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Tag - Conseil des Présidents

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lundi 1 janvier 2018

Épisode 10 : Un nouveau cauchemar commence

Quatre années ont passé depuis que Gaulle à fait disparaître le Conseil des Président, furieux de la médiocrité de ses successeurs. Mais la France étant plus que jamais en péril, prise à la gorge qu'elle est par les financiers néolibéraux qui ont désormais l'un des leurs à l'Élysée, le général, très en colère, se remet en ordre de bataille : Le Conseil des Présidents réapparaît.

___

Jacques Chirac - Putain Flamby ! J'te causais d'aller voir des gonzesses en scooter et je t'ai perdu de vue. Et puis là je te revois ! Tu le fais comment ce tour de magie ?

Charles de Gaulle - La ferme ! Tous !
Mimolette ! Votre expédition en scooter est honteuse et déshonorante pour la fonction de Président ! Vous me faites penser au ridicule Félix Faure et sa pauvre pompe funèbre.

François Hollande - Mais pourquoi donc ? Je ne me suis pas fait élire à l’Élysée pour travailler. Tout est emmerdant dans cette bicoque. Je préfère me promener comme quelqu'un de normal. Mais sinon, j'aime bien, oui ! j'aime bien jouer aux soldats avec Le Driand, et après faire la fête avec des actrices. D'ailleurs c’est pour ça que ma cravate est toujours de travers. Et après moi le déluge, na !

CDG - C'est plutôt avec vous que s'abat le déluge ! Il a plu autant sur vous à chacune de vos sorties que vous fîtes pleuvoir les épreuves sur les françaises et les français. Et les dernières épreuves, celles qui commencent avec les ordonnances, s'incarnent dans le gamin qui vous remplace et à qui vous avez ouvert une voie royale.

Macron arrive, assis sur un trône perché sur un petit nuage.

Emmanuel Macron - Je suis grand, beau. Je suis Jupiter !

FH - Mais ... mais ... mais ... ce n'est plus moi le Président ?

Gaulle frappe dans ses mains ; trône et nuage s'évaporent ; Macron tombe les 4 fers en l’air. Il se met à pleurer et se relève en se tenant les fesses et la tête.

EM - Ouiinnnnn ! Ouuiiinnnnnnn ! Méchant monsieur ! Je vais le dire à Brigitte !

CdG - La ferme morveux ! Tu peux le dire à qui tu veux ! Peu m'importe. Ici, il ne sert à rien d’avoir la grosse tête. Je te contrôle dans ton sommeil et c’est moi qui commande. Ici, je te ferai marcher à la baguette toujours ! car tu es un nouveau cauchemar pour la France. Et maintenant assied-toi sur cette chaise.

Une chaise de bébé apparaît à coté de celle de Hollande. Macron, grognon, s'y assois.

FH - C'est incroyable, je ne suis plus le Président ?!? J'ai dû rater quelque chose.

Alain Poher - Mais il n'y aucun risque de voir ce gamin passer l’arme à gauche ! Je m’en vais ; je ne sers plus à rien ici !

CdG - Restez là Poher ! Au cas où. En fait, je vous préfère à Larcher, qui bouffe trop, qui tel un ballon de baudruche dérive dans le sens du vent et dont le cerveau me fait penser à un plat de spaghettis. Quant au merdeux, s'il n'y a pas, en effet, de risque à le voir passer l'arme à gauche, le problème est plutôt qu'il n'a pas une once de l'âme à gauche.

JC - Alors là Charlie Golf, c'est bien dit.

CdG - Durant les 5 ans de "fromage-sans-gout", rien n'a été fait pour sortir de notre actuelle économie qui conduit à l'effondrement du Monde. Pourtant, ce que j’avais expliqué en ce Conseil eût pu constituer un programme pour jeter les bases d'un nouveau paradigme économique capable de nous offrir une certaine résilience face aux bouleversements climatiques et environnementaux qui se préparent et dont nous sommes responsables. Mais non ! Rien ! Rien n'a été fait ! Au lieu d'initier par des actions simples, pleines de bon sens, un système visant à regagner un futur, vous avez continué à laisser faire ceux qui saccagent la Nature en vous corrompant. À Notre-Dame-des-Landes vous vous êtes pris pour César et vous fîtes la guerre à la jeunesse la plus éclairée de France tandis qu'à Sivens vous êtes allé jusqu’à tuer un remarquable naturaliste spécialiste des renoncules.

FH - Ce n'est pas vrai que je n'ai rien fait pour la Nature ! Avec une de mes anciennes copines, et puis aussi avec Fafa, j'ai fait la COP 21, et ça c'est bien la COP 21. Oui, c'est bien !

CdG - J'ai dit de la fermer le "clacos à bobos".
Vous devez la fermer car la seule chose que vous ayez réussi fut de diviser le pays alors que les nationalistes se rapprochent de plus en plus du pouvoir. Vous l'avez fait afin de faire diversion et cacher votre inaction ainsi que votre capitulation plus que lâche devant les banques et l’Allemagne dont les dirigeants sont des fanatiques du fascisme financier. Et pour enfumer le peuple alors que vous capituliez, votre seule action a consisté à imaginer une funeste diversion avec le "mariage pour tous". Le résultat fut qu'après un temps d'interminables débats inutiles et ravageurs pour l'unité nationale, vous fîtes voter une loi, tant imbécile que cruelle pour celles et ceux qu'elle est censée reconnaitre et protéger, car elle a pour conséquence l’ouverture d'une liste de la minorité homosexuelle à l’État civil. Votre très cher modèle Mitt’rand ayant fait des listes de juifs à Vichy, il vous fallait aussi faire chose semblable ; vous avez donc commencé à ficher les citoyennes et citoyens homosexuels de notre Pays. Pauvre con que vous êtes ! Les socialistes, mis à part Blum et Mendes-France, sont toujours les mêmes : de dangereux et inconséquents individus.
Car sachez qu'on ne doit jamais faire de liste de minorité, car les minorités sont toujours de possibles bouc-émissaires. Dussiez-vous paraitre homophobe en ne répondant pas favorablement aux revendications des très militantes associations LGBT, revendications par ailleurs légitimes et pour lesquelles nous pourrions consentir à quelques aménagements si ce n'étaient l'urgence écologique et la violence latente qui s'installe dans notre société, votre rôle aurait dû vous conduire à traiter la crise écologique et financière en tout premier lieu. Le reste, il n'y avait qu'à le gérer, en veillant tout de même à protéger la société et toutes les personnes de France, en particulier celles des minorités qui se retrouvent généralement en danger dès l'instant que les extrémistes de tous poils ne sont plus très loin des portes du pouvoir.

François Mitt'rand - Je n'ai jamais dit, en 1994, à la télévision chez Jean-Pierre Elkabbach, que Bousquet était mon ami et que je ne faisais que des listes lorsque je travaillais au gouvernement de Vichy ! Qui vous a raconté ça ?

CdG - Vous venez de nous dire vous même où et quand vous le dîtes, sale collabo. Le comble d'un dénonciateur - rappelez vous l'histoire, malheureuse à cause de vous, de l'aérodrome clandestin de la Résistance angevine d'où vous vous envolâtes pour Londres - c'est de se dénoncer lui-même. Et puis fermez-là je vous dis. On vous a bien assez entendu pour ne jamais rien ouïr de valeur sortant de votre bouche.

JC - Collabo ! Collabobobo ! Ca fait bobo d'entendre la vérité, hein Fran... Fran... Francisque ?!?

FM - Oui, Monsieur mon Premier Ministre.

JC - Nananananaa. Et ben allez vous faire voir ! Monsieur le Ministre des Colonies d'Outre-mer.

CdG - Quant à vous le merdeux surement pas sorti de la cuisse de Jupiter vous semblez vouloir user encore de la diversion médiatique avec la PMA, au prétexte des drooiiits des personnes et "en même temps" de votre sacro-sainte loi du marrrchéééé, même si l'établissement du droit à l'enfant ferait qu'il deviendrait possible d'acheter des enfants et d'asservir des femmes au sein de mafias de la GPA. Dès lors, avouez-le ! le droit garantissant aux femmes de pouvoir disposer de leur corps et d'une liberté, vous vous en foutez, n'est-ce pas ? Et les droits des enfants ? Ce ne sont pas des personnes les enfants ? Vous en faites quoi des enfants ? Cela ne vous dérange pas que ceux qui viendraient à naître dans de telles conditions "administratives" pourraient avoir à l'esprit, toute leur vie d'adolescent et d'adulte, la question à jamais insoluble de leur origines biologiques ? Mais il est vrai que, n'ayant pas d'enfant, vous pouvez vous en foutre complètement !

EM - Si j’en ai des enfants ! Ceux de Brigitte !

CdG - Et ben voilà ! Vous devriez plutôt œuvrer à faciliter les démarches d’adoption d’enfants. Le monde est plein d’enfants abandonnés et orphelins. Au lieu de cela, on va repartir dans des polémiques stériles en redonnant la parole aux copains de ce salopard de Fillon, ceux de la Manif pour tous, les pires cons qui puisse se trouver ; parce que cela vous sera bien utile, car vos collègues banquiers pourront alors faire ce qu'ils voudront pendant que les médias à votre botte nous parlerons de la ridicule démocratie participative et des droiiits pour tous, en oubliant les devoirs de tous. Et alors qu’il faudrait essayer de sauver le Monde, alors qu'on détruit la Nature, vous aller faire en sorte, par un vil stratagème, de continuer à engraisser vos amis et vous même par la même occasion, et cela sous couvert d'un crime. Mais cette fois, alors que vous vous pensez un faiseur d'avenir, après l'effondrement qui arrive, que vous ne voyez pas venir, qu'en tout cas vous ne cherchez pas à prévenir, l'Histoire ne se répètera pas : Tout sera perdu pour toujours. Ce sera la fin de l'Humanité.

FM - Tant mieux ! Je n'ai jamais aimé ce journal ; je préfère le Figaro.

EM - Mais vous êtes qui vous, méchant vieillard, pour me parler ainsi ?

CdG - Je veux être le cauchemar de tes cauchemars ! Car tu es pire, pour tout, que le crétin qui vient de nous dire une énième connerie;

Valéry Giscard d'Estaing - Je vois Monsieur de Gaulle que vous avez toujours le conservatisme vissé au corps et surtout la mémoire courte. Osez dire de quelqu'un, ici, qu'il a les médias à sa botte quand on sais comment vous dirigiez l'ORTF, c'est un peu l'Hôpital qui se moque de la Charité !

CdG - Mais cher Giscard déteint, la période durant laquelle je fus aux affaires n'était pas celle d'aujourd'hui. Et puis à l'époque j'étais stupide, je vous l'ai dit au début de ce Conseil : je ne savais rien de l'écologie.

FH - Et bien moi, je le redis, j’ai fait les accords de Paris pour le climat ! Et c’est quelque chose quand même ; et grâce à cela le monde sera sauvé ! c'est certain !

CdG - Pays-bas, ta COP 21, ce n'est que du papier ! Du papier si miteux que je ne m'en servirais même pas pour me torcher le derrière de peur de me salir les doigts. L'écologie, et la bataille pour la restauration de la Nature, comme toutes les batailles, c'est sur le terrain que cela se passe. Or, sur le terrain, la destruction de la Nature continue ; et vous laissez la finance la détruire, toujours plus vite. Il n’est que de constater que les quantité de pesticide déversées dans les champs augmentent chaque année, que les paysans disparaissent remplacés par des agriculteurs alors que, je l'affirme, les paysans font vivre quand les agriculteurs tuent. Voyez ceux de Sivens qui s'entêtent à vouloir cultiver du maïs dans des zones en passe de devenir arides, maïs qui ne convient même pas pour engraisser les vaches puisqu'il ne contient pas de protéines ; ces dernières devant être apportées par du soja transgénique importé du Brésil ou d'Argentine, les producteurs de cette glycine ayant, pour la cultiver là-bas, spoliés des centaines de milliers de paysans, assassinés certains d'entre-eux, rasé des pans entiers d'Amazonie et répandu des quantités presque infinies de biocides en tous genres.

EM - Mais c'est la loi du marché qui dicte cela. Ces producteurs de soja sont des premiers de cordées que la France aimerait bien avoir chez elle.

CdG - Non le merdeux ! Il n'y a pas de loi du marché qui tienne lorsqu'il est constaté de telles injustices et de tels désastres écologiques et humains. C'est comme le Center Park de Roybon ?! Combien d’hectares de forêt bradés à un prix si ridicule que la corruption en apparait au grand jour ? Et le triangle de Gonesse ! Combien d’hectares de bonnes terres sacrifiées pour combien de pots de vin ? Et l’EPR combien d’irradiés futurs ? Avec combien de milliards gaspillés ? Alors que ces milliards pourraient, par exemple, servir à restaurer des moulins dont le nombre est si important dans notre pays que nous pourrions avoir l’équivalent de plusieurs réacteurs nucléaires si nous les équipions tous de générateurs d’électricité.

JC - RRooonnnnn, pfffffffuuuuuuuuuu. RROOOONNNNN, PFFFFFFFUUUUUUUUU !

EM - Mais, vieux méchant, ça fait chier les français ces discours. Nos compatriotes sont fainéants, et donc ils veulent du rêve, il veulent des paillettes ; et ils souhaitent consommer ! Tout ce que vous dites ne les intéresse pas. Et en plus, cela n'arrange pas les affaires de mes collègues et amis les riches.

CdG - Ta gueule sale morveux ! Ta gueule je te dis !

EM - Quoi ? Qu'est ce qu'elle a ma gueule ? Oh mais j'y repense : le pauvre Johnny ! C'est trop triste. Il est mort. Snif ! C'était si beau mon hommage.

(À suivre)

mardi 14 janvier 2014

Épisode 9 : Le fantôme de l'Élysée

Résumé des épisodes précédents : Durant une bonne partie de son quinquennat, Nicolas Sarkozy a fait des cauchemars lorsqu'il dormait à l'Élysée. Au cours de ceux-ci, il se retrouvait autour d'une table, avec tous ses prédécesseurs à la Présidence, dans un Conseil des Présidents qui permettait au Général de Gaulle d'exprimer ses pensées sur la situation politique d'alors et d'exposer les solutions qui permettraient de sortir de la crise.

Nous sommes dans la chambre de François Hollande.
Bien bordé dans son lit, coiffé d'un bonnet de nuit rouge, notre président semble plongé dans un sommeil agité.

François Hollande - Mais où suis-je ? C'est un cauchemar ? Je veux faire de beaux rêves moi ... avec des demoiselles dedans ... des actrices ... pas une journaliste ! Nonnn ! Pas des vieux ! ... Pas de cauchemar ! Des actrices ... que des actrices ...

Charles de Gaulle - Allez la Hollande ! On se réveille. Et que ça saute !

FH - Mais ... mais de quel droit réveillez-vous le Président ?

CdG - Fermez-la donc Flamand rose ! Ici et maintenant, le Président et le Droit, c'est moi ! Et je ne vous réveille pas ! Je vous contrôle ; dans votre sommeil ; pour désormais hanter vos nuits.

FH - Mais ... mais qu'est ce qui vous prend ?

Jacques Chirac - Salut corrézien ! T V A bien ?

FH - Oui ... euh ... merci Monsieur le Président. Je viens de l'augmenter. Vous savez ... j'ai toujours été un grand spécialiste de la fiscalité.

CdG - Dites donc Hollande ! Vous vous prenez pour qui ? Jamais un Président n'aura autant pris les Français pour des idiots. En matière de mensonge, mis à part Mitt'rand, vous surclassez tout le monde à cette table.

François Mitt'rand - Pfffff ! C'est petit.

FH - Euuuhh ! Je ne comprends pas. Non, ...

CdG - Que vous ne compreniez pas, je l'ai compris ! je vous rassure. Il est probable d'ailleurs que vous ne comprendrez jamais rien, le drame est là ! Comment donc expliqueriez-vous, alors que vous avez assuré à la France toute entière, le cœur sur la main, que "votre ennemi, c'est la finance", votre empressement à protéger et avantager cette dernière depuis votre prise de fonction.

FH - Mais j'essaie de faire mon devoir ...

CdG - Souffrez dès lors que je fasse le miens, misérable bonimenteur, en m'invitant dans vos rêves afin d'essayer de vous faire revenir à la raison. Sarko vous a qualifié de menteur la nuit de notre première rencontre. Il apparaît maintenant que le mot était un doux euphémisme. Vous êtes en fait un monumental menteur ! et, par là, indigne de la charge que les Françaises et Français vous ont confiée. Vous êtes un traitre. Vous méritez la destitution.

FH - Mais je compte bien ... moi ... rester Président jusqu'en 2017. C'est important ... Président.

FM - Bien dit mon petit François ! Je vois que tu es, tout comme je le fus, "pour le respect des mandats".

CdG - Mitt'rand ! Vous nous rappelez par votre brillante intervention que vous fûtes surtout un coquin sans honneur, ce qu'atteste, sans discussion aucune, votre vie passée à chercher le sens du vent.
Pour en revenir à vous l'Orange, je me dois de constater que, depuis mai 2012, les signes prouvant votre asservissement à la finance ne manquent pas. Cependant, avec le coup de l'Article 60 du dernier projet de loi de finance ( http://www.assemblee-nationale.fr/14/projets/pl1395.asp ), vous dépasser les bornes ! Comment osez-vous absoudre DEXIA du délit dont elle s'est rendue coupable, consistant à escroquer des centaines d'institutions et collectivités locales françaises.

FH - Mais ça, c'est pas moi ! C'est Mosco !

JC - Fayot !

CdG - Et bien dans ce cas, c'est pire ! Qui est le Président bon sang ?

JC - C'est pas moi ? Ou alors peut-être que c'est Bernadette ! Faut en fait que je demande à Claude.

CdG - Chirac ! cela ne vous dérangerez pas de vous lancer dans une petite sieste ?

JC - Bonne idée mon Colonel ! Mais avant, je prendrais bien une Corrona et une tête de veau.

CdG - Mais tout cela vient de vous être servi mon brave.

JC - Ah oui ! Alors je vais faire la sieste !

CdG - Ne vous gênez surtout pas.

JC - Ronn ... Ronn ... Ronn ...

CdG - Alors Hollande ! Pourquoi ne virez-vous pas ce Moscovici ? ancien membre d'un vague cercle néolibéral. D'ailleurs, son propre père, un des fondateurs de l'écologie politique en France, ne doit pas être très fier de son rejeton devenu lobbyiste pour les grandes entreprises financiarisées.

FH - Vous me dites de me défaire d'un ministre ... important pour le gouvernement. Je vais y réfléchir et ensuite ... peut-être, éventuellement ... je n'ai pas encore décidé ... je trancherai, pour savoir si je prendrai une décision qui, il faut l'avouer, sera importante pour l'avenir de notre beau Pays.

CdG - Dites moi Leerdamer, vous nous avez dit quelque chose là ? Parce qu'à ce qu'il me semble, si j'ai bien entendu des sons, ils sont seulement le bruit du vide sémantique.

FH - Ben, j'ai dit ce que me dit de dire mon conseiller en communication ... un ancien journaliste, un certain Terraillon, je crois.

JC - Ronn ... Ronn ... Balance ... Ronn

CdG - Si vous pesiez vos paroles vous vous rendriez compte qu'il vous en a fait assez dire. Il n'y a vraiment rien à attendre de vous. Je suis consterné. Enfin, heureusement ! le fils de Debré a retoqué votre scandaleux article 60. Donc, Mimolette, j'espère que vous avez compris que vous ne devez plus tenter d'attenter aux intérêts des Françaises et des Français.

FH - Je vais essayer de le comprendre ; en sachant que je n'ai pas beaucoup de temps car, au niveau vie privée, c'est le changement. Mouuuiiii ! Car le changement c'est maintenant ; comme je l'avais promis ; même si cela reste très compliqué et pas simple, parce que ma situation est complexe ... surtout depuis que j'en ai parlé à Valérie !

Valéry Giscard d'Estaing - Vous m'avez parlez de quelque chose ?

CdG - Mais Pompidou ! Dites moi que je rêve ! C'est des clowns !?

Georges Pompidou - Mon Général, je me dois d'intervenir, pour vous suggérer, plutôt que de perdre plus de temps à constater, et reconstater, le minable niveau de nos successeurs, de reprendre, là où vous l'avez laissé, votre exposé des solutions que vous préconisez pour sortir de la crise et ainsi permettre d'assurer un futur à la France.

CdG - Oui ! Cela vaut mieux. Merci Pompidou ! Encore une fois, vous prouvez votre stature de véritable homme d’État, cherchant toujours l'intérêt général, en vous élevant au dessus des basses querelles de personnes et de partis.

GP - Merci mon Général mais je crois plutôt que vous avez tant excité ma curiosité que j'ai hâte de connaître tout votre plan. Vous nous avez parlé de restructuration du paysage, de récifs artificiels, de récupé ...

JC - GNEUHHHH ! PFFFFFF ! PFFFFF ! Il n'est pas confortable ce fauteuil. Tiens ! Vous êtes là Poher ? Quelqu'un est mort ?

VGE - Pas encore mais cela ne saurait tarder.

JC - Ah bon ! Et qui va mourir ? Ah, Flamby ! Dis donc, j'ai cru entendre que t'avais de bons plans gonzesses ces temps-ci. Tu voudrais pas m'emmener sur ton scooter ? J'ai envie et le vit plein de vie !

CdG - Des fous ! Des fous paltoquets ! Et ragotins de surcroît ! Maintenant, démerdez-vous. Je préfère traverser le désert une seconde fois plutôt que de continuer à entendre les crucheries de pareils hommelets.

Le Général, complètement abasourdis par tant de nullités, fait disparaître le Conseil des Présidents.

(À suivre)

samedi 5 mai 2012

Épisode 8 : La fin d'un rêve

Résumé des épisodes précédents : Autour de la table du Conseil des Présidents, petite assemblée cauchemardée par Sarkozy, Charles de Gaulle en est venu à décrire la catastrophe écologique causée par l’économie financiarisée pour, finalement, commencer l'exposé d'un programme économique et de grands travaux d'un nouveau genre. Les autres présidents l'écoutent, parfois ironiques, parfois, passionnés, parfois distraits, parfois intéressés. Quant à Hollande, présent en observateur, il prend des notes.

Jacques Chirac – Pfutss ... uufff ... ronroooonnn ... il a pas fait un AVC et i a pas b c du ciboulot le vieux, avec son IABCÉ nouveau ! Ronronnn ... Ronronnn ...

Charles de Gaulle – Merci Chirac.
Mais je continue.
Un autre grand chantier sera la refonte complète de l'Agriculture !
Bien entendu, la restructuration du paysage par le rétablissement des trames vertes et bleues y contribuera largement. Mais nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin. Les acquis obtenus par une certaine partie de la communauté scientifique, qui tout en restant rigoureuse s'est voulue plus intuitive et expérimentale que théorique, nous montre qu'une agriculture nouvelle est possible.
Des français, comme Rabhi et les Bourguignon, ont grandement contribué à mettre au point certaines de ces façons de cultiver, bénéfiques à la fois pour les sols et notre santé, tandis que des associations se sont attachées à conserver et bonifier des semences adaptées à tous les climats, tout en développant elles aussi des méthodes de traitements et d'amendement écologique.
Il serait idiot de ne pas s'appuyer sur leur savoir pour, d'une part, retrouver dans nos assiettes des produits sains et nourrissants tels que ceux que nous mangions avant 1950 et, d'autre part, nous débarrasser du joug des multinationales empoisonneuses par leurs chimies et qui, en outre, ont établi des monopoles sur le vivant qu'elles n'ont cessé d'appauvrir.
Le temps de la normalisation des produits agricoles est terminé. Nous voulons de nouveau nous régaler des délices de la variété, qui viendra en abondance, puisque l'ONU nous affirme que l'agroécologie généralisée à l'échelle du Globe peut, en seulement 10 ans, doubler la quantité de nourriture produite chaque année.

Francois Hollande – Heuuu ! Vous allez trop vite ; je n’arrive pas à prendre mes notes.

CdG – Le grand chantier suivant sera de mettre en place des circuits courts de récupération de matériaux. Et comprenez tout d'abord que je n'évoque pas le recyclage qui consomme, lui, une énergie folle !
Bien que partout et pour toutes choses nous puissions trouver des objets ou des matériaux pouvant être récupérés, il est un problème qu'il faut résoudre et qui offre un horizon immense pour la récupération : Dans tout le Pays, des décharges sont pleines de terres, de pierres, de métaux. Lorsque techniquement c'est possible, lorsqu'il ne s'y révèle aucune pollution, ce qui imposerait alors d'utiliser des moyens plus importants, cela afin de ne pas exposer les ouvriers, il faut tout ou presque passer au crible, pour trier, à la force des bras, en s'aidant tout de même de petits engins peu puissants pour excaver.
Il y a dans cette mission vitale pour l'humanité, un gisement d'emplois considérables durant la période de transition de 25 années dont je vous ai parlé tout-à-l'heure.
Je veux que ces récupérateurs soient particulièrement bien payés, presque autant que ne le seront les médecins dans la société que j'imagine, à un niveau bien supérieur à celui que nous accorderons aux banquiers tenanciers de nos banques nationalisées.
Parmi les matériaux récupérés, une grande partie, quand il s'agira de terre, pourra être utilisée pour confectionner les merlons nécessaires à la plantation de haies autour des prés et des champs.
Et voyez-vous, cela me fait chaud au cœur de penser qu'un grand nombres de jeunes gens comme ma petite Anne, parfaitement encadrés parce que nous y veillerons, vont pouvoir trouver un emploi reconnu parmi ceux offerts dans ce secteur d'activité, et autant dans celui de la restructuration du paysage. Leur volonté et leur application fera merveille.
Ces travailleurs feront que nous disposeront de nouveau des montagnes de matériaux que la société de consommation a honteusement gaspillés, ou bien alors ils seront de magnifiques planteurs d'arbres, les égaux du Grand Elzéard Bouffier, mon héros.
Mais, je vous l'ai dit, d'autres voies pour la récupération sont à explorer, comme celle par exemple qui consisterait, pour un bâtiment, dès avant sa construction, d'avoir imaginé sa déconstruction, afin que ceux qui s'en chargeront, puissent réutiliser, le plus possible et tels quels, les éléments qui l'auront constitués.
Comme je ne veux pas m'attarder je passe au grand chantier suivant qui est celui de l'économie d'énergie. Il y a en eff ...

Nicolas Sarkozy – Pardon de vous interrompre mais je ne vous ai pas fait venir pour entendre de pareils discours gaulli … gauchistes.

CdG – Sarko, vous êtes un cauchemar pour la France. Vous êtes viré !

NS – Non ! Non ! Pas viré ! Pas viré ! C'est pas juste ! L'autre, il va faire comme moi avec mes amis et pourtant il reste.

CdG – Dehors ! Vous reviendrez à la prochaine séance. Vous ne serez alors plus le Président en exercice. Cela vous calmera peut-être. Dans le cas contraire, il se peut bien que je ne vous accorderai pas le droit de parler tant vous bouillez et explosez d'impolitesse. Bon à rien ! Dehors j'ai dit !

NS – Non ! Non ! Pas viré ! Pas viré !

Carla Bruni, qui s'était levée pour aller aux toilettes, rentre juste dans la chambre quand Nicolas commence à s'agiter.
- Mais qui y a-t-il mon toutou ?

Sarko se réveille en sursaut, bondit hors du lit et, tout nu, sort dans les couloirs de l’Élysée en criant :
- Je suis plus Président ! Je suis plus Président !

(À suivre)

mardi 1 mai 2012

Épisode 7 : Un programme de rêve

Résumé des épisodes précédents : Autour de la table du Conseil des Présidents, petite assemblée cachée au fond des rêves dérangés de Sarkozy, Charles de Gaulle en est venu à décrire la catastrophe écologique causée par l’économie financiarisée. Puis il a affirmé qu’être gaulliste en 2012 c’est avant tout être un écologiste décroissant, cela avant de reprocher au Petit Nicolas de ne pas tenir compte de la finitude de la Terre.

Valéry Giscard d’Estaing – Vous venez de nous confesser vos incompétences et vous vous permettez de donner des leçons.

Charles de Gaulle – Mon pauv’ Valéry, si je n’ai certes pas eu, à mon époque, la vision qu’il fallait pour prévoir l’économie sur le long terme au moins ai-je toujours réussi à faire de justes analyses pour ce qui était des situations qui se sont présentées à la France dans le contexte prévalant entre 58 et 69, en même temps que j’ai su me rendre compte de mes fautes, même si cela n'a été qu’a posteriori.
A contrario, vous, vous n’avez toujours pas compris que tout votre septennat apparaît comme une faute, car tout ce que vous avez décidé l’a été à contre-pied de ce qui aurait du l’être. Par exemple, les deux crises pétrolières, survenues lors de votre mandat, n’ont pas suffit à vous faire comprendre que nous étions rentré dans un monde de raréfaction de cette ressource. Tout comme vos avions renifleurs, vous n’avez rien reniflé !

François Mitt’rand – En tout cas, Monsieur le dictateur permanent, j'avais raison !
En effet, même si tout le monde disait : « Vive de Gaulle !», « Vive de Gaulle !», « Vive de Gaulle ! », j’ai toujours su que c’était Moi le meilleur, Moi le plus cultivé, Moi le plus grand, Moi le plus merveilleux, Moi le plus visionnaire, Moi le plus intelligent, Moi le plus courageux, Moi le plus …

CdG – Vous avez fini, Môssieur le plus ridicule orgueilleux ?

Jacques Chirac – Ronronrr … euch … pchhh … Eh ! Tonton. Reste modeste ! Ou alors, s’il te plait, dans ton auto satisfecit remplace « plus » par « moins » pour faire la description de ta petite personne. Tu seras plus dans le vrai et moins dans le faux. À moins que plus que tout tu veuilles me tenir éveillé.

CdG – Silence ! Tous ! Je n’ai pas fini ! Giscard ! Je ne donne pas des leçons ! J’exhorte ! Je vais même aller jusqu’à dire que j’ordonne.
S’il est un Chef ici, c’est moi ! L’Histoire l’a prouvée.

JC – Ron ronrr … ron ronrr …ron ronrr

CdG – Comprenez bien que si aujourd’hui j’avais été le Président en exercice, compte tenu du peu de ressources naturelles que le Monde recèle encore, j’aurais mis en place un gouvernement hétérodoxe, c’est-à-dire lucide, pour faire sortir la France du paradigme de la croissance. Ceux qui n’ont toujours pas compris que la Décroissance se présente désormais comme la seule voie possible pour l’Humanité ne sont pas aptes à diriger un pays, fût-il seulement de la taille d’une petite commune.

Georges Pompidou – Et qu’auriez vous donné comme consignes à ce gouvernement Mon Général ? C’est cela qui m’intéresse ... et qui, sans doute, nous intéresse tous.

CdG – J’y viens Pompidou.

VGE – Je crois que nous allons bien rire à l’énoncé de ces consignes.

JC – Ah ! ben c’est bien qu’on rigole un peu, parce que je m’emmerde moi.

CdG – Comme je vous l’ai dit dès le début de cette réunion, la nationalisation des Banques reste la première chose à faire, accompagnée d’une interdiction des paris financiers, par l’abrogation de la loi de 1885 portant sur l’exception de jeu.
Mais nous devons aussi, dans le même temps, nationaliser les transports, les télécommunications, ainsi que les secteurs de l’énergie, de la recherche, de l’eau et des déchets.
Enfin, et ce n’est pas le moindre, il nous faut reprendre le contrôle des industries d’armements, qui, si nous laissons faire, auront bientôt mis notre Armée sous tutelle complète. Il n’y aura pas loin alors que des guerres soient déclarées pour seulement contenter des intérêts privés, tels ceux d’un fonds d’investissement qui aurait à la fois en sa possession des usines d’armements et des entreprises de Génie Civil.

GP –Vous avez idée du montant de ces nationalisations Mon Général ?

CdG – Pompidou, veuillez considérer que le prix n’est pas un problème. Pour ce qui est des banques, nous savons que leurs caisses sont vides, ceci faisant qu'elles ne valent donc rien.
Pour le reste, les privatisations, imposées par l'inique OMC, s’étant apparentées à de véritables spoliations conduites par les conglomérats financiers et la plupart des engagements contractuels auxquels ces derniers étaient tenus n’ayant pas été respectés, comme ceux, par exemple, d’assurer le maintien du Service Public ou d’investir dans l’entretien des infrastructures, personne ne pourra nous tenir rigueur d’annuler les contrats et de reprendre ainsi le contrôle de ce que vous avez abandonné aux ploutocrates.

VGE – Il n’y rien de nouveau dans votre programme : c’est le communisme ! communisme qui spolie et maltraite les consommateurs.

CdG – La nouveauté que vous n’imaginez pas Monseigneur le technocrate, j’y arrive.
Elle consiste à abandonner le PIB en tant qu’indicateur de santé économique, car il s’est révélé être une véritable incitation à la destruction de l’environnement, pour instaurer à sa place, l’IABCÉ, l’Indice d’Amélioration Brute du Cadre Écologique.
Ce nouvel indicateur, durant une période prévisible d’environ 25 ans, c’est-à-dire le temps nécessaire pour que les capacités de résilience de Dame Nature s’expriment, mesurera la création des richesses biologiques et humaines qui seront utiles et utilisables pour le futur.
À ce point de ma présentation, j’insiste sur le fait que substituer l’IABCÉ au PIB change fondamentalement le processus économique et ouvre la voie à un nouveau paradigme, dans lequel la concentration des richesses dans un faible nombre de mains devient difficile, voire impossible.
Dans ce nouveau cadre, fort d’avoir repris les cartes en main par les nationalisations, il nous sera possible de lancer une séries de grands travaux afin de retrouver notre espace ; et quand je dis « retrouver notre espace », bien entendu, je ne parle pas d’aller sur la Lune, et encore moins sur Mars ! comme des hurluberlus pourraient arriver à le penser et le faire croire. Je veux dire seulement que nous devons nous réintégrer dans la biosphère et les cycles du vivant. Nous devons revivre en symbiose avec la Planète ! Abandonner notre statut actuel de parasite tout azimut !

GP – On sent la force dans vos propos Mon Général, mais en quoi consisteraient ces grands travaux ?

FM – Oui ! Tiens, c’est vrai ! De quoi s’agirait-il ?

VGE – Si la réincarnation de Roosevelt voulait bien nous expliquer.

François Hollande – Pas si vite ! Comme je n’ai pas de programme pour ma campagne présidentielle, je vais prendre des notes.

Nicolas Sarkozy – Toi, tu la fermes ou j’te casse. T’as pigé ?

JC – Ronnn …. Psuiiii …. Ronnn … Psuiiii

CdG – Ces grands travaux seront novateurs !
Il n’est pas question en effet de construire des ponts, ni des autoroutes ou des TGV et encore moins des aéroports.
Ces infrastructures, toutes couteuses en argent, énergie et surfaces agricoles perdues à jamais, ne seront plus d’aucune utilité d’ici une dizaine d’années lorsque le pétrole sera hors de prix. Il serait donc idiot, pour ne pas dire stupide et criminel, de réaliser de tels projets.
Ce que nous devons faire, en tout premier lieu, c’est restructurer le paysage et mettre en place des récifs artificiels tout le long de nos cotes. Il faut créer des biotopes, des biotopes et encore des biotopes, tous interconnectés, en une magnifique trame verte et bleue.
Pour cela, des centaines de milliards d’arbres et d’arbustes doivent être plantés sur les pourtours des champs, des millions de mares et de zones humides peuvent être rétablies et des dizaines de millions de caissons de bétons pourront être immergés pour que s’y installent des myriades de poissons.

VGE – Et pourrions-nous savoir à quoi cela servirait-il ?

FM – Des logements sociaux pour les poissons ! C’est assez drôle comme idée. Cela dit, à votre âge, quelques dysfonctionnements cérébraux peuvent s’excuser.

GP – Allons messieurs ! Laissez parler Le Président.

CdG – Giscard et Mitt’rand, vous êtes décidément consternant d’inintelligence.
Réalisés par des centaines de milliers d’ouvriers, dont beaucoup sont chômeurs à l'instant où je vous parle, sous la gouverne de spécialistes du Génie Écologique, avec l’appui et le soutient du Génie Civil, ces aménagements épureront l’air et l’eau, agraderont les sols tout en les protégeant de l’érosion, fourniront pour nos enfants du bois d’œuvre et de chauffe, le tout en constituant des milieux fonctionnels pour la faune et la flore. Enfin, ils seront des puits de carbone, qui devraient pouvoir ralentir un peu le réchauffement climatique, surtout si l’Europe toute entière nous emboite le pas.

NS – Dites ? Vous n’avez pas fini avec toutes vos élucubrations ? J’ai un vrai travail à faire moi. Je suis sérieux moi.

CdG – Si vous m’interrompez encore Sarko, je vous vire.

Toc-Toc !

JC – Entrez !

Alain Poher – Bonjour messieurs.

CdG – Mais qu’est-ce que vous venez foutre ici Poher ?

AP – Et bien mon Général, il me semble que vous venez de dire que vous alliez virer le Président en exercice. Je me présente donc pour le remplacer.

NS – Gloup !

CdG – J’ai dit que je le virerai mais … greugneugneu … mais pas tout de suite.

FH – Et bien voilà ! Maintenant, avec toutes ces interruptions, je ne sais plus ou j’en suis dans mes notes pour mon programme.
Et c’est qui qu’il faut remplacer d’abord ?

JC – C’est le nabot qu’il faut remplacer. Et ne te fais pas de soucis Flamby ! Pour dimanche j’ai dit à Bernadette qui vote pour moi de voter pour toi. Tu es sympathique, tu sais. Et puis t’es de la Corrèze !
Au fait ! Ton pédalo ? Il vole bien ton pédalo ? Avec le Jean Mélenchon qui te pousse au cul ! C’est tout un programme ton bateau à pédales. T’en as de la chance toi ! Il marche au poil le truc de Luc.
Hé ! Un conseil : Vous pacsez pas ! Mariez-vous ! Petits filous !

FM – Je me demande si je n’aurais pas préféré perdre la tête plutôt que la prostate. Il a l’air de bien s’amuser le Chirac.

GP – Allons Messieurs ! Le Président n’a pas terminé son exposé. N’êtes-vous pas impatients de connaître la globalité de son programme ?

JC – Ronnn … Ronnn … Ronnnn … Ronnnn …

CdG – Merci Pompidou. Dans l’intérêt de la France, je continue. Mais sachez Messieurs que vous êtes insupportables. Poher ! Trouvez un siège et veuillez, pour le moment, vous contenter de vous tenir prêt ; et en silence je vous prie.

(À suivre)

mardi 13 mars 2012

Épisode 5 : Le cauchemar recommence

Résumé des épisodes précédents : Dans un cauchemar, Nicolas Sarkozy se voit autour d’une table avec tous ses prédécesseurs à la présidence. Il fait profil bas alors que le Président de Gaulle ne cesse de le ridiculiser. Mais arrive François Hollande, qui finalement s’assoie à la table du Conseil. Horrifié, Nicolas se réveille en sursaut et lorsqu’il demande à son épouse de l’aider (il le demande d’ailleurs à tous ses électeurs ces temps-ci), celle-ci lui répond que ce n’est pas sa petite voix qui changera le résultat de l’élection.

- Mais enfin Carlita, je te demande pas de chanter. Je voudrais juste que tu dises à tous tes amis artistes que François Hollande est un voyou et qu’il ne faut donc pas voter pour lui.

- Bon d’accord mon Moumou ! Je leur dirai. Mais maintenant il faut dormir. J’ai très sommeil.

- Ah bon ! Mais quelle heure est-il ma chérie ?

- 02H00 Nounou.

- 02H00 ! 02H00 ! C’est pas possible !? Si je me rendors maintenant, le cauchemar va recommencer, c’est sûr !

Carla a déjà sombré, son pouce bien callé dans la bouche. Dès lors, Nicolas n’a plus qu’à éteindre la lumière. Allongé contre son épouse, il regarde le plafond dont les moulures semblent bouger, balayées qu’elles sont par les ombres pénétrant par les fenêtres, les branches des grands arbres du parc étant doucement ondées par de petits souffles de vent.

Nicolas se rendort finalement, car il est fatigué. En effet, sa fille « ne fait pas encore ses nuits » et tous les jours il s’attèle à la corvée du biberon de 04H00 du matin. Et ce qu’il craignait se produit : il réapparaît dans son cauchemar, à la table du Conseil des Présidents !

Charles de Gaulle – Alors comme ça Sarko, vous êtes un déserteur !

Nicolas Sarkozy – Mais Hollande est là aussi maintenant ?

Jacques Chirac – Et avec votre esprit.

François Mitt’rand – Aaaamen. Que c’est drôle ! Mon Dieu … pardon ! Mon Moi que c’est drôle !

François Hollande – Y en a qui disent que je ne devrais pas être là. Je dis : ils ont tort ! Je reste là en observation.

FM – En observateur, imbécile.

FH – Oui ! C’est ça ! Dieu François. En otserbaveur. Non ! En obversateur ! Mheuu.

NS – Mais Président-chef ! Vous lui permettez de rester ? C’est un dangereux terroriste de la politique, vous savez. Et puis c'est un énorme menteur aussi. Et puis il n’est pas Président, lui !

CdG – Parce que Sarko vous croyez vraiment que vous en êtes un ! Avec votre façon de distribuer le pouvoir à vos riches amis ! Hollande n’est rien de plus qu’un arriviste, qui comme vous fait les yeux doux à la finance. Alors au point où nous en sommes ; un crétin-arriviste de plus ou de moins, la belle affaire !

NS – C’est pas juste ! Il faut s’en débarrasser ; au Kärcher s’il le faut. C’est un individu dangereux qui veut voler de l’argent à tous mes amis. Alors je vous pose la question : Vous pensez vrai …

CdG – La ferme Sarko ! Gardez votre rhétorique pour vos agitations médiatico-télévisuelles. Et sachez que, vos amis, j’attends avec impatience qu’ils se retrouvent dans l’au-delà pour que je puisse les faire passer par les armes.

FH – Vous dites Monsieur qu’il faudrait me kärchériser. Je dis que c’est …

CdG – La ferme « Pays-Bas » ! Un observateur, ça ne cause pas !

Georges Pompidou – Mais Monsieur le Président. Vous me semblez énervé et découragé. Et si hélas tel était le cas, cela vous empêcherait-il de nous expliquer ce que vous feriez si vous étiez le Président en exercice ? Dès le début de ce Conseil, vous nous avez dit qu’il fallait arrêter les banquiers et nationaliser les banques. Mais après ? Peut-être que si vous nous exposiez votre plan, l’actuel Président pourrait commencer à le mettre en pratique et le prochain Président, ici présent lui aussi, se chargerait d’en continuer la mise en œuvre.

NS – Gloups !

FH – Y en a qui dise que je serai Président. Je dis : Merci ! Je suis d’accord !

CdG – Mais vous allez la fermer « la platitude » ! Pompidou, je ne suis en rien découragé. Je ressens seulement une profonde tristesse pour la France qui ne méritait pas d’aussi mauvais hommes d’État. Qui de fait n'en sont pas. Mais regardez-les donc !
Tant que nous ne nous libèrerons pas du carcan qu’imposent les partis politiques, nous assisterons à de pareils spectacles, toujours plus ridicule et vide de sens. Et les Français n’auront d’autre choix que de voter, soit pour un crétin, soit pour une hystérique, soit, et c’est pire, pour un fou, ou alors pour un étalon sur-hormoné. Quant aux banquiers, ils resteront les maîtres, se chargeant de mettre en scène, voire de financer, cette mascarade, juste pour laisser croire au Peuple que la démocratie est toujours en vigueur.

JC – Putain ! On se fait chier ici. Vous ne trouvez pas ? Y en a pas un qui voudrait aller au Salon ? J’ai une de ces envies de bouffer du saucisson, de descendre un bon pinard de vigneron et de taper sur le cul des vaches moi.

CdG – Mon Pauvre Chirac ! Vous voilà devenu comique croupier.

JC – Mais ! Mais il fautt aussi que j’aille me reposer.

CdG – Et en plus, vous recouvrez vos esprits ! Cela faisait bien longtemps que vous n’aviez eu une parole sensée.

Chirac s’assoupit dans son fauteuil.

JC – Ronrrrr ronnnn, Ronrrrr ronnnn, Ronrrrr ronnnn …

CdG – Ce n’est plus un Conseil ! C’est l’Hospice !

Enfin bon ! Nous n’avons que trop perdu de temps. Si certains d’entre vous sont encore capables de comprendre, qu’ils m’écoutent. Et que ceux qui n’ont jamais rien compris fassent de même. Peut-être qu’un miracle se produira et qu’alors ils pourront saisir tout le sens de mes propos.
Messieurs ! Je crois que si le programme que je vais vous exposer est mis en application, la France sera sauvée et, qu’en outre, elle redeviendra un phare puissant éclairant les esprits du Monde, comme au temps des Lumières. Mais bien entendu, seul un vrai Président sera en mesure de mener à bien un tel programme. Ce Président devra être fort et grand.

NS – Moi, je suis un vrai et un grand président.

FH – Oui, c’est vrai ! Nous sommes de grands et vrais présidents.

FM – Imbécile ! Pas vous ! Toi !
Enfin. Surtout Moi !

CdG – Pitoyable ! Il ne s’en trouve pas un pour rattraper l’autre.

(À suivre)