Le Roi des indices, le PIB, vient de prendre un coup sur la tête.
La commission Stilglitz a remis hier son rapport après 18 mois d'études commandées par Monsieur Sarkozy.
Le rapport conclut que, dans le Monde tel qu'il est actuellement, l'indice indicateur de croissance n'est plus suffisant en l'état.
Il est temps en effet de se rendre compte que ce "truc" ne se soucie en rien des destructions de l'environnement causées par la toute puissante économie "croissanciste".

Mais si ce constat semble en passe d'être admis, cela ne veut pas dire que le PIB va être abandonné tout de suite. Il va rester la référence pour quantifier la santé de l'économie car il est trop utile aux financiers et aux économistes simplistes qui ne savent comprendre que des chiffres simples. N'oublions pas que se sont eux qui font la loi, pour tout.
Mais le fait même que notre Président ait demandé à une commission de plancher sur cet indicateur plein d'insuffisances montre que les politiques commencent à penser que l'économie de la croissance a peut-être des défauts. En tout cas, pour le moral, il vaut mieux croire cela même si l'on se souvient que pour le Grenelle de l'environnement dont on sait le résultat pitoyable, proche du statu quo, les mêmes techniques de communication avaient été employées pour lancer le débat et susciter l'espoir.
De toutes les façons, il restera de ce rapport comme le début d'un aveu que le système économique dans lequel nous survivons est un échec.

Pour autant rien de vraiment concret ne sort du rapport qui pose plus de questions qu'il ne trouve de réponses.