Ecodouble

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 3 janvier 2015

De l'eau potable sortie de la mer

On découvre parfois des personnes qui vous donnent de l'espoir. La dernière qui m'avait enthousiasmé, c'était Bunker Roy. Aujourd'hui, grâce à un ami écrivain, je peux vous présenter Gabriele Diamanti, un ange comme je les aime, un bijoux d'humanité, un diamant de l'inventivité.

Ce grand Monsieur a inventé l'eliodomestico, un petit appareil simple, pouvant être fabriqué artisanalement, capable de produire, sous le soleil, 5 litres d'eau par jour.
Bien que l'eliodomestico fonctionne déjà, Gabriele s'emploie encore à parfaire sa mise au point mais, soyons en certaines et certains, l'appareil ne manquera pas de se perfectionner puisqu'il est en "open-source" (en d'autres termes, il n'y a pas de brevet et il ne peut pas y en avoir), le génie de l'Humanité toute entière pouvant désormais réfléchir à développer une multitude de versions qui seront fonctions, pour une région donnée, des matériaux disponibles, de la culture et de la créativité du fabricant.
L'eliodomestico est donc un objet typique de la technodiversité, promis à un grand avenir. Une magnifique machine, réellement écologique, répondant à un réel besoin, capable de vous donner envie de résilier votre abonnement à la multinationale des eaux qui vous fournit.

Merci à toi Gabriele. Ton eliodomestico mérite le label écodouble. Tu es, par tes actes, un pionnier de l'économie écologique.
Je suis plus que tenté de te désigner Défenseur de la Terre.

lundi 9 avril 2012

Les vélos retrouvent vie

Nous n'en sommes pas encore aux habitudes des berlinois et berlinoises, ou à celles des habitants des cités nordiques en général, mais il faut reconnaitre que le nombre de bicyclettes en circulation dans les rues de nos villes est en nette progression. Il est des croissances qui sont bonnes ; même si, souvent, nous pouvons déplorer qu'elles trouvent en grande partie leur origine dans la récession économique du système croissanciste actuel.

Sans parler des Vélib et consorts, en plus des VDV (Vélo De Ville ; ne pas confondre avec les DVD) avec ou sans options que nous pouvons désormais croiser dans nos agglomérations il y a, loin de leurs campagnes pour lesquelles ils sont conçus, des VTT (*) et des VTC (*), mais aussi des BMX de jeunes du "Grand Cirque cyclopédique de Rue", et tout un tas de vieilles bécanes toutes rouillées, fraichement sorties du fatras des cabanes de jardins où elles étaient oubliées depuis plusieurs décennies.
Parfois, on rencontre même un drôle de vélo, comme celui ci-dessous, très original, mais qui, comme tous les autres, joue bien son rôle en transportant son cycliste d'un point A à un point B.

Drôle de vélo

Hélas, il arrive aussi de voir un vélo nucléaire, monté par un ou une "bobo", tout droit sorti des cerveaux féconds des génies mal inspirés du DD (Développement Durable), avec sa batterie électrique au lithium.
Heureusement, celle-ci étant de plus en plus difficile à remplacer lorsqu'elle est usagée, car les constructeurs utopistes de voitures électriques s'accaparent la presque totalité de ce métal rare (renseignement pris auprès d'un vendeur), un tel véhicules à deux roues n'a pas grand avenir.

Dans le contexte de la raréfaction du pétrole, qui est le seul sang possible pour la mondialisation (cela peut augurer des jours plus heureux si nous renonçons volontairement à la société de consommation), la bonne machine, c'est le vélo ! Des gens l'ont bien compris et d'autres viendront à le comprendre, à plus ou moins long terme.

En tout cas, vous les lecteurs d'Écodouble qui êtes toujours à la pointe de la pensée, si aujourd'hui vous n'avez pas encore de vélo, si vous en avez un vieux que vous voulez remettre en circulation ou dont vous voulez vous débarrasser, si vous devez faire réparer celui que vous utilisez ou s'il vous est nécessaire d'en louer un, il existe ce qu'il vous faut. À Nantes - et peut-être que l'équivalent se trouvera ailleurs - allez chez ATAO !
Le mot sonne comme un prénom de Tahiti. C'est en fait une association qui redonne vie aux vieux vélos, pour vous rendre le service que vous espérez.
Cette association a déjà franchi le pas : elle est dans l'écodouble, parce qu'elle récupère et répare, sans grande consommation d'énergie, en donnant du travail et en formant des gens.
C'est au 3 rue François Coppée, 44100, ou au 0240928705, ou bien encore par : atao.atao@aliceadsl.fr
Le site officiel, c'est sur ce lien.

(*) Vélo Tout Terrain et Vélo Tout Chemin

mardi 5 avril 2011

Un site Internet à visiter

Le site Internet du Moulin de la Fée est de nouveau en ligne et actualisé.

Vous y trouverez de quoi vous faire une bonne idée de l'immense travail accompli par l'inventeur du concept de moulin à vent aérogénérateur entièrement automatique.

Et au moment où Fukushima fait trembler le Monde, à cause de la pollution planétaire et définitive à l'échelle humaine qui risque de se produire, vous découvrirez aussi, sur une des pages du site, qu'il vous est possible de devenir partenaire investisseur dans un projet touristique permettant de promouvoir la restauration des moulins à vent à des fins de production d'énergie électrique.

Bonne visite sur www.moulindelafee.com !  

jeudi 26 août 2010

Toilettes comme il faut

Tu auras un lieu hors du camp, et c'est là dehors que tu iras.
Tu auras parmi ton bagage un instrument, dont tu te serviras pour faire un creux et recouvrir tes excréments, quand tu voudras aller dehors.
Deutéronome 23:12,13.
Ou quand la Bible parle de choses sérieuses !

Nous avons tous des besoins quotidiens. A Liberté, Égalité, Fraternité on peut rajouter Manger, Digérer, Crotter.
"C'est chié ! Non ?" dirait Laurent Gerrat en imitant un ancien ministre de la Culture.

"C'est fondamental !" Nous avons toutes et tous l'obligation d'y aller, parce que nous mangeons. D’ailleurs, c’est expression d’une des règles fondamentales de la thermodynamique : aucun système viable ne peut fonctionner s’il n’est pas ouvert. En d’autres termes, pour qu’un système vive ou fonctionne, des choses doivent y rentrer, y transiter pour être transformées et d’autres choses doivent en sortir.

Dans l'économie du futur, nous ne pourrons pas nous permettre de gaspiller la moindre chose. Tout sera recyclé mais surtout, et c'est bien mieux, récupéré (*).
Déjà, aujourd'hui, les habitants de certains immeubles de Suède envisagent de pouvoir payer une partie des charges de copropriété par la vente de leurs urines, soigneusement séparée du "reste", car ce produit est très riche en phosphate. Les gisements de phosphate dans le Monde venant à s'épuiser (comme toutes les autres ressources naturelles, preuve que notre économie en l'état n'est que provisoire) les agriculteurs pourront s'approvisionner dans les villes.
Ce qui demeure un déchet à nos yeux, pourrait bien être regardé, d'ici quelques années, comme une source de revenu.

En tout cas, la chose est aussi sérieuse que l’alimentation, y compris dans les plus hautes sphères de l’administration mondiale, un fonctionnaire de l'ONU ayant, un jour, commencé un discours par : "L'Homme mange, l'Homme excrète".
Et que l'année 2008 ait été déclarée "Année internationale de l'assainissement" en est une autre preuve (voir la page 25 de ce rapport de l'AIA, qui parle du besoin de changement dans le domaine des égouts et du gisement d'emplois que ce changement pourrait générer).
Quant à cet autre rapport, de l'OMS, il présente de nombreuses techniques d'assainissement (à partir de la page 204, avec plein de petits dessins) peu coûteuses et génératrices d'engrais (lisons aussi la page 13 qui rend compte du problème des tabous sur le sujet).

Peu de gens sur Terre ont leurs toilettes équipées d’une chasse d’eau. Et encore heureux car la situation sanitaire mondiale serait bien pire que ce qu’elle est déjà !
Dans nombre de campagnes du Monde, l’habitude du compostage des excréments demeure.
Il y a quelques décennies encore, dans nos campagnes, la richesse d’un paysan se mesurait à la taille de son tas de fumier et son tas d’or, tous les jours, il l’augmentait de ses « bronzes », pour ne pas perdre d’argent. Le bon sens paysan !

Sans vouloir revenir en arrière ou, si vous préférez, forcément regarder derrière nous, des techniques modernes (**) peuvent nous permettre une gestion plus rationnelle des matières qui nous rappellent, péniblement pour certains, notre condition animale.

Alors, pour faire des économies et pour être écologique - ou l’inverse - si vous avez un jardin, pensez à l’agrémenter d’une petite cabane, au fond à droite, avec petit tas de compost attenant habité de locataires tranquilles (bactéries et vers), travaillant à vous fabriquer un substantiel apport pour votre potager.
De quoi, avouez-le, vous aider à vous régaler de votre (vos) production(s) que vous pourrez faire croitre ; jusqu'au juste optimum économico-écologique.

Je vous laisse ! Il faut que j’y aille.

(*) Il y a une différence entre recyclage et récupération : l'un consomme beaucoup plus d'énergie que l'autre.
(**) J'aurais dû parler de ces techniques dans l'article sur la technodiversité. Je n'avais pas posé osé.

mardi 23 mars 2010

Le vote utile

Chaque année depuis deux ans, à l'initiative de l'association Les Amis de la Terre, les internautes désignent les entreprises françaises qui ont eu les comportements environnementaux et sociaux les plus déplorables.

Le 24 novembre dernier, les prix pinnochio ont donc été décernés pour la deuxième fois.
Vous trouverez la liste de ceux qui avaient été nominés sous ce lien, avec la possibilité de vous informer du pourquoi de leur nomination : vous aurez juste à glisser la souris sur le nom de chaque entreprise pour connaître ses pratiques, au mieux délictuelles et au pire criminelles.

Nous avons de grands menteurs en France ! Il faut le savoir car il tremblent dès qu'ils sont découverts. Ainsi, vous pourrez constater en consultant le deuxième lien que le Crédit Agricole a eu vite fait de se désengager d'un investissement dans une entreprise vendant des armes à la Birmanie, simplement parce que Les Amis de la Terre avaient pointé du doigt ce fait scandaleux. Finalement, Internet peut avoir du bon.
Je vous invite à participer au vote de cette année, qui aura lieu sans doute à partir de septembre ou octobre, en vous connectant sur le site www.amisdelaterre.org .

mercredi 4 mars 2009

Un éditorial sorti de dessous les fagots

François Régis Hutin, le 21 février, nous a gratifié d'un éditorial de toute première qualité à la une de son Ouest France. Il a bien voulu republier un texte que lui a transmis un lecteur réellement préoccupé par la crise économique qui démarre. Ce texte date de 1972. Son auteur prévoit, rien de moins, ce que nous vivons aujourd'hui et donne des solutions pour éviter la crise que déjà il pressentait et qui, comme il avait prévu, vient de s'installer.

Quand on voit que nos politiques sont incapables pour remédier à la crise de présenter des solutions autres que celles préconisées par les économistes qui nous y ont conduit ;
Quand on voit que dans notre système en crise on continue à rémunérer grassement les traders, les économistes et les financiers de tous poils, qui au mieux de leur chance ne savent faire une prévision qu'à quelques heures ;
Quand on voit que dans ce système, on dénigre toujours en les ignorant ceux qui ont prévu il y a presque 40 ans ce qui arrive aujourd'hui ;
Quand on voit tout ça, et bien on peut se demander s'il ne serait pas venu le temps de virer "les responsables", par la révolution s'il le faut, pour pouvoir garder une chance de sauver l'Humanité de la ruine totale.
Pourquoi nos dirigeants ne mettent-ils pas en œuvre les solutions proposées par ceux qui ne se sont pas trompés ? Comme ceux du Club de Rome (*) par exemple.
Pourquoi s'acharnent-ils à écouter les conseils des crétins qui ont fait preuve de la plus grande incompétence de l'Histoire ? 

En tout cas, pour une fois, vantons les mérites d'un journaliste, qui a bien voulu considérer qu'une "information" pouvait être donnée par un citoyen du peuple, parmi lequel il se trouve des personnes bien plus lucides, informées et intelligentes que nombre de celles que l'on peut trouver dans "l'élite" financiaro-politico-journalistique parisienne.
Merci donc à Monsieur Hutin. Tant de bon sens est rare parmi les gens de son métier.
Et voici à la suite son dernier éditorial.

L'éditorial d'OUEST FRANCE du 21 février 2009

(*) A propos du rapport du Club de Rome de 1972 : Ardu à lire mais hautement intéressant, comme tout le site d'ailleurs. Juste un peu trop scientiste parfois.

mercredi 10 décembre 2008

La cuisine au Soleil

De nos jours encore, un tiers de l'Humanité reste contrainte à utiliser le bois pour la cuisson de ses aliments.
Cette chose si banale et si vitale à la fois pose maintenant un immense problème écologique. En Asie, en Afrique et en Amérique du Sud, la forêt recule en partie à cause de la gourmandise en bois des foyers des cuisines.
Il y a aussi un problème social grave, car la corvée de bois incombe souvent aux femmes, ainsi qu'aux enfants qui ne peuvent pas de ce fait aller à l'école.

Vers 1980, lors d'un Dossiers de l'Ecran (*), un invité du débat d'après-film avait suscité l'étonnement en affirmant qu'un des principaux défis de l'Humanité pour le siècle à venir, serait d'arriver à cuire sa nourriture.
Un quart de siècle après cette émission, il faut bien reconnaître que la "prédiction" se révèle vraie, tant aux dimensions écologiques et sociales du problème, s'ajoute aujourd'hui une dimension économique. En effet, des deux à trois milliards d'humains utilisant le bois pour cuire leurs aliments, une part non négligeable doit choisir entre acheter de quoi manger sans pouvoir en assurer la cuisson, ou bien acheter de quoi faire cuire ce qui ne peut plus être acheté pour remplir les gamelles.
Cependant, même en mangeant un jour sur deux, nos pauvres congénères font, malgré eux, que la forêt continue à disparaître, avec la plupart du temps en Afrique, le désert qui s'installe à sa place.

C'est pourquoi, il faut louer et aider les associations comme BOLIVIA INTI, qui forment des habitants de divers pays de par le Monde, à la technique de la cuisson solaire.
Les méthodes de cuisson enseignées sont simples à mettre en oeuvre pour la plupart, peu coûteuses, bénéfiques pour la vie sociale, capables de générer des industries locales de fabrication de cuiseurs solaires, le tout en protégeant l'environnement.

Voilà un bon début pour l'écodouble, d'où l'intérêt qu'il y a à encourager et aider une telle association.
Et rien ne nous empêche de nous aussi cuisiner solaire, au moins de temps en temps, pour le plaisir : C'est magique !

 

(*) Les Dossiers de l'Ecran : Émission de télévision célèbre, organisée en deux parties. qui dura de 1967 à 1991. Après la diffusion d'un film, s'ensuivait un débat entre quelques invités choisis pour leurs connaissances sur le sujet du film.