La maladie de Lyme, c'est nous !

La maladie de Lyme est en pleine expansion ; et c'est notre faute ! à nous les Humains.

Afin de vous expliquer le pourquoi de cet "inconvénient" majeur, je vais essayer de vous exposer simplement le processus à l'oeuvre.

Alors voilà :
- les insecticides de l'industrie agro-alimentaire contaminent tout l'environnement ;
- les insectes, quand ils ne s'aventurent pas dans les champs traités, ne meurent pas, mais sont tout de même contaminés par le "fond" d'insecticides ambiant ;
- les oiseaux insectivores (et granivores en périodes de reproduction) mangent les insectes et d'autres petites bestioles genres arachnides (araignées et tiques, ces dernières étant porteuses de la maladies de Lyme et de plein d'autres ; la bactérie se transmettant de la femelle aux œufs quand les ovaires les génèrent), accumulant ainsi dans leurs corps emplumés des insecticides jusqu'à les faire mourir ;
tout cela faisant qu'il y a de moins en moins de prédateurs de la tiques et de plus en plus de tiques.

Dans le même temps :
- grâce aux chasseurs qui ont réintroduit en masse des sangliers en toute illégalité, et grâce aux "agriculteurs-pesticideurs" qui cultivent bêtement du maïs très apprécié par ces suidés pour la protection et la nourriture qu'il offre, les tiques trouvent quantité d'hôtes pour se nourrir ;
- grâce aux mêmes, qui chassent connement les renards, dont la vocation première est de réguler les populations de campagnols, ces derniers pullules et deviennent eux aussi de véritables "éleveurs" de tiques ;
- en sus de la connerie des chasseurs et des agriculteurs, les renards ont à lutter contre une infâme gale qui sévit depuis plusieurs années et qui les empêche de se reproduire assez pour maintenir leur population, cela renforçant encore le campagnol dans son rôle "d'éleveurs" de tiques (une femelle tique peut pondre jusqu'à plusieurs centaines de milliers d’œufs).

Dans le même temps encore :
- les chats et les chiens, errants dans la Nature, nous ramènent les tiques dans nos jardins ;
- nous continuons à ne pas vouloir du loup qui est le seul à même de pouvoir réguler efficacement les populations de sangliers ; et de cervidés "éleveurs", eux aussi, de tiques ;
- les forêts d'essences variées étant détruites pour la monoculture de Douglas ou amputées de vastes zones pour faire place à des aménagements débiles (Center Park, pistes de ski, lotissements, routes, décharges...) voient leurs équilibres très fragiles complètement perturbés, ce qui favorise encore une fois les tiques, qui, de plus, voient les urbains en promenade dominicale (le samedi se passe au supermarché !) comme des hôtes parfaits, quand qu'ils passent à portée de leurs petites "papattes", et ayant, hélas, de bonne chances de développer la maladie de Lyme ;
- le traitement de cette maladie étant à base d'antibiotiques, il ne fait aucun doute que des résistances vont se développer chez la bactérie responsable, ce qui, au final, va coûter un max à la "sécu", car le tableau clinique des personnes atteintes n'est pas des plus réjouissant.
Comme dirait l'autre, "quand ça veut pas, ça veut pas !"
Tout est tellement compliqué dans la réalité... et si simple dans les cerveaux des complotistes et des ultra-libéraux.

Or, il y a quelques jours, dans un Ouest-France à disposition sur un zinc de bistrot, j'ai lu qu'une entreprise nantaise est en passe de mettre sur le "marché" un vaccin contre cette maladie très invalidante.
Bien entendu, le monde d'après devant être pire que celui d'avant - c'est le fou-Macron qui le souhaite ! alors qu'il dit le contraire - cette entreprise s'est empressée de donner l'exclusivité de ce vaccin à une multinationale étasunienne.
C'est révoltant !
C'est de la trahison !
Mais que fait Macron ? N'avait-il pas dit qu'il fallait retrouver de l'indépendance ? De la souveraineté ?
On rigole !

Cela dit, en fait, cette histoire est le parfait exemple de la capacité qu'a le capitalisme à s'auto-entretenir selon la logique suivante :
le capitalisme crée des problèmes, puis - et il en sera ainsi jusqu'à l'effondrement si nous ne nous opposons pas - il met en action des solutions qui créent de nouveaux problèmes auxquels il trouve des solutions qui créent de nouveaux problèmes, auxquels il trouve des solutions... tout cela pour qu'un tout petit nombre de personnes (les amis de Bel-Ami !) s'enrichissent toujours plus à chaque nouvelle "solution".
Notons que l'idée de "transition écologique", prônée à tous bout de champ par nos pourris de politiques, est un parfait moyen de faire continuer cet enchaînement de "problèmes-solutions" avec pour résultat que rien ne change et que le biotope Terre s'effondre.
Alors, si nous voulons réellement un avenir, maintenant que nous savons (grâce au Covid-19) que l'on peut arrêter l'économie toute entière sans que cela nuise à la création monétaire, nous devons imposer une rupture : il nous faut changer ce système débile qui nous envoie à la mort civilisationnelle et va conduire à la disparition de notre espèce.
En fait, il nous faut désormais faire en sorte de changer les conventions comptables existantes dans notre système économique - qui ne sont que conventions de "petite comptabilité" et nullement des Lois immuables - pour que la création de la richesse se fondent non plus sur la destruction de la Nature mais sur des alliances "économico-symbiotiques" avec cette dernière.



Pour plus d'infos :
Maladie de Lyme : ce qu'en disent les méchants
Maladie de Lyme : les explications de naturalistes ici, de chercheurs anglais ici, de naturalistes subventionnés ici et et d'une association de libraires spécialisés en sciences ici

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