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Moulins et énergie

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vendredi 29 mai 2015

Maintenant, il tourne !

Depuis trois semaines, le Grand Moulin des Places (GMDP) à St Mars-du-Désert produit enfin du courant.

Je dis "enfin" car il y a cinq ans et demi, le chantier de restauration et de transformation de ce moulin en aérogénérateur d'électricité s'était arrêté sur un constat d'échec.
En effet, une grande entreprise, mondialement connue, choisie par le propriétaire du GMDP pour réaliser les travaux de transformation, avait voulu imposer sa propre technique, sans tenir compte de l'expérience acquise sur le Moulin de la Fée, et avait même réussi à évincer Michel Mortier de l'affaire.
Au final, le moulin ne fonctionna jamais.
Tout cela, jusqu'à présent, dans le souci de rester diplomate et de ne pas nuire aux intérêts de Michel Mortier, il m'était impossible de le dire et de l'écrire.

Le propriétaire du GMDP a finalement rappelé Michel à la rescousse à la fin de l'automne 2014, pour lui demander de conseiller les deux multinationales - la seconde étant mandatée depuis plus d'un an par la première évoquée plus haut.
Le résultat ne s'est pas fait attendre ! Désormais aérogénérateur automatique d'électricité, le Grand Moulin des Places fonctionne et participe à la production d'électricité renouvelable en France.

Le concept Moulin de la Fée développé par Michel Mortier est au point. Il ne faut plus en douter.

D'autres moulins peuvent et vont, rapidement - il faut l'espérer, bénéficier de la technologie inventée par Michel.

lundi 20 février 2012

Moulins d'avenir

Le Moulin de la Fée, construit au XIXème siècle, au cœur des Marais de Brière, non loin de Guérande, a désormais son nom inscrit au Panthéon des Moulins et dans le grand livre racontant leur Histoire.

C’est en effet sur ce moulin que Michel Mortier a développé le prototype d’aérogénérateur entièrement automatique comprenant un système de sécurité autonome. C’est aussi sur ce moulin qu’ont été montées pour la première fois une version améliorée par Michel des ailes Berton, ailes qui avaient été inventées dans les années 1850 et qui n’avaient pas évolué depuis.

Pour le prototype, le développement était terminé. Il avait connu quatre évolutions principales pour finalement donner entière satisfaction, parfaitement au point pour produire dans les vents faibles et moyens. Rappelons que c’est ce prototype qui a inspiré la restauration du Grand Moulin des Places (GMDP) à Saint-Mars du Désert. Mais si pour cette belle restauration le concept d’automatisation du Moulin de la Fée a été adopté, il n’en a pas été de même pour la méthode de production d’électricité choisie par l'équipe ayant mené les travaux. Sur ce point, les conseils de Michel n’ont pas été suivis. Le résultat est que le GMDP est victime de ce mauvais choix. En effet, il ne produit presque pas de courant, de sorte que l'on peut dire qu'il n’est pas une reproduction du Moulin de la Fée mais plutôt une mauvaise copie non conforme de ce dernier.

Maintenant, pour revenir à notre cher Moulin de la Fée, comme tout prototype, tel celui du Concorde aujourd’hui exposé au Musée du Bourget, il devait laisser la place, pour que d’autres moulins, restaurés à son image, tournent de nouveau, à produire la fée électricité.

C’est pourquoi il a été vendu, quelques jours avant Noël dernier.

Et comme pour tout prototype, à la fin du développement, vient le temps du démantèlement. Celui-ci a commencé et sera terminé au début du printemps. Si rien ne distinguera plus, dès lors, le Moulin de la Fée d’un autre de ses congénères, ses nouveaux propriétaires ont accepté qu’une plaque soit apposée sur le mur de clôture bordant la route. Elle rappellera l’aventure qui, de 2002 à 2011, consista à développer en ce lieu le concept du moulin ancien restauré pour produire de l’électricité renouvelable, sans que personne ne soit obligé de veiller au grain.

Afin de continuer l’aventure, une association a été créée. Elle s’occupe de promouvoir le concept d’aérogénérateur d’électricité automatique développé au Moulin de la Fée, auprès des associations de moulins et des propriétaires qui souhaitent voir revivre leurs biens. Les beaux moulins, du Monde entier, parties intégrantes du patrimoine ancien, pourraient bien être capables d’être des parties de la solution au gigantesque problème énergétique qui se présente à l’Humanité d’aujourd’hui.

Pour tout renseignement, vous pouvez contacter cette association, par mail, à l’adresse suivante : moulindelafee@gmail.com

jeudi 9 décembre 2010

Tout savoir pour restaurer un moulin à vent

Je vous ai souvent parlé de Michel Mortier, le dompteur de vent, le super mécanicien qui a restauré le Moulin de la Fée à Saint-Lyphard.
Le jour où je l'ai rencontré, pas du tout par hasard, et qu'il m'a fait visiter son moulin entièrement automatisé, j'étais aux anges : j'avais sous les yeux la machine dont je me demandais, à l'âge de 15 ans déjà, pourquoi elle n'existait pas, même si mon père, ingénieur électro-mécanicien (j'aime à le rappeler : "un des papas du Concorde"), m'avait dit que c'était trop compliqué et pas rentable.
Le contexte a changé. Heureusement pour les moulins et malheureusement pour les Humains. Mais je ne vais pas vous raconter ma vie ni vous rebassiner avec la crise énergétique mondiale.

Ce que je veux dire par contre, c'est que les articles que j'ai consacrés à Michel Mortier sont parmi les plus lus des quelques 170 publiés à ce jour dans ce blog, les lecteurs venant du Monde entier.

Alors, pour à la fois promouvoir ce super concept d'aérogénérateur et faire en sorte que le blog "écodouble" serve réellement à quelque chose, je fais de nouveau de la pub pour "le produit" de Michel Mortier.

Donc, si vous voulez achetez un moulin (et pourquoi pas celui de la Fée puisque Michel l'a mis en vente) si vous êtes propriétaire ou gestionnaire d'un vieux moulin aux ailes cassées, ou bien encore si vous projetez de construire un moulin, que vous soyez habitant de France, de Hollande, du Canada, de Belgique, d'Inde, de Pologne, des États-Unis, d'Argentine et même de n'importe où dans la Grande Afrique, cet article est pour vous.
Vous trouverez à la suite, une série de documents transmis par le génial inventeur.
Certains pourront vous éclairer sur ce qu'il faut faire et envisager pour restaurer et transformer un moulin à vent en aérogénérateur.
D'autres concernent spécifiquement le Moulin de la Fée qui est à vendre. Ces derniers donnent des pistes d'activités à développer, y compris scolaires, pour que ce beau moulin entame une nouvelle vie une fois qu'il aura changé de propriétaire (*).
Renseignez-vous et n'hésitez pas, ensuite, à contacter Michel au 06 87 455 465 ou à me contacter ; je ferai suivre.

Ancien Moulin Aérogénérateur (Document PDF)

(*) Il serait en effet possible que plusieurs personnes l'achètent ensemble dans le cadre d'une souscription ; dans tous les cas, Michel Mortier pourrait rester un des co-propriétaires et signer un contrat pour assurer l'entretien de la partie aérogénératrice.
Il y a ensuite la possibilité de mettre en place une SCIC pour un projet de restauration rapide sur le site, qui accueille plus de 10000 personnes par an, sous réserve de l'aménagement d'un assainissement et d'un parking, ce dernier étant pris à la charge de la Commune de St Lyphard et du parc de Brière puisqu'il serait aussi celui accueillant les visiteurs des dolmens situés à une centaine de mètres du moulin (Cf. les liens ci-dessus).
Pour la SCIC, des institutions départementales semblent intéressées pour une participation.

lundi 6 décembre 2010

Techniques au vent

Le Moulin de la Fée, le prototype de moulin aérogénérateur a fait un petit (vous le saviez déjà ; je l'ai écrit souvent sur ce blog) : il s'appelle le Grand Moulin des Places (GMDP) et, c'est désormais officiel, il est le premier, nous l'espérons, d'une longue série.
En effet, non loin de ce très beau moulin trônant au milieu des Pépinières du Val d'Erdre, le 3 décembre dernier, une réunion technique à l'initiative de la Fédération Des Moulins de France s'est tenue à Petit-Mars (44).

La réunion débuta par une intervention de Monsieur Serge Poignant, député de Loire-Atlantique et nouveau Président de la Commission des finances à l'Assemblée. Il a pu rassurer la cinquantaine de personnes présentes sur le statut définitif des moulins à vent vis-à-vis des ZDE (Zone de Développement Éolien) : ces moulins ne sont pas astreints, finalement, à se trouver dans une ZDE pour que leurs propriétaires puissent vendre l'électricité qu'ils pourraient produire. Assurément, cela devrait encourager les restaurations en aérogénérateur (et c'est grâce à Monsieur Mortier et aux arguments qu'il a fourni au député, que celui-ci a pu, de façon éclairée, amender la loi initiale ; voir un des articles précédents dans la catégories "Moulins et énergie").

Et justement, la réunion avait pour but de lancer la campagne "Un moulin par Département" qu'avait imaginé Michel Mortier qui avait voulu voir grand au début de son odyssée.
Cette campagne sera en fin de compte mise en œuvre par EDF qui se propose de superviser, par l'intermédiaire de sa filiale "EDF Optimal Solutions", la restauration en aérogénérateur de 100 moulins en France.
Gageons que vraisemblablement, l'équipe d'entreprises qui avait été constituée pour l'opération du GMDP sera reformée pour chaque moulin.

Ainsi désormais, tous les propriétaires d'un moulin à vent qui voudraient produire de l'électricité avec leur patrimoine se voient proposer les services d'un groupement d'entreprises capable de surmonter toutes les difficultés et résoudre tous les problèmes techniques que représente une telle démarche.
En outre, et ce n'est que justice, Michel Mortier qui a défriché la voie grâce à son prototype du Moulin de la Fée, avec l'aide de quelques personnes et notamment celle de Jean-Pierre Souverville, sera associé à la réalisation de chaque projet.

Pour l'instant, Michel continue à travailler sur son prototype pour peaufiner les réglages qui permettent au Moulin de la Fée d'être de plus en plus efficace dans les très petits vents.
L'inventeur affirme en effet qu'il est préférable que le moulin tourne longtemps à petite puissance plutôt que peu par vents forts qui ne sont pas fréquents à basse hauteur, c'est-à-dire celle des moulins. De plus, "la mécanique s'use moins", dit-il.

Si le GMDP est équipé d'une génératrice asynchrone capable de donner avec ses ailes de 18 m d'envergure une puissance de 35kW (35 000 Watts) sous des vents de 80 km par heure (soit 20 m par seconde environ) car sa situation élevée le permet, le Moulin de la Fée vise à capter quant à lui des vents très faibles de l'ordre de 1.5 m par seconde pour finalement délivrer, avec des vents moyens, une puissance maximale de 12 kW grâce à un aimant permanent.

Pour arriver à ce résultat, le secret réside en partie dans le fait que les ailes Berton dont il est équipé sont une évolution de celles inventées dans les années 1840 par l'ingénieur du même nom.
Michel a en effet réussi à vriller les grands panneaux constituant la voilure de telle sorte que, l'angle d'incidence diminuant a mesure qu'on s'éloigne de l'arbre du rotor, la portance reste constante tout le long de chaque aile quand le moulin tourne.
Bien sûr, les ailes gardent leur faculté à pouvoir se fermer et s'ouvrir comme sur les modèles initiaux qui, au XIXème siècle avaient révolutionné l'industrie meunière.
Dans le monde des moulins un nouveau type d'aile a donc vu le jour grâce à Michel, 160 ans après la dernière avancée dans le domaine, et il faudra bien y regarder désormais lorsque nous verrons des ailes Berton :
il pourra en fait s'agir d'ailes Berton-Mortier.

Concernant la puissance de 12 kW, que certains trouverons faible, il faut rappeler que le Moulin de la Fée est un prototype et que Michel s'en sert d'outil d'expérimentation.
En fait, il cherche actuellement à augmenter le rendement dans les vents faibles et moyens, ces vents étant très fréquents, voire omniprésents. De leur exploitation résulte une importante production d'électricité et par conséquent un revenu financier, par la vente de l'énergie produite, meilleur que celui d'un moulin réglé pour les grands vents, ce type de moulin ne tournant que beaucoup moins souvent ... sous ces vents plus rares.
En outre, il faut signaler aussi que les ailes du moulin prototype ne font que 17 m d'envergure et que celles ci pourraient être alongées. Le moulin de la Fée en tant qu'outil de développement et de recherche, dans une configuration future, aura peut-être de plus grandes ailes et il pourra alors développer une puissance plus grande, toujours sous vents faibles et moyens.
Michel Mortier est un chercheur. Il est chercheur de vent. Il cherche dans le vent du futur. Et il trouve.

Ce qu'il faut retenir de la réunion maintenant.

Les différentes entreprises associées dans l'aventure du GMDP se sont présentées et ont chacune exposé leur rôle.
Il ressort qu'elles sont prêtes à recommencer sur un autre moulin même si la mise au point du GMDP n'est pas terminée, la vente d'électricité à EDF ayant tout de même commencé en octobre dernier.
Il faudra compter avec environ 150 000 euros pour réaliser la partie électricité-automatisme-maitrise d'œuvre, dans la restauration en aérogénérateur.
Et il faudra rajouter au moins autant pour la maçonnerie, la charpente et les ailes, voire plus si l'état de ruine du moulin est avancé.
Le rapport de la vente de l'énergie produite sera d'environ 5000 à 6000 euros par an, au prix actuel mais il va grimper (crise énergétique oblige), et il y aura 1000 à 1500 euros d'entretien à prévoir sur la même période.

Enfin, la Fédératon Des Moulins de France se charge d'accueillir les propriétaires volontaires pour l'aérogénération. Pour chaque cas, elle fera le pré-examen du site, elle décidera sur les bases de son expertise si oui ou non le projet peut aboutir et, si oui, elle orientera alors le propriétaire-candidat vers EDF.

Décidément ! Les associations - et bien sûr les génies-inventeurs - sont indispensables aux multinationales.

lundi 29 novembre 2010

Pour 100 moulins en France

Vendredi 3 décembre 2010, dès 9H30 à l'Hôtel St Laurent de Petit-Mars (44) puis en début d'après-midi, au Grand Moulin des Places (GMDP) situé sur la Commune de Saint-Mars-du-Désert (44), sera lancée officiellement la campagne ayant pour objectif la restauration et la transformation en aérogénérateur d'une centaine de vieux moulins à vent en France.

Seront sur place, un député européen, des élus locaux, les Présidents des diverses associations françaises de moulins, le propriétaire du GMDP, des responsables d'Electricité de France partenaire de l'opération et, bien sûr, Michel Mortier l'inventeur du concept de moulin entièrement automatique produisant de l'électricité, concept qu'il a expérimenté au Moulin de la Fée.

De nombreux propriétaires de moulins attendent avec impatience la mise en place de cette campagne qui consacre les 10 années d'efforts de Michel Mortier : ils ont eux aussi envie de voir tourner dans le vent les ailes de leurs moulins pour la cause écologique.

Une grande aventure commence.
Si la France ne fabrique pas - hélas elle a démarré trop tard - de ces grandes éoliennes qui s'implantent dans nos paysages, indispensables mais pas toujours très belles pour certains, au moins fera-t-elle avec son patrimoine technologique ancien de beaux aérogénérateurs à taille humaine très modernes.
Du moins faut-il espérer que la finance française et nos pouvoirs publics permettront qu'ils se développent. Il y a en effet une place pour une industrie de ce genre, industrie qui pourrait ensuite servir et s'étendre dans le Monde entier.

Venez nombreux.

samedi 6 novembre 2010

Pour faire vivre un moulin à vent à vendre

Une fois n'est pas coutume, je vais faire un peu de pub.

Michel Mortier, l'inventeur et metteur au point du premier moulin à vent aérogénérateur entièrement automatique, veut vendre son Moulin de la Fée afin de continuer à restaurer et refaire vivre d'autres vieux moulins à vent. Son génial aérogénérateur vendu, il serait ainsi libre de louer ses services à tout propriétaire de moulin qui voudrait voir son patrimoine technique produire du courant dans le vent.

Je vous joins, tels que je les ai reçus de Michel, des fiches de renseignements et des modèles de contrats de SCIC et d'entretien de la machinerie du moulin qui pourraient voir le jour entre lui, le vendeur, et l'éventuel acquéreur de ce beau Moulin de la Fée situé au cœur des marais de Brière.

1__Le_moulin_de_la_Fée_a_de_l_avenir
2__Préprojet_de_SCIC
3__Réhabilitation_du_moulin_de_la_Fée

Pour tout renseignement, contactez Michel Mortier au 06 87 455 465.

Et que vive l'énergie renouvelable !

mercredi 2 décembre 2009

Moulin à vent ; moulin à ven...dre

Michel Mortier, l'inventeur de l'aérogénérateur adapté aux anciens moulins à vent a eu le bonheur de voir officiellement inauguré, le vendredi 18 septembre, le premier moulin "de série" issu des recherches et expérimentations qu'il a mené sur le Moulin de la Fée.

A Saint-Mars-du-Désert (Loire Atlantique, France), le Grand Moulin des Places (GMDP) a commencé une seconde vie : il est désormais opérationnel pour produire de l'électricité.
Mais il y a un hic administratif et légal - bien français le hic - pour la commercialisation du courant produit !
De par une loi du début 2008, seules les installations aérogénératrices situées dans une ZDE (Zone de Développement Éolien) peuvent revendiquer le droit de vendre l'électricité qu'elles produisent à un revendeur agréé.
Hélas, le GMDP n'est pas dans une ZDE.

L'espoir de voir se résoudre cet imbroglio bien français réside dans une démarche en cours qui proposerait de classer, par leur antériorité à la loi, tous les moulins à vent en ZDE, quitte à ce que de nouvelles ZDE soient décidées, par dérogation, spécialement, pour un ou plusieurs de ces ancêtres dompteurs du vent, administrativement isolés ... du réseau électrique. Après tout, ils étaient là bien avant les très modernes lois et éoliennes de notre temps ! Non ?

Par le passé, il fut fait ainsi pour les moulins à eau - assujettis sans doute maintenant à un truc administratif du genre : "Zone de Développement Aqueux" (*) -  et il y aurait là matière à une jurisprudence pour leurs cousins ailés.

Avec une dérogation accordée au GMDP, la jurisprudence serait établie et vaudrait pour tout notre Pays. Grâce à elle, un projet de restauration d'un autre moulin pourrait rapidement aboutir en baie du Mont Saint-Michel.

Sur le plan technique, le GMDP reprend dans les plus grandes lignes toutes les avancées technologiques du Moulin de la Fée (vous aurez des détails dans un article en préparation).
Notons cependant un aspect visuel très différent du fait de l'adoption, pour le girouettage, d'un moulinet papillon de 3,20 m de diamètre (les anciens étaient de 2,40 m), remanié techniquement pour une meilleure performance. Mais hormis ce changement, le principe reste le même. L'énergie primaire, le vent, se voit par les ailes, en partie transformée en énergie mécanique. Cette énergie secondaire est maitrisée par un boitier de régulation (la pièce maitresse du moulin aérogénérateur) qui la transmet à la génératrice (aimant permanent), qui, elle, la transforme (en partie seulement aussi) en courant électrique triphasé. Ce dernier, redressé puis traité par des inverters (**) est enfin injecté dans le réseau de RTE (anciennement EDF) après avoir été comptabilisé pour être facturé.

Cet hiver, l'électricité manque en France. Nous en importons depuis chez nos voisins.
Outre que cette électricité est produite avec du gaz, du charbon ou du fioul (tous les pays ne disposent pas comme la France de l'électro-nucléaire) (***), parce qu'elle est produite très loin de son lieu de consommation, une très grande part se voit disparaître en effet Joule (chaleur) dans les lignes du réseau de transport.
Déjà, en temps normal, la production de 5 à 6 réacteurs nucléaires n'arrive jamais sur les lieux de consommation car elle s'est dissipée dans les lignes électriques !
En ces temps de pénurie, compensées par l'importation, c'est plus de pertes encore, juste parce que les lignes sont plus longues !

Dans l'écodouble, nécessaire si nous voulons un avenir, tout, ou presque, sera produit localement selon le principe de l'écolocalisme. Bien sûr, il en sera de même pour l'énergie.
Voilà pourquoi, il faut rapidement que les pouvoirs publics fassent tout pour que le développement des moulins aérogénérateurs, ou hydrogénérateurs, s'accélère.
Et pourquoi cela ? Et bien je vais vous le dire ! Simplement parce que le système économique actuel est en train de s'effondrer. Michel Mortier nous propose une partie séduisante de la solution énergétique du futur. Il faut l'aider !

Aujourd'hui son Moulin de la Fée est à vendre avec, espéré, un projet touristique associé. Ainsi, le prototype des moulins de l'Avenir pourrait continuer à vivre.
Pour tout renseignement sur la vente, n'hésitez pas à contacter Michel Mortier au 06 87 45 54 65.
Vous pouvez aller voir aussi sur le site de petites annonces VIVASTREET, au n° 20 165 355.

(*) Toujours mon mauvais esprit !
(**) Onduleurs produisant un courant en phase avec celui du réseau.
(***) En tout, 58 réacteurs dont 34 de 900 MW, 20 de 1300 MW et 4 de 1450 MW (source médiathèque de EDF), répartis sur 19 centrales (l'EPR actuellement en construction, l'étant dans l'enceinte de la centrale de Flamanville déjà existante).

jeudi 30 avril 2009

Vent des moulins

Monsieur Mortier, le restaurateur du Moulin de la Fée, est depuis le mois de janvier par monts et par vaux.
Tout en s'occupant toujours à perfectionner son prototype d'aérogénérateur (*) du moulin de la Fée, il était le 14 avril à La Baule pour présenter son concept de production d'énergie renouvelable lors d'une réunion publique de la liste Europe-Ecologie en campagne électorale.
La FDMF l'avait aussi invité à faire une intervention lors de son congrès le 24 avril en Normandie.

Parallèlement à tout cela, il reçoit de nombreuses personnes qui préparent ou ont déjà fait paraître un article sur le concept dont il est l'inventeur. Notons un article paru dans le dernier numéro de la revue de la FDMF ainsi qu'un autre dans le Ouest France du 27 avril 2009 et à venir, un article dans le journal de la FFAM.
Sur le petit écran, nous avons pu le voir la semaine dernière, dans un "C'est ma Terre" sur TF1.

Enfin, EDF qui voudrait pour son image superviser dans chaque département la transformation d'un moulin en aérogénérateur a, en juin dernier, donné à cet ingénieux mécanicien une mission de conseil pour chacune des restaurations qui viendrait à se faire.
C'est ainsi qu'il s'occupe à l'achèvement de la renaissance du Grand Moulin des Places à Saint-Mars-du-Désert (44).

Dans un très prochain article, vous aurez des nouvelles des dernières évolutions du prototype du Moulin de la Fée ainsi qu'un descriptif du Grand Moulin des Places restauré, dont la partie mécanique est terminée à 95% et la mise au point achevée à 75%.

Ces deux moulins sont en fait de magnifiques exemples de ce que permet la technodiversité. Et visuellement, c'est beau ! Pour preuve, voici une photo du Grand Moulin des Places prise la semaine dernière.

   

jeudi 8 janvier 2009

Les moulins vont-ils retourner ?

Si vous passez à Saint-Lyphard, au bord des marais de Brière en Loire-Atlantique, arrêtez-vous donc au Moulin de la fée. (*)
Cet ancien moulin à vent, construit dans le hameau de Kerbourg, à quelques distances d'un magnifique dolmen, est l'objet depuis 2000 d'une remarquable et prometteuse restauration. Il a été transformé en aérogénérateur entièrement automatisé (**) par son propriétaire, qui a assuré lui-même la conception et la réalisation, avec passion et abnégation. Le résultat est là !
Alliant techniques anciennes et récentes, comme entre autres, des ailes Berton en bois inventées au milieu de XIXème siècle couplées à un aimant permanent avec un onduleur truffé d'électronique, ce prototype en phase ultime de mise au point est unique au monde. Il constitue un espoir pour démontrer la validité du concept de production d'énergie renouvelable à petite échelle, qui de surcroît, réhabilite le patrimoine bâti ancien par la même occasion.

Mais maintenant, il ne reste plus qu'à trouver le moyen de produire en série, des kits aérogénérateurs fabriqués sur la base de ce prototype. L'affaire est ardue !
Il y a trois ans environ, lorsque à Saint-Nazaire tout proche, les Chantiers de l'Atlantique battaient de l'aile, un partenariat d'entreprises sous-traitantes de la construction navale avait failli voir le jour sous la houlette d'un de mes collègues géologue.
Quand les Chantiers furent rachetés, tout tomba à l'eau : le nouveau propriétaire promettait 10 ans de travail à ses sous-traitants.
Seulement voilà ! 10 ans dans notre économie productiviste à outrance, ça peut être plus court que ... 10 ans. Aujourd'hui, les Chantiers rebattent de l'aile. Il faut donc espérer que le souvenir du Moulin de la fée reviendra à l'esprit de certains patrons désenchantés par la crise actuelle. Ils pourraient alors se lancer dans la construction de kit à l'échelle industrielle.
Des propriétaires, des associations ou des communautés, partout dans le Monde, attendent en effet un tel équipement, pour voir leur moulin s'animer de nouveau.
Après un investissement de départ assez conséquent certes, pour restaurer et adapter la maçonnerie ainsi que pour acheter le kit, ils auraient la possibilité de produire et vendre de l'énergie renouvelable, à un prix qui ira en augmentant, c'est sûr.
De plus, c'est un grand nombre d'emplois de techniciens de maintenance qui pourraient voir le jour.

Enfin ! Même si cela semble difficile, l'espoir est permis ! EDF semble vouloir piloter la restauration d'une centaine de moulins en France.
Les moulins auraient donc la possibilité de retourner, non plus pour moudre du grain mais pour générer la fée électricité. Et pour cela, toute une activité naitrait, s'inscrivant parfaitement dans le cadre de l'écodouble. Il faut s'en réjouir.

En tout cas n'hésitez pas, vous qui passez sur la Route 51, entre Guérande et Saint-Lyphard, à droite, à la hauteur de Kerbourg ! Vous verrez ! Il y a un moulin avec des ailes blanches et une girouette sur son toit, bien dans le vent.
Vous pourrez le visiter pour un petit prix si vous vous annoncez (***), à la suite de quoi, il vous sera possible de manger dans le petit resto qui va ouvrir dans la maisonette qui lui est accolée.
Bonne visite, avec en tête la devise du Moulin de la Fée : Bonheur, bonne humeur, bon temps, bon vent.    

(*) Sur Google Earth, coordonnées : 47° 21' 51.84" N ; 2° 21' 41.37" O
(**) Dans l'article de ce lien, il faut lire : "50000 kWh à 70000 kWh" et non "50000 kW à 70000 kW". (L'énergie produite, n'est pas la puissance fournie. L'énergie produite, en kiloWattheure, est calculée en multipliant la puissance, en kiloWatt, par le nombre d'heures de fonctionnement du moulin.)
Le Moulin de la Fée a été adapté au faibles et moyens vents. Il peut donc fonctionner jusqu'à 6500 heures par an, avec une puissance maximum limitée à 20 kW. Cela correspond à un revenu de 5000 euros à l'année.
Le prototype du Moulin de la Fée est évolutif. Pour l'instant, il est réglé pour produire 1 kW dès que le vent atteind 2 mètres par seconde. C'est dans les vents moyens qu'il est à son optimum. Ce prototype est donc tout le contraire des énormes éoliennes qui tournent désormais dans nos campagnes. Il est plutôt leur complémentaire.
(***) Renseignements au 06 74 54 08 47, à partir de Mars.