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Tag - économie écologique

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lundi 31 décembre 2018

Le mot "écologie" à toutes les sauces : Message à Manu

Notre Manu-national vient de nous en sortir une bien bonne lors de ses vœux télévisés : Voilà qu'il veut une "écologie industrielle" ! Qu'est-ce qu'on se marre avec ce banquier ! Il est vraiment impayable ! "L'écologie industrielle" ! Wouaaarffff, warffff, warffff ! C'est un peu comme si l'on disait avec sérieux que la finance néolibérale est Sœur Emmanuelle incarnée ! Yalla !
Aller Manu, t'as besoin d'une leçon ! Assied toi et écoute, pour une fois !

L’écologie est une science, et rien d'autre qu'une science, qui existe bel et bien, telle quelle.
Au regard de la biologie, c'est la science qui étudie les êtres vivants et les interactions qu'ils ont entre eux et avec le biotope au sein duquel ils vivent.
Au regard de la physique c'est plutôt la science qui étudie les échanges de matière et d’énergie entre des êtres vivant dans un espace et les échanges que ces êtres ont avec cet espace.
Ces définitions posées, on peut dès lors affirmer trois choses :
En premier lieu qu'il est scandaleux d'utiliser le mot "écologie" pour désigner une autre chose que ce qu'il désigne, en l’occurrence l'étude du seul et unique système - la Nature - qui permet à l'Humanité de vivre, pour la bonne raison que cela revient à vouloir tromper son auditoire : l'écologie ne sera jamais une politique ! et surtout pas une industrie ! comme tu viens de le laisser penser ;
En second lieu que l'écologie c’est de la thermodynamique - la science qui se consacre à l'étude des échanges de matière et d'énergie entre les systèmes - plus précisément de la thermodynamique appliquée au vivant, puisque les écologues, quand ils travaillent à leur science, étudient les échanges de matière et énergie entre les champignons, bactéries, plantes et animaux dans leurs biotopes.
En troisième lieu, découlant des deux premières affirmations, qu'il est possible de considérer que "écologie" et "économie" serait une seule et même chose si une économie écologique, c'est-à-dire l'écodouble, était mise en place, car une économie et un biotope sont toujours des espaces dans lesquels il y a des échanges de matière et d'énergie.

Mais pour l'instant, lorsque toi, Manu, et tes collègues politiques parlez "d'écologie", le mot "écologie" est chaque fois dévoyé car vous ne faites alors jamais référence à la science elle même mais seulement à des aménagements fiscaux ou légaux que vous croyez bons de faire dans l'actuel système économique ; ces aménagements générant, au bout du compte deux choses :
- des profits toujours plus croissants pour les grands groupes industriels, ce qui, entre parenthèse, est l'effet que vous recherchez ;
- des pollutions, ou externalités négatives, toujours croissantes en réalité, alors que vous pensiez qu'elles auraient été réduites grâce aux complexifications des processus que vous n'avez de cesse d'imaginer, ceci prouvant que vous êtes des ignares en thermodynamique.
En fait, jamais, Ô grand jamais ! volontairement ou pas - là n'est pas la question, vous n'utilisez le mot "écologie" dans l'optique de remettre en cause le système néolibéral fondé sur la destruction rationnelle et planifiée de la Nature. Jamais vous ne condamnez le capitalisme qui s'approprie le minéral et le vivant. Jamais vous ne mettez à l'index la marchandisation, le consumérisme, la croissance, la bagnole, les multinationales et les géants du Net, qui sont pourtant les plus grands pollueurs et consommateurs de ressources de l'Histoire humaine.
Au contraire, toi et les autres n'avez de cesse de renforcer ce système, par exemple en affirmant qu'avec plus de numérisation, plus de Linky, plus de smart-machins, de smart-bidules et de véhicules électriques, "pour plus d'écologie", nous arriverons à sauver le Monde. En ajoutant même, comme le martèle, entre autres, l’incroyable drôlesse du Poitou, qu'il "faut en finir avec l'écologie punitive" ; qu'il ne faut considérer que "l'écologie positive" ; celle qui génère de la "croissance verte" ; et ça parce que "ça suffit !"
Avec de tels discours, en fait, vous nous prouvez, je le répète, que vous ne savez rien des Lois qui, par dessus toutes les petites lois que vous nous imposez (en faisant semblant de les faire voter par les marionnettes des parlements), gèrent, gouvernent et imposent sur Notre Terre, au ciel et dans l'Univers.

Manu, toi et tes camarades à la très nuisible tendance pantouflarde de l’École de la Nullité Absolue, mais aussi tes collègues de la politico-ploutocratie, ne savez donc rien de ce qu'il faudrait absolument savoir sur les Lois de la Physique. Et quelqu'un qui ne sait rien sur le sujet si capital de ces Lois, Manu, au point où nous en sommes du réchauffement climatique et de la destruction du biotope Terre, a désormais deux obligations :
- celle de se taire, pour ne pas raconter des conneries et, ce faisant, parasiter le débat démocratique ;
- et celle de laisser la parole à ceux et celles qui savent.
Ainsi, cela donnerait une chance aux Peuples - qui seraient alors enfin éclairés - pour que les solutions permettant d'assurer un avenir à l'Humanité puissent être mises en pratique. Le but de la politique n'est-il pas, en effet, d'assurer les conditions pour que la Société puisse vivre ?
En tout cas, nous en sommes à un point tel que nous n'avons plus le choix : C'est uniquement si vous, les actuels politiques, du passé et dépassés, fermez vos gueules, de quel que bord que vous soyez, que nous pourrons éventuellement nous sauver car jusqu'à présent vous n'avez fait que nous conduire vers la mort. Et la chose ne sera pas gagnée pour autant si ce ne sont que les discours des gilets jaunes sur le "pouvoir d'achat", "les taxes sur l'essence" et autres revendications sur le "plus-consommer" et le "plus-d'argent" qui passent sur les ondes des médias de masse. Ces derniers devraient plutôt nous parler de biens communs, de partage, de solidarité, de coopération, d'interdiction de la spéculation, de suppression du lobbying, de très forte taxation du kérosène et du pétrole en général, de nourriture sans taxe, de maisons en terre, ou en paille, ou en pierre, ou en bois, de boycott à mener contre le ciment, d'instruction gratuite des enfants, de restauration des biotopes, de plantation d'arbres, d'agriculture sans pesticide, de système de santé assurant la gratuité, d'économie d'énergie et, parce qu'il faut toujours y penser, encore d'économie d'énergie.
Hélas ! la télé, bien en phase avec toi, Manu, depuis une semaine que je la regarde chez mes parents, ne diffuse que des pubs pour des bagnoles ou des téléphones et, durant tous les temps d'infos, des reportages débiles consacrés à la bouffe : Consommez, consommez, consommez ! Le Monde s'effondre ? Mais circulez ! il n'y a rien à voir.
Qu'ils sont tristes les naturalistes de tous les pays, ces lanceurs de la Grande alerte, de ne pas du tout être entendus !

Manu ! Cette année, tu as fait voter une loi en faveur d'un pesticide, tu n'as toujours pas fermé Fessenheim, tu as laissé VINCI couper des arbres et détruire le Hamster d'Europe en Alsace, tu as bradé la forêt française à des intérêts privés pour soi disant développer la filière bois-énergie alors que ce développement se fait à l'aide d'immenses flottes de camions, tu as pollué la zone humide de Notre-Dame-des-Landes en période de reproduction des amphibiens, tu as perquisitionné chez des avocats et des citoyens luttant contre le nucléaire et tu les as mis sur écoute tout en leur interdisant de se réunir, tu as prolongé la validité du permis de construire du Center Park de Roybon, tu as vendu les barrages hydro-électrique de France à des intérêts privés, tu t'es couché devant les chasseurs... et tu viens nous dire que tu vas continuer dans la voie de l'écologie en 2019. Allons, Manu ! T'as pas l'impression que tu te fous de nos gueules ! ?

Maintenant, si tu veux être un Président, c'est-à-dire une personne que je vouvoierais, alors il faut que tu apprennes des choses nouvelles (Rerum Novarum), que tu as jusqu'ici systématiquement ignorées, et qu'ensuite tu agisses sur les bases de ce que même moi, pauvre hère à petit diplôme, je suis en mesure de t'apprendre, à savoir que :
- Tu fais partie des gens qui envoient le Monde à l'effondrement complet car tu ne fais rien, contrairement à ce que tu affirmes, absolument rien, en faveur de la biosphère ;
- Tu ne sais rien de l'écologie et rien de ce qu'est l'énergie pour l'économie - tu n'as même pas parlé de la raréfaction du pétrole dans tes vœux (qui resteront pieux) ;
- Si tu veux prononcer le mot "écologie", tu dois dorénavant le faire de façon honnête, car ce mot désigne une chose devenue prioritaire et sacrée dans le contexte actuel du Monde ;
- Si tu veux vraiment œuvrer pour la Paix et l'Environnement, il faut que tu travailles, de toutes tes forces, et avec succès, à la mise en place d'une nouvelle économie : l'économie écologique.
Cette économie écologique peut être définie comme l’économie de l’économie de l’énergie, i.e. l’économie dont l’approvisionnement énergétique est quasiment exclusivement extrait du flux d’énergie solaire.
Dans cette économie, on ne consomme du pétrole que pour les secteurs de la santé, des secours, de l’instruction, de la recherche fondamentale et un peu pour l’agriculture.
C’est aussi l’économie de la coopération et de l’association, à petite échelle, entre les humains mais aussi, et surtout, avec le biotope Terre ; que les humains, jusqu’à présent, n’ont eu de cesse de détruire, au cours de tous les âges passés.
Dans cette économie, les mégapoles ne peuvent plus être. La vitesse est ruinante.
Dans cette économie, détruire un objet géologique ou un objet vivant fait perdre de l’argent.
A contrario, dans cette économie, réparer la Nature, planter des arbres locaux, protéger des espaces encore préservés, construire avec des matériaux locaux et naturels, se déplacer lentement… font gagner de l’argent.
En gros, dans une économie de ce type, dite de "très basse entropie", nos lois sociétales et économiques doivent être assujetties aux Lois de la Physique et ne doivent surtout pas s'opposer à Elles ; ce qui veut dire qu’aucune loi votée dans un parlement, quel qu’il soit, ne doit plus pouvoir déboucher sur la possibilité d’altérer les services écosystémiques rendus par la Nature. Sans quoi, c'est une mauvaise loi.
Voilà ! C’est finalement assez simple, le système qui peut sauver l’Humanité. Hein, Manu ?

Maintenant que tu sais ce qu'il faut, Manu, il ne tient qu'à toi d'être un bon Président ; à qui l'ensemble des fhœmmes de France, et du Monde ! pourraient avec plaisir et enthousiasme te souhaiter une bonne année.
En l'état, je ne peux que te souhaiter : Bonne crise financière !
Car j'espère que tu es au courant qu'on repart bientôt comme en 2008 ; puisqu'en 10 ans, tes chers amis les banquiers, qui savent gérer l'argent mieux que personne parait-il, ont réussi l’exploit de doubler la dette du Monde ; et ce malgré les milliers de milliards de dollars et d'euros que nous, les Peuples, leur avons donnés durant cette décennie tout juste terminée.
P'tain Manu ! Tu viens peut-être de te rendre compte que tu ne veux plus être à ta place !

dimanche 26 octobre 2014

Le système qu'il faudrait !?

Pas besoin de faire un dessin pour démontrer que notre système économique est au bout de son rouleau, tant pour ses conséquences sociales qu'écologiques.
De fait, ce qu'il faut maintenant, c'est mettre en place un système nouveau, écologique, qui fasse en sorte que les Lois de la Physique soient respectées, et nullement "contrariées" dans un sens qui ferait quelles vinssent à nous nuire.

Mais tout le monde va me dire que ce système serait « écolo » ou « Khmer vert » !

Je répondrai : Les lois des humains – en particuliers les dernières – qui ont donné une toute puissance, seulement apparente, à la finance sont mortifères. Ces lois ne font pas la Loi.
A contrario, seules les Lois de la Physique sont capables de générer ou de conserver la vie.

Dès lors, les repères pour le nouveau système, devraient être le rendement énergétique – hélas, toujours inférieur à 1 - et le Joule, le Joule étant la seule chose qui ne varie pas en Physique. Notre économie doit être désormais l'économie de l'économie d'énergie, économie naturellement plus juste et écologique car plus locale.

Sinon quoi ? Si le changement que nous arriverions à imposer n'était pas celui-ci ?

Sinon nous n’aurons rien changé. Une réforme sans ces repères de base serait comme un changement de gouvernement en Giscardie, Mitt’randie, Chiraquie, Sarkozia ou Hollandie.

Pour mieux comprendre ce que je veux dire, voici, à la suite, des exemples.

Entre l'élection d'une personne et le tirage au sort d'un collectif, le collectif tiré au sort offrira un meilleur rendement énergétique global. Pas de papier pour les enveloppes, les bulletins, les tracts, les affiches et tout le reste, à savoir la télé, les réunions de campagne, les grands-messes médiatiques, etc
Entre construire un bâtiment "n'importe-quoi" et un bâtiment passif, le choix qui sera fait de construire ce dernier permettra à ses habitants de ne pas avoir besoin de consommer de l'énergie ; ce qui, s'il y a beaucoup de maisons passives, coupera naturellement l'herbe sous le pied du grand capitalisme du pétrole ou de l'électricité qui ne pourra plus facturer autant qu'aujourd'hui.
Entre abattre un talus où conserver un talus, on conservera le talus. Aucune énergie ne sera consommée, ni pour le détruire ni pour en faire un autre dans le cadre d'une stupide mesure compensatoire qui ne compense jamais rien.
Entre un environnement cloisonné et bétonné et une Nature dont les écosystèmes sont fonctionnels, pour rendre les services écosystèmiques indispensables à notre survie, c'est la Nature fonctionnelle qui reste la plus rentable énergétiquement parlant.

Il faut donc arrêter les grands projets inutiles de ports, viaducs, aéroports, barrages, autoroutes, TGV, centrales nucléaires, tours de Babel, tunnels, qui sont gourmands en pétrole pour leur construction et leur fonctionnement et qui seront des handicaps dans le monde sans pétrole qui commence où il n'y aura plus d'avion, très peu de voiture et peut-être quelques trains, du moins au début, qui, alors, rouleront lentement.