durant la période où la Commission des Activités Non Américaines sévissait, juste avant que la chasse aux sorcière ne commence.
Mais les fous ne purent rien contre lui : il n'était pas communiste ; il était seulement plein d'intelligence et de bon-sens.

samedi 8 mai 2010

L'Homme des grands fleuves

Martin Strel ! C'est son nom.

Il ne parle pas beaucoup ; ce n'est pas son truc. Il est quelque "peu" alcoolique. Mais c'est un Grand !

Son but était de descendre des grands fleuves à la nage, dans un premier temps pour la performance sportive.
Mais après avoir nagé tout le long des fleuves Danube, Mississippi et Yangtze, pour l'Amazone, au bout du compte, sa volonté était de faire prendre conscience au Monde entier que l'eau et un bien précieux et qu'il faut absolument sauver la Forêt et l'Environnement.

Dans les eaux du fleuve le plus colossal de notre Planète, il a souffert plus que de raison, allant plus loin encore que le bout de lui-même : alors, il a dû voir des choses.
Voyez le film Big River Man pour le croire.

jeudi 29 avril 2010

Le contre-sommet

La semaine dernière, se tenait en Amérique du Sud un contre-sommet à celui de Copenhague. Il s'agissait de la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère.
Seuls les chefs d'état socialistes d'Amérique du Sud y participaient (c'est dommage) et en particulier le très Grand Evo Morales qui est arrivé là où il est sans avoir été à l'école ou presque.

Durant cette conférence il a déclaré : "Il est plus important aujourd'hui de défendre les Droits de la Terre-Mère que de défendre les Droits de l'Homme, car fondamentalement, c'est la même chose."
Voilà enfin un chef d'état qui a compris le fond du problème !
Hélas, aucun de ses collègues des "Puissances mondiales" ne voudra prendre ses propos au sérieux : Evo Morales ne porte jamais de costume-cravate et de ce fait il ne fait pas sérieux.
Pourtant il est de ceux qui, assurément, se battent pour l'économie écologique et la Paix.
Et s'il faut bien admettre qu'il n'est pas très cultivé, il est certain qu'il est plus intelligent que ses homologues, tous sortis de "grandes écoles", car lui sait voir les évidences.

Il présentera les conclusions de cette conférence devant l'ONU d'ici peu.

mardi 20 avril 2010

Le semeur d'arbres de Jean Giono

Ce semeur d'arbres aurait existé, j'aurais aimé le rencontrer et souhaité être de ses amis.
De tous ses textes, Jean Giono aimait dire que celui racontant l'Homme qui fait naître la forêt était son préféré. Et l'on comprend pourquoi à sa lecture : c'est simple, beau, grand, sublime.

Hier au soir, entre 20H30 et 23H00, j'ai planté une douzaine de petits arbres, frênes et chênes, que j'ai fait germer durant l'hiver 2008-2009 dans des pots posés sur la table de mon salon.
Il m'en a coûté des écorchures de ronces, des piqures d'orties et un bon  mal de dos. Je les ai bichonnés et choyés en les imaginant grands alors que chacun d'entre-eux pouvait tenir dans ma main.
Peut-être qu'ils vivront, pensais-je. Et peut-être que je les verrai devenus forts et en passe de devenir imposants. Alors je serai vieux mais je serai content.
J'ai aussi pensé à Giono et à son héro, Elzéard Bouffier (*).

Après, j'ai bien dormi.

(*) Que certains minables cherchent visiblement à s'approprier, au mépris de la volonté de son auteur.   

jeudi 25 mars 2010

Citations dans l'air du temps

Albert Einstein savait dire les choses et très nombreuses sont ses citations qui laissent la trace de son génie.

Ainsi, quand il a dit :"Ce qui compte ne peut pas toujours être compté et ce qui peut être compté ne compte pas forcément", se doutait-il que ses propos iraient parfaitement pour qualifier la crise écologique et financière actuelle.

Je m'amuse à croire qu'il s'en doutait tout simplement parce qu'il avait prévu que cette crise arriverait un jour ou l'autre tant il était certain que la bêtise humaine est infinie(*).
Et aussi, je suis presque sûr qu'il pensait que l'argent ne compte pas, au contraire du Savoir et de la Vie.


(*) Citons-le encore sur ce sujet de la bêtise humaine :"Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine ... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue".

mercredi 25 novembre 2009

Vladimir Ivanovitch Vernadski

Avertissement : Faute de temps, je me permets de recopier, dans son intégralité, l'article Wikipédia concernant un Grand géologue à ne pas oublier car ce Monsieur voyait loin et juste. J'ai néanmoins "amélioré" et précisé le texte avec, notamment, un renvoi à ... Wikipédia.

Vladimir Ivanovitch Vernadski (en russe : Владимир Иванович Вернадский), né le 28 février/12 mars 1863 (*) à Saint-Pétersbourg - mort le 6 janvier 1945 à Moscou) est un minéralogiste et chimiste russe, co-fondateur de la géochimie moderne avec Victor Goldschmidt.
Vernadski a travaillé sur les effets des radiations solaires et cosmiques sur l'ensemble des organismes vivants. Il fut amené en 1924 à préciser la notion de biosphère dans une optique biogéologique et écologique. Premier à envisager l'impact de la déforestation sur le climat, il fut peu écouté à une époque où l'on pensait que la nature était dotée de capacités de régénération sans limite (il se trouve des fous qui le pense aujourd'hui encore).

Le modèle qu'il proposa pour notre planète (toujours d'actualité) se compose de différentes couches en interaction :

* la lithosphère, noyau de roche et d'eau ;

* l'atmosphère, enveloppe gazeuse constituant l'air ;

* la biosphère constituée par la vie ;

* la technosphère résultant de l'activité humaine ;

* la noosphère ou sphère de la pensée.

Cette dernière notion a profondément marqué le paléontologue et philosophe français Teilhard de Chardin. La notion de biosphère anticipe aussi celle de Gaïa chez James Lovelock.

On considère parfois que Vernadski fut à l'unicité de l'espace biologique ce que Charles Darwin fut à l'unicité du temps biologique. La vie s'exprime dès lors comme une force géologique et constitue un phénomène cosmique.

Il repose au cimetière de Novodiévitchi à Moscou.

 

Bibliographie

* Vladimir I. Vernadsky, La Géochimie, Paris, Librairie Félix Alcan, « Nouvelle Collection scientifique », 1924, 404p.

* Vladimir Ivanovich Vernadsky, Biosfera, Leningrad, Nauchno-techn. Izd., 1926, 146p. (Rééd. : Moscou, 1967 ; Biosfera i Noosfera, Moscou, Airic Press, 2003, 575p. ; trad. anglaise : Vernadsky, 1998 ; 2006)

* Vladimir Ivanovich Vernadsky, La Biosphère, 2e édition revue et augmentée, Paris, Librairie Félix Alcan, 1929, 323p. (Rééd. avec une préface de Jean-Paul Deléage : Paris, Seuil, coll. « Points/Science », 2002.)

* Vladimir I. Vernadsky, La biosfera : [breve introduzione al concetto-chiave della moderna « ecologia planetaria » : il globo terrestre inteso come sistema vivente unitario] / Vladimir Vernadsky ; [trad. di Carla Sborgi dall’americano, versione ridotta dell’ed. francese del 1929]. Como, Red Edizioni, 1993. 22 cm, 126 p., ill. (Collection : Le radici del futuro 17.) Contient : Vernadsky e la scienza della biosfera, di Jacques Grinevald, p. 9-53.

* Vladimir I.Vernadsky, The Biospere, by Vladimir I. Vernadsky. Complete annotated edition. Introduction : The Invisibility of Vernaskian Revolution, by Jacques Grinevald (p. 20-32), New-York, Copernicus, Springer-Verlag, 1997. 24 m, 192 p. (Collection : A Peter N. Nevraumont Book.)

* Vladimir I. Vernadsky, “Problems of Biogeochemistry, II : The Fundamental Matter-Energy Difference between the Living and the Inert Natural Bodies of the Biosphere“, (Translated by George Vernadsky, Edited and condensed by G. E. Hutchinson), Transactions of the Connecticut Academy of Arts and Sciences, 1944, 35, p.483-517.

* Vladimir I. Vernadsky, “The Biosphere and the Noosphere“, American Scientist, (janvier) 1945, 33(1), p.1-12.

 

Petit commentaire : "Voir loin et juste ", c'est une qualité qui manque à tous nos dirigeants.

(*) Deux dates, du fait qu'en Russie le calendrier Grégorien a été adopté en 1918.