Ecodouble

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samedi 15 février 2014

Une éco-ignare sans morale

La décence ne permet pas la grossièreté.
Tant pis ! Je vais être grossier.

Celle dont je vais évoquer le cas s'est vue gâtée par la Nature. Pourtant, elle le lui rend mal.
Elle a un beau cul - ne pensons pas une seconde que les images de télévision soient toujours avantageusement déformées - et un joli minois en plus d'être bien née, dans une famille de riches, ce qui lui a permis d'arriver sans trop avoir besoin d'aller à l'école, sinon une seule, réputée, où l'on apprend à naviguer à la voile (en buvant beaucoup d'alcool). De là à penser que c'est pour cela qu'elle a du vent dans la tête, je n'irai pas jusque-là : Il se trouve des marins intelligents !

Mais comme il n'est pas correct de décrire quelqu'un en n'insistant que sur ses "défauts" je me dois de préciser que j'admire réellement la personne dont je parle pour son courage.
Il faut dire en effet que cette sirène est exceptionnellement dotée en matière de bravoure, suffisamment pour s'être attaquée à mains nues aux océans Atlantique et Pacifique qu'elle a peu ou prou traversé à la rame.
Vous l'aurez donc deviné : je vous parle de Maud Fontenoy.

Seulement, le courage physique ne fait pas tout, surtout s'il ne s'accompagne pas d'une certaine éthique.
Or, de l'éthique, à n'en pas douter, gente Maud, fille de baron de l'immobilier, en est totalement dépourvue. Et comme il semble tellement que ce qu'elle a déclaré, et qui lui vaut mon courroux, n'a pu sortir que de la bouche d'une ignorante qui veut causer quand même, à grand renfort de trompettes, Maud Fontenoy entre dans le cercle peu prisé des "éco-ignares".

Ignare Madame l'écrivaine !??
Éco-ignare l'écolo professionnelle ???!
Oui !
Il vient même à l'idée, à la simple lecture du titre de son dernier bouquin, Ras-le-bol des écolos. Pour qu'écologie rime enfin avec économie, que la dame n'est effectivement pas en pleine possession de ses esprits. Nous pouvons même aller jusqu'à imaginer que c'est son décorateur en chef, j'ai nommé Nicolas-le-petit-président, qui lui faisait du gringe à un point tel qu'il s'arrangea pour lui breloquer sa poitrine de bleu (Ordre National du Mérite), qui lui souffle ses propos et qui lui aura inspiré ce titre de livre racoleur avec son fameux "L'écologie, ça commence à bien faire !"
À moins qu'elle n'ait un nègre, rémunéré par le MEDEF ou l'UMP, voire par le PS (Parti Social-libéral) actuellement au pouvoir, tant ce dernier fait des choses que les deux précédents n'oseraient même pas. En tout cas, le vieux label "La voix de son maitre" n'est pas mort. De nos jours, il est juste autre chose.

Alors souffrez donc ma colère Madame.
Elle n'est certes que celle d'un petit râleur mais un petit râleur qui parle avec son cœur, conscient et informé qu'il est du malheur de la Nature.
Un petit râleur qui n'en peut plus de voir que des gens tels que vous accèdent à une audience immense, inversement proportionnelle à celles de leurs compétences, connaissances et honnêteté intellectuelle.
Ma colère est aussi celle d'un grincheux qui ne supporte plus de constater que l'on prive systématiquement de parole les spécialistes des grandes questions écologiques dès lors qu'ils ne font pas allégeance aux lobbies ou qu'ils ne sont pas employés par eux, cela alors même qu'ils devraient avoir accès bien plus que vous aux médias pour nous dire leurs opinions désintéressées.
C'est enfin la colère d'un rognon que Manuel Valls traiterait facilement de "kyste à éliminer" (à ce propos : Tous à Nantes le 22 février, contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes !) et qui risque, en vous balançant sa bordée de croiseur, de se voir privé de parole, pourquoi pas par le Conseil d'État ? parce qu'il n'est pas dans l'Axe, jurisprudence Dieudonné oblige. Ah qu'elle est belle, la République, avec des gens comme vous au balcon !

Alors s'il-vous-plait, continuez à ramer dans votre tête si vous le voulez, et accessoirement sur les océans pour faire notre admiration, mais, surtout, abstenez-vous d'affirmer en public que la fracturation hydraulique au propane serait, enfin, une solution écologique pour exploiter le gaz de schistes.

Abstenez-vous parce que vous n'avez pas les compétences pour juger une telle technique ! tant en physique, chimie, bactériologie, écologie ou géologie.
Abstenez-vous parce qu'en ma qualité de géologue, je puis vous certifier, qu'au contraire, la fracturation hydraulique, même pratiquée avec un fluide autre que l'eau, sera toujours terriblement dangereuse pour les écosystèmes.
Et pourquoi ?
Eh bien je vais vous le dire !

D'abord, parce qu'avec le propane qui remplacerait l'eau, les compagnies gazières seraient tout de même obligées d'injecter du sable, ressource surexploitée non durable et rare, et surtout des centaines de produits chimiques différents qui resteraient nécessaires pour altérer les schistes - il vaut mieux dire "shales" - fluidifier et dissoudre le gaz, mais aussi pour tuer les bactéries qui vivent dans ces roches, dont on ne connaît rien de leur rôle dans la biodiversité mais que l'on tue tout de même, systématiquement, parce qu'elles ont la mauvaise idée de colmater la porosité du sable injecté qui a pour fonction de maintenir la fracturation ouverte afin de pouvoir récupérer le gaz chéri.
Ensuite parce que les directions de la fracturation, au moment où elle se fait, sont incontrôlables mais, à terme, celles-ci permettent toujours une mise en relation des nappes phréatiques, dans lesquelles nous puisons notre eau potable, avec les produits chimiques et le gaz présents dans les fractures créées ; d'où la pollution des nappes et les eaux du robinet qui s'enflamment dans les éviers des cuisines américaines (cf. le film Gasland).
Enfin parce que les plateformes de forage et les forages eux-mêmes sont toujours très consommateurs d'eau (denrée rare en général, et en particulier sur les Causses de France) ainsi que des sources de pollutions, aggravées par l'industrie chimique et le transport routier dont ils dépendent tous deux.

Et en plus, que penser d'une solution technique qui, pour essayer d'économiser de l'eau, utiliserait un hydrocarbure, le propane, que l'on peine à extraire du sous-sol en Russie, en Arabie ou en Afrique, qu'il faut raffiner, puis transporter jusqu'ici, pour finalement le réinjecter dans notre sous-sol, après l'avoir modifié chimiquement, sachant qu'on en récupèrera entre 95 et 50 %, voire même moins dans des régions déjà fracturées à outrance, alors que 100% de ce dernier aurait pu nous servir à nous chauffer tel quel ? Avez-vous, Madame, conscience de ce qu'est un rendement énergétique ? De ce qu'est l'entropie ?
Parce que sachez-le ! avec mise en œuvre d'une pareille solution technique, les Shadoks auraient trouvé leurs Maîtres, à savoir Nous ! qui nous amuserions à pomper du gaz pour pomper du gaz quelque part, pour le réinjecter autre part afin de finalement le repomper dans cet ailleurs! Ubuesque !

Mais à défaut de faire montre de compétence, ou de bonne foi, dans votre déclaration, on remarque que vous n'avez aucune légitimité à tenir de tel propos. Vous n'avez pas en effet de liberté morale ! Il suffit de voir la liste des soutiens à votre fondation, parmi lesquels EDF, le nucléocrate, et ALTRAN, le marchand d'armes et fournisseurs de services aux compagnies de gaz et de pétrole, qui constituent des lobbies particulièrement nuisibles à la Nature. Et je ne parle même pas de HSBC qui est de tous les pires coups (au 12 janvier 2016, HSBC n'est plus soutien mais Bolloré, l'esclavagiste destructeur de vestiges archéologiques, l'est devenu).

Hélas ! J'aurais beau vous demander de vous abstenir de causer ainsi en public, vous continuerez. Quitte à dire des conneries, c'est ainsi qu'on existe dans les milieux hauts placés.
Soit !
Mais sachez qu'en faisant de la sorte vous vous vendez de façon amorale à un lobby qui a déjà détruit plusieurs État des USA et qui entend faire de même en Europe. En fait vous aidez à ouvrir la voie à la destruction complète de la France car la densité de population de notre pays n'étant pas celle du Dakota du Nord, et sa surface n'étant pas celle des US, les conséquences d'une exploitation de ces gaz, chez nous, serait bien plus désastreuses que là-bas !

Il y avait la Putain de la République ! En vous vendant comme vous le faite à des lobbies destructeurs de notre Planète vous vous faites Putain des lobbies comme d'autres en sont les clowns.
Changer le Monde, comme vous dites vouloir le faire, ce n'est pas seulement vouloir faire rimer écologie avec économie dans une sorte de poésie médiatico-lucrative. C'est surtout faire en sorte que l'économie soit écologique, c'est-à-dire qu'elle n'exploite plus la Nature mais qu'elle la favorise, en plantant des arbres et en adoptant l'agroécologie par exemple, pour que, de ce fait, il n'y ait plus de possibilité de concentrer des richesses dans les mains d'un petit nombre.
Il n'y aurait plus de lobbies dès lors, eux qui s'emploient, toujours, grâce au pouvoir de l'argent concentré, à opprimer les Humains partout ... et à subventionner des fondations dans le seul but de se refaire une virginité tout en payant moins d'impôts.

Enfin une dernière chose si vous vous obstinez dans cette voie de la désinformation : Ne dites jamais à vos enfants que vous les aimez. Vous leur mentiriez !
On ne peut pas réellement aimer ses enfants quand on cautionne et participe à la mise en exploitation du gaz de schiste qui nuit aux dernières chances de survie des générations futures.

Aujourd'hui, Sauvegarder l'océan, c'est sauver l'Homme reste la devise de votre fondation.
Cependant, je pense, personnellement, que si vous voulez vraiment sauver l'Homme, il va vous falloir sauver les continents en plus de sauver les océans, n'en déplaise à vos mécènes, tout simplement parce que les Humains ne sont pas des animaux marins et que, de ce fait, ils n'iront jamais vivre sur l'eau, quand bien même les continents devenaient invivables.
En effet, que cela vous plaise ou non, les pollutions sur les terres finissent toujours dans les océans. À Fukushima, bien que les autorités affirment le contraire, on en sait quelque chose.
Ceci implique que pour sauver notre espèce, il vaut mieux commencer à sauver notre espace vital, les continents, en s'interdisant d'exploiter les gaz de schistes. Et soyez-en heureuse : La mer s'en trouverait sauvée par la même occasion.

mercredi 9 février 2011

Le pétrostratège éco-ignare

Il est économiste, s'appelle Pierre Terzian et dirige la revue "Pétrostratégie", bien qu'il n'ait visiblement pas lu le dernier rapport de l'Agence Internationale de l'Energie qui a annoncé, il y a quatre mois environ, que le pic du pétrole est dépassé depuis 2006.

Ses analyses sont de la plus haute clairvoyance. Jugez plutôt en lisant cet article du "Monde économique", au titre en forme de lapalissade pour qui connait la fameuse loi de l'offre et de la demande.

Le 5 février dernier, une journaliste l'interrogeait vers 9H45 sur France Inter (je n'ai entendu que la fin de l'interview).
La journaliste de lui demander : "Est-ce que nos enfants pourront se chauffer, se déplacer" dans le futur ?"
L'éco-ignare a répondu : "Je ne suis pas du tout inquiet. Les réserves n'ont jamais été aussi importantes ..." .

Le souffle coupé, tous mes sens déconnectés, je n'ai pas entendu le reste mais, ouf ! le Peuple est rassuré ; car il a dit que tout va bien Madame la Marquise, ce qui sous-entend que la Terre a un volume infini pour l'instant ; qu'elle peut supporter  toutes les pollutions ; que la situation va s'améliorer ; que les meilleurs jours sont à venir !

Mais pourquoi donc ont-ils encore accès aux médias ces menteurs qui nous endorment alors qu'ils nous conduisent - Vroummm, Vroummm - tout droit à l'abattoir ?
Ce type a tout faux et on l'entend encore ! Et sur les antennes publiques par dessus le marché !

mercredi 2 juin 2010

Un éco-ignare de plein droit

Notre premier éco-ignare de 2010 est avocat ; il s'appelle Alain Gauvin.
Il est éco-ignare parce qu'il ne sait pas qu'au-dessus de lui, au-dessus de ses clients, au-dessus de toutes les petites lois humaines qui font son beau petit quotidien, il y a des Lois qui ne peuvent être contournées : celles de la Physique.

S'il fallait le présenter, je dirais qu'il n'est pas de ces avocats qui noblement défendent les plus démunis, les plus faibles. Pas de ceux qui, souvent commis d'office, œuvrent à défendre les gens qui ne peuvent pas payer d'honoraires alors que, par exemple, victime de la mondialisation ils ont quitté leur pays et sont devenus, ici en Occident, des "clandestins" en attente de reconduite à la frontière. D'ailleurs et entre parenthèses, ne croyons pas qu'il n'y a que de jeunes avocats débutants pour défendre ses pauvres Humains à qui l'on a tout légalement volé dans leur pays : de nobles avocats, il s'en trouve de tous les âges.

L'éco-ignare Alain Gauvin est avocat d'affaire dans un grand cabinet parisien, cabinet qui après s'être payé sa normalisation "PIPO" 9001 qui, je peux le dire par expérience, garantit plus une qualité virtuelle que réelle, a décidé de s'offrir son bilan carbone pour être dans le vent du "Green Washing" dont l'un des grands Maître est son confrère Borloo.
Car le "green washing" se fait aussi dans les dossiers d'avocats ! Ne le saviez-vous pas ?
Mais que les auditeurs (payés par ceux qu'ils auditent ce qui est sans doute le gage d'une absolue impartialité) aient pris en compte le CO2 émis par les gros 4x4 et autres voitures de sport de nos riches avocats garées sur le parking du cabinet, peu importe ! Et peu importe aussi, s'ils n'ont pas compté le CO2 craché par les avions que les plaideurs ne manquent pas d'utiliser pour leurs voyages luxueux et lointains que leur permettent leurs confortables honoraires ! Qu'un mode de vie soit "inécologique" n'est pas important pour eux ; le principal est d'avoir fait son bilan carbone ! Pour être juste dans le tempo du green business, en phase avec des clients amoraux qui font croire aujourd'hui qu'en toutes choses leurs productions sont plus vertes que vertes, alors que leur activité principale est de détruire systématiquement la Nature et les Humains qui y sont associés.
Parions que d'ici peu, les grands avocats de ce grand cabinet plaideront en robe verte avec bavette verte, "manteaunée" d'une épitoge arc en ciel.
C'est très développement durable ! La planète sera sauvée ; et l'Humanité avec !

Mais revenons à nos moutons !
Alain Gauvin a écrit un livre sur les CDS qui sont tous, pour lui, de bons instruments financiers, utiles pour l'économie.
Sur le blog de Paul Jorion, un article explique bien pourquoi notre éco-ignare se trompe en affirmant cela.
Je ne domine pas assez le sujet des Assurances sur les Défauts de Crédit (traduction de CDS) pour critiquer Maître Gauvin sur les détails de la spécialité dans laquelle il est virtuose : Paul Jorion et ses collaborateurs s'en sont chargés avec brio et justesse, sans aucun doute.
Par contre, en tant que géologue, je me sens tout à fait en mesure de penser - si le droit de penser demeure - que le grand Maître du "produit dérivé" n'a pas compris que l'économie qu'il défend est virtuelle, au seul service des financiers, déconnectée en tout des réalités physiques et humaines. Il ne sait pas que ce qu'il défend n'existe pas thermodynamiquement parlant. D'ailleurs sa consœur Lagarde, ministre actuel de l'économie, ne le sait pas non plus.

En fait, Maître éco-ignare ne sait pas que des choses peuvent être légales tout en s'avérant létales à terme pour la Vraie économie (et peut-être même pour l'Humanité toute entière, mondialisation oblige). C'est le cas, sur les marchés financiers, des produits dérivés ou autres subprimes et des bidules scandaleux nommés CDS ou CDO.
Maître finance ne veut pas savoir qu'au-dessus des lois des Humains édictées par les lobbies - leurs valets les politiques les mettant en application ensuite - il y a les Lois de la Nature.
Notre éco-ignare n'en a que faire.
Et pourtant !
Ne sait-il pas que les peuples, en sortant du cadre de la légalité, se chargent parfois de faire revenir à une certaine morale lorsque la réalité devient par trop insupportable pour eux ?
Ne voit-il pas que la finance bafoue la réalité sans vergogne et sans répit ? Ne voit-il pas que des centaines de millions d'enfants, de femmes et d'hommes sont broyés et bien souvent assassinés par ses clients ?

En tout cas, Madame Angela Merkel n'est pas d'accord avec lui et c'est tant mieux.
Elle semble avoir compris que les Nations veulent savoir comment marche la finance qui leur coûte tant, en sang, sueurs, larmes et argent. Elle sait que les peuples ne peuvent comprendre le pourquoi et le comment des "produits" financiers abscons défendus par Maître Gauvin et dont la complexité mathématique ne permettra jamais la transparence nécessaire à la Justice et à la Démocratie.

Oui cet avocat a écrit des choses révoltantes et choquantes sur les CDS !
Mais pour autant, je n'en veux pas à ce grand défenseur du "veuf et de l'orphelin de la finance" (si tant est qu'il puisse s'en trouver) car ce personnage du Droit me fait, finalement et accessoirement, bien rire car il fait preuve d'une gauche ignorance des Lois de la Nature. Et puis il est vrai que toute personne a le droit d'être défendue, même les financiers, quand bien même seraient-ils devenus aujourd'hui les plus grands criminels de l'Histoire par les dégâts qu'ils font subir à la biosphère et à "l'humanosphère", leurs profits étant toujours la destruction de ces dernières.
En tant qu'avocat d'affaire, il est devenu un individu du virtuel à côté d'un Monde de réalités. Il est à côté de la plaque, rêvant peut-être à la loi des lois qui reste à faire adopter par nos politiques et qui pourrait faire en sorte que toutes les richesses de l'Univers puissent contenir dans les poches de ses clients ; les siennes se remplissant par voie de conséquence, bien entendu.

Alors cher Maître ! Pardonnez-moi si je vous arrache à vos rêves.
Nous vivons sur une petite planète dont les richesses ont été presque complètement dilapidées par des gens parmi lesquels figurent vos clients. La fête est bientôt finie pour eux. Gardez-vous bien d'être un jour assis sur le banc des accusés de l'Histoire.
Si cela advenait, je serais malgré tout, c'est promis, votre défenseur si vous n'en trouvez pas qui veuille plaider pour vous. Mais je vous avoue qu'il me sera difficile de mettre autant de zèle à votre défense que vous en mettez à défendre vos clients financiers dénués de toute conscience, de tout scrupule : question de Morale !
Morale que vous auriez dû, toujours, considérer au-dessus de Votre Droit des affaires.

"Bien cordialement".

samedi 5 septembre 2009

L'éco-ignare du moment des vacances d'été 2009

Au mois d'août c'était les vacances et il me fut difficile de suivre l'actualité.
Alors qui donc pouvais-je désigner "éco-ignare" de cette période de détente ?

Pas tout à fait par hasard, je suis arrivé sur un nouveau blog qui propose un lien vers la vidéo d'une émission de télévision du mois de juin dernier.
Son visionnage m'a permis de trouver la personne recherchée : Laurent Cabrol.
C'est lui en effet l'éco-ignare du moment, "superbissime", grâce à sa magnifique intervention dans l'émission "Écran vert" de TV5Monde du 15 juin 2009.
Durant cette émission, il a tenu des propos simplistes, du niveau de ceux d'un gourou de secte pour faibles d'esprit.

Il a été délicieux d'égoïsme lorsqu'il a dit que si nous roulions 10 km/h moins vite sur nos autoroutes françaises durant un an nous n'arriverions qu'à économiser 10 minutes d'émissions chinoises de CO2.
Il reçoit aussi les félicitations pour son bouquin de grand scientifique "du journalisme du bulletin météo", dans lequel il raconte qu'on nous dit des mensonges sur le réchauffement climatique.
Il nous a impressionnés par sa capacité à contredire les savants présents en même temps que lui sur le plateau, toujours par des arguments simplistes.
En fait, son éco-ignorance provient du fait qu'il n'a pas compris que les écarts de hausses de températures annoncées dans les études - il juge ces écarts pas sérieux du tout - dépendent surtout des différents scenarii d'émissions considérés dans les modélisations réalisées (*).

Il était remarquable quand il ne finissait pas ses phrases dès qu'il se rendait compte que ses arguments étaient nuls ou bien simplement parce qu'il avait trop peur que tout le monde se rende compte qu'il n'avait rien compris au sujet qu'il prétendait dominer.

Enfin son courage nous a éblouis lorsqu'il a appelé à la résistance (3 jours avant un 18 juin, c'est beau !) contre les verts (de gris ?) ou méchants écolos qui, d'après lui, ont pris le pouvoir (**) sans le gagner par les urnes. Ceux-là, tambourinait-il avec un regard presque haineux, veulent nous dicter ce que nous devons faire et veulent nous priver de rouler en voiture et de plein d'autres libertés encore en transformant l'économie à leur avantage.

Et pour juger par vous-mêmes, voyez la vidéo.

Monsieur Cabrol ! Retourner donc à l'école et avisez-vous à l'avenir, comme tout bon journaliste qui se respecte, de rendre compte correctement de ce dont vous voudrez parler. Surtout, rappelez-vous qu'il vous est interdit, déontologiquement parlant, de tronquer ou de déformer, involontairement ou non, les informations que vous décidez de nous transmettre.
Si vous ne comprenez pas un fait, ne le rapportez pas en vous posant en spécialiste de ce fait !

Hélas pour vous mais bien heureusement pour nous, vous ne rentrerez pas à l'Académie Française, ni même d'ailleurs à l'Académie des Sciences où Claude Allègre encombre bien suffisamment comme ça depuis qu'il se prend pour un climatologue.
Pour rentrer à la première il vous faudrait savoir comprendre le sens des mots, fussent-ils ceux de résumés de rapports scientifiques compliqués, et pour accéder à la seconde vous ne le pourrez pas car ni le journalisme ni le "bulletin météo" ne sont des sciences : Ouf !

Enfin, un grand merci à la personne qui m'a permis d'être au courant des errances pseudo-scientifiques de notre éco-ignare d'août.

(*) Les quantités émises de Gaz à Effet de Serre (GES) dépendent et dépendront de notre volonté : dans le siècle qui vient nous pouvons les réduire, les stabiliser ou les augmenter ! Les scientifiques modélisent en envisageant chacun de ces trois cas de figure ce qui immanquablement donne des résultats très variables pour la hausse annoncée de la température. Les grands écarts de hausse annoncés ne dépendent, en fait, que des hypothèses de départ quant à la quantité de GES émise.
(**) Ainsi les banquiers n'auraient plus le pouvoir ?

vendredi 10 juillet 2009

L'éco-ignare au 10 juillet 2009

Chaque mois, le journal La Décroissance désigne un éco-tartuffe.

Sur Écodouble, il y aura désormais l'éco-ignare du moment, désigné "irrégulo-périodiquement"(*) au hasard de mes "écoutes" médiatiques.
Il est désolant en effet, de voir dans les médias des gens qui disent ou qui écrivent des énormités.
Je pense que la plupart d'entre eux déblatèrent ou gribouillent ces inépties en ne sachant pas ce qu'ils racontent. Je ne veux pas penser qu'ils nous mentent tous sciemment et je laisserai le bénéfice du doute aux plus machiavéliques, leur accordant le droit de ne pas savoir.

Ce matin sur Europe 1, Monsieur Carlos Ghosn, Président du conseil d'administration de Renault, était l'invité de l'éternel Jean-Pierre Elkabbach.
Il était très fier d'annoncer l'arrivée des premières voitures hybrides Renault-Nissan pour le Salon automobile de Francfort.
Ce n'est pas pour autant qu'il était satisfait, puisqu'il nous a confié que, hélas (versons une larme), ces voitures ne réduisent que de 30% l'émissions de CO2 par rapport aux autos normales. Suite à quoi, il a affirmé que les clients ne seraient contentés que lorsque arriveront sur le marché "des produits" à zéro émissions. Et de sous-entendre que c'était pour bientôt.

Cette affirmation est si stupide, qu'il n'est même pas la peine d'hésiter pour lui décerner le prix d'éco-ignare, le premier du genre.
Monsieur Ghosn ! Vous êtes très rigolo.
Pourquoi pas tant que vous y êtes, demander à vos clients d'arrêter de respirer quand ils conduisent vos "produits" car, peut-être ne le savez-vous pas, respirer ça dégage du CO2.

Retournez à l'école pour apprendre ce que sont l'énergie, les Lois de la Physique et un bilan carbone.
Vous comprendrez alors qu'un "produit" de notre société de consommation à zéro émission, ça n'existe que dans les rêves. Et que surtout, une automobile, sera toujours parmi les objets les plus polluants et gourmands en matières premières.

(*) Hommage au plus fameux des irrégulo-périodiques : le journal "La Hulotte".