Le seul choix possible pour avoir un futur ne semble pas enthousiasmer les consommateurs

Il n'y a désormais plus de pétrole et là, c'est définitif.
Il n'était que de lire le dernier article de Mathieu Auzanneau de septembre 2019 pour s'en convaincre.
Aujourd'hui, avec le Covid-19, c'est l’effondrement du gaz de schiste au USA avec ses prix négatifs, la ruine des sables bitumineux au Canada (Justin Trudeau vient de donner 1,5 milliards d'euros pour essayer de restaurer le désastre écologique résultant de leur exploitation et qui menace la ressource en eau du pays mais n'a rien donné pour soutenir l'extraction) et la faillite du trader pétrolier singapourien (impactant le Crédit Agricole et la Société Générale), qui sont de nouvelles preuves montrant que l'on arrive au terme de l'aventure miraculeuse du tout-pétrole.

La seule solution qui nous reste désormais, pour nous assurer un futur vivable et durable, c'est donc de nous imposer de respecter les Lois de la Physique pour nous guider dans nos choix économiques.
Ce qui veut dire qu'il faut maintenant adopter une économie de l'économie d'énergie : Fini la bagnole pour tout le monde, les camions partout, les avions en nuées, le chauffage des maisons, les paquebots et autres gros bateaux, les TGV, l'Internet pour n'importe quoi, le nouveau portable chaque année, les fraises en hiver, le plastique envahissant, la destruction des milieux naturels, la guerre, la mode, la pub, le béton, les vacances oisiv...
Vous dites ?...
C'est chiant !?!
Certes, c'est chiant !
Ouais, c'est même très chiant pour des gens qui ont été "a-instruits" dès l'enfance dans les écoles ; seulement drogués à la consommation grâce à la publicité ; toujours conditionnés à l'idées qu'il n'y a pas d'autre logique économique possible que celle de la croissance à l'infini !
Mais ce n'est chiant qu'en apparence !
Qu'en apparence seulement, en effet, car il nous est difficile d'imaginer ce que nous pourrions gagner en "sensations de vivre" en adoptant pareille économie écologique. Il y a bien plus à gagner, pour tous et toutes, qu'il y a à y perdre.

Mais enfin, bon ! puisque vous le prenez comme ça, il ne nous reste plus qu'à disparaître, car il est certain, Lois de la Physique obligeant, que nous ne sommes plus en mesure de pouvoir choisir parmi un grand nombre de voies.
En fait, au point où nous en sommes, notre choix ne se résume - pour peu de temps encore - qu'à deux possibilités :
- La première, qui ne semble pas vous satisfaire puisqu'elle est "chiante", qui reste disponible pour quelques mois encore, serait d'enfin imposer que soit mise en place une économie dont la logique serait de respecter les Lois de la Physique, cela afin que les équilibres qui sont nécessaires aux grands mammifères - dont nous sommes - se maintiennent, et même s'améliorent grâce aux résultats des actions de restaurations de la Nature (actions qui seront rentables car, par convention, elles le seront 1 dans cette nouvelle économie) que nous mènerons dans cette nouvelle économie écologique ;
- La seconde, c'est de crever ; crever parce que nous repartirions comme avant le confinement, dans l'économie de la destruction de la Nature, génératrice de maladie émergentes, parce que nous ne voulons pas changer nos mortifères habitudes ; et c'est ce qui, hélas, semble être le cas, les bobards de Macron en début de crise sanitaire se révélant bien être des mensonges.
En effet, Bel-Ami ne parle plus que de relance et plus du tout de ce qu'il nous laissait entendre il y a deux mois, concernant "des choses qui n'ont pas de prix". Et devant ce constat, nous ne faisons rien ! Nous ne disons rien ! Nous sommes donc bien des veaux (Gaulle) et des brebis (Mirbeau).

Les temps à venir, pour nos enfants et petits enfants, vont être effrayants tout autant qu'ils seront courts. Les consommateurs que nous sommes en auront décidé ainsi. Et finalement c'est bien cela le plus important : le consommateur doit toujours avoir le dernier mot.



1 La logique de notre actuelle économie ultra libérale peut se résumer ainsi : Détruire la Nature fait gagner de l'argent. Restaurer la Nature fait perdre de l'argent. Cette logique n'est que pure convention.

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