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Messages personnels

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lundi 4 janvier 2016

De retour des Terres Australes

Il aura suffit que je m'absente quatre mois pour que le pays bascule ouvertement dans la dictature. Sans blagues, vous déconnez grave !

On nous surveillait déjà de près sur le Net depuis un an.
Avec le 49.3, on avait fait passer une loi retro active sur les permis de construire l'été dernier.
Voilà que maintenant on a l'état d'urgence et que, sous prétexte de terrorisme, on peut se retrouver en résidence surveillée, comme en Birmanie qui est un modèle de démocratie, tout le monde le sait.
Toutes ces nouveautés ont été inscrites dans la loi par les socialistes, ces braves gens qui osent tout, même ce que la droite néo libérale n'oserait pas !
Le petit caudillo Manuel a sans nul doute la prochaine étape bien en vue : que "terroriste" devienne synonyme de "kyste à éliminer", la novlangue permettant tout. Les ZAD de France pourront ainsi être rayées de la carte, la jeunesse qui les peuple nuisant aux intérêts d'amis puissants. Et peu importe si le capitalisme outrancier se trouve être à la source de tous les terrorismes par la misère qu'il sème dans le monde entier : Les zadistes ne distribuent pas des valises de billets.

Tant que nos élus et élites seront à la solde de la finance rien ne changera. D'ailleurs, au point où nous en sommes, je crois que plus rien ne changera. Pour faire évoluer les choses dans le bon sens, il eut fallu que vous réagissiez il y a bien longtemps ; en 2008 par exemple, afin que fussent enfermés tous les banquiers et leurs complices. Il aurait fallu que ...
Mais à quoi bon puisque cela ne sert plus à rien.

Il vous suffit juste maintenant de faire comme vous avez toujours fait mais avec obligation de le faire désormais :
Ne pensez pas. Regardez la télé.
Ne réfléchissez pas. Achetez tout ce que vous pouvez.
Ne vous instruisez pas. Lisez les publicités.
Ne vous informez pas. Écoutez le 20H00.
Ne vous cultivez pas. Oubliez.
Ne soyez pas. Paraissez.
Ne contemplez pas. Profitez.
Ne resistez pas. Collaborez.
Brûlez du pétrole, vous jouirez.
Consommez, consommez, consommez !

La déesse croissance pourvoira à toutes vos envies et tous vos besoins. Du moins le ferait-elle, peut-être, rien n'est moins sûr, si seulement il lui était possible de pouvoir revenir maintenant que la déplession pétrolière commence.

Ah, au fait : Bonne année.

vendredi 10 avril 2015

Conférence à Quimper : ÉNERGIE & économie

Je donne ma première conférence publique à Quimper la semaine prochaine.

Le thème sera : ÉNERGIE & économie

Résumé

Les humains ont toujours entretenu des rapports plus qu'étroits avec les différentes sources d'énergie dont ils ont pu et su disposer. Ce fait constitue d'ailleurs une des rares différences qui les distinguent vraiment des animaux qui, eux, se contentent de jouir du rayonnement solaire incident.

Par ailleurs, l'accès à l'énergie facile et apparemment abondante a conditionné les développements économiques des sociétés humaines, dans lesquelles, sauf quelques exceptions de prélèvements suffisants, les flux de matières et d'énergies, depuis le Néolithique, n'ont jamais cessé de croître.

Alors que le réchauffement climatique, conséquence de nos pollutions et de la destruction des milieux naturels, se révèle bien réel, le discours officiel appelle à une transition énergétique.

Nous saisissons assez bien le sens de ce discours - il faut plus d'énergies renouvelables ! - alors que, pour autant, très peu d'entre nous sont capables de donner une définition de ce qu'est l'énergie.

Aussi, un ensemble de questions se posent :
- Qu'est-ce que l'énergie ?
- Quel est le vrai visage des énergies renouvelables ?
- Les évolutions sociétales actuelles, ou celles prônées par nos politiques, nous permettent-elles d'envisager un avenir pour notre espèce ?
- Prenons-nous assez en considération le fait que les processus naturels, de même que les processus économiques, sont irréversibles ?
- Quelles sont les lois qui régissent réellement notre économie ?
- La transition énergétique telle que proposée, bien souvent par des personnes surmédiatisées et financièrement intéressées, sera-t-elle la bonne voie pour l'humanité ?

En exposant, à la lumière des Lois de la physique, la situation énergétique du monde et en faisant un parallèle avec celle des métaux, nous verrons que les réponses à ces questions dessinent une vérité que l'on peut considérer comme assez proche de ce que sera la réalité de la future économie.
Hélas, il est triste de constater que cette vérité diffère très sensiblement, pour ne pas dire radicalement, du tableau idyllique que nous dépeint le discours officiel.

Halles Saint-François - Salle n°2 (Entrée par la rue Astor - 1er étage)
jeudi 16 avril
20 h 30.

vendredi 23 janvier 2015

Charlie : Cinquième !

Nous sommes tous responsables de nos actes.
Il faut toujours réfléchir avant d'acheter ! C'est une règle à s'imposer pour tout !

BeIN_Sport.jpg

mercredi 21 janvier 2015

Charlie : Quatrième !

Les gens de Charlie pensaient tous plus ou moins que la connerie est éternelle. Je le pense aussi !
Une autre chose remarquable est que, même si le temps passe, rien ne change !
Par exemple, en 1983, j'avais fait le dessin ci-dessous pendant un cours d'Espagnol (la prof qui avait intercepté le dessin, parce qu'il circulait dans la classe, ne l'apprécia pas si bien qu'elle ne me donnât plus jamais la moyenne).

La_rose.jpg

Il m'a suffit de seulement changer les dates pour pour qu'il redevienne d'actualité.

Ne changeons rien. Ne nous changeons pas. Tout va bien.

mardi 20 janvier 2015

Charlie : Troisième !

Pour se souvenir de Bernard Maris, alias Oncle Bernard, voici un dessin qui raconte la vie d'un banquier, qu'il soit bouddhiste, chrétien, hindouiste, animiste, juif, shintoïste, athée, musulman ou que sais-je encore.
J'ai mis GS (Goldman Sachs), dans le cœur - honneur à celle qui sert de modèle, mais il y aurait pu y avoir HSBC, Société Générale, Qatar Islamic Bank, Royal Bank of Scotland, Arab Petroleum Investisments Corporation, Mizuho Bank, Volksbank, Belfius-Dexia, Barclays et plein d'autres.

Tant qu'on ne fera rien, tout continuera.

Banquiers.jpg

lundi 12 janvier 2015

Charlie : Deuxième !

Pour se souvenir d'Elsa Cayat, la psychiatre chroniqueuse de Charlie Hebdo, je vous propose un dessin évoquant un fait existant dans toutes les cultures du Monde.

C_est_bien_partout_pareil.JPG

vendredi 9 janvier 2015

Charlie : Première !

Mustapha Ourrad travaillait en tant que correcteur au journal Charlie Hebdo. Il savait tous les secrets de la langue de Molière, sa culture était immense. Orphelin, autodidacte, il était un trésor pour la France et l'Humanité. Ayons une pensée pour ses enfants.

Allah est occupé

jeudi 1 janvier 2015

On pense à vous !

Enfin, la semaine de l'hyper-consommation se termine.

Depuis dix ans presque, je n'ai plus la télé mais j'ai pu ces derniers jours, à la faveur d'un séjour en famille, me désespérer du niveau atteint par cet outil de désinformation et de déshumanisation.
Maintenant, je vous le dis tout de suite, si vous faites partie de la grande majorité de mes compatriotes qui trouvent que les informations diffusées sur les minables grands médias sont trop tristes et pas assez positives (*), je vous invite à ne pas lire ce qui va suivre.
Ne lisez pas parce que le petit écran vous a gavé de recettes pour de grandes bouffes et de conseils pour acheter des trucs débiles et inutiles. Ne lisez pas parce que vous êtes maintenant en pleine crise de foi(e), ivres de matérialisme, parce que vous avez regardé des programmes plus imbéciles les uns que les autres qui vous ont mis en joie tout autant que le contenu du JT de 20H00 vous horrifie avec ses guirlandes de faits divers.
Oui, ne lisez pas car il vous serait impossible de supporter le brusque retour à la conscience du réel (la conscience, cette cousine de la spiritualité non religieuse et de la contemplation de la Nature) que provoquerait la lecture des lignes qui suivent.

Si maintenant vous lisez encore, c'est donc que vous ne faites pas partie de la pléthore dévitalisée du bulbe par la peste cathodique. Vous, vous savez que le Monde doit changer grâce à un changement de nos consciences, même si ce n'est pas gagné parce que la téloche fait méga bien son boulot de sape.
Dès lors, nous les conscient(e)s, nous les réalistes, qui ne sommes pas des autruches, nous pouvons envoyer un message fraternel à la grande partie de l'Humanité oubliée des médias ! Nous voulons dire :
- à vous les enfants esclaves victimes de monstres ou des multinationales ;
- à vous les enfants qui ne peuvent pas aller à l'école ;
- à vous les irradiés de Tchernobyl, de Fukushima ou d'ailleurs ;
- à vous les futurs irradiés de France ou d'ailleurs ;
- à vous les victimes et malades des pollutions militaires et industrielles ;
- à vous les rebuts de la mondialisation ;
- à vous les exclus du progrès techno-scientiste ;
- à vous les zadistes de partout, en lutte contre les projets inutiles et mortifères ;
- à vous les opposants aux dictatures qui naissent partout ;
- à vous les prisonniers et prisonnières du Camp 14 en Corée du Nord ;
- à vous les prisonnières et prisonniers de tous les camps du Monde ;
- à vous les condamné(e)s à mort ;
- à vous les injustement emprisonné(e)s ;
- à vous les paysans et paysannes spoliés ;
- à vous les victimes involontaires des pesticides ;
- à vous les chassé(e)s, déporté(e)s et opprimé(e)s ;
- à vous les minorités persécutées ;
- à vous les esclaves ;
- à vous les menacé(e)s ;
- à vous les mourants sous le joug de la finance ;
- à vous les réfugiés climatiques et écologiques ;
- à vous les réfugiés de guerres ;
- à vous les immigré(e)s perdu(e)s sur les mers, victimes de passeurs immondes ;
- à vous les femmes et les filles du Kivu détruites par des fous inhumains à cause de nos téléphones portables ;
- à vous les filles et les femmes d'Irak violées et tuées par les plus grands dégénérés pervers et frustrés qui soient ;
- à vous toutes, les femmes, victimes de la violence de mâles mauvais ;
nous voulons vous dire que nous pensons très fort à vous, que nous voulons que vos conditions de vie changent, que nous essayons de les faire changer par nos discours, nos actions et nos engagements ou encore par nos façons d'acheter.



Nous allons vivre dans les mois qui viennent, un grand effondrement des places financières. Il sera la conséquences de la finasserie amorale des banques et de leurs spéculations, lesquelles continuent puisque nous n'avons pas exigé qu'elles soient interdites bien que depuis 2007, année du précédent accès de crise, nous connaissons parfaitement les dégâts qu'elles génèrent sur l'économie et la biosphère.
De cet effondrement financier, soit il résultera un effondrement de la société et alors nous deviendrons tous des gens égaux dans le malheur de la guerre perpétuelle et qui, à terme, fera disparaître le genre Homo, soit il naîtra une économie écologique qui permettra la paix et le bien-vivre car, toutes et tous, nous aurons la possibilité de nous éduquer, de nous cultiver, de nous soigner, parce que nous aurons fait, tous et toutes, le choix d'une société de coopération et que nous auront abandonné définitivement la société de la compétition. Nous n'avons plus qu'à choisir !

Hélas, personnellement, je crois, que nous choisirons le déclin et la guerre perpétuelle car la télé fait téra trop bien son boulot pour bien nous faire aller dans le sens de la pente, sans résistance aucune de notre part.
Et finalement ce sera bien fait pour nous, nous les encore nantis qui pourrions encore agir, tous ensemble, mais qui n'agissons pas car nous ne voulons pas nous avouer, tous ensemble, que le bonheur par le capitalisme se révèle être une chimère mortelle tout autant que la plus grande utopie de l'Histoire de l'Humanité .
À force de trop éluder les horreurs et les injustices que nous pourrions, tous ensemble, éradiquer, à force de vouloir toujours procrastiner la nécessaire évolution collective de nos esprits, à force de vouloir toujours plus alors que le monde n'est pas infini, il arrive un moment où il est trop tard. Ce moment est arrivé.
Voila pourquoi, nous pouvons souhaiter à nos congénères stupides une bonne année 2015, pleine d’égoïsme et de consommation, en toute inconscience et nuisible liberté, en espérant qu'ils ont, jusqu'à présent, bien profité.
Voilà pourquoi aussi, fort de notre impuissance, nous ne pouvons qu'envoyer un message au peuple des déjà perdus qui grandit chaque jour qui passe.
Quant à vous les réalistes, vous qui avez le courage de chercher à savoir, vous qui voudriez agir, vous qui êtes ainsi de réels humains, continuez ! Il y aura peut-être un miracle.

(*) D'après un sondage rendu public il y a peu, je ne sais plus où.

jeudi 28 novembre 2013

Toute petite réflexion sur l'expression "cycle économique"

Il y a bien longtemps que je pense que ce qui nous attend au bout de la crise que nous vivons aujourd'hui sera bien plus bouleversant que ne l'a été la grande évolution Paléolithique-Néolithique.
Pourtant, toute la gent politico-journalistique, incluant les économistes-orthodoxo-médiatiques, nous raconte, depuis cinq ans maintenant, la chanson selon laquelle tout ira mieux dès que nous aurons "restructuré" pour relancer la croissance. Et tous de parler, ou d'évoquer, ou de sous-entendre un nouveau "cycle économique".

C'est là que je veux souligner un fait important (même si d'aucuns penseront après que je m'inscris au concours du plus pessimiste) : En économie, il n'y a jamais eu de cycle ! Parce que le cycle, paradoxalement à la première approche que l'on peut avoir si l'on considère, par exemple, un cycle de moteur, un cycle disais-je, ça n'existe pas !

En effet, si pour un moteur il y a l'usure qui à chaque cycle arrache "quelques" atomes qui sont perdus à jamais car dispersés dans les gaz d'échappement, pour l'économie, d'une crise à l'autre, il y a des ressources naturelles utilisées qui ne sont pas renouvelées.
Ainsi, lors d'un "cycle" économique, ce sont des gisements entiers de métaux et d'énergies fossiles qui disparaissent, arrachés à la Terre. Sur chacun de ces gisements il n'est plus possible de compter pour le "cycle" suivant.
Simple démonstration qui montre qu'on ne revient jamais, tant pour un moteur que pour l'économie, à un point de départ, quel qu'il fût.

Ainsi sont les enseignements de la thermodynamique appliquée à l'économie, selon Nicholas Georgescu Roegen : "The matter too !" "La matière aussi !"
En fait, l'expression du second principe de la thermodynamique qui nous rappelle que s'il y a des pertes en énergie, il y en a aussi en matière.

Dès lors, il va nous falloir innover - le mot est faible - dans la gestion de cette crise (qui pourrait bien être l'ultime) : Pour la première fois de notre Histoire, Nous les Humains, n'avons pas à seulement faire changer, par une révolution, un contexte social ayant conduit à un blocage économique pour générer un intervalle supplémentaire de vie décente. Il nous faut avant tout, à ce moment que nous vivons, parce que le pic du pétrole est dépassé (fin 2006), mener une mutation de nos instincts de possession et faire ainsi une évolution.
Nous devons tous et toutes, tous et toutes ! changer au plus profond de notre esprit.
Et là, ce n'est pas gagné. J'irais jusqu'à dire que cela restera impossible !

lundi 13 août 2012

Questions de curiosité

Au matin du 6 août, entre 6H00 et 10H30, à Saint-Hilaire-de-Riez, le club vendéen d’astronomie organisait le suivi en direct de l’amarsissage de Curiosity.

C’était génial ! Avec de magnifiques images de synthèses, des chronomètres en compte à rebours, des silences, des applaudissements. On se pensait là-bas, dans la salle de contrôle. Voire même la-haut, sur Mars !

Cela m’a rappelé les missions Apollo de 71 et 72, quand j’étais gamin. La belle aventure que c’était !
La différence entre cette époque et aujourd’hui : les ordinateurs aux pupitres des ingénieurs et la présence de nombreuses femmes ; dont celle qui a trouvé le nom de la sonde.
Sinon, c’était la même belle aventure qui continuait, avec successions d’angoisses et de soulagements, au fur-et-à-mesure des étapes avant le posé final. Et lorsque celui-ci a été confirmé, ici sur Terre, 7 minutes après sa réalisation sur la planète rouge, ce fut l'explosion de joie, à Pasadena, comme à St Hilaire mais aussi, sans doute, dans un lieu près de Paris, à Toulouse et dans les autres endroits du Monde où des gens s'étaient rassemblés pour suivre l'évènement.

À la médiathèque de St Hilaire, un astronome et deux astrophysiciens, passionnés et passionnants, nous ont fait vivre le moment. Leur enthousiasme très communicatif a ravi le public. Merci à eux ! Un jeune dans l'auditoire m'a amusé. Il n'arrêtait pas de dire : "Quelle chance j'ai ! Quelle chance j'ai ! d'être là".

En tout cas, durant la conférence de presse en Californie, qui a suivi l'amarsissage, un des patrons de la mission a rappelé qu’il n’y avait pas que les USA derrière Curiosity. Et il a bien insisté sur ce fait.
De fait, nous pouvons conclure que c’est l’Humanité qui envoie Curiosity.
Mais alors ! que de belles choses pourraient être faites dans un monde de coopération totale ! Avec de beaux rêves à la clé !

Mais venons-en maintenant à des considérations de vocabulaire.
Devons-nous dire que la sonde Curiosity a atterri ou bien qu'elle a amarsi ?
La question peut paraître futile, voire même imbécile, mais personnellement je la trouve aussi importante que cette autre : "Avons nous le droit d'envoyer du plutonium sur Mars ?", même si ce plutonium sert à fournir l'énergie de la sonde (en lien l'opinion de gen4 à ce propos, opinion que je ne partage pas complètement, car Mars n'abrite plus de vie).

Et bien je répondrai comme suit à cette question de vocabulaire.
Nous pouvons penser que l’anglais domine dans les échanges internationaux, entre autres choses par sa faculté à inventer des mots, cela afin de désigner sans ambiguïté des objets nouveaux ou des actions nouvelles.
Heureusement, le français n’est pas encore une langue morte, et l’apparition du verbe alunir en est une preuve, puisque ce verbe "arriva naturellement dans la langue", pour finalement être adopté, lorsqu'il fut nécessaire de parler du posé d’un objet à la surface de notre satellite, parce que ce posé allait se produire.

Dès lors, l'arrivée du verbe "amarsir" me semble aller dans la même logique d’enrichissement du vocabulaire. Et les éventuelles arrivées d' "avénussir" et d' "amercurir" aussi.
Par contre, les posés sur Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune étant impossibles puisque ces planètes sont gazeuses, les verbes associés n’ont pas lieu d’être créés ; ni les noms dérivés d'ailleurs.
Pour d’éventuels posés sur Pluton, Eris, Cérès ou les autres planètes naines, ainsi que des posés sur tous les satellites des géantes de notre système solaire, voire même sur Charon, je pense qu’il n’est pas non plus souhaitable de former les verbes découlant des noms des astres. On peut en fait se contenter de parler de posés ; posé, souhaitable de par les chances d'y trouver de la vie, sur Europe, ou sur Makemake, par exemple.

Pour des astres en dehors du système solaire, la question ne se pose pas encore.
Personnellement, je pense d’ailleurs qu’elle ne se posera jamais. Ils sont et resteront hors de notre portée vu l’état de notre économie et celui de nos ressources naturelles. Mais ce n’est qu’une petite théorie amusante ; que je suis tout de même prêt à défendre bec-et-ongles.
Entre parenthèses, je crois, pour les même raisons d'épuisement des ressources, qu'il ne sera même jamais question d'envoyer autre chose que des sondes sur les planètes de notre Soleil. Les Humains resteront bien sur Terre. Les visites sur la Lune, avec peut-être celle(s) que tentera le Parti Communiste chinois, dans le but de rouler des mécaniques, resteront des exceptions.

Je finirai en disant que je crois me souvenir qu’une de mes profs de français, au collège, nous avait dit que le premier groupe de la conjugaison française était ouvert pour pouvoir accepter tous les nouveaux verbes, tandis que le deuxième et le troisième groupe étaient des groupes fermés.
Mais alors ! pourquoi donc tous ces nouveaux verbes d’astronautique sont-ils du deuxième groupe ?
Y aurait-il ainsi à chaque règle une exception qui la confirme ?
Et par là, y aurait-il quelque espoir pour que l'Humanité vive encore longtemps ? parce qu'elle arrivera à comprendre qu'il faut arrêter de toute urgence avec la règle qui est la notre, à nous Humains, de toujours s'employer à détruire La Nature ; ce qui pourrait peut-être nous laisser le temps d’accéder aux techniques nécessaires pour des voyages interplanétaires.
En d'autres termes, est-ce que je me trompe ? à vouloir croire aux conclusions des vrais scientifiques et des vrais penseurs des deux derniers siècles et de celui en cours, qui savent notre dépendance envers la Nature.

Si quelqu’un peut répondre à toutes ces questions, merci de le faire.

mercredi 16 mai 2012

Bulletin de vote

Ah ! Au fait ! Tant que j'y pense.
Comme le 22 avril nous avions élu un président qui souhaite jouer avec le nucléaire, construire un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, relancer la croissance et, de ce fait, laisser les banques tranquilles, et puis aussi, fermer les yeux sur les défis écologiques, climatiques et énergétiques, je n'ai eu d'autre choix que de moi-même éditer mon bulletin de vote.
Il est assez joli !
Vous ne trouvez pas ?

Vote_decroissance.JPG

Plus de 2 millions de votes blancs et nuls le 6 mai dernier. Soit 5,8% des votants !
Plus de voix dans ce corps de Citoyens, que dans celui départageant les deux candidats de ce second tour !

Il y a comme qui dirait des questions qu'il faudrait se poser dans les Quartiers-Généraux des partis politiques !
Hélas, dans ces lieux personne ne se pose de question.
Et personne n'y pensera jamais que pour avoir un avenir nous n'avons qu'une possibilité : Opter pour une économie écologique ! Et pourquoi pas pour l'écodouble !

mercredi 6 juillet 2011

Ça va tanguer

Jusqu'à présent, nous ne savons pas prévoir les tremblements de terre et sans doute nous ne saurons jamais les prévoir.

Par contre, je peux vous dire qu'il y a une chose prévisible en matière de tremblement de terre : ceux qui vont survenir dans les décennies qui viennent seront d'une puissance supérieure à celle que nous avons eu l'habitude d'enregistrer depuis que les mesures en la matière existent.

La faute à quoi ?
Et bien cela vous fera peut-être rire de prime abord mais ce sera la faute ... au réchauffement climatique.

Mais comment donc ?
Et bien je vais vous le dire !

En ce moment, et cela depuis quelques années déjà, d'énormes volumes de glace disparaissent au Groenland et en Antarctique.
Les glaces y fondent et, devenue liquide, l'eau s'écoule alors vers les océans.
De ce fait, les plaques tectoniques Antarctique et Amérique du Nord-Groenland s'allègent allègrement d'un certain poids certain, ce qui tend à les faire remonter - elles qui "flottent" sur le manteau - tout comme remonte, le long du quai où il est amarré, un bateau dont la cargaison est en cours de déchargement.

Ainsi, lors des séismes à venir, les mouvements verticaux des plaques les unes par rapport aux autres n'en seront que beaucoup plus grands. Les quantités d'énergie dégagées pour ces titanesques rejets verticaux  seront plus grandes que celles dégagées durant les tremblements "historico-habituels" de notre très récent passé scientifique.

Bien !
Le temps de service de la centrale de Fessenheim va être prolongé de 10 ans.
Cette usine électro-nucléaire très ancienne est située sur une très grosse faille de type "graben".
Un des "petits mouvements" passé de cette faille détruisit la ville de Bâle en 1356.

Donc, tout va bien !
Mais retenons tout de même bien les noms de ceux qui accordent cette autorisation d'exploitation, dans le cas où, un jour, il faille des liquidateurs à Fessenheim.
Sarko et NKM, vous êtes en tête de liste ! 

vendredi 24 juin 2011

Une journée toute en contraste

C'était un vendredi ; il y a quelques mois.

Je commençais ma journée sur un très gros chantier de terrassement, installé en lieu et place de ce qui était de belles prairies.
Un ou deux mois auparavant, un ministre, bien insuffisant, était venu avec faste inaugurer le site ; le site qui se voit destiné à accueillir une usine ; une usine sensée sauver le monde grâce à sa production ; production capable de résoudre le problème posé par la disparition du pétrole ; rien de moins.
Bref ! Un beau projet, pour une belle production industrielle au centre de toutes les préoccupations, turlupinant et taraudant les esprits de façon presque lancinante mais condamnée à une chute brutale, pareille à celle de la musique du Boléro de Ravel et cela par la faute des Lois de la Physique.

Vous aurez compris que mon manque d'enthousiasme dans mon boulot de ce jour était à la hauteur de l'immense bêtise de cette usine en devenir sans avenir.  

Le décapage des limons de recouvrement (*) était fini et le fond de forme (**) s'étalait devant moi, sans vie, uniforme, désespérément régulier et minéral.
Quelques taches brunes noirâtres attirèrent cependant mon attention, surtout que les camions y laissaient des ornières lorsqu'ils y roulaient dessus.
Ces taches étaient de forme très allongée, larges de quelques mètres. Leur couleur venait du fait qu'elles étaient constituées de terre végétalisée comprenant quelques cailloux d'origines diverses.
Il ne fallait pas en douter : nous étions en présence de vestiges archéologiques ; d'anciens fossés en l'occurence.

J'interrogeais le conducteur de la pelle la plus proche - musicien de formation ! oui ! oui ! il me le dira plus tard - et il me répondit que ce n'était pas les premières taches de ce genre qui avaient été mises au jour. Lui-même avait dû détruire d'autres fossés dans les jours précédents et il avait aussi effondré et fait disparaître, me dit-il, sous les coups de son godet, un petit souterrain qui, à mon sens, devait avoir été un tunnel (***) gaulois.

L'arrogance et les exigences du client vis-à-vis de l'entreprise de terrassement, la pression qu'il lui imposait - un travail de quatre mois ayant été fait en un mois et demi - et les lenteurs qu'il avait jusque-là développées pour le paiement des factures firent qu'il ne me vînt même pas à l'idée que le chantier puisse s'arrêter par ma faute, ne serait-ce qu'un instant, qui, finalement, aurait été celui nécessaire pour que le client fasse en sorte que je sois viré de ma boîte.

Je fis donc purger les "terres archéologiques" puis remblayer les purges avec le matériau de carrière utilisé pour constituer la plateforme.
J'avais violé la loi, détruit à jamais une petite partie du Livre de l'Humanité.
J'étais comme un collabo, et bien qu'ayant situé rapidement les vestiges sur mon plan juste avant leur destruction, cela afin de garder une trace, honte, révolte et colère envahissaient toute mon âme.
Si la justice veut que je rende des comptes, qu'elle le dise. Je rendrais compte et je donnerais le nom du vrai coupable.

Le repas me fit du bien ; on se console comme on peut.

Je passais la première heure de digestion dans la bagnole : dans notre monde, il ne faut pas perdre de temps. En conduisant, je rêvais d'une sieste.
Arrivé à destination, je me retrouvais dans une cité HLM.
Il y avait des tours, des parkings, des locaux à poubelles et des pelouses mal foutues, adoptées comme crottodromes par nos compagnons à quatre pattes, avec, en périphérie, quelques arbres nobles et courageux semblant égarés parmi ceux volontairement plantés par un paysagiste qui, à n'en pas douter, aurait dû choisir un autre métier.

C'est dans ce cadre que je découvris un jardin potager, joliment clos et bien entretenu.
Découpé en une demi-douzaine de parcelles, il s'étendait sur 500 m2 environ. Sur la droite, en entrant dans l'espace nourricier, une pompe à bras, comme celles qui trônaient sur les puits d'antan, restait prête à remplir seaux et arrosoirs. Dans un coin, un espace était réservé au compostage, non loin d'un petit cabanon de bois pour remiser les outils.
Partout, un paillage de compost ou d'herbes, parfait, protégeait le sol des ardeurs du soleil.
J'étais devant le jardin du futur, labellisé écodouble, celui aménagé dans la ville, cultivé par les habitants de la ville retrouvant ainsi leurs racines de la campagne, pour en partie se nourrir eux-mêmes.

Une femme accompagnée de deux adolescentes, apparut.
Elles pénétrèrent dans l'enclos en même temps que je leur dis bonjour. La conversation s'engagea.
Il y avait Joëlle, sa fille, et une copine de cette dernière, et elles venaient repiquer quelques pensées pour décorer l'endroit.

Joëlle répondit volontiers et très gentillement à toutes mes questions :
Elle me raconta ainsi que le jardin existe depuis 2 ans et qu'il a fallu 10 ans pour obtenir, de la part de l'organisme HLM, l'autorisation de le planter.
Que de courage et d'obstination ! il faut déployer pour arracher de l'intelligence à une administration, pensais-je.
L'eau du toit de l'immeuble le plus proche est récupérée puis stockée dans une cuve mise en place au moment de la création du jardin. La pompe à bras délivre cette eau selon le besoin. Une dizaine d'habitants viennent plus ou moins régulièrement travailler leurs plantations, l'endroit étant un lieu de retrouvailles entre voisins. On y échange son savoir-faire et ses trucs de jardinier(e).
Enfin je demandais : "Est ce que les jeunes (comprenez : ceux de la cité) respectent l'endroit ?
Joëlle me répondit que oui, en précisant qu'il y avait même comme une certaine protection, avec du respect.

J'étais content !

Mais il me fallait faire mon travail. Sans m'éloigner, je sortis le plan des sondages que je devais implanter.

Ma joie dans notre monde de brute n'a pas duré : je vis, sur le plan, un bâtiment à l'emplacement exact du beau jardin.
Au bord des larmes, je suis revenu vers Joëlle ; je lui dis l'horreur que je venais de découvrir, que je devais implanter des sondages de sols dans Son potager. Encore une fois ce vendredi, j'avais honte !
Elle me répondit qu'elle était au courant du projet.
Nous discutâmes encore un peu mais il lui fallait partir ; pour aller travailler à nettoyer ; quelque part ; dans les locaux d'une entreprise.
J'ai trouvé son courage extraordinaire et admirable.
Alors je lui ai promis de parler d'elle et de Son jardin potager en ville. Voilà ! C'est fait !

Mais au fait !
Dans notre monde de brutes, qui sont les vrais bandits, les réels voyous, les délinquants, les casseurs, les menteurs ? A votre avis ?

Eh bien je vais vous le dire.
Pour moi, c'est certain ! les vrais bandits, les réels voyous, les délinquants, les casseurs, les menteurs, sont ceux qui, par exemple, font construire des usines en détruisant de belles prairies et le patrimoine archéologique qu'elles renferment en violation de la loi, tout cela pour pouvoir fabriquer, par exemple, des voitures-électriques-pots-de-yaourt qui n'ont d'autre avenir que de demeurer anecdotiques tant elles sont ridicules et brinquebalantes.
J'ajoute que ces mêmes personnes sont pitoyablement stupides de croire qu'avec leur pot de yaourt électrique elles sont les entrepreneurs du futur tant le rendement énergétique de leur joujou est mauvais.
Je termine en affirmant que ces gens sont même des criminels, tant la fabrication de leur merde-à-roulettes cause des dommages irréversibles à la biosphère.

La réalité est que les vrais entrepreneurs, j'en suis certain, on les trouve parmi les gens qui se battent contre la bêtise et pour l'intelligence, à savoir, par exemple, la création de jardins potagers en ville et dans les cités. Parmi ces gens je connais Joëlle.

En fait, les gens ne sont pas en réalité ce que l'on peut croire qu'ils sont en apparence.

 

(*) Terres arables et limons sous-jacents recouvrant les altérations des substratums ou directement ces derniers.
(**) Surface d'assise d'un remblai.
(***) Garde-manger de l'époque gauloise.

mardi 21 juin 2011

La pub clandestine

Une gentille lectrice prénommée Alexa m'a fait part aujourd'hui de son étonnement de voir de la publicité s'afficher entre les articles du blog "écodouble".

D'ordinaire, je ne regarde pas trop le blog puisque j'en suis l'auteur, même si c'est une de mes soeurs qui en a réalisé la présentation (merci encore à elle).
En fait, je reste plutôt côté "maintenance" ! Parce que c'est de ce côté là qu'on peut écrire !

Il est vrai que j'avais bien vu que des lignes de publicités apparaissent entre les deux premiers articles visibles sur la page d'accueil, parfois même, c'est une photo ou une vidéo, mais jusqu'à présent je n'y avais pas prêté attention.
Toujours, je passais mes yeux dessus sans lire, sans voir, juste en me disant : "Tu es bien là mais je ne te lis pas ! Tu ne sers à rien ! Tu es le vide !"
En quelque sorte, une parole de Jedi dans la "Guerre des étoiles". La Force est avec moi ! Oui ! Oui !

Cet après-midi, j'ai bien constaté que, finalement, cette pub clandestine incrustée entre mes écrits pouvait gêner et agacer des lecteurs et lectrices.
Je crois l'avoir dit quelque part sur ce blog - du moins je l'espère - et sinon c'est un oubli et je l'écris maintenant : "Dans l'écodouble, la publicité n'existe pas !"

CanalBlog héberge gratuitement "écodouble" et c'est CanalBlog qui décide des publicités et de leurs emplacements, ces publicités lui servant à se financer.
Rien n'est parfait dans ce monde ! mais merci tout de même à mon hébergeur qui, malgré tout, me donne le moyen de vous donner ma prose à lire.

En tout cas, dans le but de parfaire mon message, d'éviter qu'il ne serve - "à l'insu de mon plein gré" - de support à une quelconque incitation à consommer, j'étudie d'ores et déjà une solution pour effacer la pub.

Un serveur libre, bientôt, pour "écodouble" ?

Nous verrons bien !

mardi 31 mai 2011

Instant d'initiation d'équilibre instable tueur

Avez-vous déjà vu l'allumage d'un réacteur nucléaire ?

Si vous n'imaginez pas à quoi ça ressemble, regardez la vidéo sous ce lien : c'est impressionnant ! (*)
Le genre de truc qui fait flipper les humains normaux mais qui doit faire triper tous les assoiffés de puissance.

D'ailleurs, il ne serait pas étonnant que notre pRÉSIDENT veuille un jour se payer un allumage, Son allumage à lui tout seul, sous les yeux attendris d'Anne atomique, du corps des Mineurs, qui ne se fera pas prier pour le lui permettre, cela afin de bien prouver, à eux-mêmes, qu'il n'y a aucun risque avec le nucléaire : la force de l'image au service de la désinformation et du conditionnement des peuples.

L'Allemagne a décidé de sortir de la folie de l'atome, la Suisse aussi.
L'Italie, l'Autriche ne veulent pas y entrer.

Pensons à notre France qui pourrait être, un jour, amputée d'un vaste territoire si une centrale perdait l'équilibre instable qu'on s'amuse à lui imposer inconsciemment.
Pensons à nos enfants, nés et à naître, que nous condamnerions aux radiations et à la radiation des registres de l'état-civil.
Pensons à l'Humanité et à la Terre qu'elle a en gardiennage.

Alors, appuyons-nous aussi sur un bouton ! Celui du siège éjectable qui virera toute la folle clique nucléophile au pouvoir.

mercredi 20 avril 2011

Un commentaire devenu billet invité

La toute petite nouvelle ?
Oh ! rien. Juste une invitation surprise de votre serviteur sur le Blog de Paul Jorion ! C'était jeudi dernier.

Voilà qui me redonne du courage ! pour finir d'écrire quelques articles qui me tiennent à cœur.

Bien sûr, je suis un peu maladroit et naïf dans le texte publié sur ce blog qui est, depuis longtemps, le blog N°1 dans la catégorie "économie" !
Comme d'habitude ! me direz-vous.
Je vous répondrais que ce que j'avais écrit n'était qu'un commentaire en réponse à un autre commentaire.

Toujours est-il que le contenu - un très court résumé de ce que je raconte sur "écodouble" depuis 3 ans - a intéressé Paul Jorion, l'anthropologue de la crise maintenant bien connu.

Alors Paul ! Si vous me lisez : Un grand MERCI ! Et à charge de revanche ! (ça c'est de l'humour).

Quant à vous, chers lecteurs, vous pourrez lire ce "billet invité", que mon hôte a intitulé "Que faire ?", et les 300 et quelques réactions qu'il a suscitées, en cliquant ici.

mercredi 23 mars 2011

Un score dont j'ai honte

12 hectares ! 

C'est une surface de terre agricole qui va disparaître au mois de septembre prochain parce que quelque  part un "acteur économique régional majeur" a décidé la construction d'un gigantesque bâtiment, pour produire mieux, plus et encore plus, à la façon capitaliste.
Mais c'est aussi un peu à cause de moi que ces terres seront anéanties, parce que j'aurais fait, la semaine dernière, l'étude de sols nécessaire à la réalisation du projet.

Quand je suis arrivé à l'accueil, chez "l'acteur majeur", je me suis annoncé, puis, en attendant le responsable du projet que l'hotesse avait prévenu par téléphone, je n'ai eu d'autre choix que d'admirer, accrochés aux murs, des portraits géants, staliniens presque, du créateur de l'énorme coopérative qui me commanditait.
Et de pouvoir lire sur l'une des photos, la devise du Monsieur, écrite en grosses lettres : "La où il y a une volonté, il y a un chemin".
Y a pas à dire ! cette phrase, véritable ode au capitalisme, c'est beau ! Tellement beau ! que ... tenez ! on dirait une centrale nucléaire en perdition.

J'ai bien voulu m'en empêcher mais rien n'y a fait ! À l'hotesse-standardiste qui m'avait accueilli, j'ai lancé : "C'est marrant mais je crois qu'en ce moment, au Japon, il y a des gens qui ont une immense volonté mais je ne sais pas s'il y aura pour autant un chemin pour eux." Je pensais, à cet instant, aux ouvriers sacrifiés dans le chaos de la centrale de TEPCO (*), assaillis par les radiations et pour qui, peut-être, un goût de métal avait déjà envahi la bouche, signe annonciateur d'une mort prochaine.

Ah bon ! fit-elle ; et de m'avouer toute pleine d'une béate et sotte admiration : "Pourtant, parmi les gens qui viennent, il y en a beaucoup qui l'écrivent (la devise), pour ne pas l'oublier, parce qu'ils la trouvent belle."
Le grand penseur étant décédé, c'est tout juste si elle ne pleurait pas en me répondant.

Je n'eus pas le temps de lui dire que, de nos jours, un grand nombre de personnes ont la très ferme volonté de sauver le Monde et que malgré cela elles ne trouvent pas le chemin pour y parvenir : Le responsable arrivait ! sûr de lui, la tête aussi gaie qu'une pièce de un euro.
Ses pieds étaient engainés de chaussures pseudo-chics bien trop longues, si bien qu'il me vint, malgré Fukushima, une terrible envie de rire.

Il m'invita à le suivre, ce que je fis ; d'abord "à chaussures", jusqu'au parking, puis, en voiture, lui le téléphone vissé à une oreille de sa pièce d'un euro.

Nous arrivâmes sur le site. Un homme discutait avec un paysan, qu'il abandonna à son sort pour nous rejoindre.

Nous fîmes le tour des lieux.
Les groles trop grandes étaient maintenant emballées, chacune dans un pochon en plastique transparent, (avec élastique au mollet s'il vous plaît !), laissant voir la qualité des godasses, si bien que désormais le spectacle était sonore, à chaque fois qu'un pied faisait un pas.

Les deux compères me montrèrent le champ où il ne fallait pas que j'aille car "il n'est pas à nous !" me fut-il précisé.
Et le responsable rajouta : "Je ne vous dis pas pourquoi !" alors qu'en regardant le champ, juste derrière, je voyais un magnifique manoir trois ou quatre fois centenaire.
Le moins ironique possible, du tac-au-tac, je répondis : "J'me doute !"

Mais il ne remarquèrent rien de ma colère contenue : ils s'y voyaient déjà !
Alors que l'air tout entier reniflait le légume à plein nez, le responsable expliquait : "La-bas, c'est l'arrivée, blablabla, réception, tri, tralala, conditionnement, tutti quanti, chargement des camions, nananananère, ils font le tour, en sens unique, pouêt-pouêt ! En grandes pompes !
L'autre écoutait et regardait, comme si déjà il n'y avait plus de champ, et seulement le bâtiment et ses voiries, comme si le Monde et son centre étaient sous leurs yeux !
"7 hectares de bâtiment claironna-t-il !" Super, super. Ouais, ouais, ouais !

Pendant le retour vers la voiture, à la cadence du froissement de plastique, j'ai demandé : "Combien ça coûte un bâtiment comme ça ?"
"Ah, ça ! C'est la question pour un champion !" répondit-il tout fier. "Je le sais ! mais je ne vous le dirai pas !" fanfaronna-t-il encore, explosant d'importance.

C'est bon ! pensais-je.
Contre quelqu'un qui a si bien assimilé toute la culture TF1, je ne fais pas le poids, puisque (heureusement) je n'ai pas la télé !

Enfin ! Toujours est-il que mon score personnel de destruction de terres arables a grimpé ce jour là de 12 hectares et je ne sais pas si je vais supporter encore longtemps de participer à ce Crime contre l'Humanité et contre la Biosphère qui consiste à détruire systèmatiquement La Terre Nourricière.
En effet, la croissance qui se fonde sur cette destruction, à grands renforts de consommation de pétrole, est mortelle ; à tous les niveaux et pour tous.

Je souhaite l'écodouble ; vite.

(*) Opérateur japonais privé d'électricité, peu soucieux de sécurité sur ses centrales nucléaires, très soucieux de rentabilité financière, corrupteur actif, criminel chaque jour un peu plus.

jeudi 17 mars 2011

Mon désespoir devant des ailes inutiles et mal employées

Mardi, je travaillais près d’une base aérienne.

Dans le ciel, des Rafales étaient à l’exercice.
Tout de suite, j’ai pensé aux Libyens qui sont en train d’être écrasés par des avions et des chars qui, pour beaucoup d’entre-eux, ont été vendus à leur bourreau par des entreprises de notre pays.

Et puis j’ai aussi pensé à notre « faisant-office-de-Président », le ridicule directeur du camping de l'Hôtel Marigny ! qui, définitivement, restera un pantin de l’Histoire ; Histoire qui, sans doute, au train où vont les choses, ne sera plus très longue.
Pour une fois « le concierge de l’Élysée » avait pris une bonne décision en reconnaissant les autorités insurrectionnelles s’opposant au dictateur ; pour une fois depuis bien longtemps la France parlait comme elle le doit !

Mais, comme d’habitude, « le médiatique» n’a pas joint les actes à la parole : le Peuple libyen se fait assassiner par de vils et criminels mercenaires alors que nos beaux avions à 100 millions d'euros l’unité restent à l’exercice et que le Charles de Gaulle demeure à quai.
Personne au « G-bidule » et au « machin » ne veut lever le petit doigt ! La morale, la justice, ne sont pas leur préoccupation. 

Dès lors, quittons l’OTAN ! instrument de domination et d'asservissement des étasuniens. Ces derniers, alors, se bougeront peut-être. 
Car ! pour la grandeur et l’intérêt de la France, il serait bon que nos engins de guerre (puisque, hélas, ils existent) arrêtent de seulement défendre, en Afghanistan, les intérêts des USA et de ses lobbies destructeurs de civilisations, ensemble obscur et symbiotique, auxquels notre « petit-prince-nouveau » nous a assujettis sans contrepartie (et quand bien même y en aurait-il que cette mise sous tutelle resterait inacceptable).
Qu’ils soient plutôt utilisés à protéger les Peuples, dès l’instant que cela est possible ; et en l’occurrence, je suis sûr que c’est possible ; qu’il est dans les pouvoirs de notre Armée de l’Air et de notre Marine de détruire et mettre en déroute les quelques troupes démoniaques et fantoches payées pour semer la terreur et la mort au sein de populations civiles sans défense.

Fraternité est dans notre devise ! Ne l’oublions jamais !

Oubli étrange ou coincidence

Le 27 décembre dernier, j’ai envoyé à Wangari Maathai son diplôme de Défenseur de la Terre.

Hier, stupeur !
En regardant la photo de ce diplôme qui, maintenant, s’il existe encore, se trouve quelque part au Kenya, je me suis rendu compte que, sur le dessin, ne figurait pas le Japon.
Bouleversé, j’ai appelé un ami pour lui annoncer ce terrible oubli.
Quelque peu troublé, il s’est tout de suite connecté sur l’article de « écodouble » qui montre la photo et il m’a dit, après un long silence, qu'il a sans doute ainsi voulu faire oublier : « Ouf ! La France y est. »

À tout le peuple japonais, je dis PARDON.
Que vienne sur vous un véritable vent divin (*), pour que puisse naître un printemps économique nouveau, tout plein de fleurs de cerisiers, pour la paix et une société écologique.

Citoyens du Japon, je ne vous oublierai plus.

(*) Traduction de "vent divin" en japonais : Kamikaze.

mercredi 16 février 2011

Cela se passe dans les campagnes

Ici il y aura l'aéroport !
Là, il y aura la centrale nucléaire !
Ici, s'étendra le port !
Les trains passeront là, derrière !
La déviation passera juste ici !
La ligne traversera là !
Le centre commercial occupera tout ça !
La zone industrielle sera aménagée de ce côté-ci !

On ne cesse de les entendre ces phrases ! Violentes, cruelles, de plus en plus imbéciles et ridicules mais toujours annonciatrices de désastres écologiques.

En tout cas, lorsque qu'on se retrouve sur le terrain, juste avant que ne commencent les travaux de terrassement, on voit des zones humides déjà labourées par des chenilles. Et puis on voit aussi des haies, bois et bosquets, tranchés ou complètement anéantis, les troncs des arbres qui les composaient broyés, hachés, déchiquetés, pulvérisés, étalés en tapis de lambeaux et de copeaux, dévorés qu'ils ont été par de monstrueux broyeurs, drogués de carburant ; précision utile car "le progrès progressant", aujourd'hui sachons-le, les arbres qu'on tue, on ne prend même plus la peine de ramasser pour en faire du bois de chauffage puisque, à ne plus savoir qu'en faire, on a du pétrole, de l'électricité, du gaz, du charbon, de l'uranium.

Toujours est-il, que si vous vous inquiétez, on vous rassure ! On vous dit que pour chaque arbre abattu, deux seront plantés.

Ailleurs sans doute, pense-t-on alors qu'on piétine le blé ou qu'on roule sur la luzerne du champ voisin de l'endroit où a été commis le carnage, si bien que, très vite, on explose, dans sa tête, et on a envie de crier : "Foutaises ! Mensonges !"
En effet, on nous a aussi dit que François Mitt'rand n'avait pas de cancer, que le Médiator était un médicament, que le chômage allait baisser et qu'il y avait des armes de destructions massives en Irak.

Il y a eu le Grenelle de l'environnement et une soi-disant prise de conscience.
Il y a la crise énergétique et la destruction des terres agricoles.
Pourtant des sondeuses se dressent toujours dans les campagnes ! en des lieux où on ne devrait plus en voir !
Alors, convenons-en : nos dirigeants planifient notre mort ! en gagnant de l'argent et en en faisant gagner à leurs amis !

Combien de temps vas-tu résister Mère Nature ?
Vas-tu supporter longtemps encore notre folie ?
Attends-tu que les Humains de bon sens se lèvent pour te sauver ?
Ou alors ! Nous as-tu déjà condamnés ? Pour mieux renaître dès que nous ne serons plus.

 

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