Lundi dernier, les médias nous ont annoncé que TOTAL venait de trouver en Norvège un gisement de pétrole contenant 25 à 75 millions de barils exploitables.
Il fallait voir comme elle était enthousiaste la journaliste qui trompétait la nouvelle sur France Inter ! Quel beau jour de sa vie c'était que ce lundi !
Elle se voyait déjà, sans doute, prendre l'avion à Notre-Dame-des-Landes, pour aller passer 3 jours aux Seychelles, avec la capitaliste bénédiction de "notre" JM Ayrault, futur salarié de VINCI.

Mais sait-elle seulement, elle mais aussi ses collègues, que chaque jour, aujourd'hui, les Humains consomment 85 à 90 millions de barils ; que cela représente, en volume, un cylindre de 50 cm de diamètre et de 72 000 km de hauteur, qui culmine deux fois plus haut que l'altitude où se trouvent les orbites des satellites géostationnaires de télécommunication.

Dès lors, pour beaucoup tempérer la joie inconsidérée de la presse (à neurones), si nous intégrons le chiffre de consommation mondiale donné juste ci dessus, Total vient de trouver de quoi faire tourner le monde actuel sur une durée de 7 à 22 heures.
Le Monde capitaliste, dont le sang est le pétrole, va-t-il s'en trouver sauvé ?!?
Et ce n'est pas en nous annonçant quelques jours plus tard, le 5 décembre, qu'un autre gisement vient d'être découvert dans le golfe du Mexique, que la situation du capitalisme s'améliorera.
Car il faut du temps pour sortir ces huiles du sol et il faut aussi, et surtout, considérer le Taux de Retour Energétique (ERoEI en anglais), notion de rendement en la matière, que nous explique parfaitement Benoit Thévard dans son blog "Un avenir sans pétrole".
En effet, forer le sous-sol sous 1300 mètres d'eau et ce jusqu'à 10 kilomètres et demi de profondeur, comme cela s'avère nécessaire pour ce nouveau gisement mexicain, cela demande beaucoup d'énergie, tellement qu'une bonne partie de ce qui en sera extrait n'ira jamais dans le fonctionnement de l'économie.
Comme l'explique parfaitement Benoit Thévard, de plus en plus, nous pompons du pétrole pour pomper du pétrole.

En y pensant bien, Homo sapiens sapiens ne fut jamais. Seul aura existé Homo shadok shadok, qui aura pompé pour remplir des futs toute sa vie, cela afin de finir très prématurément aux pompes funèbres des espèces.

La seule voie eut été l'écodouble.
Sûr que de belles choses eusses pu être faites si nous n'avions pas seulement été des pompeurs fous ; si les journalistes nous avaient toujours donné la totalité des bons chiffres pour que nous pussions, sur tout, réfléchir correctement, en citoyens éclairés.
Nous eussions pu alors être autres choses que des Shadoks.